BEYOND THE BLACK live à Paris (Bataclan, le 17 janvier 2026)

Ce soir, ce sont deux découvertes qui m’attendent avant de pouvoir assister à la prestation de Beyond The Black, toujours mené par sa chanteuse, Jennifer Haben. Mais avant, place à deux formations inconnues de mes services: Seraina Telli et Setyoursails. Et ce soir, c’est clair, c’est une première soirée girl power, les trois formations étant menées par des chanteuses. Aux styles radicalement différents, nous allons vite nous en rendre compte! C’est un Bataclan en « petite » configuration (le balcon est fermé) qui accueille un petit millier de spectateurs.

Seraina Telli@Paris Le Bataclan

La scène est envahie de verdure artificielles – le stand de merch, très vert, donnait un premier aperçu – composé de gigantesques fleurs en tissus, d’un pied de micro orné de branchages, et de mousse s’étalant sur les claviers. Les lumières s’éteignent et le public découvre une sorte d’épouvantail armé d’une guitare – verte, à ce stade, ça semble aller de soi – qui s’approche du centre de la scène. Coiffée d’un chapeau « chevelu » qui lui cache complètement le visage, toute de noir et de vert vêtue, Seraina Telli susurre ses premières paroles sur une scène toute éclairée de… vert avant de se découvrir et d’entrer de mettre le pied sur l’accélérateur.

Seraina Telli@Paris Le Bataclan

Une demi-heure durant, la jeune suissesse, seulement accompagné de son complice batteur, délivre un set haut en couleurs et en énergie. Pop et rock à la fois, coincée entre une Britney énervée et Halestrom, le duo se montre, malgré l’étroitesse de la scène, plus qu’enjoué et parvient aisément à se mettre le public, très réceptif, dans la poche. Les prises de paroles sont toujours joyeuses, Seraina semblant vraiment heureuse d’être là ce soir, et pacifiste. A l’image de son concert, simplement rafraichissant.

Seraina Telli@Paris Le Bataclan

Avec Setyoursails on change de registre. La scène est dépouillé, aucun artifice ne traine exception faite d’une petite estrade pour la chanteuse, Jules Mitch. Après une intro techno, la salle est plongée dans le noir et là… la brutalité de l’intro ne fait aucun doute, le groupe pratique un metalcore/hardcore des plus explosifs. La chanteuse ayant hurlé un « are you ready to rock n roll », on sait à quoi s’attendre! Les lumières sont aussi minimalistes que la musique est massive. Rapidement, pourtant, après avoir rappelé que c’est sa seconde venue à Paris, le groupe obtient un premier circle pit.

SetYourSails@Paris Le Bataclan

Si, au départ, je n’éprouve aucune sensibilité, Setyoursails se montre bientôt très entrainant. Des titres comme Bad company proposent un groove imparable et d’autres comme Fckoff sont prétexte à faire chanter, avec facilité le public que Jules tient, elle aussi dans la paume de sa main.

SetYourSails@Paris Le Bataclan

Même si certains passages m’évoquent Avatar, Setyoursails propose un set d’une incontestable efficacité. Quand bien même le guitariste soit peu mobile – il semble qu’il soit malade, alors, chapeau – la formation allemande a su séduire le public qu’elle quitte avec un Best of me plus que rageur.

SetYourSails@Paris Le Bataclan

Un grand voile noir floqué du nom de la tête d’affiche – Beyond The Black – tombe en devant de scène, bloquant la vision du public. Les Allemands viennent à peine de publier leur dernier album, Break the silence, paru au tout début du mois, et vont lui faire honneur. Certes, le public ne connait pas encore bien le nouveau répertoire, mais les titres extraits de cet album – pas moins de six, soit un petit tiers du set – vont se montrer très efficaces.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Mais d’abord, annonçant l’arrivée de la formation, Paint it black (The Rolling Stones) retenti. Puis des lumières rouges éclairent le rideau de scène qui dès les premières mesures de Break the silence tombe laissant apparaitre les héros du soir. Petit à petit, la troupe de Jennifer Haben séduit un public plus nombreux et le metal aux accents pop fait ce soir encore son petit effet.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Beyond The Black dégaine d’office deux cartouches qui font mouche, Break the silence et Rising high, deux premières nouveautés directes entrecoupées de Hysteria, issus de Heart of the hurricane (2018). Chaque album sera représenté ce soir par au moins un titre, Songs of love and death, le premier opus datant de 2015 demeurant en seconde position avec cinq extraits.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Rapidement, on se rend compte que la musique de BTB va au-delà du simple « metal symphonique à chanteuse », quand bien même on en reconnaisse les codes, dont ces quelques joutes verbales à la « belle et la bête » lorsque le guitariste Christian Hermsdorfer grogne en réponse à la chanteuse. Seulement, la formation intègre d’autres éléments, allant de la pop aux musiques populaires avec des intonnations orientales ou hispaniques.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Chacun des musicien semble dans une remarquable forme, l’espace scénique étant occupé par chacun, Jennifer Haben s’écartant même régulièrement pour laisser l’avant garde s’exprimer. La complicité est palpable et se ressent dans les interprétations efficaces de chaque morceau.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

On admire les nouveautés comme Ravens (pour lequel la chanteuse a revêtu une gigantesque paire d’ailes dorées qui lui donne une autre envergure lorsqu’elle ouvre majestueusement les bras), The flood et le très chantant Let there be rain avec son intro hispanique, autant qu’on se laisse prendre au jeu des titres plus anciens tels Lost in forever, Written in blood et autres When angels fall, nouveau prétexte à une joute verbale.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

A mi parcours, BTB nous offre un duo électro, un duel de synthé que se lancent Jennifer Haben et Christian avant de proposer le seul extrait de Horizons (2020) avec Woubnded healer. Les animations de fond de scène – un long écran qui diffuse de belles animations ainsi que, par instants, quelques paroles de refrains – sont complémentaires, réfléchies et jamais envahissantes, et ne distraient pas inutilement le public qui saute à l’unisson sur des morceaux comme Shine and shade.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Et quand on apprécie, le temps semble vite passer… In the shadows voit le groupe quitter la scène le temps de se faire réclamer. Le rappel est d’un triptyque imparable composé de The art of being alone, Running to the edge et de Hallelujah au refrain scandé par le public au gré des « sing » qui s’affichent à l’écran.

Beyond The Black@Paris Le Bataclan

Si Beyond The Black fut exemplaire, démontrant que le groupe a la capacité à séduire un large public, ce sont trois groupes, menés tambours battant par des chanteuses totalement impliquées, qui nous ont offert une soirée des plus chaudes et mémorables. Une année live qui débute de la plus belle des manières et qui augure le meilleur !

Merci à Sabrina Cohen Aiello et Mathilde Honoré (Veryshow) d’avoir rendu ce report possible

PERFECTO: Do it!

France, Rock (Klonosphère, 2026)

Prenez un peu de Bukowski (le guitariste chanteur Matthieu Dottel et le batteur Romain Sauvageon), un peu de Enhancer (le claviériste chanteur Toni Rizzotti), liez le tout avec le guitariste Miguel Novais et le bassiste Jiu Gebenholtz, ajoutez un peu d’amour du cinéma et de la passion pour le rock et vous obtenez Perfecto, groupe fondé en région parisienne déjà auteur d’un premier album, Quasar of love. Les gaillards reviennent en force avec Do it! un long Ep – 6 titres pour un peu moins de 30′ – qui démarre sur les chapeaux de roues avec le très rock morceau titre. Si on peut penser que Perfecto va continuer dans cette veine, on se fourre le doigt dans l’œil car dès Kiss ’em all, le groupe se lance dans l’exploration de diverses tonalités qui vont du blues à la soul des vieux jours (entendez « période Motown »). La grande force de ce disque est une variété rafraichissante et entrainante, l’ensemble des titres étant renforcé par une production résolument moderne. Et si les ambiances ciné ne sont jamais loin – l’intro type film d’épouvante de The knife thrower – Perfecto nous emporte dans ses univers sonores avec un réel bonheur. Une belle bulle de fraicheur vitaminée pour démarrer l’année en somme.

HEADKEYZ: The cage and the crown, chapter II

France, Rock (NB records, 2026)

J’avais découvert Headkeyz lors de l’édition 2023 du Rock In Rebrech. Le groupe ne m’avait alors pas particulièrement marqué, mais le temps d’un concert est-il vraiment suffisant pour découvrir une formation ? En recevant ce nouvel album, j’ai une première bonne impression : en dehors du CD lui même, tout le packaging – livret inclus – est en papier cartonné et, semble-t-il, recyclé. Un détail? Pas tant que cela de nos jours, et c’est sans doute un indice de l’engagement pour l’écologie de nos Montpellierains (pourquoi d’ailleurs existe-t-il encore des boitiers plastique, hein, dites???) Ok, mais quid du contenu musical de ce second chapitre de The cage & the crown ? Headkeyz propose un metal alternatif, à la fois riche, subtil et direct. Après un The crown assez calme, Intoxicated attrape l’auditeur avec un irrésistible groove qui ne peut que faire danser. Clairement, le groupe fondé fondé en 2021 et aujourd’hui composé d’Adrien Girard (« Edge » au chant), Thimothée Bertram et Stella Cristi (guitares – Stella ayant rejoint le groupe en 2025 ne joue pas sur l’album où l’on retrouve Baptiste Willaume), Samuel Marechal (basse) et Sylvain Molina (batterie), puise son inspiration dans le metal alternatif et le neo metal des années 90. On retrouve tout au long des 8 titres de l’album les codes du genres sans que Headkeyz ne s’y enferme. Du chant rappé (Rotten party), des complaintes d’esclaves du sud des USA (Vikings), Headkeyz ne semble se poser aucune limite. Il y a une vraie personnalité, et sans aucun doute une ambition marquée de se distinguer. Si le groupe a lui-même produit cet album, il a fait appel à des pros pour la finalisation. Mixé par Thibault Akrich et masterisé par Emerson Mancini (connu pour ses travaux avec Paramore ou Linkin Park), ce Chapter II est une réussite de bout en bout, un album sombre et lumineux à la fois, grave et jovial, un de ces albums qui a tout pour séduire un public varié et pour pouvoir fièrement s’exporter hors des simples frontières européennes.

HOLY FALLOUT: 404

France, Metal (Autoproduction, 2025)

404, comme une bien trop fameuse erreur informatique… Et pourtant, non… 404 n’est que le titre du nouvel album du groupe de metal alternatif Holy Fallout. Ce qui (me) marque dès la première écoute de Crippled, le morceau d’ouverture, c’est un esprit à la Headcharger. Le chanteur, Paul Girardot, également guitariste) pourrait bien être confondu avec Sébastien Pierre, mais rapidement Holy Fallout se détache de cette étiquette. Dès Unsatisfied, le groupe nous invite dans un univers où le heavy rock rencontre le rap avec un groove qui tape dans le mille. Quelques growls bien sentis viennent secouer les tympans. On pense naturellement à des références comme Nothing More mais aussi à la puissance de feu d’un Lamb Of God. Tout au long des 10 titres (plus un bonus), les Bisontins invitent leur auditoire à explorer diverses palettes sonores, parfois doublées d’un nappage de claviers apportant une touche de légèreté aérienne et de refrains à faire chanter le public (Stuck in the blue). En variant les tempi et en diversifiant son propos, Holy Fallout interpelle et séduit sans jamais lasser. Solide comme un rock, 404 est une très belle promesse qui pourrait porter la formation rapidement parmi les gros espoirs du rock énervé made in chez nous. A suivre de très près.

Bilan 2025 et prévisions 2026

IRON MAIDEN @EUROCKEENNES 2025

Nouvelle année oblige, Metal Eyes vous propose un petit retour sur 2025 et quelques prévisions pour 2026, année que nous souhaitons à chacune et chacun d’entre vous, fidèles lecteurs, chaleureuse et pleine de musique.

BILAN 2025

Un chiffre pour commencer: en bientôt 10 ans – Metal-Eyes est né le 19 mars 2016 – cette aventure solo a réussi à fidéliser quelque 35.000 lecteurs mensuels. Et cela, avec une activité volontairement réduite dans un esprit proche du fanzinat d’antan. Et quand bien même mes activités personnelles m’ont éloigné de Paris, limitant de fait le nombre de concerts et d’interviews, ce lectorat a augmenté régulièrement depuis deux bonnes années. Alors, à vous tous, je vous dis, et répète: Merci.

L’année 2025 aura été marquée par de belles découvertes musicales. Je pense notamment, sans ordre particulier, aux albums de 2Sisters, Syr Daria, Fanalo, Oma Jali, Crazy Jesse, au retour des anciens de Iceland et Heavylution, aux belles promesses de Rebel Angels, Birds Of Nazca, Fallen Lillies ou au début de confirmation de Grandma’s Ashes et de Lucie Sue, très en forme, pour ce qui concerne nos compatriotes. On remarquera d’ailleurs que les femmes occupent en 2025 une place de plus en plus importante dans notre univers musical, et avec quel talent!

Hors de nos frontières, je pense avant tout à des formations plus que prometteuses telles Mantah, Pile Driver, Dead Bees in Bourbon ou encore les plus brutaux Black Rabbit ou Reject The Sickness. La scène metal européenne est décidément très vivante, et c’est tant mieux!

Côté concerts, si je regrette de n’avoir pu couvrir les derniers shows de Helloween et de Sabaton à Paris, et si Metal Eyes n’a pu se rendre au Hellfest en 2025, le live a tout de même occupé une belle place, tant dans les grandes salles que dans les clubs. Tout d’abord, le Heavy Week End confirme sa capacité à s’imposer avec une affiche impeccable. GDP a réussi à obtenir la seule date française de Slipknot pour qui Mass Hysteria a ouvert le 8 juin et a faire un quasi sold out. Les jours précédents, 6 et 7, on aura été séduit par les shows de Powerwolf, Saxon, Wings of Steel et Europe, tous dans une forme impériale.

SAXON @Heavy Week End 2025

A l’autre bout du spectre, le duo américain de KrashKarma a plus que tenu ses promesses le 11 septembre dans un Dropkick Bar orléanais presque complet. le public ne s’y trompe pas et on ne peut qu’espérer retrouver le duo sur des scènes de plus en plus grandes.

KrashKarma@Dropkick Bar Olréans 11sept 25

Au rang des satisfactions personnelles, les Eurockéennes de Befort m’auront enfin permis de photographier un Iron Maiden dans une forme exceptionnelle. En ce 3 juillet, le groupe venait pour la première fois au Malsaucy pour célébrer son demi siècle d’existence avec un show dantesque dont on imagine qu’il sera difficile de faire mieux. Mais… attendons les nouvelles dates de 2026!

IRON MAIDEN @EUROCKEENNES 2025

Enfin, Megadeth et Disturbed ont donné au Zénith de Paris, le 12 octobre, un concert plus que haut en couleurs, dont on retiendra une belle exécution publique. On n’oublie pas non plus la célébration du rock sudiste de Lynyrd Skynyrd (le 10 juillet) et la fête danoise avec Volbeat (le 2 novembre), tous deux dans ce même Zénith de Paris.

MEGADETH @ Le Zénith, Paris, 2025

Du côté des livres, s’il ne devait en rester qu’un, ce serait évidemment ce pavé qu’est Infinite Dreams qui relate avec de très nombreuses illustrations les cinquante ans d’Iron Maiden. Un must incontournable pour tout fan qui se respecte, un livre bourré d’infos, d’anecdotes et, surtout, de photos rares, voire inédites, d’une collection de produits dérivés à faire blêmir le moindre collectionneur acharné…

PRÉVISIONS 2026

2026 s’avère déjà riche en belles promesses… Au niveau des concerts, retrouver Beyond The Black (Veryshow), que je n’ai pas vu depuis des lustres, au Bataclan de Paris pourrait être un bon début. Ce sera ensuite un petit tour au Zénith pour pour une affiche 100% « metal à chanteuse » avec rien moins que Epica et Amaranthe, accompagnés de Charlotte Wessels (Veryshow à nouveau). Viendront ensuite les complices de Smith/Kotzen (AEG) dans l’écrin du Trianon le 6 février, mais pas de Airbourne cette année (pour cause de séjour en amoureux). On sortira ensuite l’artillerie lourde avec, en mars, Avatar puis Kreator (les 7 et 24 au Zénith de Paris, tous deux proposés par Live Nation). Avril débutera avec une très belle affiche « vintage » puisque le Bataclan accueillera, le 3, Dewolff et Blues Pills (Veryshow). Direction, le 11, Cléry Saint André (à deux encablures d’Orléans, 45), pour la cinquième édition du Crick Fest (Crick For Zik) qui accueillera pour la première fois une tête d’affiche étrangère avec les Italiens de DGM ainsi que nos égyptologues préférés de Amon Sethis, sans oublier les locaux d’Epitude et de Prisma. Saxon (GDP) dans le cadre de son Castles and Eagles tour reporté investira le 17 mai le Zénith de Paris (après avoir fait halte à Nantes et Toulouse les 15 et 16) avant d’aller soutenir Sabaton, Gojira et bien d’autres au Heavy Week End (GDP) au Zénith de Nancy le premier week end de juin. Direction ensuite le Hellfest avec une affiche une nouvelle fois des plus prometteuses et, comme toujours, d’une variété exemplaire, avant de retrouver une nouvelle fois Iron Maiden (AEG) à la Défense Arena de Paris le 22 juin. Une entrée estivale fatigante? Meuh non…

Le second semestre reste encore quelque peu incertain – Def Leppard (GDP) est envisageable – avec cependant une certitude: Metal-Eyes est partenaire de la première édition du festival Zik n’Dry (Crick For Zik) qui se tiendra le 19 septembre à quelques encablures d’Orléans. Avec en têtes d’affiche les trop rares H.E.A.T et, surtout, les revenantes de Crucified Barbara. Un festival à taille humaine (une jauge de seulement 1.500 spectateurs) avec un total de 8 groupes qui animeront la journée sur deux scènes. Toutes les infos à suivre avec, entres autres, interview de l’orga.

Quelques festivités en vue, donc, pour passer le cap des 10 ans d’activité de Metal Eyes. Et avant d’entrée, le 20 mars, dans cette nouvelle année, un rappel: la dernière partie du concours « 10 ans » est toujours ouverte et vos réponses attendues avant le 19 mars à minuit. Une bonne centaine d’albums, des T-shirts, goodies variés (ecocup, stickers promo, stylos, sous bock…) ont déjà été distribués aux trois gagnants, et une mega lot récompensera le gagnant de cette dernière partie. Car maintenant, tout doit disparaitre!

BLACK RABBIT: Warren of necrosis

Thrash/death, Pays-Bas (Autoproduction, 2025)

Nous avions pu découvrir les néerlandais de Black Rabbit en début d’année 2025 avec leur Ep Chronolysis, un disque brutal qui marquait quelques points. Les voici qui reviennent avec, en guise de cadeau de Noël un nouvel Ep (paru le 10 décembre dernier), Warren of necrosis. Les gaillards, toujours la même équipe – Nino Thomas (chant), Jelle Brekelmans et Hidde Hofland (guitares), Thijs Mulder (basse) et Koen van der Voet (batterie), on ne change pas une équipe qui gagne – nous balance « seulement » 4 claques dans la gueule. Le thrash/death aux relents de black metal (dans certains vocaux bien comme il faut) attrape l’auditeur par les burnes pour ne jamais le relacher. Plutôt que de foncer tête baissée, Black Rabbit choisi de varier les plaisirs en incluant diverses sonorités latino ou médiévales. En offrant de saines respirations, en relâchant, malgré tout la pression, le propos se fait plus solide et l’histoire se vit en une écoute. Il y a du Death Angel, du Exodus des vieux jours, ainsi que quelques lignes d’un jeune et fougueux Metallica tout au long des Initium finis, Apprehension, Null and void et Insurrection… liberation, tous aussi brutaux que déterminés et efficace. Le format Ep colle parfaitement au genre, jamais trop long mais presque trop court. Voilà le genre de groupe qui mériterait un passage sous une certaine Altar…