
Suède, Metal (Black Waltz records, 2025)
Si le titre de l’album – Don’t go in the forest – colle parfaitement à l’esprit décalé et spectaculaire d’Avatar, le premier morceau, Tonight we must be warriors (oui, il s’agit bien d’Avatar, pas de Sabaton!) est très joyeux et enjoué. La suite, en revanche, nous entraine dans cette brutalité, cette puissance et… ce jeu de piste si chers aux Suédois. Parce que s’ils ont souvent été affiliés à la scène death metal, Avatar, c’est bien plus que ça. Johannes Eckestrom nous offre au gré des titres une palette vocale toujours aussi impressionnante, qui va du chant mélodique à la fureur d’un aliéné aux instincts meurtriers. On passe ainsi de la lumière à l’ombre, du calme à la tempête, de la fête à la catastrophe incontrôlée dès In the airwaves. Parfois, cela, le groupe nous y a habitués, au sein d’un même morceau. Avatar explore, tente, lie, ose et ça fonctionne. La grande force d’Avatar, c’est cette inspiration qui fait que jamais le groupe ne propose deux fois le même album. Si les origines death sont bien présentes (Abduction song ou Dead and gone and back again), Avatar sait se faire audacieux en intégrant des références « old school » ou plus encore. Peut-on parler de clins d’œil disco sur le morceau titre? Certes! Là où certains peinent à avancer, Avatar semble plus en forme que jamais et le prouve avec ce dixième album studio protéiforme qui trouvera sans difficulté sa place aux côtés de ses illustres prédécesseurs. Et nous, nous retrouverons cette folie douce sur les scène lyonnaise et parisienne (respectivement les 2 et 7 mars au Cube et au Zénith).