
France, Heavy rock/Punk (Autoproduction, 2025)
Un riff à la Trust sur Betty’s call, un break à la AC/DC sur Rock’n’Roll Renegades et une basse aussi efficace que celle de Cliff Williams sur Realms of storm, un esprit « power trio » à la Motörhead sur chacun des morceaux, du speed survitaminé sur ou un joyeux bordel à la Sex Pistols et autres formations punks/Oï des origines sur Punktergeïst (et son intro ambiance train fantôme de fête foraine qu’est Ghost in a crowd). Clairement Bikini Bunker nous offre avec Rock’n’roll renegades le genre d’Ep dont on regrette rapidement qu’il ne soit pas un album complet. Efficace de bout en bout, le groupe ne cherche jamais à réinventer un style mais joue avec ses tripes. Une voix, celle de Max, également guitariste, forgée au papier de verre, à la clope et au whisky frelaté, hargneuse et éraillée à souhait, une basse (Antho) qui tabasse au rythme d’une batterie qui pilonne, les deux formant une section rythmique d’une remarquable efficacité, la recette de Bikini Bunker est simplement redoutable. Formé sur les cendre de Loaded Gun par Antho et Tom, le trio se complète avec l’arrivée de Max et la fusion se fait instantanément. Résultat, ce premier Ep puisant en diable. Alors, comme le dit Betty, qui nous appelle sur un vieux combiné téléphonique (ceux qui font « dring dring »!), écoutez, achetez l’album et allez voir en concert Bikini Bunker. Vivement la suite!