
France, Rock (NB records, 2026)
J’avais découvert Headkeyz lors de l’édition 2023 du Rock In Rebrech. Le groupe ne m’avait alors pas particulièrement marqué, mais le temps d’un concert est-il vraiment suffisant pour découvrir une formation ? En recevant ce nouvel album, j’ai une première bonne impression : en dehors du CD lui même, tout le packaging – livret inclus – est en papier cartonné et, semble-t-il, recyclé. Un détail? Pas tant que cela de nos jours, et c’est sans doute un indice de l’engagement pour l’écologie de nos Montpellierains (pourquoi d’ailleurs existe-t-il encore des boitiers plastique, hein, dites???) Ok, mais quid du contenu musical de ce second chapitre de The cage & the crown ? Headkeyz propose un metal alternatif, à la fois riche, subtil et direct. Après un The crown assez calme, Intoxicated attrape l’auditeur avec un irrésistible groove qui ne peut que faire danser. Clairement, le groupe fondé fondé en 2021 et aujourd’hui composé d’Adrien Girard (« Edge » au chant), Thimothée Bertram et Stella Cristi (guitares – Stella ayant rejoint le groupe en 2025 ne joue pas sur l’album où l’on retrouve Baptiste Willaume), Samuel Marechal (basse) et Sylvain Molina (batterie), puise son inspiration dans le metal alternatif et le neo metal des années 90. On retrouve tout au long des 8 titres de l’album les codes du genres sans que Headkeyz ne s’y enferme. Du chant rappé (Rotten party), des complaintes d’esclaves du sud des USA (Vikings), Headkeyz ne semble se poser aucune limite. Il y a une vraie personnalité, et sans aucun doute une ambition marquée de se distinguer. Si le groupe a lui-même produit cet album, il a fait appel à des pros pour la finalisation. Mixé par Thibault Akrich et masterisé par Emerson Mancini (connu pour ses travaux avec Paramore ou Linkin Park), ce Chapter II est une réussite de bout en bout, un album sombre et lumineux à la fois, grave et jovial, un de ces albums qui a tout pour séduire un public varié et pour pouvoir fièrement s’exporter hors des simples frontières européennes.