HELLIXXIR: Beyond the frame

France, Thrash/Black (M&O, 2025)

Avec un chanteur désormais pleinement intégré qui a fait ses preuves grace au précédent abum, The black fortress, paru en 2019, les furieux de Hellixxir reviennent avec Beyond the frame. 6 ans, c’est long entre deux albums, même si la crise sanitaire est passée par là. Mais nombreux sont ceux qui ont déjà republié au moins un album, alors Hellixxir pourra-t-il retrouver son public? Sans doute, en tout cas un public averti et amateur de hurlements black metal. Car, de ce point de vue, il n’y a pas de pitié. Les compos, quant à elles, flirtent avec le thrash des vieux jours, proposant des riffs ravageurs et des breaks plu scalmes qui évoquent souvent les univers lovecraftiens développés par Metallica à ses débuts. Pour le reste, rage et fureur sont de mise, entre double grosse caisse, rythmique explosive, ambiance malsaine et riff salvateurs. Rageurs de bout en bout, ou presque, les 13 titres de ce nouvel album tabassent sévèrement. Espérons que Hellixxir ne mette pas aussi longtemps avant de se rappeler à notre bon souvenir.

HELLIXXIR: A dull light around

Trash/Black Metal, France (Music records, 2018)

Quel étrange parcours que celui d’Hellixxir… Formé à Grenoble en 2001, le groupe propose d’abord un heavy metal tendance extrême avec un premier album, War within en 2007, avant que le sort ne vienne frapper sa trajectoire en enlevant son bassiste chanteur, Camille Marquet en 2011. Le groupe lui rend un superbe hommage en terminant tant bien que mal Corrupted Harmony qui parait cette même année. Le groupe flirte alors ouvertement avec les ambiances sombres et extrêmes et dégote un nouveau chanteur – hurleur serait plus approprié, en la personne d’Alexandre qui amène Hellixxir aux limites du black metal. A dull light around, qui présente aujourd’hui les capacité vocales du nouveau venu (ainsi que celels de Baptiste, qui tient la basse) est un disque étonnant qui présente aussi bien certains morceaux live chantés par Alexandre – brutaux – et d’autres live ou studio chantés par Camille ou d’autres vocalistes (Arnaud Loubry, Julien Turnoud). Ces 10 titres s’étalent sur une période allant de 2003 à 2017, et l’on ne peut que constater l’évolution. Annonciateur d’un nouvel album studio, le trio d’ouverture – Blood writings, XXX et Birth of the evil – donnent clairement le ton: Hellixxir n’est plus un groupe de Heavy thrash, mais bien un nouveau venu sur la scène Black metal, et son avenir se situe dans ces trois morceaux. A suivre pour les amateurs du genre, le autres, dont je fais partie, se contenteront de headbanger au gré des autres titres de ce disque mi-compilation historique, mi-présentation d’une nouvelle facette. A suivre très prochainement!