
Allemagne, Heavy metal (Echozone, 2026)
Nouveau venu sur la scène du heavy opératique et théâtral, Lords Of Salem déboule avec un premier album dont le titre dit tout: Supersonic vampire pussy (qu’on peut simplement traduire par « chatte vampire supersonique »). Un programme donc basé sur le rock, le sexe et le fantastique, à l’image de l’illustration de ce premier album. Mais pour concrétiser ce premier effort, les Allemands de LOS ont dû faire preuve de pugnacité. Entre labels qui lâchent l’affaire, tensions internes et difficultés de production, ce disque pourrait paraitre maudit. Ou, au contraire, construire sa légende. Car dès The hills have eyes, Lords Of Salem nous met dans le bain (évidemment celui sanglant de la comtesse B…) avec un heavy rythmé et un chant profond, parfois narré, à d’autres moments plus rugueux. Les 9 titres de cet album lorgnent autant du côté du shock rock d’Alice Cooper que du power sacré des concitoyens de Powerwolf mais explore également le metal électro de Rob Zombie pour donner un résultat que le groupe nomme du « dead pop sex action ». L’ensemble se révèle rapidement plus qu’efficace, les mélodies rentrant facilement dans la tête. Si le show live est à la hauteur de l’ambition de Supersonic vampire pussy, le monde tient peut-être la relève du shock rock théâtral avec Lords Of Salem. A suivre de près!