Hellfest XVI: la galerie du dimanche 18 juin 2023

Retrouvez ici le live report complet du Hellfest 2023

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Hellfest XVI: la galerie du samedi 17 juin 2023

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Hellfest XVI: la galerie du vendredi 16 juin 2023

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HELLFEST XVI: la galerie de jeudi 15 juin 2023

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UNITED GUITARS #4

France, guitare (Mistiroux, 2023)

Depuis 2019, Ludovic Egraz, par ailleurs rédac chef de Guitare Xtreme, nous propose ses compilations centrées autour de la guitare dans tous ses états. Son projet, United Guitars, que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises chez Metal Eyes, est simple: réunir un maximum de guitaristes de tous horizons afin de proposer un double album de titres originaux. Pas de reprises, donc, mais tous les aspects, toutes les couleurs que peut évoquer la six-cordes trouvent ici une place de choix. Faisant le pari de monter le niveau à chaque nouvelle publication, l’amateur a de quoi s’impatienter, peut aussi douter, mais le constat est clair: le pari est relevé haut la main. Si, sur ce #4, on retrouve  autour de Ludovic la présence de fidèles comme Mat Ninat, Yvan Guillevic, Youri de Groote, NeoGeoFanatic ou Saturax, on découvre les oeuvres de musiciens français souvent incontournables mais également la participation recherchées d’étrangers, et pas des moindres: la présence de Robben Ford est doublée de celle du jeune Max Ostro parmi d’autres. Ludovic s’efforce aussi de mettre des femmes en avant et même si la parité est loin d’être atteinte, on remarquera le travail exemplaire de Anouck André et Jessie Lee Houllier. Et il y en a pour tous les goûts: du rock, du folk, du jazz, de la virtuosité et même une chanson, ce qui me semble être une première pour les notes et paysages musicaux défilent en proposant une variété de tableaux suffisamment vaste pour ne pas lasser l’auditeur et pour que chacun y trouve son compte; Encore une fois, United Guitars parvient à relever le pari et le niveau. On n’a même plus envie de se demander comment ils vont faire pour le volume 5…

GREEN LABYRINTH: Sequences

Suisse, Power prog (Fastball music, 2023)

Green Labyrinth existe depuis déjà 2008. Après avoir sorti un premier album en 2014 – Shadow of my past – la formation subit quelques changements de personnel et revient aujourd’hui avec Sequences, son nouvel effort composé de 9 chansons. Lorgnant du côté du metal progressif tant par la longueur de certains titres (2 seulement sont sous les 6′) et ses constructions parfois à tiroirs, puisant certains aspects épiques dans le power metal, Green Labyrinth nous propose un album à la production léchée et soignée. Seulement… Rapidement l’impression qu’il y a trop de tout s’installe: le chant de Sereina Schoepfer, trop opératique, les instrumentations de david Vollenweider (guitare) et Tom Hiebaum (claviers) techniques et alambiquées, et la rythmique de Stephan Kaufmann (basse – apparemment un homonyme de l’ex-batteur d’Accept) et Maetthu Daetwyler (batterie) puissante mais trop varié ne parviennent pas à capter mon attention. Et malheureusement, à vouloir trop bien faire, le combo nous noie dans trop de démonstration, trop de complication et de complexité là où épurer, simplifier les plans de guitares, le chant ou la rythmique  permettrait d’aller à l’essentiel avec efficacité. Je lâche au bout de 3 morceaux. Dommage…

CORVIUS: Signals

France, Metal (Autoproduction, 2023)

Il y a des mystères comme ça, genre la découverte récente de cet album de Corvius pourtant sorti au mois de janvier… Le groupe fut formé en 2018 avec dans l’idée d’allier metal et cinéma. Un esprit prog qui se traduit sur Signals par le biais d’instrumentations variées puissantes et parfois symphoniques. Si l’album démarre avec une mise en place d’ambiances feutrées, le groupe entre dans le vif du sujet avec un metal à la fois rugueux et aérien aux tableaux sonores qui évoluent au fil du morceau. Le chant alterne ici entre voix féminine lyrique – qui parfois m’agresse les tympans – et masculine avec des hurlements black ou death. La suite introduit d’autres tonalités vocales sur fond musical à la fois symphonique et metal, heroic fantasy et SF. C’est bien là l’objectif de Corvius que de créer non pas un mais des univers sonores aux travers de ces tableaux qui, s’ils ne sont pas toujours faciles à suivre, présentent une palette suffisamment vaste pour que l’auditeur ne s’ennuie pas. Et si l’on peut espérer à l’avenir une meilleure maitrise de l’accent anglais, Corvius a le profil d’une formation à la musique digne d’illustrer une épopée sur grand écran. A noter que si Signals est naturellement disponible en version CD, il en existe également un pendant visuel DVD avec making of i tutti quanti. A chacun de choisir, donc!

BROKEN BOMB: Full mental racket

France, Punk/Hardcore (Katabomb records, 2023)

Ca c’est du punk! Pas la version radio commerciale popularisée par certains groupes US des 90’s… Broken Bomb se rapproche bien plus de l’esprit crade, sales gosses, tout dans ta gueules des inventeurs du genre, Sex Pistols, The Exploited ou GBH en tête. Ajoutons à la mixture une dose de ce heavy metal gras et biereux version Motörhead première période, un peu de thrash ultra speedé, du hardcore US version Suicidal Tendencies, des riffs efficaces et travaillés et des rythmiques en béton armé (oui, des keupons qui savent vraiment jouer, ça existe!) et on a un résultat explosif de bout en bout. Crachant sa rage contre la société, notre obéissance aveugle à tout ce qui nous entoure, ce Full mental racket, premier album des parisiens qui se sont formés en 2020, est explosif de bout en bout. Chanté ou plutôt hurlé (mais pas dégueulé ou growlé) en anglais – avec quelques touches de français – Broken Bomb a tout pour faire pogoter et retourner une Warzone. Ce premier album est, en toute simplicité, une réussite totale! Les 10 titres de ce CD vont droit au but sans chercher à faire de l’esbrouffe. En 30′ à peine, c’est expédié mais on ressort de cette écoute trempé. Que les amateurs de sensations fortes se jettent dessus sans attendre, et c’est un ordre. « Sir, yes Sir! »

PHIL MANCA: Layers of pain

France, Heavy metal (Autoproduction, 2023)

Si son nom reste confidentiel, Phil Manca a un CV long comme le bras… De Renaud Hantson à ERA en passant par des BO de films (dont un certain Les visiteurs), le guitariste compositeur est un musicien accompli qui publie aujourd’hui un troisième album sous son nom. Composé de 9 titres, Layers of pain permet à Phil Manca d’offrir à son auditoire un condensé de ses influences. Celles-ci vont du heavy pur jus – « heavy », pas « thrash » ou « extrême », hein! – au blues, le tout doté d’un son contemporain. En 4 titres, le gaillard explore une grande partie de son savoir faire et de ses amours musicales. The race is on (titre oh combien approprié) est une entrée en matière véloce et entraînante. Le gaillard manie le manche avec brio et est accompagné par une équipe redoutable dont un chanteur, Josselin Jobard, qui maitrise parfaitement la langue de Shakespeare. La suite se fait plus douce, le metal cédant le pas au hard rock puis à la heavy ballad et au blues que n’aurait pas renié Gary Moore. Tout au long de Layers of pain, Phil Manca varie les plaisirs heavy rock, interpelle et secoue les tignasse. C’est carré, fichtrement bien fait et produit pour un résultat enjoué et plein d’entrain. Tellement bien fait, d’ailleurs, qu’il est difficile, à l’écoute de cet album, de croire qu’on a à faire à un artiste autre qu’Américain…

ICELAND

France, Thrash (Autoproduction, 2023)

Les plus fervents amateurs de metal français vont pouvoir crier de joie! Iceland avait vu le jour au début des années 1990 et publié son premier album éponyme en 1995 avant de sombrer corps et biens en 1998. Trois de ses membres se retrouvent pour jammer et la mayonnaise reprend. Phil (chant et guitare), Ziac (guitare) et Bernard (basse) décident de remettre le couvert. Et plutôt que d’enregistrer un nouvel album, le trio propose de réenregistrer son unique disque et de le moderniser. Une campagne de financement participatif plus tard, les trois se font aider de divers batteurs de belle renommée pour apporter un souffle nouveau aux compos. On retrouve ainsi Aurélien Ouzoulias (ex-Zoë, Lofofora), Franky Constanza (Ex-Dagoba, Blazing War Machine, Les Tambours du Bronx et actuel BlackRain) et Dirk Verbeuren (Ex-Scarve, actuel Megadeth), excusez du peu! Quand on obtient ces gages de qualité, il ne fait guère de doute que le produit soit à la hauteur des attentes du public. Et clairement, Iceland nous propose un album trhash moderne aux guitares mordantes, à la rythmique martelante, oppressante et lourde et au chant puissant, rauque et étouffé. Les huit titres charcutent avec une détermination sans faille, et il n’est guère possible de rester impassible. Ca thrashe et ça moshe de bout en bout avec une remarquable efficacité. A aucun moment, de Merry sinner à The eyes of the blind man, Iceland ne peut être pris en défaut. Tout juste pourrait-on s’étonner de la disparition de Traces of dreams et Slammin boys qui figuraient sur la version originale (et une maitrise anglaise limite…) mais on n’en tiendra pas rigueur au groupe tant la puissance et la qualité sont au rendez-vous. Même l’illustration de la pochette a été revue et améliorée. Voici un retour en force d’un groupe qu’on espère retrouver rapidement en live. Superbe retour gagnant!