SO FLOYD live à Orléans: la galerie

Retrouvez ici le live report du concert d’Orléans

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SO FLOYD live à Orléans (le Zénith, 14 mai 2023)

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Alors que Roger Waters est en pleine tournée d’adieux, So Floyd, le tribute français à Pink Floyd, investit les Zéniths de France avec bonheur. Les dates s’accumulent pour rendre hommage à l’un des plus prestigieux groupes de rock progressif de tous les temps. Ce 14 mai, la troupe investit la salle orléanaise pour le dernier concert de cette première partie de tournée. Un peu moins de 4.000 spectateurs se sont donnés rendez-vous pour assister à un show tout simplement exceptionnel.

18h, un dimanche… C’est tôt pour débuter un concert, mais la salle se remplit tranquillement. C’est pourtant précisément à cette heure là que monte sur scène le duo Jühne qui nous offre une demi-heure d’un rock soft et tendre. Lui – Jühne – aux claviers et au chant et son complice, Laurent, à la guitare et au chœurs savent concocter ses airs bienveillants et rassurants.

Juhne, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Certes, ce n’est pas le genre de musique qui donne envie de pogoter, mais étant donnée la configuration de la salle qui accueille une grande majorité de quinquas et sexagénaires – il y a heureusement des plus jeunes en nombre, seuls ou en famille – le public est assis, attentif et rapidement réceptifs à ces douces mélodies, Jühne venant même le taquiner en fin de set pour le faire chanter, sans avoir besoin de trop insister!

Juhne, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Jühne séduit et joue aussi son rôle de chauffeur de salle, surtout en fin de concert où il insiste bien sur « ce que vous allez voir ensuite, avec So Floyd ». Il invite aussi le public à venir à la rencontre des musiciens après le concert de So Floyd. Une très jolie découverte à suivre de près.

Juhne, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Bine qu’en configuration réduite, c’est une salle bien remplie qui accueille So Floyd. Si j’avais déjà pu assister à un concert d’un autre tribute au Floyd ici même il y a un peu plus d’un an, c’est ce soir l’occasion de pouvoir constater de visu ce qui peut différencier ce type de formation. Tant du point de vue de la setlist – les groupes se contentent-ils seulement des grands classiques ou osent-ils la prise de risque – que scéniquement – une répétition des visuels classiques de Pink Floyd ou tentative d’originalité? Mais ce soir, c’est de la tête et des épaules que So Floyd arrive en première place.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Ce soir, clairement, il y a du show, de la lumière, de la mise en scène. Le concert débute par l’arrivée discrète des 11 musiciens qui semettent en place alors que l’écran circulaire projette des images de la désolation de notre planète. Entre fonte des glaces polaires, incendies, guerre… l’engagement du Floyd est toujours d’une triste actualité.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Le public, principalement des connaisseurs du Floyd, apprécie d’entrée Sorrow et il ne lui faudra que deux ou trois titres pour être à fond dans ce show. Si So Floyd a vu sa réputation croitre aussi rapidement, c’est bien parce que les 11 musiciens mettent les petits plats dans les grands. Le son est puissant et clair à la fois et les lumières majestueuses. Si Gabriel Locane, l’un des chanteurs, ne communique que peu avec le public (quelques « ça va Orléans? »), il se met en scène et varie les costumes au gré des chansons.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Si, naturellement, les quatre albums majeurs du Floyd sont à l’honneur – Dark side of the moon (1973) qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire avec 5 extraits, l’incontournable The Wall (1979), aujourd’hui encore l’album le plus vendu des 70’s, avec 6 extraits, Wish you were here (1975) avec 3 reprises et Animals (1977 qui se voit honoré avec 1 morceau – So Floyd nous offre aussi quelques extraits moins connus du grand public, comme Have a cigar ou Pigs on the wing.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Le chant partagé entre Gabriel et Jean-Philippe Hann, qui forme avec Alain Perez une exceptionnelle paire de guitaristes, rend vraiment hommage au Floyd des origines. Mais surtout, au delà de simplement faire honneur à Pink Floyd par des interprétations rien moins que parfaites, la troupe apporte sa personnalité et sa touche personnelle, notamment par le biais de costumes, décors et éclairages parfaitement en accord avec l’esprit originel qui font vraiment le show.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Le public est déjà conquis lorsque retentissent les tintements de pièces de la caisse enregistreuse annonciateurs de Money. La clameur lance une série de classiques (Shine on you crazy diamond, In the flesh, Hey you…) mais n’a cependant rien de commun avec celle qui accueille les trois parties de The wall qui voient, naturellement, le public reprendre en choeur et avec force voix les parties originellement chantées par des enfants) alors que Gabriel trône derrière son pupitre de dictateur.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Un show grandiose qui se conclue avec Comfortably numb qui voit une boule à facette descendre du plafond du Zénith et s’ouvrir en libérant des fumées. puis le groupe au complet, accompagné de Jühne, vient saluer le public, Gabriel (moment exceptionnel, le groupe ne s’exprimant que rarement comme nombre de tribute bands) présentant tour à tour chacun des musiciens – tous  trépignant de satisfaction – remerciant l’équipe technique – 40 personnes qu’il ne parvient pas à citer de peur d’en oublier – avant de rappeler, ou simplement d’expliquer , que ce soir, c’est le dernier concert de la tournée qui reprendra en novembre. C’est donc un groupe satisfait du travail accompli qui invite le public à venir échanger, prendre des photos, discuter dans les travées du Zénith avant de rentrer.

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

So Floyd nous a ce soir offert un concert d’une exceptionnelle qualité et il serait plus que regrettable de ne pas aller les soutenir sur les dates déjà annoncées à partir du mois de novembre prochain. Si jamais un tribute band ne remplacera le groupe d’origine, il n’en demeure pas moins vrai que ces formations sont à la musique contemporaine ce que l’opéra ou le théâtre sont aux grands classiques de la musique, de la tragédie, de la comédie ou du drame: ils perpétuent un héritage dont on ne saurait autrement profiter. Après tout, je n’entendrais jamais Mozart, Wagner ou Beethoven interpréter leurs œuvres, alors, rendons hommage à ceux qui rendent hommage. Vraiment une superbe et plus que mémorable soirée!

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

SO FLOYD, Zénith d’Orléans, 14 mai 2023

Merci à Myriam Astruc d’avoir rendu ce report possible.

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ZOË live à Orléans – Dropkick, le 28 avril 2023 (avec Polymaze)

Zoe + Polymaze - 28/04/2023 - Orléans - Le Dropkick Bar Orléans - France

Quand j’ai vu que Zoë, groupe de hard/stoner/metal que j’ai toujours beaucoup aimé, passait au Dropkick d’Orléans, j’ai noté cette date sur mon calepin pour ne pas la rater. Le Dropkick, je ne le fréquentais plus depuis… pfiou, principalement parce que je n’avais pas connaissance de son existence. C’est pourtant un lieu que je fréquente depuis des années et où j’ai assisté à de nombreux concerts de groupes locaux ou internationaux (Wild dawn, Koritni, Blaze Bailey, Orpheum Black…) alors que cela s’appelait Infrared puis Blue Devil’s – dont les hautes chaises sont encore présentes. Alors bien qu’ayant, par ignorance, raté certains concerts sympa, ce soir est l’occasion de renouer avec les lieux.

Zoë est toujours en train de faire ses balances lorsque j’arrive. Normal, le groupe est arrivé plus qu’à la bourre après 6 heures de route, dont un passage très embouteillé de Paris. Normal, aussi, les Parisiens, comme tant d’autres, profitent de ce vendredi de week end prolongé pour s’éloigner de la capitale. Alors forcément, c’est tout le planning qui est décalé, mais pas grave, un peu roots et rock, ça fait du bien. Après une plus que sympathique interview dans les couloirs du Dropkick, Polymaze s’occupe de ses balances avant de démarrer son concert aussi sec.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Il est 21h30 passé lorsque le trio local Polymaze monte enfin sur scène. Quoique, non… Ils y sont déjà, c’est plutôt le public qui descend à l’appel de Clément Terrasse, le bassiste chanteur. Le temps que quelques dizaines de personnes arrivent, et c’est parti pour une petite heure d’un rock qui aime alterner les influences. Parfois rentre dedans, à d’autres un peu plus prog, le trio sait aussi se faire franchement pop et dansant.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Le chant est partagé entre Clément et son complice Sébastien Clos à la batterie, tandis que, planqué sous sa casquette (franchement pas pratique pour les photos…), Thibault Caille nous offre quelques riffs efficaces de guitare, et tous trois jouent avec différents rythmes et ambiances.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Polymaze se fait plaisir et ça se voit – ne serait-ce qu’au nombre incalculable de sauts de cabris de Clément tout au long de ce concert. Un beau début de soirée que nous a offert le trio.

Back into the light est sorti en 2020, et Zoë n’a pu le défendre comme il se doit sur scène – même si, comme me l’expliquait Aldo, c’est l’album qui s’est le mieux vendu, sans doute, justement, à cause de la crise sanitaire… Il est donc temps de venir reséduire le public et faire reparler la poudre.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si Clément – le nouveau bassiste (ouais, c’est la soirée des Cléments bassistes..) qui a intégré le groupe en 2018 – reste concentré sur son instrument, Aldo et Fred (guitare et chant/guitare), les deux anciens fondateurs du groupe, sont au taquet. Le groupe n’a pas besoin de trouver ses marques, comme si ce premier concert de cette nouvelle tournée ne faisait qu’en suivre d’autres.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Logiquement mis en avant, Back into the light est représenté par 6 morceaux. Il y a clairement du Motörhead qui anime Zoë, mais pas que. Les influences du groupe sont variées, puisant dans le rock 70’s franc du collier, direct et sans fioriture. Chaque album est ainsi présenté, les trois premiers avec 2 titres chacun.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si le public est peu nombreux – on circule facilement dans le sous sol – danse et pogos sont nombreux, Zoë entrainant sans difficulté ses auditeurs dans son trip, voyant même Aldo descendre se balader au cœur de cette petite foule, ravie de ce contact privilégié.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Malgré des lumières beaucoup trop rouges, Zoé nous a offert une très belle heure de ce rock efficace par sa simplicité. Les dates s’alignent, alors si vous le pouvez, allez les découvrir près de chez vous – et aussi, en septembre, au Raismes Fest!

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

FESTIVAL O’TEMPO 2023: L’affiche dévoilée

Nous avions découvert le festival O’Tempo l’an dernier. La bonne ambiance, festive et familiale, le lieu à taille humaine, la programmation variée sur 3 jours, ou plutôt 3 soirées, de festival, la localisation idéale – à Boigny sur Bionne, à quelques minutes d’Orléans (45) – et son parking facile d’accès, tout était réuni pour donner envie d’y retourner.

L’association VVMS production qui organise ce festival vient de dévoiler une affiche à la fois rock et acidulée. O’Tempo se déroulera cette année les 25, 26 et 27 août prochains et ça va bouger.

Déjà annoncés, Danakill (reggae)ou Matmatah (Rock) accompagneront Stache, Mosiman ou encore Malo’. Mais les gros morceaux, ce sont bien ces têtes d’affiches pop, rock, grand public qui enfonceront le clou de la fête puisque le site accueillera, dans l’ordre, La Grande Sophie et ses textes décalés et ses mélodie acidulées, le trio de copains allumés Trois Cafés Gourmands et celle qui cette année représentera la France à l’Eurovision, la Canadienne La Zarra qui cloturera cette nouvelle édition.

La billetterie (pass 1 jour ou 3 jours, avec tarifs enfant et adulte de 19 à 69 euros, qui fait mieux?) est dès à présent accessible sur le site du festival, site régulièrement mis à jour avec de nouvelles annonces: Site du festival O’Tempo

O’TEMPO FESTIVAL: retour sur la journée du 26 août 2022

Retrouvez ici la galerie photo dédiée O’Tempo Festival

Si l’an dernier la première édition du festival O’Tempo n’a attiré que 1500 spectateurs par jour, sans doute à cause de la « fin  » de la période de crise sanitaire et des craintes du public, c’est « complet » que l’évènement affiche cette année, au grand dam de quelques spectateurs venus dans l’espoir d’acheter une place en dernière minute. Compliqué, surtout que l’organisation a fait les choses intelligemment en proposant des préventes à tarifs réduits disponibles en ligne jusqu’à la veille du festival.

Localisé à Boigny sur Bionne, petite ville de 2000 habitants à quelques kilomètres d’Orléans, le festival propose 2 parkings publics, dont un proche de l’entrée pour les covoitureurs qui arrivent la voiture pleine. Une belle initiative écolo que je réévoquerai sous peu. Les transports en commun sont également prévus notamment réorganisés pour le dimanche afin de permettre aux festivaliers non motorisés d’arriver et retourner à Orléans.

Pendant 3 jours, le site – qui ressemble à un terrain de sport – a accueilli dans une poussière festivalière des artistes de tous horizons, ou presque, allant de la chanson française au set électro en passant par de la soul, de la variété ou du rock progressif.

Le terrain est divisé en trois partie: l’arrivée se fait dans le village où chacun peut charger son cashless (seul point noir à revoir l’an prochain tant les files d’attentes se sont allongées rapidement) afin de se restaurer auprès d’un des nombreux et variés food trucks. (Idée écolo pour l’an prochain: pourquoi ne pas exiger des restaurateurs de n’utiliser que du matériel biodégradable? La plupart le font mais certaines barquettes de frites économiques étaient en plastique non recyclable. Poussez l’esprit « vert » du parking co-voit jusqu’au bout, sans être pour autant jusqu’au boutiste!) C’est également cette partie qui accueille un espace détente très agréable avec ses transats et ses aires de jeux, l’espace sanitaire qui ne pue pas (en fin de première journée en tout cas) et la petite scène qui permet aux artistes de jouer devant un public somme toute assez important. Qu’il se déplace pour voir le groupe, s’abreuve, se restaure ou attende de pouvoir charger son cashless, il y a foule. Le village donne via deux entrées accès à la scène principale, seule au fond d’un terrain qui peut aisément accueillir plus que 5000 personnes (mais espérons que l’orga se limite à ces chiffres, voire ne dépasse pas les 7000 – on se marcherait dessus)

ORPHEUM BLACK

Si l’on va en festival, d’autant plus localement, c’est autant pour l’ambiance que pour croiser des amis, voisins, collègues… que pour y voir des groupes. Aujourd’hui, c’est simple: l’affiche est rock et populaire et la soirée commence dès 19h30 avec les Orléanais de Orpheum Black qui propose un hard rock très progressif. La formation est menée par un duo de chanteurs – Mélodie (Ex No Sign, Nothing), également aux claviers, et Greg, également à la guitare – et propose une musique assez aérienne en rien comparable à celle, beaucoup plus foncièrement rock, que proposait Wild Dawn, ancien groupe de Greg et de son complice, le guitariste épileptique, voire autiste, Romain.

ORPHEUM BLACK

Si j’évoque ce groupe défunt c’est parce que, même si la communication avec le publique est réelle, j’ai connu un Greg qui allait bien plus le chercher et le prendre à la gorge. Ce soir, c’est un leader assez doux qui, lorsqu’il s’adresse au public, parle simplement et sa voix est malheureusement couverte par les quelques notes de claviers.

ORPHEUM BLACK

Romain, quant à lui, est partout, s’agitant dès qu’il joue une note, arpentant la scène dans ce qui peut sembler être son univers. Bien que chacun de ses membres soit à l’aise et en place, sans doute manque-t-il une forme de complicité scénique pour rendre cette expérience vraiment différente. Le public semble réceptif, cependant, preuve en est le monde au merch après le concert, et c’est bien là le principal.

ORPHEUM BLACK

Quelques minutes de pause permettent au public de rejoindre la scène principale et acclamer rapidement les manouches de La Rue Kétanou. Honnêtement, si j’ai entendu beaucoup de bien de cette formation, je n’en suis pas un familier. Alors ce soir, pour moi, c’est une découverte. Et c’est fun.

LA RUE KÉTANOU

Le quatuor propose une musique populaire à base d’accordéon, d’harmonica, de guitares et diverses percussions, ensemble qui rend la musique joyeuse, entrainante et dansante. Très rapidement, les quatre dérivent et parlent de leur chorégraphe et critique n°1 qu’ils invitent sur scène.

LA RUE KÉTANOU

Arrivent une femme et une jeune fille bientôt rejointes par une foule de bénévoles du festival que La Rue Kétanou tient à remercier autant que le public. Parce qu’aujourd’hui, si le festival est complet, c’est grâce à vous, public, et grâce à eux, les bénévoles et l’orga ». Un concert festif, jovial et entrainant très apprécié par l’ensemble du public.

LA RUE KÉTANOU

Une pause permet à Cycix de jouer sur la petite scène avec ses platines. Ici, on s’appelle Metal Eyes et la musique de DJ et de boite de nuit, c’est pas mon truc. Le temps est venu de se restaurer et j’en profite pour écouter de loin et… ça ne m’attire pas. Je le laisse aux amateurs.

TRYO

Il est 22h lorsque Tryo déboule face à un public massif et multigénérationnel déjà tout acquis à sa cause. Qui a déjà vu le groupe live le sait: Tryo, c’est la fête assurée grâce à des hymnes forts et fédérateurs que tout le monde attends – et aura (Désolé pour hier soir, L’hymne de nos campagne, Ce que l’on sème, Yakamonéyé, La main verte…) – des nouveautés (Aimer)et une communion avec le public que Guizmo et Christophe Mali attrapent à la gorge -gentiment dès leur entrée sur scène.

TRYO

Les anecdotes foisonnent, la bonne humeur est de mise, le public est réactif et récréatif sautant, dansant et chantant de concert. Il fait sans doute plus de bruit que la sono, d’ailleurs et ça fait du bien! Les chanteurs sont complices comme jamais, et l’on sent un groupe simplement heureux d’être sur scène face à un public important.

TRYO

Si les gars savent tenir une scène et un public, on ne peut qu’admirer les lights colorées et l’engagement sans faille pour toutes les causes humaines. Cette clameur lorsque Christophe brandit un gigantesque drapeau aux couleurs LGBT! Les tubes défilent et voilà que déjà, programmation oblige, une petite heure et quinze minute plus tard, Tryo quitte la scène. Les demandes de rappel n’y feront rien, les lumières reviennent invitant le public à rejoindre le village où Cycix rejoue avec ses platines jusqu’à la fermeture du site à 1 heure du matin.

TRYO

Cette seconde édition a, pour sa première journée, tenu toutes ses promesses. O’Tempo est un festival à suivre pour qui aime divers styles musicaux, et l’on se doit de féliciter l’organisation pour la tenue d’une après-midi sans faille, parfaitement réglée (malgré un système Cashless à améliorer pour l’an prochain – pourquoi pas installer des bornes à l’accueil du site?) grâce au travail de tous et, notons le, surtout à celui des bénévoles.

Merci à Elodie Berneron d’avoir rendu ce report possible

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O’TEMPO FESTIVAL – la galerie

Retrouver ici le live report de la journée du vendredi 26 août 2022

HELLFEST WARM-UP: l’Astrolabe d’Orléans, le 5 mai 2022

C’est désormais une habitude: le Hellfest propose sa tournée Warm-up en sillonnant les routes de France l’espace de trois bonne semaine. Ce soir, le cirque passe par l’Astrolabe d’Orléans avec dans ses bagages les Espagnols de Crisix, les Rennais de Tagada Jones (deux habitués du fest) et les locaux du soir que sont Speed Jesus, sans oublier le concours d’air guitar et le photobooth HF. Une belle soirée à laquelle assistent un peu plus de 400 spectateurs qui ont bien fait de venir.

La soirée commence par une interview avec Busi B., plus que sympathique guitariste de Crisix, suivie d’une autre avec Niko, guitariste, chanteur et fondateur de Tagada Jones – interviews à retrouver sous peu sur Metal Eyes – avant de se plonger au cœur de l’évènement et retrouver le public en train de faire la queue au… Non, pas au bar mais au point d’adhésion. Une adhésion obligatoire si l’on veut pouvoir consommer et se sustenter. Seul point de reproche que je puisse faire à cette salle par ailleurs plus que sympathique que cette obligation d’adhérer… Quid de ceux qui ne viennent qu’une ou deux fois par an – et il y en a? ? Reste que la disposition se prête aux différentes parties de la soirée: une grande salle qui accueille les concerts – capacité de 500 à 600 personnes – une petite salle pour le concours d’air guitar, le photo booth et le bar et un grand couloir avec vestiaire et merch (dont quelques exclu Hellfestives, svp, et un accueil très chaleureux et jovial).

 

Speed Jesus

A 21h, Speed Jesus ouvre le feu et tire à boulets rouges ce qu’il peut. Le chanteur/hurleur crache sa colère accompagné par une section de cordes énervées (« cordes », oui, guitare et basse) et un batteur qui parfois se perd dans une intro provoquant un faux départ.

 

Le quatuor habillé comme à la ville se démène pendant pas loin de 40 minutes, chauffant un public pas encore très nombreux mais assez réactif. Une mise en bouche efficace.

Speed Jesus

 

Crisix

La scène est rapidement dégagée, laissant plus de place aux groupes vedettes qui partagent le même kit de batterie. Si l’histoire qui lie Crisix au Hellfest tourne à la passion (un premier HF sous Altar, un HF from home l’an dernier, ce warm up suivi d’une main stage en juin) celle entre Crisix et la France devient également de plus en plus sérieuse. Il faut dire que le groupe catalan de thrash sait tenir une scène et, si ça joue plus que sérieusement, les 5 sont là pour s’amuser. Ca commence d’ailleurs avec une vidéo à la Metallica montrant les conditions de vie de cette tournée. Le guide n’est autre que leur mascotte qui éructe ses explications (même Groot parle plus clairement!)  fort heureusement traduites par un… traducteur (fort, ça, vraiment, je m’admire…) qui témoigne de la largeur du couloir et des couchettes du tour bus, de l’utilité des WC… Fun dès le départ.

Warm up Hellfest

Ce sont ensuite pas loin de 45′ d’une folie ravageuse et contagieuse qui déboulent. Julian Baz est très en voix et sa rage est simplement communicative, ce qui est d’autant plus aisé lorsqu’on voit le sourire qu’il affiche entre deux titres, sourires que l’on retrouve chez chacun des musiciens. Le groupe propose de futurs classiques – Speak your truth, WNM United (allez voir le clip avec une palettes d’invités internationaux, le propos est clair), Get out of my head, un medley liant Metallica et Trust parmi d’autres références.

Warm up Hellfest

Le public est plus que mis à contribution, les musiciens lui demandant des circle pits, Julian initiant un wall of death et même, sur Macarena mosh, après avoir constaté la présence de deux portes menant vers la petite scène, l’invitant à sortir par l’une et revenir par l’autre dans une sorte de furieuse chenille metallique. Eric Perrin, chargé de com du HF, se marre tout en continuant de filmer la scène.

Crisix conclue avec le désormais incontournable Ultra thrash, rejoint par sa mascotte – un roadie masqué, ça vous rappelle quelque chose? C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à ce plus que sympathique  groupe au thrash redoutable d’efficacité de devenir aussi grand que vous savez qui. A ne pas manquer au Hellfest (vendredi 24 juin, Mainstage 2 à 12h15). Avec possible distribution de pizza…

Warm up Hellfest

Voici 20 ans que Tagada Jones n’a pas fait halte à l’Astrolabe. Le public s’est cependant déplacé et la salle se rempli dès l’extinction des feux. Et ça commence par une panne électrique… Un des responsables de ce warm up vient rapidement rappeler certaines choses au public concernant le warm up, la possibilité de gagner un pass 2023 et d’autres prix, le HF, remerciant les groupes et l’orga, ainsi que le local de l’étape, Eric Perrin, orléanais, avant que le concert ne débute vraiment.

Tagada Jones

C’est également une belle histoire qui lie Tagada Jones et le HF, le groupe ayant fait sa première apparition en 2014, étant, comme Crisix, à l’affiche du HF from home de l’an dernier et de retour à Clisson, sur la Mainstage 2, svp, dans quelques semaines. Cependant, TJ va droit au but et ouvre son show avec un A feu et à sang repris en choeur par un public chauffé à blanc qui se masse et pogotte. Nous avons la rage, le bien nommé, Je suis démocratie au refrain une nouvelle fois scandé par le public, De l’amour et du sang… C’est un défilé d’hymnes que nous offrent les quatre.

 

 

Tagada Jones

Comme me le disait Niko avant le show, Tagada Jones, il n’est « pas sur scène pour parler de politique. On dit assez ce qu’on pense sur disque, là on vient pour que le public passe un bon moment », et c’est exactement le cas. Même si Stef fait mine de souffrir avec sa guitare, il va chercher le public autant que  Waner, derrière sa basse, tout sourire. A deux dates de la fin, la forme et l’envie sont intacts. Les 50′ défilent à vitesse grand V, classique après classique – Vendredi 13, Le dernier baril, De rires et de larmes jusqu’au final incontournable Mort aux cons. Vous vous en doutez, ce sera à e pas manquer: Tagada Jones est à retrouver au HF 2, également sur la main 2, mais cette fois ce sera le dimanche 26 à 15h40.

Tagada Jones

Merci à Eric Perrin d’avoir rendu ce report possible, à Busi (Crisix) et Niko (Tagada Jones) pour les interviews express et à toute l’équipe du Warm up pour la bonne humeur et l’ambiance de feu. Vivement juin!