MESSALINE: (alias lilith)

France, Metal progressif (Brennus, 2026)

Les amateurs de Messaline le savent bien, un nouvel album est très souvent la promesse d’un bon moment tant musical que littéraire. (alias lilith), le dernier né de la bande à Chatos (Eric Martelat, chant), ne déroge pas à la règle. Le groupe nous offre neuf titres qui s’articulent comme les pièces d’un puzzle autour d’un mystérieux concept, celui de la « mordorée lilith ». Un jeu de pistes aux innombrables jeux de mots griffonnés autours de personnages variés dont les maux divers forment la base de ce concept. Chaque titre de chanson est sous titré d’un alias – pour Lilith c’est « alias Messaline » – qui donne le la et le ton de l’œuvre. Avec ses compagnons de jeu (de scène cette fois-ci) – le line up est celui ayant enregistré l’Ep live Braconniers du silence en 2024, soit Mathieu Gilbert aux guitares, Didier Schoepflin à la basse, Alain Blanc à la batterie et Agnès Gilbert aux chœurs et percussions, chacun ayant également son propre alias que je vous laisse découvrir – Chatos nous entraine dans ses univers angéliques et démoniaques (Ange n’est en effet jamais très loin de ces esprits métalliques infernaux). Progressif dans l’âme, foncièrement heavy rock plus que purement metal, ce nouvel album se laisse écouter d’une traite et interpelle l’auditeur par ces riffs acérés autant que par ses bons mots dont on ne se lasse pas.

THE HELLECTRIC DEVILZ: The devilz playground

France, Hard rock (Brennus music, 2024)

Comment prendre cet album qui, visiblement, cherche à tromper l’auditeur? Ok, la pochette donne quelques indications sur le genre de musique que pratique The Hellectric Devilz, groupe basque formé en 2017 et déjà auteur d’un premier album paru en 2020 : du hard rock burné qui lorgne vers le metal et le glam. Maintenant, la lecure des titres de ce nouveau disque, The devilz playground interpelle: dans un premier temps, ils sont logiquement numérotés de 1 à 10 mais on se rend compte que les sous-titres sont en ordre inversé… Double sens d’écoute? A tester, certainement! En tout cas, les basques nous proposent un hard rock burné théâtralisé de bout en bout. « Ladies and gentlemen, welcome… » Si l’anglais est perfectible, le groupe se fait plaisir avec ces 10 chansons qui lorgnent autant du côté du heavy rock de Motörhead période Overkill que du glam/punk irrévérencieux, du metal anglais renaissant de la période NWOBHM ou encore le thrash de la Bay area qui commence à faire son trou. Que ce soit la double grosse caisse qui bastonne, les riffs tranchants, une basse à la Steve Harris, le chant qui s’offre des envolées dignes d’un John Gallagher (Raven) ou des textes gentiment sataniques, tout est réuni pour offrir un bon moment à l’auditeur amateur de décibels et de rythmes endiablés. Sous ses airs parfois effrayants, on découvre souvent un diable séducteur. Laissez-vous tenter…