SAXON de retour au Zénith de Paris ! (ainsi que Nantes et Toulouse du 11 au 13 septembre 2025)

Saxon et Paris, c’est une longue histoire… Saxon et le Zénith de Paris aussi…

L’incontournable salle parisienne alors simplement nommée Zénith de Paris a été inaugurée le 12 janvier 1984. Construite en 1983, la salle avait pour objectif de remplacer cette vaste tente nommée Hippodrome de Paris qui a vu défiler les plus grands noms des années 70 au début des années 80 afin d’accueillir des groupes d’envergure internationale. Au fait de sa gloire, c’est Renaud qui est le premier artiste à jouer dans cetet salle d’un tout nouveau genre le 17 janvier 84, et y trouver résidence pour une série de 6 concerts!

Les Anglais de Saxon, qui viennent de sortir l’incontournable Crusader, sont quant à eux le premier groupe de la famille metal à investir les lieux en tête d’affiche – Verity ouvre pour les Anglais ce soir-là -avec un concert organisé par l’incontournable organisateur KCP (et ses méthodes largement discutées depuis…) Auréolés d’un succès grandissant, Biff et sa bande mettent sur pied un show complet avec un beau décor de château et un nouveau look qui ne plait pas forcément à tous – les USA sont clairement visés et Saxon étant en 1984 le principal concurrent d’Iron Maiden adapte un look plus « dans l’air du temps ». Les bikers permanentés comblent cependant leur public comme ils ont toujours su le faire. Energie et setlist imparable, la recette sera, et est, toujours d’actualité!

Saxon remplit ensuite le Zénith à deux reprises, le 11 octobre 1985 pour l’album Innocence is no excuse, puis le 2 novembre 1986 pour la tournée Rock the nations. Malgré un écho moindre de ces albums, les Anglais proposent des shows complets devant un public dense. Certaines mauvaises langues estiment même que le public s’est plus déplacé pour les premières parties que pour la tête d’affiche, et ce n’est pas entièrement faux. Pretty Maids en 1985 est un des plus gros espoirs du metal européen et, l’année d’après, les Japonais de Loudness attirent tous les regards.

Malheureusement, de « mauvais » choix et le renouveau de la scène metal voient Saxon perdre en notoriété. Le groupe va vivre une longue traversée du désert au cours des années 1990. Petit à petit, toutefois, le groupe se remodèle, survis sans jamais baisser es bras (Never surrender, un de ses morceaux phare) et, de Locomotive en Bataclan et autres Elysées Montmartre, pour ne citer que les salles parisiennes, sa persévérance paye. Si les Zénith ne sont plus de mise, le public se renouvelle. Au gré des ans, Saxon, toujours conquérant, entre dans la légende.

Il faudra attendre la tournée européenne Metal Masters, commune avec Judas Priest en tête d’affiche, pour que Saxon retrouve le Zénith Paris la Villette. Mais cette fois, c’est sans Paul Graham qui a pris sa retraite des concerts et a été remplacé par Brian Tatler, guitariste fondateur du légendaire Diamond Head. Ainsi, le 8 avril 2024, c’est une salle pleine comme un œuf qui accueille ces deux légendes anglaises pour une soirée exceptionnelle.

Après avoir enflammé le Hellfest en juin 2024 avec son Eagles and Castles tour (dont un CD live Eagles over Hellfest en témoignage arrive le 16 juin), GDP repositionne Saxon au Zénith, en tête d’affiche cette fois, dans le cadre de cette tournée qui se veut historique (les fans auront-ils un aperçu de ce show lors de son passage Heavy Week End de Nancy le 6 juin prochain ? Surprise!) En tout cas, ce 11 septembre – avec Sortilège en première partie – promet de marquer les esprits parisiens – sans oublier les deux autres dates organisées par GDP les 12 et 13 septembre aux Zénith de Nantes et Toulouse avec la même affiche. Superbe et simplement immanquable.

Les places sont en vente ici, à partir de 46,50€ :

www.gdp.frwww.ticketmaster.frwww.fnacspectacle.com

2025, année Saxon?

BURNING THE OPPRESSOR: Waking nightmare

Canada, Thrash death (M&O, 2025)

Waking nightmare est le cinquième album des Canadiens de Burning The Oppressor. Autant dire que les gaillard ne sont pas là pour enfiler des perles. Après une intro plutôt calme – Eternal rest, un joli clin d’oeil à la tempête qui s’annonce. Et là, ça tabasse sévère et sans compromission tout au long des 11 titres qui suivent. Si j’ai toujours du mal avec ces vocaux hurlés, le groupe propose un thrash moderne et old school à la fois qui (me) facilite l’écoute. Impossible ici de rester de marbre, les cervicales sont amenées à craquer un bon coup! On ne cherchera pas la finesse, mais on évite aussi la brutalité gratuite. Il y a dans ce Waking nightmare, au delà du death et du thrash, du groove, du hardcore et ce genre de mélodie brutale et directe qui ne laisse pas de marbre. Un petit tour en France, les gars?

Concours express: Gagne ton pass pour le heavy Week-end

Dans le cadre de la dizième année de www.metal-eyes.com, Gérard Drouot Productions (GDP) et Metal-Eyes vous invitent à participer à la seconde édition du Heavy Week End qui se tiendra au Zénith de Nancy les 6, 7 et 8 juin prochain. Sont mis en jeu les lots suivants:

1er lot: 1 pass 3 jours en catégorie « standard » pour 2 personnes d’une valeur totale de 370€

2ème et 3ème lots: 2 pass 1 jour en catégorie « standard » pour 2 personnes pour la journée du samedi (Wings Of Steel, Vanden Plas, Europe et Dream Theater) d’une valeur indicative de 148€ par lot

Pour participer, rien de plus simple: il suffit d’envoyer vos coordonnées complètes (prénom, nom, adresse postale, téléphone et date de naissance*) par mail à l’adresse suivante:

concours@metal-eyes.com avec pour objet « concours HWE 2025 »

Une seule règle: « premier arrivé, premier servi« .

Concours gratuit, sans obligation d’achat, ouvert à tous. Le concours se tiendra du samedi 17 mai à 10h00 et se terminera le dimanche 18 mai 2025 à minuit. Tout mail incomplet sera considéré comme nul. Le transport et l’hébergement ne sont pas pris en charge par les organisateurs du concours et les gagnants ne peuvent demander de compensation financière en remplacement des lots mis en jeu. Les pass seront remis directement à l’accueil du festival le jour du concert, l’identité du gagnant pourra être contrôlée sur place. Bonne chance à tous!

*Les mineurs doivent impérativement être accompagnés d’un adulte responsable

Le concours « 10 ans de Metal-Eyes » 1ère est toujours ouvert et prendra fin le 19 juin prochain. Toutes les informations sont à retrouver ici: https://metal-eyes.com/10-ans-ca-se-fete

SUN: Krystal metal

France, Brutal pop (Autoproduction, 2025)

En 2022, nous avions été assez séduits par Brutal pop 2, l’Ep/démo de Sun qui nous permettait de découvrir une artiste versatile et quelque peu touche à tout. Sun revient aujourd’hui avec Krystal metal, un album complet d’une originalité et d’une efficacité remarquables. La jeune femme a parfaitement intégré l’ensemble de ses influences qui vont d’une pop énergique et mélodique à du metal bien burné. Dès Free your soul, on sait où on met les pieds. En tout cas, on croit le savoir tant la virulence de ses growls est puissante. Cependant, c’est pour mieux revenir à un chant doux et à des mélodies immédiatement mémorisables. Car c’est là la grande force de Sun: proposer des titres enjoués et entrainants sur fond de guitares rageuses et de mélodies efficaces, l’ensemble allant rencontrer aveuglément une brutalité soudaine. Il y a tout au long de cet album un mélange de pop et de metal enragé, virevoltant et saccadé. Les guitares sont déterminées et colériques, et les lignes vocales joyeuses, accompagnant avec bonheur des « Ohohoh » que le public chantera en concert balançant ses bras levés de gauche à droite (faisant, parions le, cette connerie de « coeur-avec-doigts » sur Warrior riot grrrl). Le morceau titre se fait martial et hypnotique, puisant autant dans l’esprit de Metallica que dans la folie d’Avatar tandis que Sirius love figurerait parfaitement au générique d’un film pour ados. Sun est douée, très douée même, son ouverture et ses inspirations musicales ont tout pour séduire un public varié. Alors, oui, plongez-vous dans ce Krystal metal, lumineux, attirant et séduisant comme le plus pur des cristaux et dur comme l’acier. Bravo.

LISATYD: Still

France, Stoner (Ep autproduit, 2025)

Après une intro planante, Loop, le morceau d’ouverture de Still, le nouvel album des Français de Lisatyd (acronyme de Life Is Shit And Then You Die, titre du premier Ep) s’enfonce dans les méandres éthérés d’un heavy stoner et psychédélique avec des sonorités extra terrestres. D’impros contrôlées en délires noisy, les six titres de ce nouvel Ep entraine l’auditeur dans un univers hors du temps. Grungy et crunchy, certes, souvent hypnotique et jamais dépourvu de mélodies, le quatuor sait lier efficacité, rugosité et densité. On remarquera l’évolution naturelle du groupe qu’on avait pu découvrir avec un première production en 2023. Si Lisatyd pouvait alors dérouter, il interpelait, aussi. On appréciait déjà, en effet, le côté décalé et planant de ses créations, deux paramètres à prendre une nouvelle fois en compte, la maturité du travail en commun en plus. Simon Garette (chant et guitare), John Babkine (guitare), Clément Verhaeghe (basse) et Angela Dufin (batterie) mettent chacun en commun leurs expériences acquises au sein d’autres formations d’univers variés. Etonnant et réussi.

HEADCHARGER live à Orléans (Dropkick bar, le 8 mai 2025 – avec Yeti)

Week end du 8 mai oblige, le centre ville est quelque peu bloqué par les défilés et commémorations. Alors il faut tourner en espérant trouver une place… et une fois cela fait, longer les barrières jusqu’à pouvoir les franchir afin de traverser et rejoindre l’antre Dropkick où Headcharger doit se produire ce soir.

Heureusement, il fait beau, et, une fois arrivé sur place, l’ambiance est tout aussi chaleureuse. Le temps que Yeti, groupe orléanais qui joue ce soir les chauffeurs de salle, termine ses balance, je retrouve Romain Neveu, bassiste et membre fondateur de Headcharger, pour une interview des plus sympathiques – à suivre.

Yeti @Dropkick Orléans

Initialement annoncé à 21h30, Yeti investit la scène avec… une demi-heure d’avance. Le trio propose un rock varié qui se rapproche par instants d’un hard rock virulent. Pas bien grave, le public ayant déjà investit la petite salle. C’est donc devant une grosse poignée de spectateurs que le trio se démène.

Yeti @Dropkick Orléans

Ce n’est pas la première fois que Yeti joue au Dropkick et le groupe a visiblement quelques fidèles. Pendant pas loin de 45′, la bande chauffe salle et public comme il se doit au son d’une bonne quinzaines de titres qui piochent dans le rock, le grunge et le metal. Darken, The maze (qui n’ont, respectivement rien à voir ni avec le groupe ni avec le dernier album de Trank), Strong man ou encore un Yeti song repris par le public, le groupe fait le job. Un bien beau début de soirée, en somme.

Yeti @Dropkick Orléans
Headcharger @Dropkick Orléans

Changement de plateau, dernières balances… Le public revient tranquillement pour accueillir un Headcharger très en forme. Autant j’avais trouvé le groupe distant lors de leur dernier passage au Hellfest en 2022 – un certain Snakepit ne facilitant sans doute pas les choses – autant on sent ce soir les 5 au taquet. Si Sébastien Pierre (chant) et Romain Neveu (basse) sont les deux piliers fondateurs et immuables du combo, ils savent pouvoir compter sur le soutien des deux David (Rocha et Valléeà aux guitares et d’Antoine Cadot à la batterie.

Headcharger @Dropkick Orléans

Pendant un peu plus d’une heure, la vaste discographie des Caennais est passée en revue, du plus récent Sway (Insane, Wake up and run, Against the storm) aux plus ancien Watch the sun (Up to you) ou l’éponyme Headcharger (Falling asleep in masses). Le public est pris à la gorge dès le début, Sébastien et les siens ne relâchant la pression qu’en fin de set.

Headcharger @Dropkick Orléans

Pendant un peu plus d’une heure, le quintette offre un set puissant à un public plus que réceptif. Quand bien même la moyenne d’âge est élevée, ce dernier est le véritable sixième homme de la soirée, dansant, pogotant, se bousculant (se faisant bousculer, aussi) et répondant aux diverses demande d’un Sébastien très en voix.

Headcharger @Dropkick Orléans

Là le public s’accroupi pour mieux sauter, là, il se met à danser langoureusement ou encore furieusement sur You wanna dance qui vient clore de manière explosive ce concert plus que chaleureux, simple, enragé et efficace.

Headcharger @Dropkick Orléans

Malgré l’heure tardive, dès la fin du concert, c’est une jolie foule qui se masse devant le stand de merch attendant impatiemment l’arrivée des héros du jour. Headcharger a démontré ce soir être toujours habité et avoir besoin de cette proximité avec le public qui fait les grands souvenirs. Une très belle soirée comme on peut très souvent en vivre dans nos petites salles de province!

Headcharger @Dropkick Orléans

SPLEENBREAKER: Human comedy

France, Rock (M&O, 2025)

Quatre chiens tout de cuir vêtus autour d’une table, une bière à la main, les « shades » rivées sur le nez… Pas de doute, Spleenbreaker est un groupe de rock sans doute énervé. Clairement, leur album Human comedy ne cherche pas à réinventer la machine à courber les bananes tant le groupe semle vouloir se faire plaisir en nous replongeant dans un passé rock et allumé. Pas psyché, simplement allumé. Nombre d’entre vous me connait suffisamment bien aujourd’hui pour comprendre pourquoi je passe sur le chant en anglais… y a du boulot, mais bon… Si les deux premiers titres me laissent froid, le chant à la Jim Morrisson et les ambiances à la The Doors de Mainstream m’interpellent avant que le groupe n’appuie sur l’accélérateur avec un Lust lover pas piqué des hannetons (plus tard, c’est un ton horrifique à la Alice Cooper sur Purge your brain qui me rappellera à l’ordre). Seulement, rapidement s’installe l’impression d’un manque. Si l’envie est là, si la guitare est saccadée et entrainante, si le groupe puise dans le blues et le hard vintage, il me semble manquer ce truc en plus qui ferait passer Human comedy d’album gentiment plaisant à bon disque de rock. Un album à écouter entre potes autour d’un apéro pour passer une bonne soirée.

LADY AHNABEL: La bionique

France, Power metal (M&O, 2025)

Le power speed metal a encore de beaux jours devant lui! Made in France ou pas… Ne serait-ce le chant souvent trop haut perché et qui reste ici incompréhensible (ce grand mal que nombre de groupes français cherchent à combler…) – je ne sais même pas quelle langue est utilisée jusqu’à Jeux d’enfants, moment de pause qui arrive assez tôt dans ce disque. On pourra porter un attention particulière à La bionique, nouvel album de Lady Ahnabel qui démarre avec des ambiances de fête foraine pour foncer ensuite dans le tas avec une impressionnante maitrise instrumentale. Musicalement, La bionique se pose là et fait sans doute aucun le job. Une ambition musicale comme on en voudrait plus en France, certes, mais je ne parviens cependant pas à franchir le cap de ce chant trop haut et agressif pour moi. Chacun pourra cependant apprécier en fonction de ses goûts.

BASIC PARTNER: New decade

France, Rock (Daydream music, 2025)

Intrigant et attirant album que ce New decade des Français de Basic Partner. Après un premier Ep paru en 2023 (Insomnia’s road), le groupe nous plonge dans des univers sonores qui évoquent autant la postwave des années 90 que le bordel organisé d’un certain punk ou encore l’esprit cinématographique cher à feu David Lynch. Hormi un chant anglais à retravailler, les 9 morceaux de cet album nous entrainent dans un passé pas si lointain. Pas metal pour un rond mais totalement rock avec des (grosses) touches electro et synthétiques, Basic Partner se pose comme un sérieux challenger du genre – qui a déjà à son actif d’avoir marqué les esprits des Transmusicales en 2024. Plutôt encourageant, non?

FAT BASTARD: Barely dressed

Belgique, Very Hard Rock (Autoproduction, 2025)

De la pochette au contenu, tout ici évoque le rock crade et direct qu’on écoute dans les bouges enfumés qui puent les relents de cendres froides et de bière tiède. Fat Bastard coche toutes ces cases, et ça tombe bien en ce qui concerne la bière, ils sont Belges! Formé en 2007, nos voisins ont déjà publié deux Ep – Feel the pain en 2013 et Junk yard fest en 2018, plus proche d’un album d’ailleurs avec ses 7 titres… Pas pressés les gars, mais le résultat est là: Barely dressed est un premier album explosif de bout en bout. Après un Never told me her name qui évoque plus les grands espaces des westerns chers à Morricone doublé d’ambiances à la Tarantino, You know you are gone dévoile le jeu du quatuor. Si le groupe n’est pas fan de Motörhead, on se pose des questions! Mais Fat Bastard ne copie pas, il pose sa propre pate sur des riffs et des rythmes puissants, simples et directs qui nous replongent parfois dans une forme de rockabilly (très) énervé. On y retrouve certes l’esprit de la bande à Lemmy toutes époques confondues avec un chant rocailleux Jorn Mazet) et, souvent, une touche punk ainsi que, parfois, un riffing (Jan Sommeryns) à la Fast Eddie (Hammer), mais aussi beaucoup de rage irrévérencieuse (à qui en veut-il avec ce Piece of shit explicite?). On ne sera guère surpris de découvrir un officiel hommage à Maitre Lemmy avec Mister Rock. Barely dressed est sans doute l’album de heavy rock qu’on attendait depuis longtemps, le genre qui ne cherche pas à faire de l’esbrouffe, qui va droit au but avec une monstrueuse efficacité, une rythmique de tous les diables (Geller Van Reeth à la basse et Kurt Pals à la batterie) et qui me donne une furieuse envie de découvrir les précédentes productions. Fat Bastard pourrait-il être à Motörhead ce qu’Airbourne est à AC/DC? En tout cas, la relève est assurée. A découvrir d’urgence et à consommer sans modération. On se fera également plaisir en allant visiter le site du groupe et lire son « personal rider » hilarant (quoique… certains adeptes de la bien-pensance et du politiquement correct vont encore trouver des conneries à en dire, c’est évident)! On vous voit quand en France, hein, dites?