SEEK IRONY – Tech n’roll

SEEK IRONY 2016Fusion, Israël/USA (UDR, 2016)

Fondé en Israël par les frères Gov – le chanteur Kfir et son frère batteur Rom – Seek Irony s’oriente rapidement vers une fusion musicale alliant la dureté du hard rock à l’énergie de la musique de  boite de nuit, techno, house, electro. Les frangins décident de quitter leur trop petit pays natal et s’installent aux USA, à Austin, Texas, afin de donner corps à leur ambition, qui se traduit par ce premier album au titre explicite. En effet, Tech n’roll propose un mix de sons rugueux et d’ambiances plus dancefloor. Le chant doux et entraînant, accompagné de riffs puissants et de guitares saturées, est doublé de sonorités et rythmes hypnotiques propres à la house music. Et ça marche, on se laisse séduire par cet esprit qui, tout au long des She, Devil in me, Running towards the end of the world… offrent le meilleur des deux mondes et prouvent, simplement – comme le fait Sidilarsen chez nous – qu’on peut aussi faire danser sur du metal. Si, si, pas que headbanguer! Une jolie découverte proposée par UDR qui, décidément, sort des sentiers battus et cherche la perle rare.

GLORY HOLE – First experience

GLORY-HOLE---FIRST-EXPERIENCE-SD-COVERHard rock, France/Angleterre (EpAutoproduction, 2016)

Glory Hole est un groupe franco anglais. Et, avant tout, pour ceux qui souhaitent faire une recherche sur internet, un avertissement: tapez Glory Hole band… Car ce groupe semble, par son nom et certains des titres de ce premier Ep, inspiré par le groupe que l’Amérique entière voudrait censurer, le groupe interdit aux moins de 18 ans, Steel Panther. Mais là s’arrête la comparaison, car chacun des 5 titres de ce Ep propose une facette dofférente, étonante, rentre-dedans… dce dont est capable ce groupe. On navigue entre un esprit neo-metal – Lost, sa basse ronflante et sa voix alternant entre rap et chant rock – hard rock plus traditionnel et direct (Love) ou orienté 70’s (le très évocateur Anaconda’s sister)ou le fringant Kill your classmate. Alors, non, Glory Hole n’a guère en commun, musicalement parlant, avec Steel Panther, et en proposant de nous laisser découvrir plusieurs facettes, le groupe nous montre aussi son ouverture d’esprit. Ou son hésitation à suivre un chemin plutôt qu’un autre. C’est sympathique, plutôt bien fait, le chant est puissant et parfaitement compréhensible et l’ensemble donne envie d’en connaitre plus. Mais de quelle manière Glory Hole compte-t-il se démarquer? Wait and see!

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: Anaconda’s sister

VOLBEAT – Seal the deal & let’s boogie

VOLBEAT 2016Hard rock, Danemark  (Vertigo, 2016)

A la première écoute, aux premières lignes de chant de The devil’s bleeding crown ou de Marie Laveau, on a l’impression d’entendre The Offspring, Sum 41 ou autres groupes de cette générations « punk US » des années 90. La voix de Michael Pulsen n’est sans doute pas étrangère à ce sentiment. Bon, et? On arrête là, et on passe à autre chose? Non, évidemment. Parce qu’à la seconde, puis à la troisième écoute, et les suivantes, ce Seal the deal & let’s boogie se révèle à plus d’un égard simplement irrésistible. D’abord, les mélodies sont taillées pour séduire. Elles entrent dans la tête pour n’en pas sortir. Ensuite, parce que les guitares de Michael Poulsen et de Rob Caggiano – qu’il faudrait enfin considérer non plus comme « ex-Anthrax » mais bien comme membre à temps plein de Volbeat – offrent une multitude de moments originaux, réfléchis pour l’efficacité et la discrétion. Parce que, aussi, les invités apportent une touche particulière aux titres interprétés (le chant danois de Johan Olsen sur For Evigt, qui ressemble à un hommage, la folie douce et contrôlée de Danko Jones sur Black Rose ou ces chœurs sur Goodbye forever), et que Volbeat se risque à explorer des sonorités orientales sur The gates of Babylon ou nous propose deux reprises réussies ( Rebound et Battleship chains). parce que, enfin, ce disque regorge de ces sonorités et rythmes empruntés au rock des années 60, celui qui faisait danser et bouger. Et que ça fonctionne encore.  Seul Mary Jane Kelly me semble moins efficace, mais un titre sur treize, ce n’est rien. Le reste, malgré certains airs de reprises qui n’en sont pas (Black Rose ou The gates of Babylon n’ont rien de commun  avec Thin Lizzy ou Whitesnake) est entraînant et donne envie de chanter. Seal the deal & let’sboogie est un de ces albums qui donne la pêche.

Note: 8/10

Titre que je retiens: The gates of Babylon

Photo de la semaine: Billy GIBBONS (ZZ TOP)

ZZ TOP PARIS 2013

ZZ Top investit une nouvelle fois le Zénith de Paris en ce 18 juin 2013. Un Zénith pas totalement complet pour cause de Hellfest qui débute 3 jours plus tard. Cependant, les Texans sortent le grand jeu: leur set est calibré comme une séance de cinéma, avec générique vidéo, lights et tout et tout…  Billy Gibbons et Dusty Hill semblent simplement glisser sur scène, et font le job, sans plus. Si musicalement il n’y a rien à dire, scéniquement, c’est parfois un peu long. Le groupe n’a que peu, voire pas du tout, changé son spectacle depuis (on a eu droit à l’identique au Hellfest 2015). Mais pro jusqu’au bout des doigts, le guitariste sait parfaitement prendre la pause, faire un « petit coucou » pour le photographe, et tout se joue sur les détails. Observez cette sangle…

Plein de lumières facilitent la prise de vue, avec une vitesse à 1/500 et une ouverture à F/9, la seule chose qui  me gêne dans ce cliché est l’ombre du chapeau… Mais on n’aurait pas vus les yeux du sieur Gibbons, lunettes de soleil rivées sur le nez…

AC/DC – The original monsters of rock

acdc book 2015Biographie « unofficial and unauthorized » de Jerry Ewing (éditions Sevenoaks, 2015)

Alors que Cliff Williams vient d’annoncer son départ du légendaire groupe australien – dont il ne reste plus aucun membre original, Angus Young ayant été recruté par son frère –  voici un ouvrage paru l’an dernier qui pourra intéresser les fans.

Résumer l’histoire d’un groupe quarantenaire en moins de 100 pages? C’est le défi que relève Jerry Ewing, auteur d’origine australienne dont la famille a émigré en Angleterre, grâce à nombre de documents inédits ou rares. Alternant entre l’ histoire de chaque album et des musiciens passés et actuels, l’auteur pose un regard original sur le parcours d’un des plus grands groupes de rock (toutes catégories et époques confondues) de tous les temps. Richement illustré de documents d’époque, cet ouvrage, s’il s’adresse principalement aux collectionneurs et fans acharnés, vise à initier le plus jeune public au travers d’histoires uniques qui ont forgé la légende d’AC/DC.

Quatre décennies bien séparées composent cette nouvelle édition (précédemment publiée en 2012 sous le titre de Treasures of AC/DC), au-delà d’une histoire connue de tous, le lecteur s’émerveillera des reproductions de collectors, disques, pubs, affiches et autres communiqués de presse et articles consacrés à la formation australienne. On déplore simplement que cette édition de 2015 ne propose pas une ligne sur Rock or bust, pourtant paru l’année précédente et mentionné dans la discographie proposée en fin d’ouvrage.

96 pages, des dizaines de documents… Cette biographie non officielle ne s’adresse qu’aux lecteurs anglophones (ou ceux qui préfèrent les images…)  Pas forcément un must, mais un regard de fan pour des fans.

MYRATH au Divan du Monde de Paris, le 23 juin 2016

 

C’est dans un Divan du Monde transformé en palais tunisien décoré de murs de stuc que Myrath a choisi de nous convier ce soir. Juste après les Download et Hellfest, on aurait pu se demander si le public répondrait présent. Pour cette première date parisienne en tête d’affiche, le combo franco-tunisien fait salle comble. On joue à guichets fermés, et c’est tant mieux! Prometteur, aussi.

Personne ne sait qui est prévu en ouverture. Qantice, groupe de prog hexagonale qui a déjà enregistré deux albums – The cosmoscenery et The pantonauts – a été retenu pour chauffer le public. Les connaisseurs le savent: ce groupe évolue dans un hard rock progressif qui se distingue par la mise en avant des violons qui apportent une tonalité toute particulière à sa musique. Mais ce soir, à l’étroit, ce qui marque d’emblée c’est le look du guitariste, Tony, tout de blanc vêtu, portant des bottes de motard lui donnant des airs de cosmonaute. Sans conteste mis en avant, il égrène ses notes soutenu par son chanteur David Akesson. ça passe, aisément, sauf la trop longue ballade. Le groupe ne peut s’exprimer autant qu’il le souhaite mais marque quelques points ce soir.

QANTICE

QANTICE

Toutefois, si le public s’est déplacé, c’est bien pour Myrath. Plutôt que de foncer dans le tas, les Tunisiens donnent le La dès l’introduction de ce concert dispensée par une violoniste et une danseuse orientale. Puis, sans un temps morts (presque, nous y reviendrons), Zaher Zorgatti et sa bande débarquent sur une scène évoquant leur Tunisie natale. Naturellement, Legacy, le dernier et superbe album est mis en avant, tout autant que son prédécesseur, Tales from the sand,et les gars se détendent rapidement. Quelle bonne idée d’écarter ton pied de micro, Zaher! Joli, mais encombrant. Si Malek Ben Arbia, le guitariste, est appliqué, Zaher est de plus en plus détendu. « On vous a apporté le soleil de Tunisie. Mais même pour nous, il fait très chaud! » Oui, il fait chaud, le thermomètre affiche facilement 30° (incroyable, non?) Au point que  Zaher change régulièrement de tenue et que Morgan, le batteur, se voit dans l’obligation après une heure de concert de quitter son poste sans explication aucune. Besoin urgent? Ras-le-bol? Kevin Codefert vient enfin annoncer le pourquoi: il fait simplement trop chaud, et le batteur a besoin de se réoxygéner. Malek nous propose une petite démonstration de guitare, pour combler ces longues minutes. Mais au delà de cet incident bien involontaire, ce que l’on retiendra de cette soirée est le soin que Myrath apporte à sa mise en scène: au delà du décors, ce sont les interventions des danseuses orientales dont le rôle illumine la musique, les lights travaillées et la chaleur et le naturel de chacun des musiciens. Pour une première tête d’affiche, Myrath a fait très fort. Une première à confirmer avec plus de dates et un retour – discographique et scénique – rapide. Ne nous faites pas attendre 4 années supplémentaires, svp, et venez nous voir en dehors de Paris.

MYRATH

MYRATH

MYRATH

MYRATH

SIXX:A.M – Prayers for the damned Vol. 1

SIXX AM 2016Lancé comme un outil pour promouvoir, illustrer et mettre en musique The heroin diaries, l’autobiographie de Nikki Sixx, bassiste de feu Mötley Crüe, Sixx:A.M. est aujourd’hui un groupe à part entière. A peine le Final Tour des enfants terribles de L.A. terminé, DJ Ashba également libéré de ses obligations, que le groupe se remet au travail et nous offre aujourd’hui ce premier volet d’un Prayers for the damned qui promet de lancer le groupe sur de bons rails. Et pas de coke, svp, ceux de la voie du succès. James Michael est vocalement au top, et le son qu’il concocte à l’ensemble qu’il produit est plus que séduisant. Totalement moderne, gras et généreux, chaque titre enrobe l’auditeur d’une couverture rassurante et chaleureuse. Rise, qui ouvre cet album, est promis au titre de hit et de futur incontournable scénique. Sixx:A.M. maîtrise parfaitement l’art de la composition, chaque titre étant calibré pour un séduire un public hétéroclite. A la fois rock et pop, le groupe explore des univers variés, évoquant parfois l’esprit de Five Finger Death Punch, mais parvient à développer son propre univers sonore. La power ballad Better Man, le plus jumpy Can’t stop, l’ambitieux et queenesque When we were gods, les titres se suivent sans se ressembler. C’est cette variété qui fait la force de Prayers, qui en fait un album riche et complet. Alors, non, il ne plaira pas aux amateurs de brutalité, mais il trouvera sa place auprès des amateurs de hard rock varié, carré, typé US metal actuel. En plus, ceux qui ont vu la prestation des gars au Hellfest pourront confirmer qu’il s’agit aussi, surtout, d’un grand groupe de scène. Oui, la voie du succès s’ouvre à vous. On attend le Vol.2 avec impatience.

Note: 8,5/10

Titre que je retiens: Prayers for the damned

PHOTO DE LA SEMAINE: DEEP PURPLE

Roger Glove, Deep Purple - Paris, le Zénith, le 13 novembre 2012

Roger Glover, Deep Purple – Paris, le Zénith, le 13 novembre 2012

La force tranquille d’un vieux briscard de la route… J’ai vu Deep Purple pour la première fois lors après sa reformation en 1985 dans un POPB archi comble, au lendemain de deux journées d’un France Festival en demi teinte. Mais je n’avais pas eu l’opportunité de les voir accompagnés de Steve Morse. Ce soir du 13 novembre 2012, alors que Deep Purple se produit une énième fois en France, c’est chose faite. Lire la suite

ACE FREHLEY: Origins Vol.1

AceFrehleyOrigins1 2016

Rock/Hard rock, USA (Entertainement One, 2016)

Ace Frehley reste scotché dans le passé? Ce Origins Vol.1 (ainsi que la photo intérieure du livret) pourrait en tout cas le laisser croire… L’éternel Space man de Kiss n’a jamais réussi à vraiment revenir sur le devant de la scène ni à se faire complètement oublier. Résultat: à chaque fois qu’il propose une nouvelle galette, on espère le voir retrouver un vrai public. Qui n’est pas loin, sa prestation l’an dernier au Hellfest le prouve bien. Lire la suite