SAXON: Let me feel your power

saxon-2016Heavy metal, Angleterre (UDR, 2016)

Bon, c’est clair: il faut absolument que j’arrête de demander aux membres de Saxon, quand j’ai l’opportunité de les rencontrer, s’il est raisonnable de publier autant de nouveautés puis de remarquer que ça s’est calmé. En réalité, non, le rythme est toujours soutenu car Saxon est hyper actif. Jamais un moment de répit, hors de question de se faire oublier. Et si l’on fait les comptes, ces cinq dernières années, Saxon aura joué, en France – et hors festivals – devant plus de monde qu’Iron Maiden. J’en vois qui sourient? Faites les comptes: Saxon tourne en France très régulièrement là où la vierge de fer ne se contente plus que d’une date à Paris… Mondialement, c’est pareil. Alors, de nouveau, ça valait bien un petit live, non? Let me feel your power se trouve être un doublé, puisque la bande à Biff profite de cette opportunité pour nous offrir deux concerts distincts, tous deux captés lors de la tournée Battering Ram, dernier album en date. Le produit proposé est composé de deux CD et d’un DVD. Le CD 1 retrace le concert de Saxon à Munich sur la tournée commune avec Girlschool et Motörhead (saloperie d’en….s de daesh qui nous auront empêchés d’assister à la date parisienne!) et comporte 13 titres plus 3 enregistrés à Brighton. Le second CD a été enregistré à Chicago, et propose 18 titres. Ceux qui ont assisté ces dernières années à un concert de Saxon le savent: Biff et ses gars sont dans une forme resplendissante et personne ne peut les prendre en défaut sur scène. Avec une ribambelle de classiques, il serait facile de rester fidèle à une setlist. Mais non, Saxon offre au public américain, outre ses indispensables standards que sont Wheels of steel, Denim and leather, Motorcycle man, Strong arm of the law, Heavy metal thunder ou Princess of the night, et quelques extraits plus récents (Battering ram, Sacrifice) des pépites qu’on n’a pas entendues depuis des lustres. On se délecte donc des This town rocks dont on avait oublié l’explosivité, Rock the nations, Just let me rock ou Solid ball of rock proposés lors de ce concert particulier. Une indication de ce qui nous attend lors de la future tournée européeenne? Le DVD quant à lui est la mise en image de ces deux concerts. Les images sont propres, le groupe visiblement heureux (Biff et Nibbs vont se décrocher la tête un jour, Paul, toujours appliqué, sait aussi aller chercher le public), les Anglais continuent de prendre leur pied sur scène. Non, ce n’est pas qu’un simple boulot. Malgré un incroyable nombre de sorties , Saxon ne se moque pas de ses fans qui peuvent, les yeux fermés, se procurer ce nouveau témoignage d’un dinosaure de la NWOBHM et du metal moderne.

Note: 8,5/10

Titre que je retiens: Just let me rock (avec en bonus non négociable un gros doigt pointé à la face de ces ignorants barbares qui veulent nous empêcher de vivre. Simplement vivre, merde!)

Photo de la semaine: ORANGE GOBLIN

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Je ne suis pas spécialiste d’Orange Goblin, loin s’en faut. Cependant, l’avantage d’un festival est de pouvoir y voir et découvrir de nombreuses formations. J’avais entendu parler des stoners anglais, et était donc curieux de les découvrir live. Ce fut chose faite lors du Hellfest 2015, et le bouffon orange s’est ici transformé en extra terrestre. J’avais réglé la vitesse à 1/200 de seconde et la sensibilité à 800 ISO. Lorsque j’ai déclenché, toute cette lumière a créé cette surexposition, heureusement contrastée par l’ombre du bassiste, offrant ce résultat inattendu et accidentel. C’est ce qui fait aussi une grande partie de la magie du spectacle vivant.

GLORY HOLE – First experience

GLORY-HOLE---FIRST-EXPERIENCE-SD-COVERHard rock, France/Angleterre (EpAutoproduction, 2016)

Glory Hole est un groupe franco anglais. Et, avant tout, pour ceux qui souhaitent faire une recherche sur internet, un avertissement: tapez Glory Hole band… Car ce groupe semble, par son nom et certains des titres de ce premier Ep, inspiré par le groupe que l’Amérique entière voudrait censurer, le groupe interdit aux moins de 18 ans, Steel Panther. Mais là s’arrête la comparaison, car chacun des 5 titres de ce Ep propose une facette dofférente, étonante, rentre-dedans… dce dont est capable ce groupe. On navigue entre un esprit neo-metal – Lost, sa basse ronflante et sa voix alternant entre rap et chant rock – hard rock plus traditionnel et direct (Love) ou orienté 70’s (le très évocateur Anaconda’s sister)ou le fringant Kill your classmate. Alors, non, Glory Hole n’a guère en commun, musicalement parlant, avec Steel Panther, et en proposant de nous laisser découvrir plusieurs facettes, le groupe nous montre aussi son ouverture d’esprit. Ou son hésitation à suivre un chemin plutôt qu’un autre. C’est sympathique, plutôt bien fait, le chant est puissant et parfaitement compréhensible et l’ensemble donne envie d’en connaitre plus. Mais de quelle manière Glory Hole compte-t-il se démarquer? Wait and see!

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: Anaconda’s sister

VARDIS – Red eye

VARDIS_Red-eye 2016Heavy metal, Angleterre (Steamhammer/SPV, 2016)

NWOBHM. Parmi la myriade de groupes issus des scènes d’un metal renaissant, Vardis s’était distingué dès 1980 avec son premier album, 100 m.p.h sans jamais réussir à distancer sa concurrence directe. En 2016, Vardis revient après une très longue absence avec ce Red Eye prometteur. prometteur car cet album est bourré des mélodies et riffs joyeux et entraînants, d’un chant particulier et d’une énergie qui n’a pas changé. C’est sans doute là la plus grosse difficulté de Red Eye: bien que tentant de se moderniser, Vardis semble resté coincé en 1984. Il y a du plaisir de la part de Steve Zodiac, mais plus rien d’irrévérencieux. Il y a de la composition, mais le chant ne me convainc guère. Il y a du fun comme Back to school aux paroles un peu ridicules passé 50 ans) mais sur fond de riffs tellement classiques qu’on n’est guère surpris. Il y a du hard rock (Lightning man) et certains passages se veulent punk (The knowledge). Et il y a le clin deuil instrumental (200 m.p.h) à un glorieux passé venant sans doute boucler la boucle. Sympathique sans pour autant être remarquable, Red eye se laisse écouter avec plaisir et une certaine nostalgie.

Note: 7/10

Titre que je retiens : 200 m.p.h

PHOTO DE LA SEMAINE: DEEP PURPLE

Roger Glove, Deep Purple - Paris, le Zénith, le 13 novembre 2012

Roger Glover, Deep Purple – Paris, le Zénith, le 13 novembre 2012

La force tranquille d’un vieux briscard de la route… J’ai vu Deep Purple pour la première fois lors après sa reformation en 1985 dans un POPB archi comble, au lendemain de deux journées d’un France Festival en demi teinte. Mais je n’avais pas eu l’opportunité de les voir accompagnés de Steve Morse. Ce soir du 13 novembre 2012, alors que Deep Purple se produit une énième fois en France, c’est chose faite. Lire la suite

PURSON – Desire’s magic threatre

purson 2016 001Hard psyché, Angleterre (Spinefarm records, 2016)

Quel jour sommes nous? Ou, plutôt, en quelle année? Peut-on dire que Blues Pills et consorts ont ouvert la voie au retour d’un rock psychédélique, ouvertement inspiré par les années 60 et 70? Ou devrait-on simplement se contenter de citer Lavoisier pour qui « rien ne se perd, rien ne se crée: tout se transforme »? Un peu des deux, et avec un certain plaisir. Lire la suite

PHOTO DE LA SEMAINE : LEMMY (MOTÖRHEAD)

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Lemmy (Motörhead) au Zénith Paris la Villette le 21 novembre 2011

Inaugurer cette rubrique avec Lemmy m’a semblé évident. Cela pour deux raisons: tout d’abord, le bonhomme a tellement apporté à notre musique et au rock en général que je ne pouvais que, à ma façon, lui rendre cet humble hommage. Motörhead fait partie de ces groupes Lire la suite

BLACK SABBATH – Symptom of the universe

 

bio black sabbath 2013Mick Wall (Orion books, 2013)

A l’heure où Black Sabbath annonce prendre sa retraite au travers d’un Ep et d’une tournée (dont un prochain le Hellfest en tête d’affiche le 19 juin) tous deux intitulés The end (on nous a déjà fait le coup, mais là, ça semble sérieux au regard des problèmes de santé de Tony Iommi) certains se pencheront sur les nombreuses biographies qui, à l’évidence, referont rapidement surface ou viendront compléter des écrits plus que conséquents. Lire la suite