Comment ça envoie! Formé en 2018 à Cleveland, Dead Earth a publié un premier album, Truth hammer, en 2019. Crise sanitaire oblige, il a fallu aux Américains patienter avant de revenir armé de ce From the ruins qui thrashe de bout en bout. Dès Fear no one, le message est clair: un chant enragé, des guitares qui cisaillent et charcutent, une rythmique en béton armé et des mélodies qui vont du heavy metal traditionnel au thrash des vieux jours, l’ensemble mené par un esprit résolument hardcore. On trouve tout au long des 11 titres des influences évidentes – Slayer, Exodus, Suicidal Tendencies, Sick Of It All… – et d’autres qui le sont moins mais bien présentes – Iron Maiden, Motörhead, le punk anglais de la fin des 70’s. Dead Earth parvient à proposer des morceaux qui alternent les tempi, frappent aussi sévèrement qu’ils entrainent l’auditeur dans des recoins plus calmes (ce break quasi acoustique sur Monster est une bouffée d’air frais!) La grande force de Dead Earth est de proposer un album dont la variété des titres – et dans les titres eux-mêmes – n’essouffle pas et même interpelle. Ok, ça bourrine sévère, mais certains passages se révèlent si fédérateurs qu’on ne peut résister à cette explosion d’énergie positive. Un défouloir d’une superbe efficacité!
Il y a trois ans, Don Dokken s’était rappelé à notre bon souvenir en publiant la compilation de démos The lost songs: 1978-1981, relatant les débuts de son groupe, Dokken. Avant cela, il faut remonter à 2012 pour trouver trace d’un album studio, le bien nommé Broken bones. Bien nommé parce que depuis, le chanteur a connu des déboires de santé qu’on ne souhaite à personne. Paralysie du bras, reconstruction, doute… Le voici cependant de retour avec un groupe reconstitué. Le chanteur s’est entouré du guitariste Jon Levin, du bassiste Chris McCarvill et du batteur B.J. Zampa, le quatuor nous offrant aujourd’hui Heaven comes down, un album que les fans n’espéraient plus. Tu m’étonnes, plus d’une décennie s’est écoulée depuis le dernier méfait discutable de Don, et la compilation de raretés ne s’adressait vraiment qu’aux fans ultimes. Il était alors facile de penser que Dokken, le groupe, était fini. Seulement, voilà… Avec ces 10 nouveaux titres, Dokken se retrouve, sans se réinventer. Il nous propose des compos efficaces et rentre dedans, dotées de refrains accrocheurs. Le sens de la mélodie du gaillard n’a rien perdu, autre que sa voix. C’est sans doute le plus gros défaut de cet album, un chant un peu trop doux, presque faiblard même, au regard de l’énergie développée par Levin and Co. Musicalement, Dokken propose des pépites de mélodies qui nous replongent dans les meilleures années des 80’s. Du heavy très mélodique (Fugitive), du hard rock racé (Gypsy, Is it me or you?, Over the mountain…) et les incontournables ballades (I’ll never give up et I remember), un ensemble que vient conclure l’acoustique Santa Fe, ville où le chanteur a élu domicile. S’il n’est pas révolutionnaire, Heaven comes down est plus qu’une agréable surprise. Une douceur à consommer sans modération.
Les fans le savent, In This Moment ce n’est pas que du metalcore comme on aime à le penser. Godmode, le huitième album des Américains est là pour nous le rappeler. S’il commence brutalement avec le morceau titre et The purge, ce disque alterne les tempi et varie les plaisirs tout au long des 10 morceaux. Maria Brink s’y montre très en voix et passe d’un chant enragé à une bienveillante douceur. Elle est en cela soutenue par son complice de toujours, le guitariste Chris Howorth qui démontre, si besoin était, sa versatilité guitaristique. Sans être un spécialiste du groupe, je me prend au jeu d’une écoute continue et la variété des styles m’accroche de bout en bout. Chaque titre parvient à surprendre et interpeller. Il y a plus à ce Godmode que du simple metalcore, In This Moment évitant de se répéter et parvenant à se renouveler.
Voilà un des concerts que je ne voulais pas rater, d’autant plus depuis le retour de John Corabi dans la famille The Dead Daisies. Si le groupe à entrées et sorties permanentes a toujours suivi les aspirations du commandant de bord David Lowy, j’ai, malgré deux bons albums, moins accroché à la période Hugues. Et puis, le alors quatuor n’a jamais vraiment posé ses valises chez nous avec « The voice of rock » – deux concerts en 2022 (à Vienne et Pennmarch), un Hellfest annulé en dernière minute… Bref, après la crise sanitaire, le capital sympathie est à reconstruire. Et ça, c’est quelque chose d’inné avec Corabi.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Ce soir, la Machine du Moulin Rouge est plus que correctement remplie et le public accueille un Spike, ex chanteur de The Quireboys, qui propose ce soir un set acoustique; Seul en scène, accompagné de sa guitare et entouré s’un chevalet et de ce qui fait office de mini bar avec deux verres, le chanteur est de très bonne humeur. Tout au long de son set, il ne fera que blaguer, évoquer des souvenirs entre deux chansons. Sa démarches se faisant moins assurée au fil des minutes, nous sommes quelques uns à nous demander quel est exactement le contenu de son verre à bière…
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Le gaillard sème quelque peu le doute évoquant régulièrement un nouvel albu de « The real Quireboys »..; Serait-il donc de retour au bercail? Non, il a désormais son propre groupe qu’il a nommé The Real Quireboy. Est-ce le meilleur choix de patronyme? Permettez moi d’en douter, mais l’avenir sera plus explicite.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Son set est composé de classiques des Quireboys et de quelques reprises, mais il est surtout composé de souvenirs qu’il évoque, des ces moments passés sur la route avec Whitesnake et Aerosmith (c’est la plus belle année que j’ai vécue. On n’a touché aucune drogues cette année là, non, non, rien du tout! ») et partage facilement, toujours avec le sourire et sa bonne humeur communicative, anecdotes sur anecdotes. Le public se marre, et tant mieux. Car le set musical en lui même peut, sans ces intermèdes, sembler un peu longuet, même si le public reprend en chœur certains des titres les plus connus. Mais le gaillard, malgré les signes du staff lui indiquant qu’il est temps d’arrêter, continue de jouer, cherchant un titre dans son classeur… Un set dont on se souviendra plus pour la déconne simple que pour le contenu musical, aussi sympathique soit-il.
Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Un pupitre, un pied de micro et une caisse, c’est assez rapide à sortir de scène. A peine 15′ après la fin du set de Spike, la Loco… euh, la Machine est replongée dans le noir. The Dead Daisies déboulent pied au plancher avec Resurrected. Un choix de titre d’ouverture qui sonne comme les meilleures augures et qui, je le pense, n’est pas un choix fait à la légère. D’ailleurs, la tournée elle-même s’intitule Resurrected Tour…
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Il faut peu de temps à Doug Aldrich et John Coraby pour saisr le public à la gorge, public qui découvre ce soir le « petit nouveau », le bassiste Michael Devin, presqu’un clone de Marco Mendoza en plus… concentré. C’est aussi le cas du capitaine David Lowy qui se lâche au fil des titres.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Corabi est ce soir très en forme, et communique très facilement avec le public. Il est visiblement heureux d’être de retour au bercail. Si, ce soir, TDD fait naturellement la part belle à sa discographie avec Corabi, le groupe n’écarte pas la période Hugues dont trois petits morceaux sont joués (Unspoken et Bustle and flow de Holy ground et Born to fly de Radiance).
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Le public reste cependant particulièrement réceptifs aux désormais classiques du groupe qui défilent les uns après les autres. Les musiciens occupent chaque espace de la scène, allant chercher e public autant que faire se peut.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Brian Tichy nous gratifie d’une superbe et puissant solo de batterie avant que Corabi ne prenne le temps de présenter chaque musicien, prétexte à mini medley. « Si vous aimez ce que vous entendez, c’est grâce à moi! Si vous n’aimez pas ce que vous entendez, c’est de sa faute » dit-il en désignant David Lowy qui entame Highway to hell (AC/DC). Puis vient le tour de Brian Tichy (Living after midnight, Judas Priest) et du nouveau venu… « Je suis allé chez mon ex-femme, un jour, et dans mon canapé, ce mec était assis. Je t’ai déjà remercié de m’avoir soulagé d’elle? » demande-t-il à Michael devin avant que ne résonnent les premiers accords de Heaven and hell (Black Sabbath). « L’homme aux cheveux dorés » c’est naturellement Doug Aldrich, désormais le plus ancien membre « permanent » de TDD (Smoke on the water, Deep Purple). Puis c’est au tour du chanteur de se voir présenté avec We’re an American band (Grand Funk Railroad).
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
La tension est telle qu’on sent l’approche de la fin du concert. Mais avant cela, toujours de bonne humeur, Corabi vient taquiner le public: « Vous avez ce truc en France avec le vin. Mais aimez-vous la bière? Et le whisky? Vous aimez la tequila? Voulez-vous faire un tour au Mexique? » et c’est parti pour un explosif Mexico baigné de lumières vertes, rouges et blanches, au couleur du drapeau mexicain.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
TDD quitte la scène après sa version de Midnight Moses avant de revenir pour offrir l’incontournable Long way to go – plus que jamais d’actualité… – et de conclure avec sa dernière reprise en date, Slide it in. Marrant quand on pense que deux des membres actuels des Daisies sont passés dans le giron du Whitesnake de Coverdale…
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Ce soir, si la Machine n’affichait pas complet (faut dire que cette salle est tout sauf pratique pour circuler ou voir correctement), The Dead Daisies nous a offert un concert chaleureux, nous montrant un groupe très en forme – mais ne s’est pas prêté à son habituelle séance de dédicaces après son show… Avec une telle énergie, nul doute que le groupe sera bientôt de retour avec un nouvel album et de nouvelles dates. En tout cas, la soirée fut à l’image du groupe: rock’n’roll et chaleureuse!
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Merci à Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.
The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023The Dead Daisies live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023Spike live@La Machine du Moulin Rouge, le 5 oct 2023
Oups, il nous a échappé, celui-là… Et il mérite une petite séance de rattrapage, parce qu’on les aime bien, chez Metal-Eyes. Les Américains de Dropkick Murphys ont toujours su faire du rock celtique qu’ils pratiquent un moment de fête et de bien-être. Leur douzième album ne déroge pas à la règle. Et même si, sur la pochette de Okemah rising, il est écrit « acoustic », la joyeuse bande a rebranché l’électricité. Comme pour son précédent album, le groupe rend hommage à Woody Guthrie en mettant en son les textes du bluesman. Et force est de constater qu’une fois encore, le mariage fonctionne à merveille. Malgré la séparation temporelle entre ces artistes engagés, les textes de Guthrie sont toujours d’actualité (trop, sans doute…) et sont ici plus que mis en avant par Dropkick Murphys, toujours actif en matière sociale. Mais les punks celtiques parviennent à dénoncer, avec les mots de Guthrie, les travers de la société sans toutefois semer la zizanie. C’est bien de vie qu’il s’agit, de la joie de vivre même, malgré les difficultés économiques et sociétales. De My eyes are gonna shine à I’m shipping up to Boston – Tulsa version, tout est gai, enjoué et entrainant. On a envie de chanter, danser, bouger, remuer du popotin et lever le poing, une bière à la main, et ça, ça fait du bien. Avec Dropkick Murphys, on a simplement envie de passer un bon moment. En Cd ou en concert. Et ça tombe bien: on vient de les annoncer de retour à un certain Hellfest en juin procain!
S’il y a quelques points communs avec le black metal – le maquillage et le chant enragé et aigu – musicalement, les Américains de Suicide Puppets sont plus proches d’un metal bien heavy qui flirte avec le symphonique (Death note, Prey, Sinner) ou l’électro (1000 ways to die). Rythmiquement, ce Beyond the veil, Ep de 5 titres, tabasse sec, c’est sûr, mais est-ce suffisant? Car la batterie est assez répétitive et les riffs, s’ils sont efficaces, ne présentent que peu d’originalité. Alors, oui, il y a de l’envie et de la volonté, mais au final, je retiens quoi? Des influences Cradle of Filth, d’autres Amaon Amarth, d’autres, encore, plus proches de Nightwish. On passe un bon moment, certes, mais rien ne m’emporte vraiment… Il manque le quelque chose qui distinguerait Suicide Puppets de la masse. Dommage.
Il y a Baroness et Baroness… Un groupe évolue, et c’est normal, et Baroness fait indéniablement partie de ceux-là. Jadis lourd, oppressant ou intriguant, la formation de John Baizley propose aujourd’hui, avec Stone, un album étonnant à plus d’un titre. Avec ses 10 morceaux (dont une intro quelque peu… ambiancée), Stone navigue de genre en genre sans jamais imposer une ligne directrice évidente. Aussi coloré et torturé que la pochette qui l’illustre, cet album s’apprivoise avec patience. C’est d’évidence ce qui en fait son intérêt et sa force. Déroutant pour les fans de l’ancien temps, novateur pour d’autres, Stone présente également la plus récemment arrivée – qu’on a pu découvrir live au Hellfest 2022 – qui pose son empreinte avec des backing discrets et nuancés et des lignes de guitares souvent étonnantes. Tout au long de Stone, Baroness explore, déroute l’auditeur, voire le décontenance. C’est à la fois la force et la faiblesse de ce disque qui nécessite bien plus qu’une écoute avant d’être apprivoisé. Le genre d’album qui hérisse avant qu’une nouvelle écoute, à froid, un appel à la curiosité, ne permette de le révéler totalement. Oui, définitivement, il y a Baroness et Baroness. Stone en montre une facette nouvelle et, par conséquent, encore inconnue du grand public. Stone fait partie de ces albums qui se révèlent totalement avec le temps.
LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023 LA Edwards live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023Rival Sons live @Paris Olympia, le 27 oct 2023
Le revival 70 sourit plus à certains, et Greta Van Fleet fait partie de ceux-là. Avec Starcatcher, son troisième album, il y a fort à parier que les Américains vont continuer de faire parler d’eux, avec des pro et des anti… Car dès Fate of the faithfull, il est clair que le groupe évolue dans sa formule tout en conservant ce son vintagequ’il affectionne et n’est pas près de renier ses influences. Impossible sur Waited all your life de ne pas entendre le mimétisme avec Robert Plant lorsque Josh Kiszka implore avec tristesse ses « Please stay » répétitifs ou sur l’outro Farewell for now... Alors oui, GVF sont les dignes héritiers de certaines légendes (Led Zeppelin, évidemment, mais également The Who (Runaway blues, morceau expéditif s’il en est!), évoque les grandes heures du funk (le très groovy The indigo streak). Cependant le quatuor apporte sa personnalité avec des sonorités plus modernes. La production, brute et fine à la fois, renforce cet esprit volontairement vintage d’une musique qui se veut aérienne et planante, sentiment renforcé par l’apport de discrètes touches de claviers ou d’harmonica (The falling sky). On pourra regretter que certains arrangements n’apportent rien de particulier et peuvent parfois sembler trop faciles mais le résultat est là: cet album s’écoute de bout en bout sans lassitude ou temps mort. Greta Van Fleet continue de creuser son sillon et atteint ce stade envié d’une reconnaissance publique qu’il doit maintenir et préserver. Ce très bel album y contribuera sans nul doute.