SKALD: Winter songs

France, Folk (Decca, 2021)

A peine un an après un Viking memories confirmant le potentiel de la formation folk, Skald nous propose Winter songs, un Ep 5 titres. premier constat: Pierrick Valence n’est plus lié à Skald. En tout cas, il n’est pas mentionné dans le line-up. Il ne reste donc que la chanteuse Justine Galmiche et le multi instrumentiste Christophe Voisin-Boisvinet. Comme l’indique le titre de ce nouvel opus, Winter songs traite de l’hiver, et plus précisément du 21 décembre, date de son solstice, lorsque la lumière annonciatrice de renouveau que les peuples nordiques célébraient pas moins de 10 journées durant. La voix envoutante de Justine se marie parfaitement à la douceur des cordes – dont luth et harpe que l’on distingue aisément. Les amateurs de culture scandinave reconnaitront ici deux morceaux traditionnels (Villemag og manhild et Pat maelti min modir) et deux nouvelles versions de Run et Grotti, ne laissant place qu’à une nouveauté, Jolanott qui ouvre cet Ep contemplatif et envoutant. Un disque à écouter au coin du feu qui réchauffera nos longues soirées hivernales.

SKALD: Vikings memories

France, folk (Decca records, 2020)

Avec plus de 80.000 exemplaires de son premier album vendus – sans compter le nombre de vues sur le net – comment Skald pouvait-il ne pas envisager une suite? C’est aujourd’hui chose faite, le « groupe » – ou projet, fondé par Christophe Voisin-Bonnet et composé de Pierrick Valence et Justine Galmiche – revenant avec Viking memories. Skald reprend la recette si efficace et séduisante d’un folk viking et tribal. Qui aime cette époque, cet esprit et, aussi, la série Vikings sera séduit par cette musique folk, inspirée et – très – contemplative. C’est un véritable voyage initiatique auquel la formation nous convie mais… Mais, pour tout amateur de metal et de décibels, il manque, et c’est bien le seul défaut de ce disque par ailleurs impeccablement mis en son, un peu de noirceur dans le propos, un peu de puissance, aussi. Est-ce l’objectif de Skald que de démonter les nuques? Non, bien sûr. C’est simplement beau, ça s’écoute très facilement, plutôt en deux fois pour bien intégrer l’ensemble. De la belle ouvrage qui nous change un peu de a violence habituelle de Pierrick.