SAXON live à Paris: la galerie

retrouvez ici le live report du concert

 

SAXON live à Paris: Le Trianon, 9 décembre 2022 (avec Victory)

Retrouvez ici la galerie photos du concert

La file qui s’étend sur plus de 150m devant le Trianon à 30′ du début du concert est impressionnante. Pourtant, les agents de sécurité font leur inspection rapidement et il ne faut au final que quelques minutes pour se retrouver à l’intérieur de cette superbe salle. Initialement programmé le 2 octobre dernier, le concert de Saxon a été repositionné en ce 9 décembre la salle ayant subi des fuites forçant le groupe à annuler sa prestation initiale. Fort heureusement, les fans – multigénérationnels – sont présents en nombre, le Trianon affichant complet ou presque, les dernières places se vendant directement au guichet.

VICTORY

Initialement prévus en ouverture, les Anglais de Diamond Head qui ont ouvert pour leurs compatriotes sur le reste de la tournée n’ont pu ce soir rejoindre la bande de Biff Byford et Paul Quinn. Vraiment dommage mais Saxon a trouvé un remplaçant de choix avec Victory, groupe allemand formé en 1984 récemment (re)reformé (encore un groupe au parcours quelque peu chaotique) qui a publié en 2021 le superbe Gods of tomorrow, quelque peu, naturellement, mis à l’honneur ce soir.

VICTORY

Là encore, nous voici en présence d’un groupe multigénérationnel: la jeune garde, fraiche et affamée, est représenté par Gianni Pontillo, chanteur à la voix d’or puissante et chaleureuse, le guitariste Mike Pesin et le bassiste « à fond dans ce que je fais » Malte Burkert, tous trois affichant une belle complicité et soutenant le travail d’orfèvre du concentré batteur Mike Stein, et du guitariste bien connu des fans de Sinner et d’Accept – entre autres – Herman Franck, tous deux membres historique et piliers actuels de la maison Victory.

VICTORY

Contrairement à d’autres, Saxon a été particulièrement généreux avec Victory qui bénéficie d’une superbe mise en son et de lumières magnifiques. Les Allemands bénéficient également de 45 bonnes minutes pour séduire et convaincre le public qui grossit au fil du temps, malgré de nombreux absents bien massés devant le stand de merchandising.

VICTORY

Victory propose un heavy metal traditionnel et varié, inspiré du metal US des 80’s avec ses superbes mélodies et ses refrains entrainants et du Heavy européen (allemand autant qu’anglais) et sa puissance de feu. La diversités des rythmes se révèle rapidement d’une grande efficacité – il y a de la place pour tout, mid et soft-tempo inclus – et le public présent se montre bientôt très réceptif.

VICTORY

Les musiciens sont très mobiles et Herman Frank semble particulièrement heureux de retrouver le public parisien, affichant sourires et envie d’aller chercher de nouveaux fans. Etant donné l’accueil et les réactions, on peut dire que c’est, ce soir, mission accomplie!

SAXON

Le kit de batterie étant déjà installé, le changement de plateau est assez rapide. Il est 20h15 lorsque les lumière s’éteignent et que l’intro du dernier album envahit le Trianon. Nigel Glocker s’installe discrètement derrière son kit, acclamé par la foule, rapidement suivi, dans la pénombre, de Tim Nibbs Carter, Doug Scarrat et Paul Quinn avant que Biff Byford ne déboule tel un père tranquille prêt à attaquer son public.

SAXON

Si Saxon fait ce soir naturellement honneur à son dernier superbe album, Carpe diem, en en proposant pas moins de 6 titres, si les classiques sont aussi, naturellement, de sortie (au nombre de 9), le groupe surprend avec une setlist osée qui propose aussi de jolies surprises et raretés faisant de ce concert, classique dans sa forme (Nibbs qui se démonte les cervicales, Doug reste concentré et appliqué…), un moment rare dans la carrière des ancêtres du British Heavy Metal. Car, oui, quel plaisir de pouvoir écouter The Thin red line, issu de Unleash the beast ou encore Metalhead que le groupe a récemment remis au goût du jour en le réintégrant à sa setlist!

SAXON

La scène est aux couleurs du dernier album, la batterie surélevée et Saxon a même prévu quelques effets, dont de beaux jets de fumée sur un Sacrifice teinté d’un rouge, donnant à Biff un regard quelque peu maléfique. Peu d’artifices au delà de celui-ci, la fumée revenant régulièrement au gré des titres dont les plus attendus sont judicieusement placés entre deux nouveautés/raretés.

SAXON

Si les Anglais affichent une forme resplendissante, le show est aussi dans le public. Rarement ai-je pu assister à des pogos et (mini) circles pit avec Saxon. Que penser de ce parterre qui ressemble rapidement à un trampoline tant le public saute ! Public qui comprend, Biff le note à quelques reprises, différentes générations, et ça, ça fait plaisir pour un groupe de cette ancienneté.

SAXON

Après And the bands played on, le chanteur tend le bras vers un spectateur qui lui donne un tissus flanqué de la couveture de l’album mythique (un des…) Wheels of steel avant d’annoncer que « c’est justement le prochain morceau ». Las une fois ce classique indémodable terminé, le groupe quitte la scène. A peine une heure et quinze minutes se sont écoulées depuis le début du show mais…

SAXON

Rapidement les 5 réinvestissent les lieux pour un long rappel. Unique rappel mais suffisamment long pour décocher quelques dernières perles classiques de chez classiques. The pilgrammage, superbe, précède ainsi Strong arm of the law, Solid ball of rock, 747 (strangers in the night), denim and leather et Princess of the night qui achèvent de nous convaincre tous que, même si la fin est plus proche que le début, Saxon a encore de très belles années devant lui. Je rajoute un pari sur le Hellfest en 2023…

SAXON

Plus de 40 ans de carrière, imaginez un peu! Et toujours pas de retraite annoncée! Une superbe soirée que celle que nous ont offerts les 5 Anglais, et une très belle manière de terminer cette année de reprise de concerts.

Merci à Olivier Garnier (réplica promo) et GDP d’avoir rendu ce report possible.

Retrouvez ici la galerie photos du concert

VOLBEAT live à Paris, le 31 octobre 2022 – avec Bad Wolves et Skindred

Retrouvez ici la galerie du concert

C’est un Zénith en petite configuration qui accueille ce soir une affiche internationale. Toute petite configuration, même, puisque la scène dispose d’une gigantesque avancée dans la fosse allant presque toucher les premiers gradins… C’est dire si les groupes seront ce soir au contact du public, tous s’appropriant avec plaisir cette massive excroissance. La scène est déjà presque entièrement installée, les 3 sets de batteries déjà en place réduisant quelque peu l’espace.Seulement… Si les concerts en plus petites salles auxquels j’ai récemment assisté ont affiché complet, ce n’est pas le cas du Zénith où l’on circule ce soir très facilement.

BAD WOLVES

Les Américains de Bad Wolves, qui se sont fait remarquer avec leur reprise de Zombie (The Cranberries) ouvrent le bal à 19h dans un Zénith tristement vide. A peine 1500 personnes sont déjà sur place, mais il est encore tôt en cette soirée d’Halloween (on croise des spectateurs maquillés, mais rien sur scène n’indique quel jour on est), et nul doute que le public va arriver. Chauffer la petite foule présente est toutefois compliqué pour Daniel Laskiewicz, nouveau chanteur du gang qui remplace depuis 2021 Tommy Vext (de nouveau récemment parti remplacer Ivan Moody au sein de 5FDP). Une petite demi heure à tenter de fédérer par ses harangues et invitations à jumper. Ca doit faire bizarre de se retrouver là face à nombre de sièges vides, mais les gaillards s’en sortent finalement bien, et pas seulement grâce à la reprise mentionnée plus haut, n’hésitant pas à arpenter la plateforme centrale. Sympathique entrée en matière même si pas mémorable.

BAD WOLVES

SKINDRED

Il faut peu de temps pour changer le plateau afin qu’à 19h45 le délirant Benji Weeb débarque de son univers sur fond de BO de La guerre des étoiles et embarque ses compères anglais de Skindred dans une (re)conquête du public. Le ragga metal du groupe n’est pas forcément celui que tout un chacun écoute à la maison mais en concert, avec la prêche du grand chanteur noir, ça le fait de bout en bout. La salle est désormais plus correctement remplie et le public est assez réactifs. Si Benji hésite à s’aventurer sur l’avancée de scène, préférant poser un pied sur sa plateforme perso, ça ne dure pas. Il y va, se l’approprie et fait participer le public dès que possible.

SKINDRED

Oh, cette rage, cette énergie communicative, que ça fait du bien, surtout agrémentées de cet humour pince sans rire du gaillard comme lorsqu’il revient sur scène avec un mini claviers aux couleurs tant aimées d’Eddie Van Halen faisant croire qu’il joue l’intro de Jump… à un doigt (en faut-il vraiment plus?) On retiendra aussi le duel vocal côté cour et côté jardin en plus de la bonne humeur communicative tout au long de ce show. Skindred remporte la palme du groupe bulldozer du soir. Un retour au Hellfest en juin prochain? En attendant, ils ouvriront en janvier 2023 pour la tournée de Royal Republic qui passera par la France.

SKINDRED

 

VOLBEAT

Difficile d’imaginer un demi Zénith pas complet pour accueillir les danois de Volbeat, mais pourtant. Ce ne sont qu’environ 2500 personnes qui sont ce soir présentes pour acclamer Michael Poulsen et ses compagnons, dont un Rob Caggiano qui a enfin lâché ses cheveux se transformant par instants en capitaine Caverne. La scène est vaste, les lights superbes et les écrans s’animent ici d’images variées (photos, dessins animés, extraits de clips), là des images captées live du public et des musiciens. Ouvrant comme c’est désormais son habitude avec The devil’s bleeding crown, le groupe enchaine sur un autre désormais classique, Pelvis on fire, issu de son précédent album, avant d’enfin commencer à présenter son dernier né, Servant of the mind (« un album vraiment metal« , comme le précisera Michael Poulsen) via Temple of Ekur.

VOLBEAT

Trois titres, et le public est déjà conquis, tant les musiciens se donnent – tranquillement, le concert de ce soir ne verra pas trop de sueur – pour chacun, et savent aller à la rencontre de tous. Le chanteur guitariste remercie le public présent d’être venu et rappelle les moments difficiles que nous avons tous vécus et les difficultés à retrouver des salles pleines. Mais il faut continuer.

VOLBEAT

Le dernier album sera au final représenté par 5 morceaux dont un The devil rages on précédé d’un discours de Poulsen, clair dans ses idées: « Oh, oui, le diable existe. Et il est Russe… » Aucun doute de qui il vise mais heureusement, le concert est teinté de bonne humeur, de convivialité et de sourires. Avant de lancer Shotgun blues, il demande au public qui a le dernier album de Volbeat et compte… 5 mains levées, et fait mine d’être dépité, mais il y en a heureusement plus.

VOLBEAT

L’humour est au rendez-vous d’ailleurs, lorsqu’il évoque sa fille qui lui demande s’il peut jouer je ne sais pas quoi, (mais un truc de son âge) avant d’avouer qu’il ne devrait pas dire ça en tant que père mais… « non, je ne peux pas« … « Papa… tu peux jouer Johnny Cash? – Johnny Cash? Putain, ça oui, je peux! » et c’est parti pour un peu de rock vintage. Jerry Lee Lewis nous ayant quittés il y a peu, on aurait apprécié un peu de spontanéité avec ce même type d’hommage, mais bon…

VOLBEAT

Doc Holiday vient majestueusement clore ce concert avant que Volbeat ne revienne pour un unique rappel. unique mais comprenant tout de même 4 titres – Sacred stones, dernier extrait de Servant, Die to live, For Evygt et l’incontournable et intemporel Still counting. S’ils nous ont offert un concert carré, chaleureux aux lights impeccables, bien que sans réelle surprise, Volbeat est une vraie machine de scène qui se donne comme il faut. Malgré le public qu’on aurait souhaité plus nombreux, c’est une très belle soirée que Volveat nous a offert. Merci!

VOLBEAT

Merci à Olivier Garnier (Replica promo) et Olympia production d’avoir rendu ce report possible.

Retrouvez ici la galerie du concert

VOLBEAT live à Paris – 31 octobre 2022: la galerie

Retrouvez ici le live report complet

Retrouvez ici le live report complet

BLACK STONE CHERRY : Paris, le Trianon, le 5 octobre 2022

Retrouvez ici la galerie photos du concert

A peine trois jours plus tôt, Saxon a dû annuler son concert, ce même Trianon où nous nous rendons ce soir ayant été quelque peu inondé, semble-t-il à cause des fortes pluies ayant entrainé une rupture d’une bouche incendie. Mais ce soir, tout est de nouveau opérationnel et les Américains de Black Stone Cherry peuvent sereinement s’y produire. Ce qui fait plaisir c’est que la salle est plus que bien fournie. Il ne reste que quelques places en vente, c’est très bon signe. Le public semble désormais vraiment être de retour en salles.

The Georgia Thunderbolts

Ce soir, c’est un concert un peu particulier et pas seulement parce qu’il s’agit de la dernière date européenne. Nous y reviendrons. Pour le moment, un léger soucis à régler en arrivant sur place: c’est la dernière date de la tournée et un micmac fait que le pass photo qui m’était réservé a disparu et que le groupe n’en a plus un seul à disposition… Je rate donc quelques minutes de la première partie avant de décider d’aller, à défaut de shooter, écouter et voir The Georgia Thunderbolts. Le groupe de bikers propose un rock sudiste simple et efficace. L’influence des géants du genre est réelle. Le groupe qui a sorti son premier album l’an dernier ne semble cependant pas tout à fait rodé à la scène. Certes, les guitaristes, Riley Couzzourt et Logan Tolbert, secouent leurs tignasses mais le bassiste, Zach Everett, très discret, ne quitte que rarement son poste. On remarque cependant la plus que remarquable voix, puissante et chaleureuse, de Lyle TJ, véritable machine à faire frissonner. Pendant un peu plus d’une demi heure, The Georgia Thunderbolts aura toutefois su séduire le public réceptif et varié.

The Georgia Thunderbolts

Il a fallu qu’Olivier Garnier explique à la régisseuse ma situation pour qu’enfin,  sans pass photo, je puisse accéder au pit le temps des « 3 premiers titres sans flash ». Si BSC est un habitué des salles parisiennes, c’est son premier passage au Trianon, sa dernière venue ayant permis de visiter la salle voisine, l’Elysée Montmartre. Et qui a déjà vu Chris Robertson et sa bande live le sait bien; Black Stone Cherry c’est la garantie d’un concert plus qu’énergique. Si l’on connait la pile sur pate qu’est Ben Wells, les regards se portent également sur Steve Jewell Jr., son nouveau bassiste ayant déjà laissé sa trace sur le Live from the royal Albert hall…y’all. Et le gaillard cherche à se donner autant que Jon Lawhorn, son prédécesseur pouvait le faire. Mais, malgré l’envie et la complicité avec les autres musiciens, il manque un petit quelque chose qui le distinguerait vraiment. Il se donne à fond, pourtant.

Black Stone Cherry

Pendant plus d’une heure trente, le quatuor revisite son catalogue, explorant chacun de ses albums. Démarrant avec Me and Mary Jane, seul extrait du mésestimé (ou trop décalé, c’est selon) Magic mountain, le groupe donne le ton d’un show puissant et coloré. Le très ZZ Top (tiens donc, le groupe qu’arbore Steve sur sin t-shirt) Burnin’, là aussi seul extrait de Familly tree. Étonnamment, d’ailleurs, alors qu’habituellement les concerts mettent en avant le dernier né d’un groupe, BSC n’accorde que peu de place à The human condition. Avec 2 extraits – Again puis Ringin’ in my head – on peut se demander si le groupe en est vraiment satisfait. Mais le public est aussi là pour entendre des classiques , et il va en avoir un paquet, dont certains joliment revisités.

Black Stone Cherry

 

On commence avec Blind man et Like I roll, suivi par une intervention de Ben Wells qui interpelle le public. On aura naturellement remarqué cette troupe typiquement américaine et ces filles blondes habillées d’une robe rose du meilleur mauvais goût – ces messieurs étaient plus sobres, reconnaissons-le. Cette troupe n’est rien moins que la famille de Ben dont c’est aujourd’hui l’anniversaire. « Je vous demande simplement, à 3, de vous retourner et de crier « Happy birthday Annie ». Je suis sûr que ça va lui coller le frisson! un, deux, trois! » et le public, qui regarde déjà le balcon, s’exécute avec joie. Les affaires reprennent dans la foulée avec Cheaper to drink alone et le plus ancien Hell or high water.

Black Stone Cherry

Le public est chaud – quelques pogos dans la fosse et un vêtement qui vole et revole, de l’eau qui gicle d’on ne sait où – et le revoilà mis à contribution sur l’imparable Soul creek et ses imparables « yeaheaheah, yeaheaheah ». Devil’s queen précède un impressionnant solo de batterie – comment pourrait-il en être autrement avec un batteur de la trempe de John Fred Young? – racé, explicite et pas trop long qui permet aux autres de souffler un peu. Le retour se fait avec la vidéo du moment, Ringing in my head avant un In my blood plus soft. Puis annonciateur de l’approche de la fin, Black Stone Cherry dégaine sa doublette incontournable – White trash millionnaire et Blame it on the boom boom – puis quitte le public après Lonely train.

Black Stone Cherry

C’est un rappel pauvre et riche à la fois que le groupe nous offre. Pauvre avec un seul titre, le pacifique et unificateur Peace is free. Riche parce que Black Stone Cherry est accompagné sur scène par les gars de The Georgia Thunderbolts. Ca en fait du monde pour chanter, avec le public, ce morceau qui fut, est et sera toujours d’actualité. Ce soir, Black Stone Cherry nous a de nouveau offert un concert de rock comme il sait le faire, simple, direct et efficace, le genre de concert qu’on a envie de revivre – et j’aimerai bien enfin les retrouver vous savez où et vous savez quand en 2023. C’est une autre histoire, à suivre.

Black Stone Cherry

Merci à Olivier « 100% garanti » Garnier et Live Nation d’avoir rendu ce report possible.

Retrouvez ici la galerie photos du concert

BLACK STONE CHERRY live à Paris 2022: la galerie

Retrouvez ici le live report du concert

 

HELLOWEEN et Existance live à Paris: l’Olympia, le 30 août 2022

Retrouvez ici la galerie photos du concert

Voici plus de deux ans que je n’ai pas mis les pieds dans une salle de concerts parisienne. Retrouver la capitale bruyante, salle, odorante et toujours en travaux n’a pour objectif que de retrouver les frenchies d’Existance – que j’ai bien involontairement ratés au Hellfest – et Helloween – que j’ai bien heureusement vu à ce même Hellfest. En arrivant boulevard des Capucines, une longue file patiente et piétine, ce qui est plutôt bon signe. Après les salles à moitié vides, il semble que le public ait envie de revenir en masse, et c’est tant mieux. C’est donc un Olympia quasi complet qui accueille nos citrouilles préférées.

EXISTANCE

Existance ouvre ce soir en lieu et place des Suédois d’Hammerfall qui, sans explications, sont programmés sur l’ensemble de la tournée à l’exception de Paris et Lyon. Tant mieux pour le groupe de Julian Izard qui attaque la scène dès 20h et prend directement le public à la gorge. Les amateurs le savent, Existance propose un heavy metal racé et puissant, totalement influencé par les 80’s, sans rien écarter: du look cuir et clous, bandanas sur le crane… au mélodies accrocheuses et rentre dedans en passant par le chant haut perché et puissant tout y est sans une once de nostalgie. Scéniquement, en une tout petite demi heure, les quatre font tout pour séduire le public qu’ils se mettent rapidement dans la poche. Là où d’autres en auraient simplement profiter pour jouer et poser (ce que les gars d’Existance savent faire et ils ne s’en privent pas!) Julian se permet  de faire participer la salle – très bien remplie au passage – en faisant chanter ce public quelques minutes augmentant le capital sympathie de la bande. Loin d’être un « jeune » groupe, Existance reste aujourd’hui encore trop méconnu du grand public. Mais avec le concert de ce soir, on peut espérer les voir grossir rapidement. Une valeur sûre à soutenir d’urgence!

EXISTANCE

Que le hall est bruyant plein de monde! Ca aussi, je l’avais oublié! Mais c’est aussi là qu’on recroise les copains, que l’on s’abreuve en attendant que le plateau soit changé. Une demie heure suffit pendant laquelle la sono diffuse des classiques du metal.

Si le retour au bercail de Mickael Kiske et Kai Hansen avait été une nouvelle explosive, on ne peut que se satisfaire que cette réunion n’ait pas été qu’un effet d’annonce et un feu de paille. Car, depuis, une tournée mondiale à succès a été effectuée et a aussi – surtout –  permis à Helloween d’enregistrer un album unanimement acclamé. Et la formation à 7 continue quelques années plus tard de tourner avec une complicité plus grande que jamais. Semble-t-il.

Ce soir, le concert nous démontre une nouvelle fois la solidité du Helloween version « Pumpkins united ». C’est un concert impeccable de bout en bout que nous offrent les 7 – exception faite sans doute des lights bien trop bleues pour les photographes (après le trop orangé du Hellfest, ils ne nous facilitent pas la tâche!) On connait désormais la formule: un démarrage à 7 puis une alternance de chanteurs solo et duo/trio. Sans surprise, ne change ce soir (exception faite pour les photographes, nombreux, qui sont séparés en 2 vagues non pas de 3 chansons mais de 12′ chacune!), le concert est divisé en trois parties distinctes: fun, speed et plus légère.

HELLOWEEN

 

Le rideau tombe dévoilant un kit de batterie monté sur une… citrouille. Ben oui! le temps de l’intro et le groupe déboule sur scène pour démarrer avec le long Skyfall (12′, justement) qui permet à chacun des musiciens de s’exprimer. Tout le monde est en place et le public est très chaud! Le dernier album en date est ce soir à l’honneur avec 4 extraits (plus Orbit sur bande en intro du concert). On peut regretter l’absence de Out for glory, mais avec un show de plus de deux heures, évitons de nous plaindre.

HELLOWEEN

 

Puis, Kiske et Andi Deris offrent une alternance sur les titres suivants, classiques du groupe (Eagles fly free, Future world, Power) ou nouveauté (Mass pollution que le public connait déjà sur le bout des doigts) avant de se retrouver sur Save us qui clôt cette première partie ultra festive, chaleureuse et qui nous montre un Helloween en pleine forme, heureux d’être enfin de retour sur scène.

La seconde partie voit Kiske et Deris céder leur place à Kai Hansen, dont le micro est installé au centre. A lui maintenant d’occuper ce public pendant une bonne vingtaine de minutes qui commencent avec un medley de titres issus du tout premier album d’Helloween, Walls of Jericho, alors qu’il était chanteur principal et guitariste. Honneur est donc fait à ces morceaux plus brutaux, speeds et énervés que sont Metal Invaders, Victim of fate, Gorgar et Ride the sky avant de terminer sa partie avec l’incontournable vérité Heavy metal is the law. Ouf, ça déménage, c’est plus sombre, mais que ça fait du bien aussi!

HELLOWEEN

La troisième partie démarre avec la ballade Forever and one, temps calme bienvenu après la tornade Hansen. Mais rapidement, les affaires chantantes reprennent avec un Angels qui monte en puissance suivi d’un solo de Sascha Gerstner qui, seul en scène, continue de jouer avec le public.

Dernier extrait du dernier album, Best time précède un Dr. Stein annonciateur de la presque fin du concert. Pas de ballons ni d’invités du public cette fois-ci, on se concentre sur l’amusement avant de conclure, ou presque, avec How many tears, introduit avec humour par Hansen qui précise qu’il s’agit là du « dernier titre de la soirée. Enfin, le « dernier »… On verra pour le rappel ». Un morceau explosif à souhaits en guise de final feu d’artifices qui permet une nouvelle fois aux trois chanteurs de partager leurs voix avant de quitter la scène.

HELLOWEEN

Naturellement 1/ il s’agit d’un concert de rock et on sait comment ça fonctionne et 2/on ne va pas finir une telle soirée comme ça! Il faut peu de temps pour que les 7 réinvestissent cette scène avec Perfect gentleman et une version longue, voire allongée de l’incontournable Keeper of the seven keys dont le final voit chacun des musicien en présenter un autre avant de voir ce dernier quitter la scène. Un par un, dans une chorégraphie parfaitement huilée laissant seul en scène un Sascha Gerstner terminant sa partie légère et aérienne.

HELLOWEEN

Le public n’est pas sur le départ et Helloween revient une nouvelle et dernière fois pour le classique message I want out. Pourtant, plutôt que de simplement terminer cette soirée dantesque avec joie et bonne humeur, ce dernier morceau est un nouveau prétexte pour faire participer le public dont une moitié est invitée à chanter des « Oh, oh, oh » tandis que l’autre moitié scande « I want out » quelques minutes durant. Un dernier titre aussi festif que l’ensemble de ce concert dans un Olympia aux anges. Helloween nous a ce soir proposé un des meilleurs concerts de l’année, sans aucun doute possible. Avec un public de retour en salle, et ça, ça fait du bien. Un voeux pieu, cependant pour terminer: pouvons nous espérer qu’une prochaine tournée voit Helloween piocher aussi dans ses albums de la décennie dernière (7 sinners, Straight out of hell et My god-given right)? A suivre, mais nous serons là!

Retrouvez ici la galerie photos du concert

Merci à Olivier Garnier, Roger Wessier et l »équipe de GDP.

HELLOWEEN et Existance live à l’Olympia: la galerie

Retrouvez ici le live report du concert

O’TEMPO FESTIVAL: retour sur la journée du 26 août 2022

Retrouvez ici la galerie photo dédiée O’Tempo Festival

Si l’an dernier la première édition du festival O’Tempo n’a attiré que 1500 spectateurs par jour, sans doute à cause de la « fin  » de la période de crise sanitaire et des craintes du public, c’est « complet » que l’évènement affiche cette année, au grand dam de quelques spectateurs venus dans l’espoir d’acheter une place en dernière minute. Compliqué, surtout que l’organisation a fait les choses intelligemment en proposant des préventes à tarifs réduits disponibles en ligne jusqu’à la veille du festival.

Localisé à Boigny sur Bionne, petite ville de 2000 habitants à quelques kilomètres d’Orléans, le festival propose 2 parkings publics, dont un proche de l’entrée pour les covoitureurs qui arrivent la voiture pleine. Une belle initiative écolo que je réévoquerai sous peu. Les transports en commun sont également prévus notamment réorganisés pour le dimanche afin de permettre aux festivaliers non motorisés d’arriver et retourner à Orléans.

Pendant 3 jours, le site – qui ressemble à un terrain de sport – a accueilli dans une poussière festivalière des artistes de tous horizons, ou presque, allant de la chanson française au set électro en passant par de la soul, de la variété ou du rock progressif.

Le terrain est divisé en trois partie: l’arrivée se fait dans le village où chacun peut charger son cashless (seul point noir à revoir l’an prochain tant les files d’attentes se sont allongées rapidement) afin de se restaurer auprès d’un des nombreux et variés food trucks. (Idée écolo pour l’an prochain: pourquoi ne pas exiger des restaurateurs de n’utiliser que du matériel biodégradable? La plupart le font mais certaines barquettes de frites économiques étaient en plastique non recyclable. Poussez l’esprit « vert » du parking co-voit jusqu’au bout, sans être pour autant jusqu’au boutiste!) C’est également cette partie qui accueille un espace détente très agréable avec ses transats et ses aires de jeux, l’espace sanitaire qui ne pue pas (en fin de première journée en tout cas) et la petite scène qui permet aux artistes de jouer devant un public somme toute assez important. Qu’il se déplace pour voir le groupe, s’abreuve, se restaure ou attende de pouvoir charger son cashless, il y a foule. Le village donne via deux entrées accès à la scène principale, seule au fond d’un terrain qui peut aisément accueillir plus que 5000 personnes (mais espérons que l’orga se limite à ces chiffres, voire ne dépasse pas les 7000 – on se marcherait dessus)

ORPHEUM BLACK

Si l’on va en festival, d’autant plus localement, c’est autant pour l’ambiance que pour croiser des amis, voisins, collègues… que pour y voir des groupes. Aujourd’hui, c’est simple: l’affiche est rock et populaire et la soirée commence dès 19h30 avec les Orléanais de Orpheum Black qui propose un hard rock très progressif. La formation est menée par un duo de chanteurs – Mélodie (Ex No Sign, Nothing), également aux claviers, et Greg, également à la guitare – et propose une musique assez aérienne en rien comparable à celle, beaucoup plus foncièrement rock, que proposait Wild Dawn, ancien groupe de Greg et de son complice, le guitariste épileptique, voire autiste, Romain.

ORPHEUM BLACK

Si j’évoque ce groupe défunt c’est parce que, même si la communication avec le publique est réelle, j’ai connu un Greg qui allait bien plus le chercher et le prendre à la gorge. Ce soir, c’est un leader assez doux qui, lorsqu’il s’adresse au public, parle simplement et sa voix est malheureusement couverte par les quelques notes de claviers.

ORPHEUM BLACK

Romain, quant à lui, est partout, s’agitant dès qu’il joue une note, arpentant la scène dans ce qui peut sembler être son univers. Bien que chacun de ses membres soit à l’aise et en place, sans doute manque-t-il une forme de complicité scénique pour rendre cette expérience vraiment différente. Le public semble réceptif, cependant, preuve en est le monde au merch après le concert, et c’est bien là le principal.

ORPHEUM BLACK

Quelques minutes de pause permettent au public de rejoindre la scène principale et acclamer rapidement les manouches de La Rue Kétanou. Honnêtement, si j’ai entendu beaucoup de bien de cette formation, je n’en suis pas un familier. Alors ce soir, pour moi, c’est une découverte. Et c’est fun.

LA RUE KÉTANOU

Le quatuor propose une musique populaire à base d’accordéon, d’harmonica, de guitares et diverses percussions, ensemble qui rend la musique joyeuse, entrainante et dansante. Très rapidement, les quatre dérivent et parlent de leur chorégraphe et critique n°1 qu’ils invitent sur scène.

LA RUE KÉTANOU

Arrivent une femme et une jeune fille bientôt rejointes par une foule de bénévoles du festival que La Rue Kétanou tient à remercier autant que le public. Parce qu’aujourd’hui, si le festival est complet, c’est grâce à vous, public, et grâce à eux, les bénévoles et l’orga ». Un concert festif, jovial et entrainant très apprécié par l’ensemble du public.

LA RUE KÉTANOU

Une pause permet à Cycix de jouer sur la petite scène avec ses platines. Ici, on s’appelle Metal Eyes et la musique de DJ et de boite de nuit, c’est pas mon truc. Le temps est venu de se restaurer et j’en profite pour écouter de loin et… ça ne m’attire pas. Je le laisse aux amateurs.

TRYO

Il est 22h lorsque Tryo déboule face à un public massif et multigénérationnel déjà tout acquis à sa cause. Qui a déjà vu le groupe live le sait: Tryo, c’est la fête assurée grâce à des hymnes forts et fédérateurs que tout le monde attends – et aura (Désolé pour hier soir, L’hymne de nos campagne, Ce que l’on sème, Yakamonéyé, La main verte…) – des nouveautés (Aimer)et une communion avec le public que Guizmo et Christophe Mali attrapent à la gorge -gentiment dès leur entrée sur scène.

TRYO

Les anecdotes foisonnent, la bonne humeur est de mise, le public est réactif et récréatif sautant, dansant et chantant de concert. Il fait sans doute plus de bruit que la sono, d’ailleurs et ça fait du bien! Les chanteurs sont complices comme jamais, et l’on sent un groupe simplement heureux d’être sur scène face à un public important.

TRYO

Si les gars savent tenir une scène et un public, on ne peut qu’admirer les lights colorées et l’engagement sans faille pour toutes les causes humaines. Cette clameur lorsque Christophe brandit un gigantesque drapeau aux couleurs LGBT! Les tubes défilent et voilà que déjà, programmation oblige, une petite heure et quinze minute plus tard, Tryo quitte la scène. Les demandes de rappel n’y feront rien, les lumières reviennent invitant le public à rejoindre le village où Cycix rejoue avec ses platines jusqu’à la fermeture du site à 1 heure du matin.

TRYO

Cette seconde édition a, pour sa première journée, tenu toutes ses promesses. O’Tempo est un festival à suivre pour qui aime divers styles musicaux, et l’on se doit de féliciter l’organisation pour la tenue d’une après-midi sans faille, parfaitement réglée (malgré un système Cashless à améliorer pour l’an prochain – pourquoi pas installer des bornes à l’accueil du site?) grâce au travail de tous et, notons le, surtout à celui des bénévoles.

Merci à Elodie Berneron d’avoir rendu ce report possible

Retrouvez ici la gallerie photo dédiée O’Tempo Festival

 

O’TEMPO FESTIVAL – la galerie

Retrouver ici le live report de la journée du vendredi 26 août 2022