ANTHRAX et The Raven Age live à Paris (Elysée Montmartre, le 16 mars 2017)

anthrax europe 2017

L’annonce de ce concert a fait son effet… Pensez-vous, pouvoir écouter, en live, Among the living afin de célébrer son 30ème anniversaire, ça ne se refuse pas! D’autant plus que je ne garde qu’un souvenir moyen des deux prestations qu’Anthrax a donné l’été passé au Download et, bien que en meilleure forme, du Hellfest. Ajoutez à cela le fait que je n’ai pas eu l’opportunité de retourner à l’Elysée Montmartre depuis sa réouverture, et qu’en plus je vais pouvoir voir, après les avoir rencontrés pour une interview, ce que donne The Raven Age en conditions live, tous les éléments sont réunis pour passer une bonne soirée.

La salle rénovée est lumineuse, propre et très accueillante. Intérieurement, la configuration me semble identique, exception faite du vestiaire et d’un espace salon où l’on trouve le merch. Le concert n’est pas complet et, alors qu’il se murmure qu’il y a un peu de retard, The Raven Age monte sur scène avec un peu d’avance. Les Anglais donnent ce soir le dernier concert de la tournée européenne et ça se sent: Michael Burrough, le chanteur, n’est pas en place, sa vois est limite, et ses acolytes ont du mal à faire bouger un public qui reste poli. George Harris est malheureusement dans l’ombre, s’en échappant à de trop rares occasions.  Dan Wright (guitare) et Matt Cox (basse) ont beau se démener, il manque quelque chose. Musicalement, les morceaux sont ce soir moins denses et moins attirant que sur album… Bref, sans être raté, ce rendez-vous avec le public parisien n’est simplement pas des plus mémorables.

Avec Anthrax, on entre dans une autre dimension. Dès Among the living, le groupe est à fond,  Joey Belladona est en voix, Scott Ian toujours au taquet, et Frank Bello est partout! Le son est aussi puissant que les lights, ce qui participe entièrement à la réussite de ce concert exceptionnel. Le public slame dès les premiers morceaux en un flot continu qui ne cessera qu’à la fin du concert. Musicalement, c’est un défilé de classiques: la première partie du concert célèbre donc le trentième anniversaire de Among the living, album phare et culte interprété dans son intégralité. Ian clame même que A skeleton in the closet était son morceau favori il y a 30 ans, et qu’il le reste encore aujourd’hui. Efilnikufesin (N.F.L) est suivi d’un solo de guitare d’un Jonathan Donais parfaitement intégré. For all kings, dernier album en date, est représenté par deux titre en seconde partie (Breathing lightning et Blood eagle wings), le reste du set étant composé d’un choix assez évident allant de Madhouse à Antisocial qui marque un point final. La première fois que je les ai vus, Anthrax ouvrait pour Metallica au zénith de Paris, mettant les Horsemen en danger (mais pas très longtemps!). Ce soir, le groupe a été tout aussi impérial, et simplement magistral. Superbe soirée!

Merci à Valérie Reux et Nuclear Blast

Note: Disque dur HS… Il est malheureusement impossible aujourd’hui de vous proposer quelques photos de ce concert. Promis: dès que (si) je récupère les données, je vous offre un florilège de clichés live!

THE ANGRY CATS et Red Is Dead live au Dr. Feelgood de Halles – le 16 février 2017

Si je commence à bien connaitre les Dr Feelgood pour régulièrement y rencontrer des musiciens en promo, je n’ai pas encore eu l’occasion d’y assister à un concert. Le passage de l’ovni rock’n’roll The Angry Cats (dont vous pouvez retrouver la chronique de leur dernier né, Outmonster the monster) est donc la bonne occasion pour remédier à ce manque. Lieux chaleureux par son sa décoration et son ambiance rock, le Dr. Feelgood propose régulièrement des concerts variés dans des conditions assez sympathiques pour les groupes.

RED IS DEAD

RED IS DEAD

La petite salle en sous sol accueille ce soir quelques dizaines de personnes , certaines venues assister à la représentation du trio Red Is Dead qui, en ouverture, joue une bonne heure. Si l’on a l’impression que les morceaux sont taillés dans le même bois – un peu de grunge, du punk, de rock – on retiendra l’attitude désinvolte et l’humour potache du bassiste chanteur (notons que le chant est partagé avec le batteur) qui balance des vannes à tout va. Bonne humeur et poilades garanties: « Vous êtes loin… et pourtant vous êtes si près. ça me rappelle la relation que j’avais avec mon père »… « Approchez-vous, faites un pas en avant. Pensez à Christopher Reeves: y peut pas, lui! » « Elle mesure 1m53, Gaëlle! Elle lèche les tétons debout! » Bref, on s’amuse et on boit des bières sur un fond sonore grungy.

RED IS DEAD

RED IS DEAD

RED IS DEAD

RED IS DEAD

 

THE ANGRY CATS

THE ANGRY CATS

Quelques minutes après, c’est un autre trio, The Angry Cats, qui investit les lieux, plus denses de quelques spectateurs. Les pieds chaussés d’un étonnant orange, armé d’une Gretsch tout aussi flamboyante, Fred Alpi lance les premières mesures de The invisible hand et, déjà, le trio commence à s’agiter sur scène, comme pris de spasmes. Premier extrait de son dernier album en date dont tous les titres seront ce soir interprété, il pose le cadre: un rock clair aux forts accents de l’ouest américain – quelque part entre hillbilly et rockabilly – une voix suave et une énergie communicative seront le fil de la soirée. On pense ici aux Stray Cats (tiens donc…), là à Chris Isaak qui, tous, auraient flirté avec un peu de stoner rock. Et si The Angry Cats est moins communicatif que ses prédécesseurs, il parvient à développer une belle énergie et à la maintenir tout au long de ces 75′. Si la salle n’est pas pleine, le public présent semble heureux. Il trépigne, encourage, s’agite et profite de cette soirée de potes qui dépotent. Un excellent moment en somme et un groupe qu’on espère retrouver sur des scènes plus grandes, à Paris et ailleurs.

THE ANGRY CATS

THE ANGRY CATS

THE ANGRY CATS

THE ANGRY CATS

 

The Treatment et BlackRain live à Paris (le Divan du Monde, le 7 février 2017)

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Après quelques changements de line-up et de look, les jeunes Anglais du très prometteur The Treatment qui ont ouvert il y a quelques années pour rien moins que des Alice Cooper ou Black Sabbath – c’est dire le potentiel du quintette – reviennent séduire la capitale et quelques autres villes françaises pour soutenir leur dernier album, Generation Me. Premier étonnement: le groupe ne se produit « que » dans le Divan du Monde et autres salles de petite capacité… On se dit qu’il y a encore du chemin à parcourir. Ne pas battre le fer tant qu’il est chaud peut se retourner contre soi… L’affiche est plus tard complétée avec l’annonce de la première partie: BlackRain. Nos petits frenchies de BlackRain qu’on n’attendait pas en ouverture à ce niveau de carrière. Ça, c’est la seconde surprise. Puis, vient la troisième: il y a peu de monde devant l’entrée du Divan ce soir. Ouais, pas vraiment le succès escompté pour les Anglais… Une fois dans la salle, quatrième étonnement: c’est la batterie de The Treatment qui est en devant de scène… un backdrop flanqué de son logo dissimule à peine celui de BlackRain. Oui, l’ordre de passage a été inversé, tant pis pour ceux qui décident de venir pour voir ceux qu’ils croient être la tête d’affiche, donc…

THE TREATMENT

THE TREATMENT

Effectivement, ce sont les Anglais qui investissent la scène les premiers. Pendant une bonne heure, ils font monter la température. Leur hard rock a de quoi booster n’importe quelle audience, et les extraits de leur dernier né, Generation me, ou du précédent opus, Running with the dogs, sont de purs hymnes de rock brut. Le public ne s’y trompe pas, lui qui bientôt pogote et bouscule l’audience. Si je préfère la hargne vocale de Matt Jones, l’ancien chanteur, il faut reconnaître que le joli minois poupon de Mitchell Emms cache un enthousiasme et une détermination explosives. A plusieurs reprises le gaillard décide de s’offrir un séjour dans la fosse, pogotant avec le public (on entend même un gros « boum » lorsqu’il perd son micro sans chercher à le récupérer…) qui le porte, le transporte à sa place sur scène. Ce public qui connait par cœur le répertoire des Anglais, reprenant les Let it begin, We are beautiful ou autre I bleed Rock n Roll et Emergency. Une bonne heure enthousiaste, rock and roll et agitée comme on aime. Et tant pis pour les quelques ecchymoses, ça fait partie du jeu!

THE TREATMENT

THE TREATMENT

 

BLACKRAIN

BLACKRAIN

Place ensuite à la tête d’affiche surprise. Il était en effet étonnant de voir BlackRain en seconde position, au Divan du Monde, mais les choses se sont inversées. Les savoyards ont une belle palette de titres qui passent bien en live. Ce soir, ils nous offrent un défilé de hits tels que Eat you alive, Back in town ou mind control, parmi d’autres extraits de Released, leur dernier album en date, et revisitent leurs morceaux emblématiques, tels que innocent Rosie, pour lequel Swan demande l’aide du public, ou True girls et son imparable refrain. Run tiger run passe lui aussi bien l’épreuve de la scène. Le groupe nous réserve même une nouvelle surprise: après For your love, le public se retrouve avec Matt seul sur scène. Le guitariste interprète One last prayer – moment émotion du soir. BlackRain est concentré sur son sujet, son concert. Alors que The Treatment a mis le feu, l’ambiance est désormais plus concentrée et sage. Il manque cette petite étincelle, cette touche de folie qu’ont insufflée les Anglais au set des Français. Cela, malheureusement, fait toute la différence. Car si la setlist fonctionne à merveille, on attend plus de folie d’un groupe de ce calibre. Plus de sourires, de vie dans l’attitude, principalement, de Swan. Les gars sont sans doute trop sages ce soir. Un concert sympa dont on ressort en regrettant que l’affiche ait été inversée…

BLACKRAIN

BLACKRAIN

Live report: EPICA au Zénith Paris la Villette (le 4 février 2017) – avec Powerwolf et Beyond The Black

Epica sold out

Lors de notre entrevue, Mark Jansen et Simone Simons expliquaient qu’Epica travaillait sur le prototype d’un nouveau type d’éclairages pour la tournée The holographic principle. Depuis quelques temps, la technologie holographique est mise en avant et, au lendemain de ce concert, un candidat à la présidentielle se dédouble pour envoyer son égo holographique à un endroit où il ne se trouve pas. Alors, cette nouvelle technologie promise par Epica est elle basée sur l’utilisation d’hologrammes qui permettraient aux musiciens de se projeter dans la salle ? Patience

Pour le savoir, il faut que le public du Zénith, complet ce soir – une première pour un show des Hollandais jusque là habitués à des Elysée Montmartre et Bataclan, même si ce Zénith est en petite configuration – suivent les prestation des nouveaux Beyond The Black et de Powerwolf, très attendu.

BEYOND THE BLACK

BEYOND THE BLACK

Beyond The Black a donc pour mission de chauffer la salle, une demi heure durant. Bénéficiant de bonnes, d’excellentes conditions (les lumières sont généreuses et le son bien meilleur que pour nombre de premières parties) le sextet allemand signé par Universal et UDR propose un heavy symphonique assez efficace bien que classique. Et si l’envie est là, BTB a encore besoin de s’affirmer scéniquement. Sans doute la demi heure impartie est elle trop courte pour permettre au public de totalement apprécier la musique de Beyond The Black qui ne propose que 5 chansons. La chanteuse Jennifer Haben a beau sourire et posséder une belle voix, les cordistes (comprenez guitaristes et bassistes) afficher une belle complicité, bien que le groupe soit carré et bien en place, il manque cette petite étincelle qui ferait succomber le public. Pourtant, musicalement, le groupe en impose. Si l’ombre de Nightwish plane, la formation s’en distingue en apposant sa propre touche (l’album sera prochainement chroniqué) et pourrait devenir un futur grand du metal symphonique. Mais ce soir, malheureusement, avec ce qui arrive juste derrière…

BEYOND THE BLACK

BEYOND THE BLACK

 

POWERWOLF

POWERWOLF

Changement de plateau rapide, les techniciens font monter un rideau noir flanqué des lettres PW- pour Powerwolf. Derrière, on aperçoit un joli décor médiéval. Je n’ai jamais vu Powerwolf sur scène. Pire: je n’ai jamais écouté sa musique non plus. Je n’ai que vu des photos et lu des reports souvent enthousiastes. C’est donc une grande première. Dans le pit photo, la sécu demande aux photographes de ne pas s’approcher car il va y avoir des flammes. Inquiets, les gars? C’est prometteur. Et vlan!, le groupe monte sur scène sous le feu des flammes.

POWERWOLF

POWERWOLF

Pendant une heure et quart, les Allemands nous offrent une prestation tout simplement exemplaire. Parfaitement en place, chacun des musiciens connait son rôle et sait comment aller chercher ce public qui lui mange littéralement dans la main. Attila Dorn possède une voix puissante et lyrique et fait preuve d’un charisme sans pareil. S’adressant au public dans un français qu’il estime ne pas être bon, il fait tout pour que la température et les décibels augmentent. « Nous avons besoin d’une armée de heavy metal! Serez vous notre armée de Heavy metal? » annonce Army of the night, « Nous sommes ici car nous sommes possédés par le heavy metal! Etes-vous possédés par le Heavy metal?« . Très communicatif, il n’hésite jamais à faire participer le public et manie l’humour avec brio: « Je chante et vous répétez… Non, tu n’as pas compris: d’abord je chante, ensuite vous répétez!« . Falk Maria Schlegel, dont deux claviers entourent le set de batterie, descend dès qu’il le peut haranguer la foule, l’exciter.

POWERWOLF

POWERWOLF

Avec Attila, ils prennent quelques minutes pour faire chanter la foule divisée en deux, sur des « Ouh! Ah! » explosifs. Puis viennent les remerciements à l’équipe pour la scène et les éclairages et le chanteur annonce enfin que « nous sommes Powerwood… What, Powerwood? Powerwolf » et explose de rire. Setlist impeccable, mise en son et en lumière splendides, scénographie et attitude irréprochables… Powerwolf a ce soir donné le concert parfait et a recueilli nombre de nouveaux fans. Vivement le Hellfest!

POWERWOLF

POWERWOLF

Après une telle prestation, le pari est difficile pour Epica. On est à deux doigts d’une vedette volée de manière magistrale. Le décor est installé – des pyramides transparentes, backdrops et autres spots composés non pas de leds mais d’une multitude de bulles permettant de jouer sur l’orientation et la puissance des faisceaux. De nouveau, les photographes sont maintenus à l’écart de la scène et pour cause: les lumières éteintes, Epica débarque sur scène sous des explosions et jets de flammes. Pour sa première dans une salle de cette taille à Paris , la formation batave semble avoir mis les petits plats dans les grands.

EPICA

EPICA

The holographic principle, son dernier album, est particulièrement bien représenté avec 8 extraits (sur les 12 que comporte l’album), soit plus de la moitié du concert (bon, ok, si l’on excepte Eidola, l’intro, tout juste la moitié du show…), ce qui indique le niveau de confiance des 6 musiciens. Très vite on remarque que Coen Janssen s’amuse avec ses claviers, le kit installé sur des roulettes lui permettant de se déplacer de chaque côté de la batterie et de s’exposer à l’ensemble du public. Les guitaristes, Mark Jansen et Isaac Delahaye, sont en forme, souriants et… Simone Simons semble avoir quelque problèmes avec son retour interne. Et malheureusement, on constate que le son, s’il est puissant sans être trop fort, n’avantage pas le chant. Mal mixé, les voix de Simone, principalement, et de Mark ne sont pas assez en avant, quelque peu étouffées par les claviers et la basse… De plus, le chant de Simone est particulièrement aigu ce soir, ce qui n’est pas des plus agréables sur la longueur…

EPICA

EPICA

Et surtout, si les bretteurs s’amusent – Mark s’adressant régulièrement au public avec des « Vous en voulez plus? Nous sommes tous ici pour la liberté et le métal! » – il n’y a guère de folie dans ces crinières qui s’agitent en cadence, un mouvement trop conventionnel, calculé et qui manque de vie. Simone glisse sur scène dans des gestes eux aussi précis, trop précis… Heureusement, les lumières sont belles – jolis effets lasers au travers des pyramides – et la pyrotechnie irréprochable. Les flammes mobiles, les explosions d’artifices et de fumigènes, tout y est. Ce n’est cependant pas suffisant pour faire de ce concert un moment vraiment spécial, malgré la séquence émotion lorsque la chanteuse annonce vouloir porter un toast, une bouteille d’eau à la main: « depuis nos tous débuts, la France a toujours soutenu Epica. Je veux vous remercier pour cela!« . Tous quittent ensuite la scène, laissant le public éclairer la salle en brandissant portables et allumant briquets avant un solo de Coen muni de son clavier en arc de cercle. Solo qui se termine par les premières notes de notre hymne; il n’en fallait pas moins pour que le public chante une Marseillaise toujours aussi émouvante en ces conditions. Une bonne prestation mais pas exceptionnelle. Et un Powerwolf qui, sans conteste fut le roi de la soirée, et la découverte pour bon nombre de spectateurs.

EPICA

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ACCEPT et SABATON live à Paris! – L’Olympia, le 6 janvier 2017

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Bon, sur l’affiche il y a écrit Accept et Sabaton. Sur le site de l’Olympia, il est écrit que ça commence à 19 heures. Oui, mais… arrivé tranquillou à 18h30, je passe les 3 contrôles de sécurité – fouille du sac, détection de métaux puis palpation de sécurité – et vais déposer mon manteau au vestiaire, d’où j’entends qu’un groupe est déjà en train de jouer. Ben, oui, il ne reste à Twilight Force que 10′ lorsque j’arrive dans la salle pour y découvrir un chanteur masqué et capé, des tenues de scènes qui, pourtant, auraient pu m’intéresser. Tant pis, je verrai le groupe une autre fois.

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Accept en première partie de Sabaton, ça peut en surprendre plus d’un. Cependant, sans actualité discographique autre que le récent Restless and live, ce peut être un choix judicieux pour  1/ attirer deux publics intergénérationnels et 2/ rappeler à tous qu’Accept est toujours actif. La salle est bien remplie lorsque les Allemands montent sur scène éclairés comme s’ils brillaient de mille soleils. A l’image de la pochette de leur dernier album studio, le groupe frappe directement au ventre avec Stampede, un des deux extraits de Blind rage. Priorité est donnée ce soir aux anciens titres et c’est une véritable débauche d’énergie que nous offrent le quintette très en forme. Accept utilise au mieux l’heure qui lui est allouée. Les classiques imparables défilent – Restless and wild, London leatherboys… Sur l’indémodable Princess of the dawn, le public accompagne le solo de Wolf en scandant son nom, ce qui se répétera sur la démonstration – la leçon – qu’il donne avec Metal heart.

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Bien que complices, on sent que la vielle garde (Wolf Hoffman, Peter Baltes et Mark Tornillo) éclipsent totalement les « petits nouveaux ». Tous, cependant prennent autant de plaisir qu’ils en donnent, même si Mark ne s’adresse pas au public. Même si on peut le regretter, ce n’est qu’un détail tant la musique parle d’elle même. Le show est aussi dans la salle: le public n’a en effet pas besoin d’être poussé pour participer au point que, c’est toujours impressionnant, tout le plancher bouge au rythme des sauts.  Une heure, c’est trop court, on en redemande, mais il ne fait ce soir pas de doute qu’Accept est loin de ranger les guitares et sera bientôt de retour, et en tête d’affiche!

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Clairement, quand on va voir Sabaton en concert, on sait ce que l’on va avoir: des musiciens en treillis militaire et haut noir, un Joakim Broden vêtu de son éternel T shirt à miroirs, volubile et toujours prêt à rigoler, un décor guerrier… Bref, on va voir Sabaton pour passer un bon moment. Mais voilà: j’étais assez certain que je n’aurais pas de surprise. Tu veux savoir? Tout faux. Tout. sans doute est-ce le challenge de la présence d’Accept, sans doute sont-ils particulièrement en forme, mais ce soir, les Suédois m’ont séduit, surpris et entièrement satisfait. Certains commentaire stipulant que le public de la veille, à Lille, commençait à déserter la salle au bout de 30′ n’ont pas trouvé écho à Paris. Ce ne sont pas, alors que retenti In the army now (qui remplace The final countdown en guise d’intro),  les deux roadies un peu pitres qui viennent déminer le terrain qui font fuir qui que ce soit. Ni, sur Spartan, la présence de soldats en cape et culotte. Non, le public reste, saute, slame un peu. La salle est très correctement remplie, et le public est à fond. Sabaton consacre un bon tiers des titres à The last stand, son nouvel album (Sparta, Blood of Bannockburn, Winged hussars, The last stand, The lost battalion et, en rappel Shiroyama) et accorde une large place à ses classiques, parmi lesquels Carolus Rex, Sweedish pagans ou The lion from the north. Après un superbe Far from the fame, Joakim explique que le groupe n’a failli jouer qu’à 4 ce soir, Chris Rörland s’étant fait mal à la nuque et les médecins lui ayant conseillé de ne pas jouer. Inutile, mais le gaillard reste sage,  et ne headbague pas comme il en a l’habitude.

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Puis,après Winged hussars, la salle est plongée dans le noir , un clavier est approché et Joakim s’en saisi. Séquence humour le chanteur se faisant royalement jeter par le guitariste Chris, avant la séquence émotion: une version acoustique de The final solution qui voit tous les musiciens en devant de scène. Les choses sérieuses reprennent avec un explosif Resist and bite qui, ce soir, dans mon ressenti, prend une tout autre dimension. Le chanteur s’est emparé d’une guitare – dont cette fois les cordes ne sont pas découpées par un roadie… – et la repose pour les derniers titres avant un rappel un peu tôt, à 22H. Le public s’écarte, se scinde en deux camps, scandant des « ahou! ahou! » guerrier, et lorsque Primo Victoria débute, les guerrier se lancent dans un joyeux assaut. Braveheart ou Wall of death, au choix, qui voit quelques participant tomber et être aussi rapidement relevés. Joakim, qui semble toujours étonné des réaction du public, s’adresse à lui: « Après 17 ans avec ce groupe, après plus de 1000 concerts donnés avec ce groupe, 50 pays visités… Je peux honnêtement dire que je n’ai jamais vu un public pareil! » Caresse le public dans le sens du poil et tu auras une explosion telle qu’on n’entend plus que ça. Ce soir, Sabaton nous a offert un spectacle épatant, énergique et enjoué. Une telle affiche ne pouvait se rater. Superbe soirée (qui se termine avec un joli gag: le public ayant laissé des affaires au vestiaires doit d’abord parvenir à avancer pour rejoindre l’autre bout de la file d’attente… à la sortie, revenir aux vestiaires pour enfin pouvoir repartir… )

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Live report: PMFF VI (2nde partie)

Après avoir découvert Le Plan de Ris Orangis, place au spectacle parfaitement orchestré que fut le PMFF VI. Après vous avoir présenté les concerts qui m’ont laissé quelque peu indifférent et ceux confirmant, avec ou sans réelle surprise, la position de quelques uns, voici venu le moment de vous parler des autres, les concerts qui m’ont emballé, voire qui m’ont donné une véritable claque. Et sortir d’une salle pour aller voir l’agent du groupe et lui dire « c’est quoi ce machin? C’est toi qui t’occupes d’eux » ou s’emballer avec les collègues et amis, ben… ce fut le cas à plusieurs reprise. Emballement, emballement, nous voici!

A peine entré dans la salle, une déflagration plaque au mur les présents. Bon, façon de parler, mais Frantic Machine (samedi, 15h25, Rock Fort) propose un metal sans concession, direct et « dans ta face ». Malgré le peu de place dont bénéficie le quatuor, les gars déménagent sévère, ça dépote et ça envoie grave le bois. Metallica n’est pas loin, même dans l’attitude du chanteur guitariste : même gratte, même tenue face au micro… Mais punaise, ça le fait! Il est où, l’album?

Frantic Machine

Frantic Machine

Depuis l’intégration de Stef Reb au chant, Océan (samedi, 17h50, Ultim)nous a proposé un nouvel et brillant album (C’est la fin… chroniqué ici même) et surtout retrouve le chemin des scènes de France. Depuis le PMFF V au Divan du monde, je n’avais pas eu l’opportunité de les retrouver. Mais ce soir, le constat est sans appel: si « la vielle garde » est efficace, dont un Georges Bodossian (guitare) impérial, c’est Stef qui fait le show. Lunettes de soleil vissées sur le nez, il danse, s’agite… attirant à lui tous les regards. Si l’on ne peut que regretter qu’Océan n’ait interprété qu’un seul ancien titre (Rock’n’roll, en tout début de concert), les plus récents passent parfaitement l’étape de la scène (La Haine, Désillusions, Instinct animal, Rouge lézard, Je crois que tu aimes ça et La mort rôde autour de nous). Vivement que le quatuor nous propose une vraie tournée!

Océan

Océan

J’avais rencontré le plus celte des guitaristes français à l’occasion de la sortie de Behind the pics. Nous avions parlé musique et… Chupa Chupps! Bref, il me tardait de le voir en live. En débutant son set par un morceau lent et aérien, Pat O’May (samedi, 19h00, Ultim) prend le public à contre pieds. Intelligemment, le groupe monte en puissance tout au long des 45′ allouées, le chant étant partagé. Chacun prend un vrai plaisir à être là, et le public n’en rate pas un miette. Ballade irlandaise, rock, démonstration instrumentale, chaleur, tous les ingrédients sont réunis pour que ce concert reste dans ma mémoire.

Pat O'May

Pat O’May

Pour célébrer 35 ans de carrière, ADX (samedi, 21h45 et dimanche, 20h00, Ultim) a décidé de jouer chacun des trois soirs du festival. Et propose trois setlists différentes. Lors de l’Ultim fest au Glazart, on sentait déjà l’unité et la cohésion de cette nouvelle formation. C’est d’autant plus le cas aujourd’hui et, si ADX reste un groupe fun à voir, ce samedi il offre simplement l’un de ses meilleurs concerts, en tous cas, parmi ceux auxquels j’ai pu assister. Explosif tout autant qu’impérial, ADX donne tout sons sens à la Division blindée qui l’a vu renaître il y a maintenant une décennie. Une forme d’enfer prometteuse pour l’album live enregistré tout au long de ce PMFF. Dog est sans doute moins facétieux qu’on n’a pu le connaitre, Betov quant à lui ne se gêne jamais pour grimacer et jouer avec le public, tandis que la paire Nicklaus et Julien se démonte la nuque… Phil reste Phil: une voix puissante et le propos taquin. Excellents moments que ces deux soirs!

ADX

ADX

Cela augure forcément de belles promesses pour la journée du dimanche, malgré une (trop) courte nuit. En arrivant sur place, malheureusement, le triste constat de la veille est pire aujourd’hui: peu de public… Eh bien, profitons en au maximum, alors!

Tentation (dimanche, 14h00, Ultim) ouvre le bal avec son heavy rock explosif. Les jeunes pyrénéens de Toreilles puisent leurs influences dans le meilleur du metal, français principalement, des années 80. Clairement, ces garnements ont grandi au son des Blasphème, Sortilège ou H-Bomb dont ils reprennent même Double bang. Les crinières s’agitent, les poings se lèvent et la température monte. une superbe entrée en matière et sans doute une des révélations de ce week end!

Tentation

Tentation

A mi-chemin entre deux groupes de référence, FireForce (dimanche, 14h45, Ultim) déboule sur scène sans crier gare. Premiers des trois groupes étrangers à passer sur scène, les Belges tirent à vue et sans sommation. Alors oui, on pourrait reprocher la tenue treillis trop proche du look de Sabaton, ou le heavy tranchant et imparable et le chant typé Accept, mais l’energie de FireForce est unique. En une petite demi heure, Flype et sa troupe dégainent cartouche sur cartouche, se posant quelques instants pour s’adresser – avec humour – au public.

FireForce

FireForce

Je n’ai pas encore écouté le dernier album de Face To Face (dimanche, 15h40, Ultim), le groupe de l’ex (un des ex…) bassiste de Trust, Fred Guillemet. Et la surprise en est d’autant plus grande. Rejoint par Olivier Del Valle, ex-Shannon, le quintette est bien plus heavy que je ne l’imaginais, lui dont le premier album, We love gas, avait une belle coloration punkisante. Là, on revient aux fondamentaux du genre, et Face To Face dépote. La voix puissante d’Olivier colle parfaitement au registre et l’attitude scénique de chacun des musiciens est simplement envoûtante. On en redemande, 30′ c’est simplement trop court!

Face To Face

Face To Face

S’il est un groupe que je veux voir, c’est bien Factor Hate (dimanche, 16h10, Rock Fort). Non seulement je garde un souvenir impérissable de notre rencontre avec The Watcher chanteur du groupe, lors d’une émission du Rock Fort show qui s’est rapidement transformée en une partie de franche rigolade, mais le spectacle annoncé mérite toute notre attention. Factor Hate, c’est le shock rock à la française. Squelette, camisole de force, hache, tête tranchée… Tout y passe, bien que, dans cette configuration, Factor Hate n’ait pu sortir tout son attirail. Mais déjà, ces 25′ le confirment, ce groupe doit grossir. Si Alice Cooper est une inspiration évidente dans le spectaculaire, Factor Hate impose sa propre touche, sa personnalité. Unique en son genre en France, le groupe offre un spectacle haut en couleurs à découvrir d’urgence!

Factor Hate

Factor Hate

Pas le temps de souffler que déjà Mystery Blue (dimanche, 16h35, Ultim) investit la grande scène. Pas de chichi, pas de fioriture, on aime ou pas son heavy direct, les Alsaciens donnent le meilleur de ce qu’ils savent faire: un heavy metal rentre dedans, une invitation au headbanging continu. Nathalie, très en voix, et Frenzy Filipon, guitariste fondateur du groupe, connaissent parfaitement les ficelles du métier. Ils sont secondés par de nouvelles recrues dont j’ai oublié les noms. Un jeune bassiste exemplaire et particulièrement à l’aise et un guitariste efficace dont le look dénote un peu. Tu m’étonnes: au milieu du cuir noir et des clous se cache un guépard tranquille… Ca dénote, mais le gars est un second efficace. Un set haut en couleurs – une première pour moi qui suite le groupe quasiment depuis ses débuts – qui, là encore, mériterait plus de temps d’expression.

Mystery Blue

Mystery Blue

Troisième et dernière formation étrangère, nous retrouvons les Belges de Drakkar (dimanche, 18h45, Ultim). J’avais eu l’occasion de les voir en 87 ou 88 avec Dygitals, Agressive Agricultor et Loudblast à la salle Marius Magnin de Paris sans en garder de souvenir particulier. Presque 3 décennies plus tard, c’est une claque que je reçois de chacun des musiciens. Et quand tu vois le gabarit des gars et la taille de leurs mains, tu comprends que ça fait mal! Le chanteur est aussi puissant vocalement et scéniquement qu’Udo Dirkschneider, et Drakkar fonce droit devant, confondant parfois – mélangeant, plutôt – humour potache à la Steel Panther à la puissance de jeu de son répertoire. Le groupe ne rame pas, il aborde et saborde, sans pitié, mettant les lieux, au sens figuré, hein!, à feu et à sang. Efficace, le groupe prend visiblement un immense pied ce soir et, les témoins, l’espèrent, reviendront bientôt tenter de conquérir les terres françaises!

Drakkar

Drakkar

PMFF VI, c’est fini. De nouveau sur scène avec Vulcain pour une traditionnelle Digue du cul cf live report précédent), Phil se souvient des paroles d’un certain Roger Wessier, alors que Phil parlait déjà des « la dernière fois »: « on verra ». Ce coup-ci, c’est l’ultime édition. réussite artistique totale et débâcle financière, nul doute que l’ami Phil’em All y réfléchira à deux (ou trois) fois avant de remettre le couvert. Nous, on retient la première partie: réussite artistique totale. Respects, maître Phil! Respect, et merci pour ta passion qui déplace des montagnes de groupes, que l’on remercie aussi de leur confiance et leur enthousiasme. Si ce week end fut si bon, c’est aussi grâce à ces 42 groupes venus de France et d’ailleurs!

Phil 'Em All et l'équipe de PMFF

Phil ‘Em All et l’équipe de PMFF

Live Report: PMFF VI (1ère partie)

On l’annonce depuis quelque temps ce retour du Paris Metal France Festival. Pensez donc, 40 groupes de chez nous sur 3 jours, un premier festoche pour démarrer l’année. et célébrer le premier demi-siècle de l’Ami Phil ’em All. Cool. Soyons francs: je n’ai pas assisté à la journée du vendredi, les groupes à l’affiche n’étant pas ma chope de bière. Metal-Eyes n’était présent que les samedi 7 et dimanche 8 janvier 2017. Récap de ces deux dernières journées de « l’ultime » édition d’un festival mythique, unique en son genre.

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Le Plan de Ris Orangis fait partie de ces salles que je ne connais pas encore. Il a été refondé et dispose aujourd’hui d’une capacité d’accueil d’un peu moins de 900 personnes, dispose de deux scènes distinctes, ce qui permet d’enchaîner les concerts et ainsi offrir au public présent un max de musique. Premier constat, la salle est située à moins de 200 m du RER. Ensuite, la grande salle propose une large scène (rebaptisée « Ultim » stage), en dur, et est dotée d’éclairages dignes des meilleures salles – et d’un pit pour les photographes. Les conditions sont identiques, excepté pour le pit photo, mais moins confortables, dans la petite salle (« Rock Fort » Stage).

Le festival est calé sur trois jours, et Phil’Em All, l’organisateur du PMFF a tenu à réunir le plus grand nombre de groupes possible pour célébrer, d’une part, le Metal de chez nous, mais également son anniversaire (un demi siècle, ça s’arrose) ainsi que les 35 ans de carrière d’un ADX co-organisateur de l’événement. Et comme on ne fait rien à moitié, les Franciliens sont à l’affiche chaque soir avec une set list différente. Serait-ce la promesse d’un album live? En attendant, je ne peux assister à la journée du vendredi, et me rends sur place le samedi 7 janvier pour retrouver certains groupes déjà passés au PMFF (ADX, bien sûr, mais également Conscience, Océan, Hürlement, Shoeilager ou Manigance pour la journée du samedi, ainsi que Désillusion, Thrashback et Existance le dimanche) et en découvrir une flopée d’autres. Allez, c’est parti!

Pendant ces deux jours, le PMFF a été sources de grosses claques et de découvertes, tout autant que de confirmations ou d’indifférence. Mais pas de déception. Trois catégories, mais commençons par le sujet qui fâche: le public. Cordial et chaleureux, jovial, même, ce public deconnaisseurs. Les présents ont eu raison de venir. Mais on ne peut que déplorer le nombre trop faible d’entrées. Il y a des gens en France qui se démènent pour soutenir la scène nationale et organiser de vrais événements (Phil ’em All en première ligne), mais ces initiatives semblent vouées à disparaître. Bien sûr, organiser un festival début janvier est risqué – les cadeaux de Noël ont englouti le budget depuis longtemps, et si Le Plan est d’un accès facile, et dispose d’un parking accessible, ceux qui utilisent les transports en commun sont dépendants des horaires de RER. Et avec une rame par heure en fin de soirée, ce public réfléchi à deux fois, malgré une affiche à la fois attirante,dont la faiblesse réside sans doute dans le trop grand nombre de formations obscures. Pourtant, c’est bien le principe d’un tel festival que d’offrir au public la possibilité de découvrir des jeunes groupes, non?  Parlons donc de ces derniers, et tant pis pour les absents!

En revanche, on ne saura que féliciter l’excellence de l’organisation. S’il y a eu quelques couacs sans gravité, les timings ont été respectés à la minute près, et le pari n’était pas gagné d’avance. Tout le personnel – accueil, sécurité, merchandising, bar, restauration (mention spéciale à Fayrouz et Vincent qui tiennent le food truck FalaFay, couple adorable et nourriture… miam, quoi!) et bien sûr les musiciens disponibles, ainsi que le public très en forme – a été au top. En résumé, bien qu’échec financier et commercial, ce PMFF a été une vraie réussite artistique, digne des plus grands.

Le foodtruck FalayFay  Miam et très sympa!

Le foodtruck FalaFay
Miam et très sympa!

Apprécier à sa juste valeur chacune des 17 formations quotidiennes est, reconnaissons-le, difficile. Ainsi, certains groupes m’ont moins marqué que d’autres. La plupart des concerts m’ayant laissé quelque peu indifférents se déroulaient sur la Rock Fort Stage, la petite scène. Sans doute l’exiguïté du lieu y est-elle pour quelque chose, mais ce n’est pas la seule raison. Je découvre tout d’abord Octane (samedi, 14h30, Rock Fort) qui me fait bonne impression. Mené par un guitariste chanteur associée à une jeune chanteuse percussionniste, le groupe propose un heavy rock varié et mélodique. L’association des voix peut cependant s’avérer risquée car les deux vocalistes ont un coffre différent. Octane est une jolie découverte qui, malheureusement, sera rattrapée par d’autres durant le week end.

Octane

Octane

J’avais découvert Benighted Soul (Samedi, 14h55, Ultim) en ouverture d’un concert de Tarja en 2012. Je n’avais que moyennement accroché et étais dans l’attente de ce PMFF pour revoir le groupe lorrain mené par Géraldine Gadault. Premier constat: alors que la salle commence à se remplir, le groupe est en train de finir ses balances. Pas grave, c’est toujours sympa d’assister aux derniers réglages. Simplement, même si la musique me parle et que le groupe y met la meilleure volonté, notamment le guitariste, Jérémie Heyms, je ne suis toujours pas impressionné. Dommage.

Benighted Soul

Benighted Soul

Master of puppets en guise d’introduction live de son premier titre, Conscience (Samedi, 15h50, Ultim) frappe fort! Les connaisseurs le savent, Matthieu Gerbaud, le mentor du groupe, est fan de musique, point. En choisissant un tel démarrage, le gaillard appelle clairement ses ouailles à lui!  Fier d’un récent second album (paru en 2014, 8 ans après le premier, c’est « récent ») le groupe retombe vite dans ce hard progressif ultra carré et exigeant. Scéniquement, il n’y a rien à dire, chaque musicien prend du plaisir. Mais la musique de Conscience n’est sans doute pas des plus aisée ni assez directe pour le grand public.

Conscience

Conscience

L’univers du metal progressif est marqué, en France, par Headline, ancien groupe de Didier Chesneau, par ailleurs producteur émérite. J’avais trouvé que le concert du groupe lors du PMFF V de janvier 2013 était peu attractif et en découvrant que Attraction Theory (Samedi, 17h25, Rock Fort) était son nouveau projet, c’est empli de curiosité que je souhaite découvrir le groupe live. Première surprise: sur scène est posé un bocal dont le capuchon est agrémenté d’un paille plongeant dans un liquide aux allures de thé. Une fois sur scène, le mystère est levé: Constance, la chanteuse est enceinte. Elle précise même, au cours de la prestation en posant la main sur son ventre arrondi, à quel point être ici aujourd’hui leur tenait tous à cœur. Un bel hommage, certes, mais les musiciens peu mobiles et trop à l’étroit ne parviennent pas à délivrer un set suffisamment dynamique pour être mémorable. A revoir dans de meilleures conditions.

Attraction Theory

Attraction Theory

Il me tardait également de découvrir Asylum Pyre et son metal rentre dedans et progressif. Malheureusement, malgré la complicité qui semble lier les musiciens du groupe et la jolie performance d’une chanteuse qui peu enrager, il manque quelque chose qui (me) permettrait de retenir ce  concert. Car voici le premier dont je n’ai que peu de souvenirs…

Asylum Pyre

Asylum Pyre

Nous sommes quelques uns à nous demander ce qu’est ce groupe qui clôt la soirée. Boisson Divine (samedi, 22h55, Ultim) est un groupe de folk metal gascon, composée, outre les habituelles guitares/basse/batterie, d’une flûtiste et d’un joueur de cornemuse et d’une sorte d’accordéon (avec lequel il rencontre quelques problèmes, vite résolus). Les musiciens ont cependant l’air un peu mal à l’aise sur cette grande scène qu’il faut occuper. Les sourires sont rares – seul le guitariste chanteur nous offre un peu d’humour – rendant cette prestation un peu longue. Là encore, c’est un peu dommage.

Boisson Divine

Boisson Divine

Je découvre MF Crew (dimanche, 15h15, Rock Fort) dont le logo circule beaucoup. n’ayant encore rien entendu, je n’ai aucune idée de ce à quoi m’attendre. Le groupe pratique un hard rock somme toute classique qui, s’il est bien fait ne m’emballe que moyennement. Plaisant, entraînant et bien fait, certes, il manque cependant au groupe une identité qui puisse le démarquer. Seul le dernier morceau interprété m’attire plus. Heavy et lent, il m’évoque le My own worst enemy de Wild Dawn.

MF Crew

MF Crew

Sans doute le plus punk des groupes à l’affiche, Ultra Volta (dimanche, 17h15, Rock Fort) développe une belle énergie sans trop parvenir à amadouer le public. A la décharge de tous les groupes du jour, ce dimanche a attiré trop peu de monde pour créer une vraie dynamique. Et bien que la petite salle soit convenablement remplie, il semble manquer un brin de rage. Pourtant, Ultra Volta nous réserve une surprise inattendue ce soir…

Ultra Volta

Ultra Volta

Ancré dans le metal 80’s, Gang fait partie de ces formations qu’on écoute avec une pensée pour hier. Le groupe n’est jamais réellement parvenu à se départir de ces sonorités typiques mais aujourd’hui datées, et, de fait, n’a pas trouvé son identité sonore. Sur scène, là encore, malgré l’énergie que peuvent donner les musiciens, ça ne parvient pas à décoller. Un set sympa mais sans surprise.

Désillusion

Désillusion

Ma plus grosse déception de ce PMFF reste la fin de ce dimanche soir, où, pour cause de transports limités (1 train par heure, et reprise du travail tôt le lendemain…), et Vulcain ayant quelque peu débordé sur son temps de jeu – ils sont excusés, d’autant que c’était pour fêter Phil! – j’ai dû rater le set de Existance ainsi que la surprise que nous réservait Still Square, venu spécialement clore le festival. Tant pis.

Si certains groupes m’ont, au mieux, laissés indifférent, d’autre ont confirmé soit leur potentiel, soit leur position. Furies (Samedi, 14h00, Ultim) a l’honneur d’inaugurer la seconde journée. On le sait, Furies est devenu un groupe mixte et paritaire. Et a trouvé une nouvelle énergie avec ce line up qui ouvre le bal à 14h00 pétantes samedi, et qui a su séduire, quelque jours avant, les animateurs de France Inter qui lui ont proposé d’interpréter une reprise de Dalida en direct, Je veux mourir sur scène. Pas aujourd’hui, car le groupe ne bénéficie que d’une petite demi heure pour convaincre un public clairsemé et cependant réceptif. Petit à petit, Furies confirme son potentiel en proposant un métal tout autant influencé par les 80’s que par les sonorités plus modernes. Et avec leur arme secrète – le chant de Lynda Basstarde – il ne reste plus qu’à sortir l’album pour espérer une confirmation de grande envergure.

Furies

Furies

Cuir, chaines, clous, cartouchières et grosses guitares… Le heavy metal de tradition est de sortie! Lonewolf (samedi, 16h50, Ultim), bien trop rare sur scène, attire inévitablement une jolie foule et dispense un set carré, direct et sans fioriture. Après une intro épique, le groupe balance ses Army of the damned, Hellbent for metal, Made in hell ou quelques extraits du dernier album en date, The heathen dawn. Jens, en voix, rend même hommage à sa fille – « il y a de jolies filles dans le metal. Mais la plus belle des princesses, c’est la mienne! » – en guise de présentation de Victoria. Le batteur affiche tout au long du set un large sourire, tandis que le dernier arrivé, le guitariste Michaël Hellström, se dépense sans compter. Un set énergique bien que sans surprise.

Lonewolf

Lonewolf

Avec Hürlement (samedi, 19h45, Rock Frort), on sait également à quoi s’attendre. Le groupe d’Alexis, vocaliste exceptionnel, attend d’ailleurs la livraison sur le site de son tout nouvel album, La mort sera belle. Autant dire que les fans  qui s’entassent dans la petite salle font monter la température. Le Gorg, toujours en forme, s’agite comme un beau diable, et l’on aperçoit à côté de lui un second guitariste qui vient compléter la bande: Julien, le bassiste d’ADX. Genre, le gars n’a pas assez de boulot… (nous y reviendrons). Même si l’horaire permet à Hürlement de disposer de 35′ de temps de jeu, le groupe est trop à l’étroit sur scène pour pouvoir véritablement tout déchirer. La setlist est cependant efficace, la nouveauté Guerrier donne envie d’en découvrir rapidement plus.

Hürlement

Hürlement

C’est toujours un plaisir que de retrouver sur scène nos amis pallois de Manigance (samedi 20h20, Ultim). D’une part parce que ce groupe est, lui aussi, trop rare sur les planches (annonce du concert: un nouvel album arrive en 2017! Une tournée à suivre?) et que ses musiciens sont suffisamment rôdés pour savoir tenir le public en éveil. Avec un temps de jeu de 50′, les choix pour la setlist sont difficile, Manigance parvient cependant à un bel équilibre entre morceaux attendus et nouveautés. François Merle est appliqué, Bruno Ramos et Didier Delsaux sont tout sourire, et la jeune garde concentrée et sérieuse. Une jolie prestation, comme toujours, en somme.

Manigance

Manigance

Yann Armellino & El Butcho (samedi, 21h10, Rock Fort) donnent ce soir leur premier concert ensemble. ET cela se sent. Yann est un homme réservé, Butcho plus extravagant. Clairement, on sent que chaque musicien s’applique à faire ce qu’il doit faire, sans extravagance. Seul le chanteur se lâche, et, la musique de Better way (leur album commun paru en fin d’année) aidant, parvient à faire bouger le public. Pas décevant, ce concert reste sans surprise.

Yann Armellino & El Butcho

Yann Armellino & El Butcho

J’avais découvert Shoeilager (samedi, 22h35, Rock Fort) lors du PMFF V et le groupe avait fait forte impression. Son heavy est carré, pêchu et rentre dedans et ne peut laisser insensible. Mais ce soir, Shoeilager se trouve sur la petite scène, sans marge de manœuvre, comme bien d’autres. Alors il faut aller le chercher, ce public – qui commence à fatiguer. Là encore, c’est une belle prestation qui aurait pu être explosive sur la scène Ultim.

Freaky Time (dimanche, 14h20, Rock Fort) propose un hard rock teinté de funk, groovy à souhait. Le genre de musique qui ne peut laisser de marbre si tant est qu’on aime se dandiner, ce que la chanteuse semble particulièrement apprécier. C’est simple, elle ne tiens pas en place, chante d’une belle voix grave, et occupe à elle seule la scène. Si le guitariste semble à l’aise, la bassiste est sur une totale réserve, osant à peine bouger. Il y a là un peu de travail, ce qui n’empêche que Freaky Time est une des belles découvertes du week end. A suivre et à revoir, donc!

Freaky Time

Freaky Time

Phil ‘Em All a invité 3 groupes étrangers. Parmi ceux-ci, Crying Steel (dimanche, 17h40, Ultim) est à conseiller. Le groupe officie dans un heavy glam qui n’est pas sans rappeler une certaine folie douce des 80’s US. Mötley Crüe, Dokken, Ratt ne sont pas loin. Le voix haut perchée, l’exubérance du chanteur (qui a quelques airs de Lars Ulrich mixé à Joey Tempest…), l’entrain des musiciens transforme le Plan en mini cirque. Le public est réceptif (notamment cette petite pépite qu’est Danger) mais il manque quelque chose pour que cette prestation soit inoubliable. Sans doute le groupe force-t-il un peu trop? N’empêche, une patate pareille c’est à surveiller de près car la surprise est à deux doigts!

Crying Steel

Crying Steel

Ca fait plaisir de retrouver Speed sur scène! Fort de deux albums (et d’un troisième en cours), Thrashback (dimanche, 20h50, Rock Fort) a vu son line-up évoluer. Freddy est parti, laissant la voix libre au guitariste d’ADX, Niklaus et au retour auprès de Speed de Kriss, ancien guitariste d’Evil One. Et ça, ça promet de faire des étincelles. Sauf que ce dernier est allé passer Noël dans sa Pologne natale où il se retrouve coincé par -27°. Double dose pour Nicklaus qui, comme Julien, n’a pas assez de boulot avec ADX! Avec Thrashback, on sait à quoi s’attendre: un bassiste (Le Gorg qui n’a, lui, pas assez de travail avec Hürlement…) qui fonce dans le tas, un batteur vociférateur et un guitariste qui va se démonter les cervicales! Pas de surprise, mais c’est efficace.

Thrashback

Thrashback

Attendu, voulu, rêvé par Phil ‘Em All, Vulcain (dimanche, 21h25, Ultim) est enfin là, présent au PMFF! Comme le dira bientôt Marc, si on fête les 50 ans de Phil, eux, ça fait deux ans qu’ils fêtent les 30 ans de Rock’n’Roll secours! La setlist évolue un peu, mais le principal est extrait du dit premier album et du dernier en date, V8. Rien en revanche du prochain prévu pour??? Si les frangins Puzio évoluent tranquillement sur scène, on a l’impression, à chaque fois qu’il parle, que Marc Varez a (beaucoup) trop bu… Renseignements pris, le gaillard est simplement très à l’aise, très en forme et ravi d’être là. Ni bu ni rien, simplement euphorique! Avec Vulcain, on passe toujours un bon moment de rock brut et direct. On sait ce qu’on va avoir, et  le public ne vient pas chercher la surprise ou l’inattendu. Simplement de hymnes du rock, du hard rock français. C’est exactement ce que lui offre Vulcain dont la plupart des classiques sont passés en revue (Rock’,Roll secours, Ebony, L’enfer, Le fils de Lucifer, Blueberry Blues…) ainsi que quelques extraits du dernier album (Avec vous, Call of duty et Sur la ligne). De là où je suis, la set list me semble bien longue, et, en effet, Vulcain grapille quelques minutes, Phil’Em All, seul sur le côté de la scène, n’en ratant pas une seconde, lui dont le rêve se réalise là, sous ses yeux. Mais le temps file et le concert doit prendre fin, zappant ainsi We are the road crew, la reprise de Motörhead initialement prévue. Marc quitte ses fûts, Phil prend le micro pour dire son plaisir et les staff du PMFF ainsi que des musiciens envahissent la scène pour un final que tous ici connaissent, La digue du cul. La fête bat son plein.

Vulcain

Vulcain

 

A suivre… 

 

THE ANSWER et THE DEAD DAISIES live (Paris, le Trabendo) le 8 décembre 2016

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C’est pas juste… Avec autant d’albums de qualité, The Answer devrait désormais être en mesure de jouer dans une salle comme le Trianon, l’Elysée Montmartre ou le Bataclan. Sur une base régulière. Et la même réflexion s’applique à The Dead Daisies dont la qualité des productions ne fait que confirmer l’importance du groupe protéiforme, aux musiciens échangeables – et échangés – en fonction des disponibilités de chacun. Pourtant, ce soir, le Trabendo n’affiche pas complet. On est serrés mais on circule…

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Il est 20h15 lorsque les lumières s’éteignent et que résonne Whole Lotta Sabbath, une fusion de Led Zep et de Black Sabbath tandis que Marco Mendoza, Doug Aldrich prennent place sur la minuscule scène. Au chant, John Corabi, le dandy déjanté, fiat le show. Le groupe, bien qu’à l’étroit, trouve facilement ses marques. Les vieux briscards que sont certains d’entre eux savant parfaitement saisir le public, le caresser dans le sens du poil. Peu importe la taille de la salle, semble-t-il, car après un Zénith puis un Divan du Monde (en ouverture de Kiss puis en tête d’affiche en 2015) ce Trabendo est un petit compromis.  The Dead Daisies est un vrai groupe de scène. Trois albums au compteur déjà, et pourtant, la bande table autant sur des reprises (presque la moitié de son set: Fortunate son – Creedence Clearwater Revival, Join together – The Who, Helker skelter -The Beatles puis deux autres en rappel) que sur ses propres compositions qui reflètent parfaitement cet esprit roots. Long way to go, Mexico, Make some noise, With you and I… Pas un faux pas dans ces choix. Même le solo de batterie, occasion de démontrer qui est ce Brian Tichy, est impeccable. La foule est dense, compacte et, surtout, réceptive. Un troisième album et une tournée en tête d’affiche dans de plus grandes salles. Voilà tout le mal que l’on peut souhaiter aux Dead Daisies. Superbe!

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dsc_0416La salle se vide, qui pour boire une bière, qui pour prendre l’air, fumer, qui pour… rentrer à la maison. Lorsque The Answer monte sur scène, la salle est en effet bien plus vide, le public moins dense que pour The Dead Daisies. Est-ce cela la malédiction que doivent subir les nord Irlandais? Ouvrir pour AC/DC – bonjour l’exposition – ou, plus récemment Whitesnake, avoir quelques splendides albums à son actif et ne pas parvenir à attirer plus de monde est incompréhensible. Pourtant, tout est là. La musique, bien sûr, The Answer démarrant par le morceau titre de son dernier album, Solas; un choix pas forcément évident tant cet album est plus sombre que ses prédécesseurs. La setlist, étonnamment, fait l’impasse sur Raise a little hell. Les titres les plus emblématiques du quatuor sont cependant de sortie (New horizon, Spectacular, Waste your tears, under the sky…) Scéniquement, ensuite, Cormac, le chanteur adorant être au contact du public, s’offrant à chaque fois un petit bain de foule, par exemple. il s’empare d’une guitare acoustique, et annonce qu’il a voulu apprendre mais que Paul Mahon n’a pas voulu lui enseigner. La seule chose que l’on puisse regretter c’est le côté assez statique de Paul et du bassiste Michael Waters. La prestation gagnerait en énergie à les voir plus souvent échanger leurs places. D’ailleurs, les prestations des deux groupes sont incomparables, et l’on se demande s’il n’aurait pas été préférable d’échanger les places sur l’affiche. The Answer termine son set sans effectuer de rappel, les lumières se rallument et la salle se vide. il y a comme une impression de manque, malgré la meilleure volonté de chacun de ces musiciens d’exception… Beau concert, belle soirée, mais maintenant, il faut passer à la vitesse supérieure.

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AIRBOURNE live à Paris (Le Trianon) – 1er décembre 2016

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On attendait depuis un bout de temps de les retrouver en salle, nos kangourous préférés! Et c’est une jolie tournée française qu’Airbourne nous offre en commençant par deux soirées complètes au Trianon de Paris. Autant le dire maintenant: ce 1er décembre a failli se transformer en soirée galère… Allez, je raconte tout!

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19h30, le groupe de première partie monte sur scène. Leo Gun propose un hard rock 70’s sympa mais… mon appareil photo coince. Je retire l’objectif, le replace, toujours rien… Je modifie le programme, la sensibilité… Rien. Je décide de quitter le pit photo pour tenter de comprendre avant de me rendre compte que tout est écrit: « absence carte mémoire »! Merde, le matin même j’ai traité les photos du concert de Steve’N’Seagulls, et j’ai, visiblement, oublié de replacer la carte…. Ok, je fais quoi, maintenant? Vive les quartiers touristiques, il y a toujours une boutique ouverte qui peut te fournir ce que tu cherches. Oui, mais laquelle? de piège à touriste en boutique souvenirs (pareil, en somme) me voici parti pour une bonne demi-heure de recherches qui se termine avec un « ouf » de soulagement. Donc, je ne peux rien dire de plus sur Leo Gun (qui devait être super…)

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La salle est plongée dans le noir à 20h45 et des enceintes résonne la musique du générique de Terminator 2, sur fond de lumières rouges et blanches. Puis les chœurs introduisant Ready to rock sont scandés par le public avant que ne déboulent Joel O’Keefe – torse nu et jean noir troué aux genoux, comme d’habitude – et ses comparses.  Airbourne, ce soir, ne dément pas sa réputation: le groupe est en forme et l’ambiance explosive. Le public slamme et la sécu trime. Le spectacle est autant dans la salle que sur scène, où Joel en fait des tonnes, laissant son énergie exploser dès qu’il ne chante pas. D’ailleurs, est-ce un manque de confiance en son dernier né? Airbourne démarrant ce show avec trois anciens titres. Si Too much, too young too fast permet – déjà – de souffler un peu, Joel commence à faire le show sur Chewin’ the fat en explosant une première canette de bière sur sa tête. Effet et senteurs d’alcoolo sur le retour à la sortie du concert garantis! Incontestablement, la star du groupe c’est lui, bien que David Roads (guitare) et Justin Street (basse) se fasse particulièrement mobiles et occupent chaque recoin de scène. Mais, forcément, ils attirent moins les regards…

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Rivalry est le premier des quatre extraits de Breakin’ outta hell (outre le morceau titre, le public aura aussi droit au futur – déjà? – hymne It’s all for rock’n’roll et au sexy Down on you). La setlist alterne dès lors entre les quatre albums du groupe, et les morceaux s’enchaînent à un rythme effrénée. Impossible de rester passif, ça, le public l’a bien assimilé, et c’est une vague incessante de corps qui surfe de plus en plus au dessus des têtes et semble déferler vers la fosse. Le public est à la fête, et Joel le fait participer vocalement à plus d’une reprise. Il s’empare à l’approche de la fin du set d’un gigantesque spot pour éclairer le public dans une salle plongée dans la pénombre.

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Ryan O’Keffe (batterie) est le premier à remonter sur scène pour le rappel et actionne une sirène d’alarme manuelle annonçant Live it up. Joel est perché sur le mur d’enceintes le temps de l’intro à la guitare et redescend mettre le feu aux planches. Sur le break, il invite les gens à monter sur les épaules de leur potes et les compte avant de s’emparer d’un nouvelle canette, de l’exploser sur sa tête et de la balancer dans le public. Puis une autre, une troisième, une quatrième, jusqu’à ce qu’un des gars perché l’attrape pour la boire. Fun. L’indispensable Running wild vient alors clore, après que Joel ait une nouvelle fois fait chanter le public et demande « that big circle thing », invitant le public de la fosse à réaliser un circle pit, ce concert explosif, efficace et mémorable. Les frères O’Keefe avaient, lors de la présentation de Breakin’ outta hell, émis l’idée qu’un album live pourrait être enregistré à Paris. Si tel est le cas – avec une seconde date le lendemain – cet album devrait être une vraie tuerie. A l’image de ce concert dont on ne peut regretter qu’il fut aussi court (12 morceaux pour moins d’1h30) mais d’une telle intensité qu’on oublie vit. Allez, rendez-vous au Hellfest 2017, maintenant!

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STEVE’N’SEAGULLS Live à Blois (Chato Do) le 29 nov. 2016

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Direction, ce soir, le Chato Do de Blois pour voir nos fermiers finlandais préférés sur scène. Ce concert affiche – comme tous ceux (sauf 1) de cette tournée française de Steve’N’Seagulls – complet. En arrivant sur place, une surprise m’attend : le groupe joue sur la petite scène, dans un espace pouvant accueillir environ 120 spectateurs. Un choix du management, m’informe Pukki, le contrebassiste, alors que le groupe aurait pu attirer plus de monde. Sans doute pas les quelque 600 de la grande salle, mais quand même. Résultat, il faut jouer des coudes pour pouvoir passer mais ça fait partie du jeu.

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Venu de Tours, Dark Wooden Cell est un trio acoustique. « On a 30’ pour vous faire aimer le hard rock avecdes petites guitares », annonce son chanteur armé d’un ukulélé. Dès lors, c’est parti pour un jeu de piste, une série de devinettes musicales pour connaisseurs. Le hard rock, je connais un peu, mais là, je me pose des questions : en une demi heure, je n’ai reconnu que 3 chansons (Runaway, Welcome to the jungle et Wasted years, respectivement de Bon Jovi, Guns n’Roses et Iron Maiden) mais uniquement grâce aux paroles. Certainement pas la musique qui est tellement déformée qu’il est impossible ou presque de reconnaître le reste. Résultat: un concert pas intéressant.

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La contrebasse à elle seule occupe un bon quart de la minuscule scène. Lorsque Steve’N’Seagulls investit les lieux, il semble difficile de ne pas se bousculer. Pourtant, le manque de place n’empêche pas les musiciens de bouger – comme ils peuvent – et de proposer un set efficace. Même les non connaisseur de ces standards du metal ne peuvent résister longtemps à la bonne humeur communicative de Remmel, aux sourires de Pukki ou aux grimaces et mimiques improbables de Hiltunen. Herman, à chaque fois qu’il est présenté, entend le public scander son nom en roulant le R…

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Malgré une setlist raccourcie, le groupe joue la majeure partie de son dernier album, Brothers in farm, sans doute à un tempo plus élevé, me semble-t-il. C’est joyeusement fun et communicatif, et le public s’emballe et trépigne (difficile ici d’envisager un wall of death ou un circle pit !), toujours sur fond de « Herrrrman ! ». Le chant partagé à 3 est superbe, le son également, les chansons sont judicieusement choisie (les amateurs reconnaîtront aisément trois des géants du genre (AC/DC, avec  » titres, les Guns et Metallica avec 2 morceaux), et chacun peut prendre conscience de l’extraordinaire travail réalisé par ces musiciens accomplis, multi instrumentistes de talent. Il est minuit lorsque le groupe termine un long et sublime Thunderstuck, Seek and destroy conclue ce concert haut en couleurs d’un groupe que l’on souhaite revoir au plus vite, sur de plus grandes scènes ! Superbe soirée, en vérité.

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