OVER NEMESIS: Wink

Heavy metal, France (Music records, 2018) – sorti le 31 août 2018

A la première écoute de Wink, ma réaction ne se fait pas attendre longtemps: ok, c’est du metal, mais le mec, ben il hurle… Encore un… Et puis, une seconde écoute, après avoir lu le dossier de presse qui précise que Over Nemesis, inspiré par le hard des années 70 à 90, s’adresse aux fans de Led Zeppelin, Black Label Society et Black Stone Cherry. Allez, second essai. Le morceau introductif est simple, le batteur frappant ses cymbales à la manière d’un John Bonham, puis, la guitare heavy et déterminée de Vault of blindness fait écho avant que ne résonne le chant rageur de Nicolas, fondateur du groupe. 70’s? Bof, mais le propos est si heavy et direct que je me laisse entrainer. Et puis vient ce Mario & Sergio aux relents d’un AC/DC doublé de Nirvana, la guitare évoquant Hell’s bells et le chant, un Cobain torturé. Puis Accross the star me surprend: le morceau démarre avec une cloche. ENcore, me dis-je? Je reviens en arrière, puis débute chaque morceau pour me rendre compte de cette originalité: chaque chanson de Wink débute avec cette même cloche, fil conducteur de cet ouvrage finalement plus que sympathique. Les guitares sonnes comme celle d’un certain Zakk Wylde, les rythmes sont variés, les riffs rageurs et entraînant. Difficile, au final, de ne pas se laisser emporter par ce tourbillon efficace qui laisse une joli place à la mélodie et à la puissance. A découvrir, il est encore largement temps.

 

BLACK STONE CHERRY Live à Paris (Elysée Montmartre, le 3 décembre 2018, avec Monster Truck)

Black Stone Cherry, c’est la quasi garantie, pour tous les amateurs de Hard rock teinté sudiste, de passer un bon, voire un excellent moment, que ce soit sur disque mais plus encore sur scène. Et ce soir, les frangins du Kentucky, qui viennent soutenir leur dernier et très réussi dernier album, Family tree, sont accompagné des Canadiens de plus en plus en voguer de Monster Truck. Lire la suite

KNOTFEST: Une raison de plus de se rendre à Clisson

L’an prochain, le 20 juin 2018, à la veille de l’ouverture des portes de la cathédrale de notre pèlerinage annuel,  le Hellfest accueillera sur ses Mainstages le Knotfest. Les deux scènes principales seront consacrées pour l’une aux groupes américains (Sick of it all, Ministry, Papa Roach, Rob Zombie et Slipknot) et pour l’autre aux formations européennes (Amaranthe, Behemoth, Amon Amarth, Powerwolf et Sabaton). Du grand spectacle en perspective.

Le festival est ouvert à tous, les billets, en ventes depuis le 7 décembre, toujours disponibles au tarif de 66,60€ sur le site www.knotfestfrance.com. La capacité est limitée au public des Mainstages, à savoir 40.000 spectateurs maxi. Il n’y aura donc pas de place pour tout le monde!

Attention également: le camping ne sera ouvert qu’aux détenteurs d’un pass Hellfest valable pour minimum la première journée du festival. Le Hellcity Square, Metal Market et autres lieux seront toutefois accessibles à tous.

Quelques habitudes seront changées afin de faciliter la circulation: la pose bracelets commencera dès le jeudi 20 juin à 10h. Les portes de la cathédrales ouvriront à 16h et le premier groupe du Knotfest sera sur scène à 17h. Rendez-vous le 20 juin, donc!

 

JASON BECKER: Triuphant hearts

Hard rock, USA (Music theories, 2018) – Sortie le 7 décembre 2018

On va le lire des centaines de fois ce proverbe qui, aujourd’hui, prend tout son sens: « A cœur vaillant, rien d’impossible ». Jason Becker, atteint d’une maladie qui le paralyse, l’empêche de se mouvoir ou de parler, nous démontre à quel point courage et persévérance peuvent soulever des montagnes. Il lui aura fallu des années de courage et de ténacité pour finaliser ce Triumphant hearts, composé avec les yeux, à l’aide  de son père qui lui a créé un ordinateur réagissant au regard. Alors, bien sûr, cet album risque de faire parler de lui pour les mauvaises raisons: c’est le résultat du travail d’un musicien talentueux incapable de tenir un instrument, le travail d’un handicapé totalement dépendant. Mais c’est avant tout le travail d’un musicien brillant, ayant croisé le fer avec Marty Friedman (futur, et désormais ex, Megadeth) au sein de Cacophony, souvent comparé au génial mais ténébreux Yngwie Malmsteen qui n’a jamais voulu ne serait-ce que lui parler. Si on est à des années lumières de Speed metal symphony, Triumphant hearts est surtout un album de musique, rock et populaire. Jason s’est ici entouré de tous ceux qui ont répondu présent à son appel, et ils sont nombreux: Marty Friedman, évidemment, mais aussi Uli Jon Roth, Mickael Lee Firkins, Steve Vai, Joe Bonamassa, Paul Gilbert, Neil Schon, Steve Morse, Joe Satriani et j’en passe. L’album est plein de mélodies qui ouvrent toutes une porte sur l’espérance et le positivisme. Pas un instant sombre n’a ici sa place. Si Triumphant heart, qui ouvre l’album, est orienté pop et si certains passages peuvent évoquer le all star We are the world, Becker pose partout sa marque de compositeur et offre de vrais moments de joie, et de rock. Laissez-vous simplement entraîner par ces Fantasy weaver, Magic woman ou ce Valley of fire et ses plus de 9′ wagons de musiciens solidaires (appelés « The magnificent 13 »), et faites de ce disque un succès. Car il s’agit d’un travail remarquable qui va bien au delà d’un « simple » album de rock: ce disque célèbre la vie, tout simplement. Un album pas comme les autres d’un musicien vraiment pas comme les autres. Comme il est si bien écrit au dos de la pochette (et chanté sur Hold on to love): I can’t speak. I can’t play. But this flesh has much more to say…

AMON AMARTH: The pursuit of vikings

Death mélodique, Suède (Sony music/Metal Blade records, 2018)

25 ans! Voici un quart de siècle que sévissent les vikings de Amon Amarth. Et ça, les amis, ça se fête. Les Suédois nous offrent pour l’occasion The pursuit of vikings, un superbe Blu Ray et CD bourré de son et d’images. Le CD retrace le concert que le groupe a donné au Summer Breeze festival le 17 août 2017 (sur la mainstage, comme précisé un peu partout). 15 titres puissants, parfaitement exécutés et produits. Bien sûr, le dernier album studio, Jomsviking, est mis en avant avec pas moins de 5 titres, le reste de la discographie étant également bien représenté. Cependant, malgré toutes les indéniables qualités du CD, c’est surtout le BluRay qui vaut le détour: Amon Amarth, via chacun de ses membres, se dévoile et raconte l’histoire du groupe dont on découvre nombre de détails. On retiendra ainsi l’épisode du tape trading des débuts, époque à laquelle « quand tu écrivais une lettre, tu y mettais toute ton énergie », ou celui de ces premiers concerts foirés car les jeunes musiciens étaient trop bourrés pour arriver à la salle. Electrochoc et première leçon de professionnalisme…  Les nombreux témoignages apportent également un autre éclairage; on retrouve Brian Slagel ou Peter Tägtgren parmi d’autres moins connus. Les images d’époques rappellent à quel point ce groupe de death metal, brutal et extrême, a su évoluer vers un heavy metal racé et puissant tout en restant fidèle à ses aspirations originelles.  Le reportage nous permet aussi de rentrer dans l’intimité des musiciens: des témoignages sur les début du groupe aux premiers jobs, en passant par les apparts dans des tours, rien ne semble caché ou oublié. Certainement pas le travail et l’application que met chacun afin de faire grandir Amon. Travail dont le résultat se retrouve sur scène, et le Summer Breeze en est un superbe témoignage. Le groupe y met tout son cœur, la setlist aussi puissante que la pyro est efficace. Les image et le son sont irréprochable. En un mot comme en cent, ce live est un superbe produit qui devrait faire des heureux à Noël. C’est bientôt, alors…