Deux ans après This too shall pass, leur premier album paru en 2023 qui proposait un rock heavy aux influences stoner, après, aussi, s’être confrontées à diverses scènes françaises et européennes, les parisiennes de Grandma’s Ashes ont trouvé refuge chez Verycords et sortent aujourd’hui Bruxism. L’album propose une dizaine de titres d’un rock moins lourd, ou différemment, et sans doute plus bigarré que précédemment. Il faut certes un peu plus de temps pour s’approprier ces nouvelles compositions, des compos qui reflètent une certaine forme d’angoisse en cherchant à atténuer la violence de la vie quotidienne. On retrouve tout au long Empty house, Flesh cage et autres Neutral life, neutral death des traces de grunge, de new/cold wave et ce chant modulé, tout en délicate souffrance d’Eva Hägen (chant et basse), soutenue par la guitare, à la fois fine et rageuse, de Myriam El Moumni et la batterie d’Edith Seguier. Les filles ont des choses à dire et les défendent sur scène avec une tournée entamée le 4 octobre, qui prendra fin le 28 mars à L’Élysée Montmartre de Paris.
Il y un peu plus de deux ans, nous avions pu (re) découvrir Iceland, groupe de thrash parisien qui avait eu la bonne idée de réenregistrer son unique album dont la sortie originelle remontait à… 1995. L’accueil reçu par chacune de ces version fut tel que Iceland remet aujourd’hui le couvert avec Legacy. Les membres originaux, Phil (chant et guitare), Ziak (guitare) et Bernard (basse), s’adjoignent les services d’Antoine (batterie) et de Stoblaz (claviers) et nous proposent un trop court Ep de 6 titres. Court, certes, mais ça dépote sévèrement! Tout, du morceau titre au bien nommé Psychotic mind est une invitation brutale (obligation forcée?) à headbanguer et taper du pied. Impossible de ne pas se laisser prendre par la rugosité old school de Soul eater ou Escape – tiens, ca me rappelle un certain Metallica. Pas étonnant qu’on retrouve partout des riffs gras à la Mets, des rythmiques explosives et des ambiances franches du collier qui évoquent cet incontournable esprit né dans la Bay area au début des années 80 avec un son très moderne, généreux en diable. Il n’y a ici pas un instant de répit, mais un regard sur notre société, tant d’un point de vue écologique (en passant par la pochette) qu’humain (God’s world) ou politique (Bad power). Vous l’aurez compris, les amateurs de thrash et d’énergie peuvent sauter les yeux fermer sur Legacy, un, je l’espère, futur classique du genre – en tout cas, français.
Tout comme Crucified Barbara, L7 ou, plus anciennement, Girlschool, elles sont quatre. Et elles viennent de Montbélliard. Une ville certes sans doute plus connue pour ses rillettes ou sa cancoillotte que pour ses formations rock, et pourtant… Depuis 2013, le quatuor féminin Fallen Lillies sévit pourtant aux côtés de nombreux autres musiciens et propose, en 2021, un premier album, No master for Lilly. Aujourd’hui composé d’Hélène Schmitt (chant et guitare), Laura Barbier (guitare), Ludivine Guignot (basse) et Marine Granjon (batterie), ce line up réalise Cran, le nouvel album de Fallen Lillies. Composé de 10 titres aussi affûtés qu’engagés, voire enragés, Cran est un album sans concession. Elles l’écrivent elles-mêmes, « écrire un premier album est une chose plutôt facile, en écrire un deuxième est un challenge« . Intituler ce nouvel album Cran prend ainsi tout son sens : monter d’un cran le niveau de composition et d’écriture, avoir du cran pour s’imposer dans ce milieu complexe et dominé par les mecs, avoir, aussi, celui de dénoncer certains travers de notre société, ou d’être simplement soi. Il y a dans cet album l’irrévérence du punk liée à l’énergie du metal, la puissance du rock tendance grunge. Le chant d’Hélène évoque l’irrévérence de Joan Jett, la détermination est puisée tant chez L7 que Crucified Barbara. Il reste maintenant aux quatre à confirmer leur potentiel sur scène, et aller chercher leur public en explorant jusqu’aux six angles de notre Hexagone (ce qu’elles commenceront par faire en première partie de Manu Lanvin le 21 novembre au Bataclan). Fallen Lillies est une très belle promesse made in chez nous. A suivre d’urgence!
Bad Rain est un nouveau venu sur a scène Hard rock vintage. Formé en Allemagne, mené par un chanteur croate (Zoran Misic), le quintette puise son énergie au cœur du hard rock américain de la seconde partie des 80’s. Les 10 titres de Louder than words, leur premier album, alternent avec un réel bonheur morceaux rentre dedans et ballade/heavy ballad. Bad Rain m’évoque, à de nombreuse reprises, la puissance classieuse de Giant tout en apportant une certaine rugosité et sa propre personnalité. Les mélodies léchées côtoient une énergie contagieuse tout au long des High and above, Chasing the sun et autres Twisted love. Louder than words est le type même de premier album qui peut ouvrir des portes et donne envie d’en entendre encore davantage. Une très belle promesse pour les amoureux de rock vintage/old school.
D’un coup, comme ça, les souvenirs remontent à la surface… Les Parisiens de Kob n’ont jamais eu une carrière à proprement parler. On pourrait même parler d’un patchwork de retrouvailles le temps d’un album et de quelques concerts. L’arrivée de When the axes fall est ainsi une très agréable surprise. Les amateurs de heavy metal à la française se souviendront sans doute de Mekanism of time (2002), Strafe the underdogs(2004, le seul que je n’ai pas retrouvé) ou encore du superbe Close to dawn (2008). Sans doute moins nombreux sont ceux qui se souviennent de l’insipide pochette de The time is right (2011) ou de [A]live and raw (2018). Avec leur nouvel album, les anciens ne se prennent pas la tête: les 9 titres (7 orignaux et 2 live) sont taillés dans le heavy metal vintage et pur jus. Les influences d’Iron Maiden, Metallica ou Slayer sont partout évidentes et cependant parfaitement intégrées. La voix Stéphane Graziani, chanteur en place depuis 1999, est à la fois puissante, profonde et mélodique, parfaitement soutenue par les guitares rageuses et rugueuses de Thierry Huylebroek (membre fondateur) et Rodolphe Bousquet (arrivé en 2000). La section rythmique martèle, apportant la lourdeur de la basse Jean-Michel Berger (dernier arrivé en 2016) et la batterie de l’autre fondateur de KOB, Bruno Laguide. Si KOB ne réinvente rien, ses compo sont entrainante et puissantes, et de Heavy lies (on rigole de cette intro vocale speedée) à Mother Ge, on se plait à taper du pied. Avec une pêche pareille, on ne peut qu’espérer un retour de Kob sur de nombreuses scène française.
Même si déjà annoncés par voie de presse plus tôt ce mois-ci, c’est désormais annoncé par GDP – Gérard Drouot Productions – organisateur du Heavy Week End dont la troisième édition se tiendra une nouvelle fois au Zénith de Nancy dans sa version Open Air du 5 au 7 juin 2026.
Nous connaissons donc maintenant les 3 têtes d’affiche de ce premier week end de juin:
Après ses deux concerts du mois de novembre à Paris (les 28 et 29 novembre à Paris et Lyon), Sabaton viendra clore la journée du vendredi 5 juin (avant de s’envoler deux semaines plus tard pour poser ses Légendes aux arènes de Nîmes).
Une nouvelle fois, le HWE frappe un grand coup avec la venue, le lendemain, samedi 6 juin, des désormais incontournables français de Gojira qui proposeront là leur unique date française de 2026 (il y aura sans doute plus de possibilité de les saisir lors d’une des nombreuses dates de la tournée hexagonale de cette fin d’année 2025…)
Enfin, le dimanche marquera la fin du week end avec la venue des Allemands de Electric Callboy qui devrait, comme ce fut le cas à Clissons en juin dernier, retourner l’amphi de Nancy sans scrupules et sans peine!
Une première annonce déjà plus que prometteuse et haute en couleurs. On attend maintenant naturellement de connaitre les 9 autres noms, ce qui ne saurait tarder. En tout cas, les billets (il n’y a plus de tarif Early birds) sont accessibles ici, et, comme l’an dernier, le pass 3 jours est à 135 € :
Suède, Heavy/Power metal (Better Noise Music, 2025)
Après avoir exploré de long en large la Grande guerre avec le cycle The great war (2019) et A war to end all wars (2022) – auxquels on peut également ajouter The symphony to end all wars (2022) qui les a peut être inspirés pour la première partie de leur nouvelle tournée mondiale – les Suédois de Sabaton ont décidé de se renouveler en allant explorer d’autres horizons, tant historiques que musicaux, d’ailleurs. Car si on retrouve la marque de fabrique du groupe, à savoir des drames et tragédies sur fond musical épique et joyeux, Sabaton réussit aussi à surprendre le fan lambda. Des claviers plus présents un peu partout, des ambiances proches de la culture des pays des dites légendes peuvent, de prime abord, surprendre, étonner, et pourtant la formule fonctionne. Cette impression première est-elle également le fait que, pour la première fois, tous les membres du groupe ont participé à la composition de l’album? C’est très possible. Avec Legends, Sabaton traite de personnages toujours liés à la guerre et à la stratégie sans se centrer, comme il l’a fait dans le passé, sur une époque précise. Là, on parle aussi bien des templiers (Templars) que de Napoléon (I, emperor), Jules César (Crossing the Rubicon), Jeanne d’Arc (Maid of steel) ou Ghengis Khan (Hordes of Khan), et d’autres – il suffit de plonger son regard sur l’illustration de cet album pour comprendre quels en sont les sujets. Mais ne parler que de légendes connues de tous ne suffit pas aux Suédois qui explorent également la vie d’autres personnages moins réputés. On reconnait aisément la patte musicale de la formation qui, au gré de riffs enjoués et entrainants, d’ambiances variées allant de la lourdeur hivernale ou encore de rythmiques martiales comme une marche au pas, tout en se renouvelant. L’ensemble, s’il ne déconcerte pas plus qu’il ne surprend, a tout pour satisfaire les fans les plus anciens et séduire toute une nouvelle génération. Ajoutons à cela les promesses de shows à venir lors des futurs concerts (en France, pour rappel, Sabaton sera le 28 novembre à l’Accor Arena de Paris, le 29 novembre à la LDLC Arena de Lyon et reviendra en plein air le 5 juin au Heavy Week End de Nancy et le 17 juin aux arènes de Nîmes), des concerts qui s’annoncent une nouvelle fois hauts en couleurs.
Je sais pas pour vous, mais moi, quand je vois un CD avec au dos écrit « Side A » et « Side B », je me dis que j’ai affaire à un groupe vintage et quelque peu nostalgique. Eh bien, c’est ce que nous proposent les Parisiens de High On Wheels avec leur nouvel opus, The monkey. Formé en 2014, le trio se dit influencé par – pour ce que ça peut bien vouloir représenter – la Palm desert scene. Je reconnais ici mon ignorance, mais une chose est sure: le groupe nous offre 7 titres façonnés avec la rugosité de ce sable du désert. Dès Get down, les guitares crunchy et la voix plus que rocailleuse évoquent les univers de Motörhead et de Kyuss, la férocité des premiers alliée au côté allumé de toute la vague psyché/stoner. On suit les aventures quelque peu directes et brutales de ce (grand) singe visiblement élevé sans les codes de bienséance . Bien que l’anglais soit difficilement compréhensible, on se prend à taper du pied dans ce bouge enfumé de la pochette (qui m’évoque aussi l’univers de Volbeat). Une jolie claque totalement rock, à la fois moderne et vintage, qui en appelle une autre!
Les amateurs de rock furieux connaissent déjà Oma Jali, ex-front woman de la formation lilloise The NoFace. La chanteuse est donc loin d’être une novice, d’autant qu’elle a également accompagné Zucchero à l’international. Le public, elle connait, et aujourd’hui, elle se lance le défi de se faire un nom en solo avec Challenge, un Ep 6 titres qui puise dans nombre de ses influences. La voix puissante et chaleureuse d’Oma distille un mélange de rock énergique, de punk attitude et de soul incandescente. On pourrait aisément comparer l’esprit d’Oma à une union entre Baby Jean (Mother’s Finest) et Skunk Anasie, tant pour l’énergie que l’attitude. En démarrant avec Someone special, le message semble évident: cette voix veut toucher le public au cœur. Tout au long de ces 6 morceaux, Oma navigue dans ces univers qui ont en commun la musique noire américaine, blues et soul qui ont donné naissance à ce rock imparable. On se laisse aisément entrainer dans le monde chaleureux d’Oma tout au long des Q.C, Say it, What is life ou autres Save me et Chains, sortes de témoignages personnels, d’introspection et point de départ d’une nouvelle vie musicale se faisant accompagner des guitaristes Cédric Goosens et Guillaume Laprade, du bassiste Eric Rakotoarivony et du batteur Roch Deroubaix. Avec un tel caractère et un tel backing band, Oma Jali pourrait bien se faire un nom qui dépassera nos frontières.
Leurs venues parisiennes sont suffisamment rares pour que nous ne rations pas le concert de Disturbed qui, en ce 12 octobre 2025, vient célébrer le quart de siècle de son premier album, l’incontournable The sickness. Quand, en plus, l’affiche annonce en guise de première partie Megadeth, tout est réuni pour une petite virée parisienne.
En arrivant sur place, le public est dispersé. On avance facilement, il n’y a pas foule à l’entrée, les spectateurs arrivant tranquillement, régulièrement. On note cependant la présence de force de l’ordre en nombre – il y a pas moins de 7 cars de CRS bien visibles et déjà un certain nombres d’hommes en faction aux abords du Zénith. Est-ce l’inquiétude liée aux demandes de certains politiques (LFI, PS et PCF) d’annuler le concert pour cause de « risque de trouble à l’ordre public », demande liée aux positions du chanteur de Disturbed, David Draiman? La préfecture a rejeté la demande trois jours avant et, que ce soit avant le concert ou après, il s’y a eu aucune difficulté ni manifestation. Tant mieux, car nous sommes ici pour la musique et rien d’autre.
Il est 19h lorsque le Zénith est plongé dans le noir. La salle, jusqu’alors quelque peu clairsemée se remplit soudainement. Dave Mustaine ayant annoncé la future retraite de Megadeth, les fans n’ont guère envie de rater la moindre messe des seigneurs du genre.
Les quatre déboulent sur scène en pleine forme. Cependant, rapidement, dès Hangar 18, Mustaine se penche vers les ampli et s’adresse à un technicien. Oups, un couac en vue? Va-t-on avoir droit au Dave des mauvais jours? Heureusement, non, les choses revenant dans l’ordre assez rapidement.
Le groupe dégaine alors pépite sur pépite et chacun se montre très en forme occupant chaque centimètre carré, Dave utilisant chaque micro tandis que ses complices intervertissent à loisir leurs places. Bien que se levant pour haranguer la foule à deux ou trois reprises, seul Dick Verbeuren reste assez peu visible à cause de plaques de plexi protégeant sa batterie. Défilent ainsi Wake up dead, Angry again, Sweating bullets, Trust… Quand bien même la scénographie est-elle minimaliste, les lumières sont superbes, intenses et variées.
On en est déjà à la moitié du concert, et Megadeth n’a pas fini d’achever le public qui, vu le nombre de T-shirts au nom du groupe, est venu en très grand nombre. Tornado of souls préfigure d’un final en beauté. Mais, bien que très attendu – comme toujours – A tout le monde me surprend ce soir: une intro qui sonne trop grassement et une mélodie proposés par Teemu Mäntyssaari qui dénote par rapport à d’habitude. Pas la meilleure interprétation qu’il m’ait été donnée d’entendre…
Dommage, mais, fort heureusement, la suite, le bouquet final, est exemplaire bien que sans surprise: Symphony of destruction, Peace sells sur lequel on a droit à la visite de Vic Rattlehead, et Holy wars… the punishment due viennent conclure en beauté cette prestation si intense qu’on se demande pour quelle raison Dave souhaite prendre sa retraite. On en vu d’autres me direz-vous.. Le rouquin conclue avec son habituel: « You’ve been great, we’ve been Megadeth! » pendant que chacun lance médiators et baguettes au public.
Un grand voile cache la scène. Après Back in time (Huey Lewis and the News), clin d’oeil évident à cette invitation de Disturbed à accompagner le groupe dans un bond dans le temps d’un quart de siècle en arrière, et lorsque les lumières s’éteignent, les musiciens apparaissent en ombres chinoises sur fond de Spread the sickness. Puis, lentement, le rideau se lève, David, tel le Dr Lecter, masqué et en camisole, est attaché sur un diable géant, un garde l’accompagnant au milieu de la scène et le libérant de ses liens. Une tenue noire floquée au dos des lettres bien connues des centres pénitentiaires américains: D.O.C. – pour Depatment Of Correction.
Une fois son masque retiré, les yeux révulsés, les hostilités commencent avec Voices. Très vite, on sent que la soirée sera chaude: malgré un décor sobre et assez dépouillé, flammes et pyro vont ajouter au visuel des lights modernes et très travaillées.
Dan Donegan (guitares) et John Moyer (basse) occupent chaque recoin de la scène, s’emparant de l’avancée pour sauter et mieux séduire le public. La complicité des deux est telle qu’on croirait voir des jumeaux! Mike Wengren, quant à lui, reste scotché derrière ses futs mais on devine un sourire de plaisir lui barrant le visage.
Ne revenons pas sur un titre par titre, l’album étant célébré, chacun des 12 titres qui le composait alors est interprété ce soir, et dans l’ordre. Le concert est émaillé de ces petits moments dont on se souvient, comme lorsque, après Fear, le chanteur demande à ce que la salle soit éclairée et descend dans la fosse pour demander à ce qu’une spectatrice et sa fille soit protégées par les gars autour d’elles. « On est là pour s’amuser, c’est votre rôle de faire attention à elles! » Rien d’exceptionnel, David ayant pris l’habitude de ce type d’intervention, mais on l’a entendu discourir plus longuement. Quand bien même, les personnes concernées se souviendront longtemps de ce contact, si bref fut-il.
Le chanteur, jusque là assez peu bavard, annonce qu’il est « bon de ramener la maladie à Paris » avant d’entamer un Shout (Tears For Fears) remanié de manière très heavy. Puis, après Droping plates, le groupe disparait le temps d’un long interlude au son de fuite d’eau qui s’écoule d’une canalisation percée. Puis les lumières éclairent un David tout d’orange vêtu, enchainé et accompagné d’un homme scandant « dead man walking« . Au centre de la plateforme, une chaise électrique à laquelle est attaché le chanteur. Deux déflagrations, deux chocs qui lui explosent le cerveau. Le chanteur se relève, la tête et sa tenue ensanglantés et rejoint ses camarades, eux aussi revêtant la même tenue du condamné à mort, pour interpréter Meaning of life (avec un clin d’oeil à Crazy train, d’Ozzy). Le chanteur revient s’assoir et éclate d’un énorme rire gras, inquiétant. Puis un rideau tombe annonçant que « Disturbed will be back in 20 minutes ». Un entracte qui voit le public se ruer aux stands de merch, bars et toilettes.
La seconde partie du concert se concentre quant à elle sur les « greatest hits » du groupe. Ce sont ainsi pas moins de huit titres qui sont proposés pour compléter ce concert, titres que le public connait parfaitement. Il est à fond sur I will not break, les poings levés sur Ten thousand fists et Bad man qui voit la mascotte de Disturbed se gonfler derrière la batterie. Seul la reprise de Land of confusion (Genesis) me semble quelque peu… confuse. Indestructible est prétexte à un joli pogo avant un retour au calme le temps d’installer un piano, que chacun s’empare d’une guitare acoustique, mise en place annonciatrice de l’incontournable The sounds of silence (Simon and Garfunkel) sobre et puissant, morceau acclamé comme il se doit par le public.
Le concert se termine avec un rappel de deux titres, The light et Inside the fire. Deux morceaux qui viennent superbement clore une soirée magnifique d’un groupe malheureusement trop rare en France (si mes infos sont correctes, moins de dix concerts en 25 ans, le précédent remontant à… 2019!) En tout cas, The sickness a ce soir été célébré comme il se doit.
Merci à Mael et Live Nation d’avoir rendu ce report possible.