METALDAYS: le festival de rêves?

Coincée entre, à l’Ouest, l’Italie et un petit bout de mer Adriatique, au Nord, l’Autriche et au Sud, la Croatie, se situe la Slovénie. Vous iriez, spontanément, en Slovénie, vous? Perso, ce n’est pas la première destination qui me vienne à l’esprit. Mais une question: « Tolmin? Oucéksé, ça, Tolmin? »

Et pourtant… L’amateur de metal le sait bien: quelques festivals méritent de s’y intéresser et de voyager. Le Metaldays (www.metaldays.net), qui célèbre sa 15ème édition, se tiendra du 22 au 28 juillet prochain dans cette petite ville à quelques heures de vol de Paris. Et cette année, pour fêter l’événement, Govan, un des organisateurs, a décidé de faire comme les groupes qu’il reçoit: une tournée de promotion.

Certains se demanderaient pourquoi venir à Paris. « Parce que la France représente le second public du festival », rétorque le barbu tatoué. « Metaldays n’est pas le plus gros festival, on n’accueille que 12000 personnes par jour, environ. Et la France, à elle seule, représente pas moins de 2000 personnes qui viennent passer la semaine à Tolmin« .

Un sixième de la fréquentation, presque un cinquième, quand même. Juste derrière l’Allemagne (3500) et devant l’Autriche (un peu moins de 2000). Seconde nation parmi les plus de 60 (Chine, Nouvelle Zélande, Australie, USA, Canada…) dont les citoyens s’offrent une semaine dans un paysage de rêve. Car si le festival se passe sur une semaine, il ne dure en réalité que 5 jours, ce qui permet au public de « s’installer le premier jour, de se reposer après le festival« . Et pendant les 5 jours du fest, « généralement, les spectateurs font un peu de tourisme« . Oui, mais, il a quoi de si particulier, le Metaldays par rapport aux autres grands fest européens comme le Grasspop, le Wacken ou notre Hellfest? « Il n’y a pas de scénographie particulière, c’est vrai. Seulement, le site du festival est particulier puisqu’il se situe entre deux rivières. Les spectateurs peuvent donc se baigner, sortir de l’eau et venir voir jouer un groupe deux minutes après! Ou revenir d’une ballade pour assister à un concert. Metaldays combine vacances d’été et metal. C’est le lieu qui fait notre différence et rend Metaldays unique« .

Bien, mais un festival, ce sont aussi les groupes. « On est très fiers de l’affiche, mais on retrouve ces groupes sur d’autres festivals au cours de l’été. On n’investit pas dans de grosses structures style aéroport. Le Metaldays, c’est un peu d’anarchie et un peu de… Si tu viens pour la première fois, tu entres sur le sites et tu fais ce que tu veux. Tu peux croire qu’on ne sait pas ce qu’on fait, mais tout ce que tu vois a une raison d’être! »

Comment les groupes sont ils sélectionnés? Le Metaldays coure-t-il derrières eux ou sont-ce les groupes qui contactent l’orga? « Les agents travaillent avec plusieurs groupes. Ils nous envoient les disponibilités pour l’année ou les deux années à venir – on travaille déjà sur l’édition 2019 – et nous, en fonction de nos envies et des disponibilités, on organise le line-up. On essaie de ne pas faire venir les groupes trop souvent – 3 ans – mais parfois, leur actualité fait qu’on réduit les espaces« .

Avec 3 scènes, le Metaldays fait en sorte d’éviter les doublons, que deux groupes du même style ne jouent pas au même moment ou l’un juste après l’autre. Cela afin que les spectateurs puissent profiter au maximum de l’ensemble et voir un maximum de groupes.

Quand je demande à Goran ce dont il est le plus fier de ces 15 éditions, sa réponses est inattendue: « je suis particulièrement fier que nous n’ayons jamais eu de gros problèmes. Nos visiteurs sont si polis et courtois entre eux… Notre communauté est vraiment superbe. Pas de bagarre, ni de bullshit… »

Justement, qu’en est-il de la sécurité? Naturellement, elle est au cœur des préoccupations de l’organisation : »il y a les obligations légales, que nous respectons à la lettre. Aussi, les pompiers nous imposent des mesures. Mais aussi, nous avons sur le site des sauveteurs maritimes qui surveillent les baigneurs à tout moment. Des maitres nageurs, sauveteurs en mer spécialisés et diplômés, capables d’intervenir en toutes circonstances. Aussi, il y a ce que nous ajoutons en améliorant les choses d’une année sur l’autre« . Fun, metal, vacances et sécurité… tout pour séduire en somme.

Et pas que les metalleux, puisque le site se met en mode « festivals » tout au long de l’été. « Ce qui coûte le plus cher, c’est la structure, et son transport. Une fois installée, pourquoi ne pas s’en servir pour d’autres événements? » S’ajoutent ainsi 3 autres festivals de genres variés: le Punk days, Overjam – reggae – et Motörcity – qui réuni blues et grosses cylindrées. A eux 4, ces festivals vendent un total de 30.000 billets, ce qui est plus qu’encourageant pour cette région méconnue.

Terminons avec un cinquième happening qui lui se tiendra du 29 novembre au 1er décembre: il s’agit du Winter Days of Metal, festival hivernal combinant relaxation et concerts. Si ces derniers ont lieu indoor, le côté « relax » propose 2 options: soit un pass ski ou un pass « bien-être », comprenant spa, massages, jacuzzi… Et là, les spectateurs devront se rendre en montagne, à Bohijn.

Mais en attendant, c’est bientôt l’été et si vous voulez vibrer au sons de Judas Priest, Accept, Soulfly, Behemoth Epica, Black Star Riders, Coroner, Hatebreed, Girschool, Igorr et plein d’autres, préparez vous soit en avion (Paris Venise ou, moins fréquent, Paris Lubjana), soit en voiture. Une belles semaine de vacances, en somme!

Vous trouverez toutes les informations – tarifs, line-up, accès… sur le site du Metaldays: www.metaldays.net

 

 

Hommage à Fast Eddie CLARKE

Fast Eddie, le guitariste avec lequel Motörhead est devenu une légende est décédé dans la nuit du 10 janvier 2018 des suites d’une pneumonie. Après Philthy Animal Taylor (décédé le 11 novembre 2015) et Lemmy (le 28 décembre 2015), c’est le dernier membre du Motörhead légendaire qui disparaît. Cet article est mon hommage à ce guitariste d’exception, ainsi qu’au groupe que fut ce Motörhead, bviereux et dangereux au possible. 

Source: internet

Motörhead est à la musique ce que son fondateur était à la médecine : une énigme. En quatre décennies d’existence, Motörhead a connu tant de revers, de trahisons, de coups bas, d’incompréhension, de changements de line-up, s’est retrouvé à la rue on ne sait combien de fois… que le groupe aurait dû, s’il y avait une réelle logique aux choses, disparaître depuis bien longtemps. La vie en a décidé autrement.

1975. Ian Fraser Kilminster, alias Lemmy, retrouve sa terre natale anglaise après s’être fait éjecter de Hawkwind pour possession de drogues (« des mauvaises drogues », dira-t-il plus tard) lors d’un contrôle douanier à la frontière canadienne. Il en faut plus pour démotiver l’ancien roadie de Jimi Hendrix qui décide de monter son propre groupe, qu’il souhaite d’abord appeler Bastards. Mais un management avisé le persuade qu’avec un tel patronyme, Lemmy ne passera jamais à Top Of The Pops. Le bassiste/chanteur choisi alors le nom de la dernière chanson qu’il a écrite pour Hawkwind Motörhead. Le groupe est alors composé, outre son fondateur, du guitariste Larry Wallis et du batteur Lucas Fox, le trio étant managé Dave Edmunds.

Ce dernier s’attèle à la promotion de son nouveau poulain et parvient à faire entrer Motörhead dans l’écurie de United Artists. Le trio entre alors en studio pour enregistrer son premier album qui ne satisfait pas le label, United décidant de ne pas commercialiser On Parole. La carrière de Motörhead commence mal, d’autant plus que Lucas Fox se fait virer pendant les sessions d’enregistrement et se voit remplacé par Phil Taylor, bientôt surnommé « Philthy Animal » Taylor.

Le groupe répète intensément et Lemmy pense qu’un second guitariste est nécessaire. Eddie Clarke – ou Fast Eddie, né 5 octobre 1950 à Twickenham – entre en scène en 1976 au grand dam de Larry Wallis qui décide de retrouver sa liberté. L’efficacité du dernier arrivé est telle que Motörhead demeurera un trio.

En 1977, les choses n’avancent pas. Alors que le trio est au bord de l’implosion à cause du manque évident de succès de leur entreprise, les musiciens profitent de deux journées dans un studio pour jeter les bases de onze morceaux qui tous se trouveront sur le premier album officiel de Motörhead que le label Chiswick commercialise au mois de septembre. Illustré par un certain Joe Pentagno qui crée War-Pig, le célèbre monstre qui suivra à jamais Motörhead, ce premier album démontre simplement que la rage est là, teintée de ce Blues dont jamais Lemmy ne se départira. Le public est sous le choc de la puissance de l’ensemble. Comment un trio peut-il atteindre ce niveau de violence ? Sous le choc aussi de cette voix née de la rencontre d’une râpe à fromage et de papier de verre. Le résultat, c’est la vigueur de Motörhead, le blues de la reprise Train kept a rollin, le prémonitoire White line fever ou Iron horse/Born to lose. L’album atteint bientôt la 43ème place des charts, pourtant Motörhead décide de mettre un terme à sa collaboration avec Chiswick .

L’arrivée de Douglas Smith comme manager de Motörhead en 1978 marque un véritable tournant dans la carrière du groupe qui se professionnalise vraiment. La première tâche à laquelle s’attelle Smith est simple : trouver un foyer pour son groupe. Motörhead signe alors avec le label Bronze, entame une tournée anglaise de 18 dates, et savoure un premier passage à Top Of The Pops. Puis il est temps de proposer du concret aux fans. Le trio retourne en studio alors que le monde vit sous le joug du punk depuis bientôt deux ans. Mais la brutalité et la spontanéité de Motörhead parvient, comme l’a démontré la tournée, à réunir tout type de public, du simple hardos qui commence à ressortir au skinhead en passant par le punk ou le mod’s. Des jeunes à la recherche de virilité et de décibels.

Overkill parait en mars 1979. Le choc est réel. Dès l’introduction à la double grosse caisse du morceau éponyme, le public et les médias savent que le Rock est en train de vivre un grand moment. Sale, violent, puant la transpiration, la bière tiède et les cendres froides, Overkill , grâce à une collection d’hymnes intemporels (Stay cleanI’ll be your sisterNo classTear ya downMetropolisCapricorn…) permet à Motörhead d’élargir son public à travers l’Europe. Soutenu par deux singles, l’album monte à la 24ème place des charts. Bronze se frotte les mains. A peine Motörhead a-t-il le temps de souffler que le label renvoie les musiciens en studio au mois de juillet. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud…

Dès le mois d’octobre, le public retrouve le nouveau groupe le plus dangereux du monde grâce à Bomber qui grimpe à la 12ème place. Oui, trois petits mois auront suffit pour concevoir cet album, qui malgré son succès et malgré la puissance de morceaux comme Dead man tell no tales ou l’éponyme Bomber semble très légèrement moins inspiré que son prédécesseur. Si l’esprit rock direct est partout présent, si Motörhead cherche un peu à se renouveler, une certaine lassitude semble s’installer. Cela transparait avec Lawman ou l’inquiétant Sweet revenge, titres lents et lourds mais joués sans réelle conviction. Pourtant, le succès commence à attiser les convoitises… Rappelez-vous : United Artists avait refusé de sortir On parole en 1976. Trois ans plus tard, le label n’hésite pas à le faire.

Motörhead n’a pas le temps de s’inquiéter de l’accueil reçu par Bomber ; déjà le trio part en tournée pour conquérir le continent en compagnie de Saxon (onze dates en Hollande, Allemagne et France) tandis que le Royaume-Uni commence à céder aux coups de boutoirs de ce phénomène que l’on nommera bientôt la New Wave Of British Heavy Metal. Nous sommes en 1980 et le monde du Rock connait une nouvelle mutation. Motörhead en tirera largement profit, comme le démontre l’énorme succès rencontré par Ace Of Spades qui parait en novembre. Cette fois, point de faiblesse. Motörhead signe l’album parfait de Rock sur lequel rien n’est à jeter… Produit par Vic Maile, rendant hommage aux hommes de l’ombre (We Are The Road Crew), parlant des plaisirs de la vie (Ace Of SpadesThe Chase Is Better Than The CatchLove Me Like A Reptile…) Ace Of Spades est bientôt certifié disque d’or, et entre dans le cercle fermé des indispensables classiques du genre.

Motörhead repart sur les routes. Sillonnant sa terre natale, le trio enregistre ici et là ce qui deviendra son premier album live. Mais avant, Lemmy and Co. s’offrent un petit plaisir et enregistrent un maxi single de trois titres avec les nouvelles copines de GirlschoolSt Valentine’s day massacre est propulsé n°5, confirmant le capital sympathie acquis par le trio. Tout va pour le mieux, et avant de s’envoler pour le nouveau continent (vaste territoire qui reste encore à conquérir, les disques de Motörhead n’y étant pas distribués) afin d’ouvrir pour Ozzy Osbourne, Motörhead savoure le plaisir des sommets du podium. No sleep ‘til hammersmith est le parfait témoignage de l’efficacité dévastatrice de Motörhead face à son public au début des années 80. Enregistrés sur plusieurs dates au cours de sa dernière tournée en date, les 11 morceaux figurant sur cet album démontrent que Motörhead n’a pas usurpé son titre de groupe le plus dangereux du monde. Et ce groupe se hisse à la première place des charts ! Plutôt bien pour une formation qui était au bord de l’implosion quatre petites années auparavant, non ?

Un tel succès ne se mérite qu’à force de travail et d’implication. La tournée ne s’est pas passée sans heurts, Eddie et Phithy se battant régulièrement. Lorsque sonne de nouveau l’heure d’enregistrer, il y a de réelles tensions au sein du groupe qui décide de produire lui-même son futur album. Fast Eddie est donc en charge de donner forme au son de Iron fist. Le guitariste verra plus tard dans ce choix l’existence d’un piège destiné à trouver une raison pour le remplacer. Car, oui, Iron fist ne satisfait pas autant les fans lors de sa sortie en avril 1982. Sans être désastreux, les retours sont mitigés. Certes, des morceaux comme Iron fistLoser ou (Don’t need) Religion sont du pur Motörhead . Mais l’ensemble pêche par manque de dynamisme sonore sans doute. Le 14 mai, Fast Eddie quitte Lemmyet Philthy, et part fonder, en compagnie de Pete Way (bassiste de UFOFastway.

Rapidement, les gaillards sont en désaccord, et le bassiste fonde son propre groupe, Waysted. Fast Eddie s’entoure d’une fine équipe et enregistre un premier album, un Fastway remarquable et remarqué et à l’opposé de Motörhead. L’album lorgne plus du côté des Led Zeppelin que de la brutalité lemmyesque. Malgré toutes ses qualités, et malgré le fait que Fastway vende plus que Motörhead ne l’a jamais fait jsuqu’alors aux USA, le disque ne parvient pas à devenir disque d’or: « seulement » 400.000 exemplaires sont vendus. Chiffre qui encourage le groupe à continuer.

C’est confiant que Fastway réintègre les studio afin d’y accoucher de l’excellent Waiting for the roar. Le groupe est en forme et cela se ressent sur chacun des morceaux de l’album qui peine cependant à séduire les acheteurs. Pas grave, c’est aussi ça le rock. Mais mal conseillé ou mal inspiré, Fastway va voir le public déserter par la suite à cause de choix aventureux et pas forcément judicieux.

BILAN 2017

La qualité, 2017 en a connu un paquet. Et comme nous devons dire adieu à cette belle – mais difficile par ses disparitions – année, jetons un dernier coup d’oeil dans le rétro avant d’aller de l’avant. Ne dérogeons pas à cette règle informelle du bilan d l’année écoulée:  voici donc le top de ce que Metal Eyes a pu vivre et vous rapporter.

Albums préférés:
Sans aucun doute le niveau des musiciens évolue, et cela se ressent dans la qualité des productions. Si le public daignaiit seulement porter un peu plus d’attention aux groupes français, il ferait de jolies découvertes comme

Running, de Onlap
Mot3l, de Cylew
Hard blues shot, du Laura Cox Band
Nulle part, de Daisy Driver
Film noir de The Texas Chainsaw Dust Lovers (à voir au Hellfest 2018, yes!)
et la découverte des très prometteurs Bullrun et Born Again

Du côté étranger, j’ai été plus que séduit par les grands classiques tels

Infinite de Deep Purple
Walk the earth de Europe,
Rip it up de Thunder
ainsi que par les (re)découvertes – même si les groupes sont déjà bien rôdés – que sont
Life is good de Flooging Molly,
Mud de Whyskey Myers
Vandenberg’s Moonkings II

Mes concerts préférés
La scène a aussi réservé de très agréables surprises. Je retiendrais tout particulièrement les concerts suivants:
Royal Republic au Cabaret Sauvage le 2 décembre
Helloween pour le Pumpkins United au Zénith de Paris le 15 novembre
Sabaton au Hellfest
Flogging Molly au Bataclan de Paris, le 4 juillet  (une fête pareille… Vivement le Zénith!)
Skindred au Hellfest

Les interviews marquantes
Metal Eyes ne serait pas Metal Eyes sans les rencontres avec les musiciens qui font notre univers. Certaines interviews sont carrées, d’autres échappent parfois à tout contrôle. Parmi les plus marquantes de 2017, il y eut:

– The Treatment au complet au Hellfest pour un joyeux bordel,
– à égalité avec The New Roses (et sa vidéo dudit Hellfest) et Skindred déjanté
– Au pied levé, les coolissimes The Dead Daisies qui décidément ne se la jouent pas Rock stars pour un rond
– Adrian Vandenberg, plus carré et formel
– Kungen, sa Saigneurie d’Avatar – dont vous découvrirez l’interview en fin de semaine

Quelles attentes pour 2018? Restons simples:

Les affiches des deux gros festivals que sont le Download Paris et le Hellfest sont complémentaires, et ça, ça promet de grands moments!
Iron Maiden revient au Hellfest et réinvestit Bercy – pardon, AHA (franchement, ça ne fait pas sérieux ces initiales!) – pour un nouveau show « passéiste » et je garde en moi l’espoir d’enfin pouvoir être tout devant pour les photographier;
Avatar risque fort de marquer durablement les esprits avec son nouvel album à paraître fin janvier;
Ghost nous promet un nouveau show après ses déboires récents;
On attend encore le premier live d’Airbourne, ainsi que le vrai retour de Black Stone Cherry…

Bref, plein de choses que nous partagerons. Restez fidèles, profitez pleinement de ce que la vie nous offre et passez toutes et tous une superbe année 2018!

Let’s Metal up our Eyes!

Je tiens à remercier tout spécialement ceux grâce à qui l’aventure Metal Eyes a été et est encore possible:
en premier lieu, Roger et Fabienne Weissier, de Base Prod/Replica promotion, ainsi qu’Olivier Garnier
Christophe Sousa et Sarah Kazaroff de Dooweet Agency, Elodie Briffard de Elie promotion
ainsi que tous ceux qui organisent, accueillent, gèrent les groupes qui nous accompagnent chaque jour :Valérie Reux, Elodie Jouault, les équipes du Hellfest, du Download, Phil’em All, chaque lecteur et lectrice qui se connecte au quotidien tous ceux que j’oublie.
Passez toutes et tous une superbe année 2018, pleine de bonheur, santé, paix et réussite. On se retrouve rapidement dans les salles obscures, à l’ambiance furieuse et bruyante!

« I feel good ! » Ces chansons qui (me) font du bien.

Juno, Intouchables, Little Miss Sunshine, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, In her shoes, Happiness therapy, La famille Bélier

Pourquoi je vous parle de ces films? Eh, bien, tout simplement parce qu’ils rentrent dans cette catégorie ensoleillée qu’on appelle les « feel good films », ces réalisations qui, inévitablement, immanquablement, assurément donnent la pêche. On sort des salles obscures, on quitte son écran télé, un grand sourire aux lèvres, un soleil dans le cœur. Si le cinéma est capable de tels exploits, la musique n’est pas en reste… Et, chez Metal-Eyes, quand on parle « musique » on entend « metal ».

OK, soit disant « le metal n’est pas réputé pour être une musique qui donne la banane et le sourire »? Si l’on excepte les joyeux lurons de Freedom Call et autres formations happy metal, c’est en général un univers considéré par les méconnaisseurs comme plus sombre, les sujets abordés sont souvent sérieux et engagés, ou satanistes et machistes. Au mieux… Seulement voilà: tout n’est pas constat amer, parties de jambes en l’air ou vénération d’idoles démoniaque, loin de là. Le metal sait aussi nous offrir ces chansons qui inévitablement, immanquablement, assurément (me) donnent la pêche. Je vous propose donc un (tout petit) tour d’horizon de ces chansons qui, à tous les coups, me donnent envie de me surpasser, me mettent en confiance et m’assurent de passer la meilleure des journées possibles.

Testez, et soyez conquis. Goûtez en, et partagez. Car en ces périodes sombres que nous traversons, un peu d’optimisme et de positivismes ne sauraient être que bienvenus. Petit passage en revue d’une petite heure de bien être qui ne demande qu’à être enrichie et rallongée.

Détente et farniente… que demander de mieux? Ils sont quelques uns à nous inviter au voyage, à nous dire « relaxe-toi, profite de la vie et des longues journées sur cette plage ensoleillée… » Mouais, je voudrais bien vous suivre…

Aerosmith_-_Permanent_VacationAerosmith: Permenant Vacation (Permanent Vacation, Geffen, 1988)

Tout est dit dans le titre de la chanson titre de ce disque paru en 1988. Avec ses sonorités exotiques, cette chanson nous projette dans l’univers féerique des plages de sable fin, ensoleillées en permanence. Farniente, détente, repos. Et même si les vacances ne s’apprécient que parce que ce sont des vacances, mmmhhhh… Qu’il est bon de se projeter dans un espace sans besoin de se lever pour aller travailler… Petit bonus non négligeable: le reste de l’album est à croquer aussi!

 

 

Motorhead 1916

Motörhead: Going to Brazil (1916, Epic, 1991)

A force de sillonner le monde, il fallait bien que Lemmy lâche le morceau. Quelle est sa destination préférée? Et j’imagine volontiers ce qui a pu inspirer le grand bonhomme. Jolies filles, cocktails, douceur de vivre, tous les ingrédients sont réunis autour du vrombissement des moteurs d’un 747 au décollage. Que dire de le rudesse de ce titre sans concession qui vous sort du transat en un clin d’œil et fait taper du pied? On pourrait également parler du plus récent Going to Mexico, paru sur le dernier album, l’idée musicale est assez proche.

 

 

Black_Stone_Cherry_-_Magic_MountainBlack Stone CherryMagic mountain (Magic moutain, Roadrunner, 2014)

Un peu à part dans la discographie des rockers du Kentucky, Magic Mountain contient cependant son lot de pépites qui clament la joie de vivre et les bonheurs simples. La chanson titre est un de ces moments et invite à l’éblouissement de la randonnée montagnarde. Bref, le retour au contact avec la nature, belle, impressionnante, généreuse et, parfois, terrifiante.

 

 

La vie n’est pas faite que de repos; On s’ennuierai à la longue. Elle nous réserve parfois de mauvais jours, de mauvaises surprises. Et ça, les musiciens aussi y sont confrontés. Deux possibilités se présentent alors: soit on baisse les bras, on subit sans rien dire, quitte à péter un câble, soit on redresse la tête et on voit le bon côté des choses. Et ceux de nos amis qui sont passés par des galères nous offrent quelques jolis enseignements:

 

helloweenHelloween: I can (Better than raw, Raw power, 1998 )

A une époque de doute, Helloween ayant perdu de son aura et de son influence après le départ de Michael Kiske, Andi Deris, chanteur arrivé en 1993, écrit ce I can enjoué que j’ai depuis longtemps adopté comme leitmotiv quotidien: « I can make it all again »… « I can make the call again »… « Don’t wanna loose, don’t wanna go down » … « Leave me waiting is on strike today » (oui, je sais, j’ai réarrangé à ma sauce – en tout cas j’aime beaucoup ma version aussi – l’originale qui dit « leave me waiting years or strike today« ) … toutes les paroles de cette chanson sont un appel à se battre pour ce en quoi l’on croit, se battre face à l’adversité et ne jamais baisser les bras. Obama l’avais bien compris, même si je doute qu’il se soit inspiré des Allemands! Tout le monde peut se sentir perdu, les accidents de la vie touchant tout un chacun. Et cette chanson, en particulier, redonne confiance et espoir.

 

judas priestJudas Priest : Worth fighting for (Angel of retribution, Sony music, 2005)

Si ce disque paru chez Sony music a permis à Rob Halford de réaffirmer avec force son retour et, surtout, son rôle au sein de Judas Priest, cette chanson, pas la plus connue de l’album, mérite qu’on s’y arrête. Car si elle parle d’amour, elle est également une invitation au combat personnel pour réussir ce que l’on entreprend. Oui, il y a des choses qui méritent qu’on se battent pour elles, des personnes et des causes.

 

Airbourne Black_Dog_Barking_(Album_Cover)
Airbourne:
Back in the game (Black dog barking, Roadrunner, 2013)

A ce stade de sa carrière, Airbourne devrait pouvoir remplir des salles de plus de 1500 personnes. Mais ça… Les galères en tout genre, les Australiens semblent connaitre. A chacun de leur retour, c’est une claque que l’on se prend. Je me suis éloigné, mais me revoici en pleine forme! Eh bien rien ne semblait plus approprié lorsque j’ai décidé de revenir dans l’aventure du webzine. Depuis, ça roule! Rock on

 

Scorpions_-_Sting_in_the_TailScorpions: No limit (Sting in the tail, Universal music group,2 010)

Encore et toujours le positivisme. Tant que l’on s’impose des limites, celles de la morale ou de peu importe quoi d’autre, il est impossible de faire tomber les barrières, d’avancer. »You gotta live it up, there’s no limit, We’re gonna make it / You give it all you got, there’s no limit, Reach for the sky« . C’est le principe même de ce webzine auquel je n’impose de barrières que celles que je ne veux pas franchir. Pour le reste, il ne faut pas hésiter. Seuls ceux qui ne demandent rien ne peuvent réaliser leurs rêves.

def leppardDef Leppard: All time high (Def Leppard, e.a.r. music, 2015)

Un bon Def Leppard, en général, ça requinque. malheureusement depuis trop longtemps ignoré en France, les anglais ont pourtant publier un superbe album éponyme en 2015 sur lequel figure ce All time high énergisant et redynamisant. Ce qui ressemble a une chanson d’amour peut cependant, comme tout texte en réalité, être lu, interprété à différent niveaux. Si l’on retiens la partie qui dit « Never giving up, never giving up, never gonna die , I’m on an all time High, You gimme the wings, you gimme the reason to fly » chacun peut entendre ou lire ce qu’il souhaite. Pour ma part, ces ailes, c’est ma liberté, cette liberté qui me donne l’envie et l’énergie d’avancer au quotidien. Et, aujourd’hui, peu de choses pourraient entacher mon optimisme et ma joie de vivre.

 

Ce dossier est bien sûr loin d’être complet. Ces huit chansons, cependant, ont un effet magique sur mon humeur: je ne m’en lasse pas, et le message positif est simplement bienfaisant et apaisant, quelque soit le moment de la journée où je les écoutes. Rien de tel d’ailleurs que de les écouter d’une traite!  J’en ajouterai d’autres, sans doute, au gré de mes (re)découvertes et humeurs. En attendant, je vous prépare déjà un autre document sur un thème que nous apprécions tous plus ou moins, un sujet qui fait partie de notre univers: les chansons à boire. Et croyez moi, elles sont nombreuses!

 

 

BILAN 2016

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Et voilà… 2016 arrive à son terme et il est temps de tourner la page et regarder vers 2017. Jetons cependant un dernier regard à cette année écoulée qui a vu naître Metal Eyes, webzine principalement axé sur l’univers du Metal (et qui fait cependant quelques escapades du côté du rock ou de l’extrême).

C’est à la fin du mois de mars 2016 que www.metal-eyes.com a vu le jour. 9 mois, le temps d’une gestation, diront certains. Le temps surtout de trouver un rythme, des repères, de trouver son lectorat. Vous êtes aujourd’hui environ 350 a vous connecter au quotidien. C’est, au terme de cette première année, satisfaisant. Je formule cependant une demande, un vœu : Parlez-en autour de vous, faites suivre les liens, partagez les annonces quotidiennes faites sur facebook. Le metal doit vivre, et c’est grâce à vous aussi qu’il est toujours là! Par-ta-gez!

Et commentez. Merci à tous ceux qui ont réagi à mes écrits, qui m’ont repris et parfois corrigé. Cela prouve que 1- je reste humain et 2- que le webzine a des lecteurs assidus et attentifs!

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Retour maintenant sur 2016:

En 9 mois, www.metal-eyes.com a publié un total de 211 articles répartis ainsi:

Ce sont donc 119 CD, DVD de presque tous les styles qui ont fait l’objet d’écoute, de ressentis et de chroniques;

J’ai rencontré les musiciens de 33 groupes en interviews, des espoirs aux plus connus. De France, naturellement, mais aussi de Suède, de Finlande, d’Australie, des USA, d’Angleterre, de Tunisie, du Japon, du Canada…

Metal Eyes a pu assister  à 16 concerts, dont deux festivals (Download et Hellfest). C’est à la fois peu au regard du nombre de concerts donnés chaque année, et beaucoup quand on a une équipe de 1 personne! Cependant, j’ai pu assister à des concerts à Paris, Blois, Orléans sans compter Clisson, rendez-vous incontournable de l’année!

2016 fut donc une année de découvertes, de rencontres et de satisfactions personnelles. Un lancement réussi car suivi par un lectorat grandissant et fidèle, vous. Ce dont je ne vous remercierais jamais assez!

Metal-Eyes s’investit aussi sur la scène nationale en  étant partenaire officiel du Paris Metal France Festival qui inaugurera notre année 2017. Amoureux du metal hexagonal, soyez présents au Plan de Ris Orangis les 6, 7 et 8 janvier !

 

Pour mettre un terme à 2016, un petit récap sentimental (top 5 oui, mais ordre aléatoire: j’ai horreur des classements!)

Top 5 concerts

Twisted Sister (Hellfest), Sabaton (Download Paris), Airbourne (Paris, le Trianon, 1er decembre), Steve’n’Seagulls (Blois, Chato Do, 29 novembre), Sidilarsen (Paris, Divan du Monde, 11 novembre)

Top 5 albums:

Amon Amarth (Jomsviking), Airbourne (Breakin’ outta hell), Nightmare (Dead Sun), Steve’n’Seagulls (Brothers in Farms), Joe Bonamassa (Blues of desperation) – et quelques autres aussi (Océan, Metallica…)

Top 5 rencontres :

Royal Republic, Maggy de Nightmare, Sabaton, RavenEye et Epica

Satisfaction 2016:

Le lancement de www.metal-eyes.com, what else???

Déceptions 2016 :

Slayer encore annoncé en festivals en 2017 (Download et Hellfest. Ils prennent un abonnement?), le bordel de l’accès photographes aux Main stages (Hellfest), le manque d’organisation et les problèmes cashless du vendredi au Download.

Espoirs 2017:

Retrouver Iron Maiden en salle à Paris. La baisse des prix des places des « gros » concerts. Que les difficultés mentionnées ci-dessus soient résolues en juin 2017!

Place maintenant à 2017. BONNE ANNEE  A TOUTES ET TOUS !

Je tiens à remercier tout particulièrement ceux qui, par leurs encouragements et conseils ont rendu cette aventure possible: Karine et Corey, Philippe Eude (Damnation creations) pour le splendide logo, ainsi que, pour leur confiance et soutien dans le lancement de ce nouveau média Roger Wessier et Olivier Garnier (Replica promotion), Elodie Briffard (Elie Promotion), Valérie Reux (JMT consulting), Phil ’em All (Rock Fort Show), Sarah Kazaroff (Dooweet Agency), Elodie Jouault et Charles Provost (Him Media), Mehdi, Sabrina et toute l’équipe Verycords, At(h)ome, Lucie et toute l’équipe GDP, Nous Productions ainsi que Cartel concerts. On continue en 2017! 

Rock on et… Metal up your Eyes!

PMFF: Histoire d’un festival

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Article publié sur mon ancien webzine le 28 mai 2012

Note au lecteur: Cet article ne traite pas des 3 jours du PMFF V dont le live report, également originellement publié sur mon ancien webzine, pourrait aussi, peut-être, en fonction du temps disponible, vous être proposé ici. A suivre, donc!

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P M F F.

L’acronyme d’un festival dont peut rêver tout amateur de Metal hexagonal :
Paris Metal France Festival
En quatre éditions, plus une avortée, Phil’Em All sera parvenu à réunir autour de lui 35 groupes majeurs ou espoirs de la scène metal hexagonale, issus d’horizons variés : Hard Rock, Stoner, Prog Metal, Heavy Metal, Thrash, Death, Instrumental

Phil aura surtout remporté le pari fou de faire revenir à la vie et sur scène certaines formations mythiques des glorieuses années 1980, ravivant l’intérêt tant médiatique que public. ADX. Blasphème. Still Square, Witches, Attentat Rock. Squealer, Shakin’ Street, Der Kaiser, Dygitals, Agressor.,… et même Océan, malheureuse victime d’une première quatrième édition annulée, sont ainsi revenus sous les feux de la rampe.

A l’origine, celui qui depuis près de vingt ans anime le Rock Fort Show désormais sur Air Radio , s’est offert ce qui peut être perçu comme un beau caprice d’éternel ado égocentré en diable perdu dans un corps d’adulte immature. Car le PMFF est né pour deux raison: tout d’abord, le désir de Phil de fêter ses 40 printemps début janvier en marquant cette journée à jamais, entouré de ses amis, musiciens ou amateur de décibels; et ensuite pour fêter dignement les 25 ans d’ADX.

C’est un peu léger comme prétextes, non ?

L’avantage, en revanche, c’est que janvier est un mois calme en matière de concerts…

Quoi de mieux, alors, que de faire venir un maximum d’amis et de public ?

Quelle meilleure excuse, aussi, que ces concerts pour œuvrer dans l’ombre et réussir le tour de force de réunir ceux qui, deux décennies auparavant, s’étaient séparés en plus ou moins mauvais termes ?

Quoi de mieux, également, pour permettre à tous de découvrir de jeunes formations prometteuses ?

Quelle meilleure raison pour, en somme, continuer sur la lancée des fêtes de fin d’année et bien démarrer la nouvelle ?

Avant que les portes du Plan de Ris Orangis ne s’ouvrent sur cette sixième et seconde « ultime édition » nous vous invitons à remonter le temps et vos souvenirs…

7 janvier 2007

Alors qu’elle ne s’appelle pas encore Paris Metal France Festival, la première édition se tient à la Locomotive le 7 janvier 2007. Phil étant également aux commandes de sa destiné, et responsable de sa dernière reformation en date, c’est ADX qui se trouve en haut de l’affiche.
Les Parisiens de The Outburst entament les hostilités dès 15h avec leur metal enlevé et énervé, teinté ça et là de rock… Formé en septembre 2002, le groupe se distingue des autres formations « à chanteuse » en s’éloignant radicalement du metal symphonique. Après un Ep 5 titres (Party Time), The Outburst publie son unique album, The Entertainment, en 2008.
Ils sont suivis de Horresco Referens, formé à Paris en 1994, qui se définit comme un groupe de « Lust Metal », Metal Luxure, son Death / Black se voulant sensuel et se traduisant par deux albums lui permettant de tourner un peu partout en Europe.
Suivent d’autres extrémistes Thrash / Death. Maladaptive dont l’Ep, paru en 2005, contient le morceau phare du groupe, Burn The Witches, vient de Beansçon et s’est formé en 2004. Son énergie communicative explique à elle seule la popularité grandissante du groupe désormais, en 2007, grand espoir de la scène nationale.
Carnival In Coal, c’est l’ovni du PMFF. Le duo fondé par Alex Wursthorn et Arno Strobl à Amiens en 1997 ne se donne aucune limite, tant visuelle que musicale. Si CinC est affilié à la scène extrême, le groupe reste cependant proprement inclassable musicalement. Il se séparera courant 2007 en laissant 4 albums décalés en guise de témoignage.
Falkirk, avec, son metal épique teinté d’heroic fantasy fait mouche. Née en 1996, la formation parisienne donne, avec le PMFF, l’un de ses derniers concerts avant de mettre un terme à sa carrière riche de 3 albums. Si la présence de Falkirk dénote sur cette première affiche très marquée par le Metal extrême, elle démontre, tout comme ADX, l’envie d’ouverture du maître de cérémonie.
Car, oui, cette première édition est placée sous le signe de l’extrême… Misanthrope, l’un des plus importants et anciens (le groupe a vu le jour en 1989) représentants du Death Metal à la française, stylé, classieux, incarné par le caractère à la fois charmeur, hautain et bien trempé de SAS de l’Argilière. Auteur de pas moins de 11 albums, Misanthrope vient présenter, en partie, ce que sera son futur méfait prévu l’année suivante.
Enfin, après moult errances et tentatives de come-back, ADX, fleuron du Heavy Metal hexagonal s’est, sous la pression de Phil’Em All, reformé pour ce festival. Débutant sa carrière dans l’Oise en 1982, ADX s’est rapidement distingué grâce à son Speed Metal enjoué. Après trois albums plus que remarqués, le groupe subit un première déception commerciale avec un album en anglais qui voit le public déserter. Après une longue séparation, ADX se reforme, sans Betov, un des guitaristes d’origine, enregistre un nouvel album, suivi d’un live, puis disparait de nouveau. Ce PMFF voit le retour de Betov, ainsi que l’intégration de BY Queruel (Witches et ex-S.M.F) à la guitare et Klod (Claude Thill, ex chanteur de Der Kaiser) à la basse. C’est une nouvelle ère qui débute pour ADX, comme le prouveront les années à venir.
Le public répond massivement, transformant cet essai en succès, malgré le peu de soutien promotionnel. Une seconde édition est dès lors envisagée.

13 janvier 2008 PMFF 2

La machine est lancée. Le succès de ce premier festival 100% français encourage Phil’Em All et son équipe à aller plus loin encore. La seconde édition de cet événement désormais officiellement appelé Paris Metal France Festival se tient le 13 janvier 2008 et propose une affiche beaucoup plus orientée vers le Heavy Metal des années 80.
Pour ce PMFF II, Phil a réussi le pari fou de faire remonter sur scène l’un des plus emblématiques groupes des années 80 : Blasphème. Il lui a fallu batailler, négocier, transpirer, négocier, mais le groupe décide de tenter l’aventure. Si ce retour crée le buzz, c’est en réalité l’affiche toute entière qui attire la foule des grands soirs. On notera même la présence de fans étrangers, venus d’Espagne, d’Allemagne, de Grèce et de Suède !
Les stoners parisiens de Royal Bubble Orchestra, menés par David Jacob, ancien bassiste de Trust, sont les premiers à fouler les planches pour présenter leur album éponyme paru en 2006. Malgrè le peu de monde présent en ce début d’après-midi, le groupe fait mouche.
RBO cède alors la place aux sorcier(e)s de Witches, groupe Death fondé par Sibylle Colin-Toquaine à Paris en 1986, au sein duquel se trouve BY Queruel, également guitariste d’ADX… (Oui, le PMFF, c’est aussi le Paris Metal Famille Festival !) et qui ce soir propose nombre d’extraits de son second et dernier album en date, VII, qui fait suite à un 3.4.1. paru plus d’une décennie avant, en 1994 !
Déçus de se retrouver si bas sur l’affiche, les Sannois de Demon Eyes, le groupe des frères Masson qui écume les scène depuis sa création en 1981, séduit cependant le public dont la densité commence à être importante. Le groupe a marqué les années 80 grâce à deux albums aux qualités sonores inégales mais musicales indéniables dont le public semble très bien se souvenir.
Tout autant, d’ailleurs, que l’autre reformation attendue de la journée… Still Square still » a été ajouté, les Parisiens ayant perdu les droits sur Square, leur nom d’origine) est toujours mené par un Guy Hoc au sommet de sa forme et dont Rock Stars, issu de l’album du même nom paru en 1985, n’a pas pris une ride.
Puis c’est une nouvelle déflagration en règle. No Return, formé à Paris en 1987, vient exploser les tympans des amateurs de Death Metal. Alain et sa bande, auteurs de 8 albums explosifs, viennent se frotter au public chaud avant que les Bayonnais de Killers n’envahissent la scène.
C’est avec un Bruno Dolhéguy en pleine forme, et heureux d’être enfin de retour à Paris, qui mène un Killers simplement magistral. Formé à Bayonne en 1984, après de multiple péripéties et changements de personnels ayant mené Bruno à occuper le poste de chanteur en plus de ses fonctions initiales de guitariste, Killers , auteur d’une bonne douzaine d’albums studios, s’apprête à enregistrer le troisième live de sa carrière, sur lequel on se rendra compte que les quatre n’ont pas usurpé leur surnom de « Rois du Speed ». Le public présent est aux anges, et la chaleur grimpe de plusieurs degrés pendant le set des Basques.
A peine Phil ‘Em All les annonce-t-il que le triomphe est total. Seul manque à l’appel le batteur originel, Régis Martin, qui demeure, aujourd’hui encore, introuvable. Il est remplacé par Aldrick Guadaguino, fils de Philippe, le bassiste. Blasphème, figure emblématique du Metal français des années 80, qui avait enregistré deux albums remarqués avant sa séparation de 1985, donne un concert tout en émotions. Les acclamations du public sont aussi puissantes que la surprise de Pierre, Marc et Philippe est grande. Blasphème prévoyait aussi d’enregistrer ce concert, mais une vilaine panne de courant l’empêche de pouvoir offrir à son public le live tant attendu… Mais peu importe, la carrière de Blasphème est relancée, le groupe étant demandé aux six coins de l’Hexagone, s’offrant même un passage au Hellfest avant de proposer un troisième album studio, acclamé par les médias et le public.
ADX, une nouvelle fois tête d’affiche, connaîtra malheureusement le même sort : présentant ce soir son futur et très attendu album, Division Blindée, le quintette est accueilli par un public chauffé à blanc que rien ne semble vouloir arrêter. Une nouvelle réussite totale qui se solde par une nouvelle panne empêchant la captation du concert. Mais le pari de Phil’ Em All est gagné : cette vague de retours semble plus que faire plaisir au public multi générationnel dont la mobilisation massive est une autre source de satisfaction. Cette affiche et le public de folie laissent à penser qu’une tournée PMFF pourrait voir le jour en cette même année 2008. Malheureusement, sans soutient des professionnels, cette aventure n’a pu se concrétiser privant la province de son PMFF.

3 & 4 janvier 2009 PMFF 3

Fort de ce succès, Phil’Em All décide d’aller plus loin encore. Le PMFF III se tiendra sur deux journées, les 3 et 4 janvier 2009.
Pour la première fois, ADX n‘est pas en tête d’affiche. Le groupe ne souhaite pas en faire un rendez-vous annuel, sorte d’ADX Fest prétentieux…
Le PMFF est basé sur l’esprit 80’s d’une part, mais surtout sur l’envie de provoquer des reformations. Cette année, les fans seront servis puisque ce seront les Parisiens de Der Kaiser et Shakin’ Street, les Nantais de Squealer, et les Avignonais d’Attentat Rock qui viendront secouer les crinières et faire rugir le public de la Loco.

Le samedi 3 janvier, les hostilités démarrent avec le trio instrumental mené par Pascal Vigne, Triple FX (dont le batteur n’est autre que Gaël Féret également chez Misanthrope et le bassiste Pascal Mulot). Les Parisiens viennent de publier leur second album, doux et dingue à la fois.
Cette mise en bouche permet à Inmost de prendre la suite des opérations de façon plus… vigoureuse. Formé à Compiègne (60) en 2004, le quatuor publie en 2009 son premier méfait très inspiré par le Metal Extrême.
Le calme (relatif) revient après cette tempête grâce à la prestation des Parisiens de Shannon, groupe formé en 2003 par le guitariste Patrice Louis dont la carrière à démarré dans les 80’s au sein de Jinx, alors en fin de parcours. Shannon se distingue rapidement par l’efficacité de ses enregistrements (2 Lp et 1 Ep d’un Hard Rock fin et racé) et de ses concerts très efficaces.
Depuis la séparation de Vulcain, en 1999, Marc Varez s’est lancé dans un projet purement Stoner/Hard et a publié avec Blackstone trois albums qui puisent dans le blues américain autant que dans le Hard Rock anglais des 70’S. Le passage de Blackstone au PMFF sera un des prémices à la reformation attendue d’un Vulcain dont l’un des fondateurs sera dès le lendemain sur cette même scène.
Der Kaiser est la première reformation des 80’s à fouler les planches de ce PMFF III. Mené par Klod au chant, actuel bassiste d’ADX, le groupe formé en 1983 a publié 2 albums diversement accueillis.
Squealer, formé à Nantes en 1980, revient avec un Pascal Bailly au gosier toujours aussi éraillé… Le Hard Rock français est moribond lorsque parait, en 1987, D.F.R., son premier album. Squealer. parviendra à se distinguer, notamment avec Squealer’s Mark paru en 1989, et se faire une petite place en pleine vague Grunge avant de se séparer en 1992. Sa participation (un « amusement » selon son chanteur) fort remarquée au PMFF III permet même à Squealer. d’être retenu pour jouer au Hellfest cette même année.
ADX, pour la première fois, n’assure pas la tête d’affiche. Le PMFF, d’une part, ne doit pas devenir une sorte de rendez-vous annuel d’ADX et, d’autre part, le groupe n’a, cette année, rien à défendre autre que sa réputation en live. C’est donc l’esprit tranquille que les cinq investissent de nouveau cette Locomotive désormais si familière. ADX sera, cette année, également présent au Hellfest.
Nightmare, figure emblématique des 80’s dorées, revient en force depuis l’album (mini, en réalité) de la reformation, Astral Deliverance, paru en 1999. Les Grenoblois, depuis leur formation en 1979, ont connu divers succès et revers de fortune, dont la disparition brutale de Jean-Marie Boix, le chanteur ayant permis à Nightmare de trouver sa place dans le peloton de tête des espoirs nationaux de la première moitié des années 1980, largement exposé en assurant de prestigieuses premières parties (Saxon, Def Leppard...) Nightmare, comme tant d’autres disparaît avant la fin de la décennie, après seulement 2 albums. La passion de son leader, Yves Campion, est plus forte et il remonte son groupe en 1999, après le décès de Jean-Marie Boix, le chanteur d’origine, dont la place est depuis lors occupée par Jo Amore, le batteur d’origine. Nightmarea, au total, enregistré huit albums plus deux live.

Après une bonne nuit de repos, Hürlement entame cette seconde journée avec son Heavy Thrash tranchant qui se démarque principalement – hormis les textes totalement inspirés par ce qui se faisait trois décennies auparavant – par la voix totalement à part d’Alexis Roy-Petit, vocaliste inimitable. Le groupe formé à Paris en 2003 vient soutenir son premier album qui mélange chants français et anglais avec une aisance sans pareille.
Pleasure Addiction semble vouloir redonner un sens à ce qu’était la folie du Glam, ses aspects outranciers et hors normes. Son Hard Rock direct séduit, et, bien que le groupe n’ai pas d’enregistrement à son actif, on peut lui prédire un bel avenir, en tous cas sur scène.
Les Dijonnais de Darknation, qui s’est formé en 2003, prennent la suite afin de soutenir leur album, Merci Pour Le Mal, paru en 2006, grandement influencé par le Thrash.
Phil a ratissé large, cette année, puisqu’il fait aussi venir les Niçois de Kragens, auteurs de 3 albums depuis leur naissance en 2000. Menés par Renaud Espèche et Denis Malek, deux ex-Lynx, Kragens délivre une prestation explosive, avant que d’autres sudiste n’investissent la scène.
Manigance, en effet, ne vient pas soutenir de nouvel album… Depuis sa formation en 1995 à Pau, le groupe de l’ex-guitariste de Killers, François Merle, a offert à son public 4 albums (plus un live) d’un Hard Rock mélodique ultra efficace, et s’est hissé parmi les rares groupes à s’être distingués à l’étranger. Il faudra pourtant attendre 2011 avant la parution d’un nouvel album…
Un CD au compteur, une voix et un grain de guitare uniques… Mr Jack c’est le projet monté pour l’amour du Rock par trois personnalités historique du hard français : l’ex-Vulcain Daniel Puzio et deux ex-H-Bomb, Philty Garcia et Gérard Michel. Rien ne semble pour ces trois là plus efficace et vrai que la simplicité naturelle d’un power trio. MR Jack est transporté par l’accueil chaleureux du public, désormais chauffé à blanc pour recevoir la première grande reformation du jour.
Attenta Rock, né à Avignon en 1981, s’est rapidement distingué du reste de la scène hexagonale par la détermination et la brutalité de son Heavy Metal sans concession. Pourtant, après deux albums ayant placé Attent Rock parmi les grands espoirs nationaux, Didier Rochette, en désaccord avec les orientations musicales souhaitées par les autres membres, quitte le groupe. Son remplacement par Marc Quee apporte en effet, sur Strike (1985), de radicales modifications au son d’Attentat Rock qui se fait moins Heavy et devient plus Hard, et à son image, plus américanisée. Malgré le succès remporté, AR décide de continuer sur la voie du changement. Le groupe se saborde, se renomme, plutôt, devenant Pink Rose, un nom plus ouvert à l’international, mais après un album de Hard FM sans saveur, disparait définitivement.
Fabienne Shine n’a jamais totalement lâché son Shakin’ Street qu’elle a formé en 1975 avec le guitariste Eric Levi (Elewy). Mais après deux albums, dont le second, sur lequel joue Ross The Boss, est produit par Sandy Pearlman, connu comme producteur de Blue Öyster Cult, le groupe est mis en sommeil, la chanteuse s’exile aux USA, et Shakin’ Street ponctue les décennies de quelques sorties discographiques, relançant ainsi l’espoir des fans. Ce n’est pourtant qu’à l’occasion de ce PMFF que Fabienne Shine brille de nouveau en France, rejointe par le phénomène Ross.

Artistiquement remarqué, ce PMFF est pourtant une réussite en demi-teinte. La date retenue, trop proche du nouvel an et encore en pleine période de congés scolaires, n’incite guère le public à se déplacer. On circule facilement dans les travées de la Loco en ce début d’année.

10 janvier 2010 PMFF IV – Annulé

Même si les finances n’ont pas trop souffert, décision est prise de n’organiser le PMFF IV que sur une journée et de créer le buzz avec un nouveau coup, même s’il est difficile de croire que Phil’Em All puisse rééditer éternellement un exploit. Certains groupes sont condamnés à ne jamais revenir, la nature ayant rappelé à elle et à jamais l’un ou l’autre de leurs membres. Pourtant, contre toute attente, alors qu’on croyait sa voix d’or irremplaçable, Océan se reforme, Robert Belmonte remplacé au chant par Stéphane Reb.
Pour la première fois, ADX n’est même pas présent à l’affiche, mais Phil’Em All a convaincu Stocks (enfin, Christophe Marquilly), Dum Dum Bullet, Rozz et Deborah Lee de participer, et a invité les Alsaciens de Mystery Blue à faire le déplacement. Les « jeunôts » qui tournent depuis des années, doivent ouvrir (Arès et Evil One). Hélas, la Locomotive est vendue et un mois avant la date annoncée, le PMFF IV est annulé, faute de pouvoir trouver une salle à même de recevoir la troupe sans se ruiner. Si tous s’avouent déçus, Arès et Evil One décident d’organiser un mini festival en banlieue parisienne (avec Heavintage et Hemoragy). 2010 se fera donc sans PMFF, l’organisation devant trouver une salle à même d’accueillir un tel événement.

Cette quête dure deux ans.
Après deux années « sans », deux années de réflexion et de recherche d’une salle digne d’accueillir un festival de cette envergure, Phil’Em All annonce le grand retour du PMFF dans un lieu plus petit que la Loco, certes, mais un endroit vivant et chaleureux, une salle de plus en plus plébiscitée par les groupes : Le Divan du Monde.
Alors qu’ils viennent de publier leur nouvel album, ADX reprend du service en haut de l’affiche.
Pour commencer, et parce qu’une fois n’est pas coutume, c’est un groupe 100% féminin qui ouvre les festivités. Women In Iron Form, au sein duquel on retrouve des membres de Witches, Wurm et Whyzdom, est un tribute band à Iron Maiden et le courant passe vite et bien.
Place ensuite au Metal traditionnel, direct et efficace proposé par Existance (mené par Julian Izard, fils du premier chanteur de H-Bomb et qui accueille ce soir un nouveau batteur, Tony, le frère de Hervé Traisnel, chanteur de Dygitals, également à l’affiche…. Histoires de familles encore et toujours!), groupe de l’Oise formé en 2008, auteur d’un premier album remarqué et dont la prestation énergique et enjouée fait des émules. Une véritable bouffée d’air frais prometteuse d’un bel avenir !
Après avoir enregistré un premier album en 2006, s’être faits remarqués à Paris en ouverture de Nightwish en 2004, Conscience vient présenter son Prog Metal et démontre, une nouvelle fois, qu’une affiche éclectique est preuve d’ouverture. A encore, les fans sont de sortie et font savoir à Matthieu Gerbin, guitariste chanteur, toute leur appréciation de cette prestation.
Prévu de jouer en 2010, Evil One foule enfin les planches du PMFF et, avec deux albums d’un thrash old school au compteur, et un line up quelque peu modifié depuis l’arrivée d’une moitié de Hürlement, met le feu au public qui attaque ses premiers circles pits. Bien que le groupe existe sous une forme ou une autre depuis sa naissance à Cergy Pontoise (95) en 1997, le nouveau line-up, séduit le public présent par son efficacité, son énergie et sa simplicité.
La reformation du moment, celle que souhaitait Phil, c’est Dygitals, qui avait marqué de sa patte les années 85-88 avec son Hard Rock varié et ses rythmes enlevés mais qui fut toujours discographiquement frustré, hors sa participation à la compilation French Connection en 1985 qui permet à Dygitals de graver deux morceaux, sans compter celui paru en 1997 sur la compilation Révolution Hard Rock, annonciateur de la sortie de l’album enregistré en 1987, espoir qui ne se réalisera jamais. Pourtant, son passage au PMFF permet à Dygitals, dont la reformation sous forme de quintette fut l’oeuvre du trio de base, Hervé Traisnel (chant), Alain Clouet (batterie) et David Dugaro (guitare), de retrouver les chemins des studios afin de proposer anfin un premier album.
Autre moment fort de la soirée, le retour des Death metalleux ex-Antibois et désormais Lillois d’Agressor, menés par l’indéboulonnable Alex Colin-Toquaine, pas montés sur scène depuis, quoi ? Dix ans ? Malgré 5 albums, un split avec Loudblast et une compilation, le groupe s’est rarement produit dans la capitale… Paris Metal Famille Festival, vous a-t-on dit? Eh, bien, le clou est enfoncé avec la montée sur scène de Sibylle (Women In Iron Form et Witches), qui rejoint, chose rarissime, son frère Alex sur scène l’espace d’un morceau. Agressor chauffe ce soir un public en attente d’un ADX qui se présente sous un visage nouveau, puisque Dog, souffrant, est exceptionnellement remplacé à la batterie par Laurent Bendahan (Scherzo et ex-Grazed, ex-Kalisia), qui a appris le répertoire d’ADX en à peine 5 jours, permettant ainsi au groupe de maintenir son engagement et de présenter son onzième album, Immortel, acclamé par les médias.
La soirée se conclue avec le retour des Women In Iron Form accompagnées, sur scène, de tous les participants et volontaires ayant contribué à l’organisation de cette journée.

A noter que pour permettre ce retour, les groupes et intervenants ont œuvré bénévolement. Le Metal français est une grande famille et une grande histoire d’amour et de respect mutuel.

Phil’Em All l’avait promis à la fin du PMFF IV : il y aura une dernière édition. Cette fois, elle sera, comme disent les Américains, « larger than life » :

3 jours.
Extrême. Metal. Best-of.
Un week-end entier au service du Metal français. Un rendez-vous à ne pas rater dont tous les détails vous seront révélés très prochainement sur votre webzine, partenaire du festival ! Nous en reparlerons très bientôt.

 

HELLFEST 2017: l’affiche complète enfin dévoilée!

Deep Purple, Aerosmith, Linkin Park en tête d’affiche de l’édition 2017 du Hellfest qui se tiendra à Clisson du 16 au 18 juin 2017, ça peut séduire! Ajoutez-y Alter Bridge, FFDP, , Rob Zombie Sabaton, Saxon Trust Steel Panther, Slayer, Blue Öyster Cult, Sidilarsen, Myrath, Phil Campbell and the Bastard Sons, Pretty maids, Ugly Kid Joe ou – enfin! – Trust, parmi quelque 190 groupes et le tour est joué! Une affiche plus qu’alléchante qui tombe comme un cadeau de noël en avance et qui a de quoi, comme le promettait Ben Barbaud, satisfaire tous les appétits; dont ceux, voraces, des amateurs de Classic heavy rock, lecteurs de Metal Eyes.

Rendez-vous en juin!

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PMFF VI: L’affiche complète dévoilée!

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Ça y est, l’affiche du PMFF VI est enfin entièrement dévoilée. Phil ’em All nous avait promis des surprises, comme souvent, et là, on n’est pas déçus!

D’abord, notons que The Morganatics et Wizzo ont annulé leur participation sans affecter cette affiche composée de 40 groupes d’horizons divers.

Les portes ouvriront le vendredi 6 janvier 2017 à 17h30 et verra 9 groupes  alterner sur les deux scènes. samedi 7 et Dimanche 8, les hostilités commenceront à 13h30 avec respectivement 17 formations (puis 16(+ 1 surprise act dimanche pour clôturer ce PMFF).

Ensuite, ADX donnera une représentation par soir. Pour les râleurs, rappelons tout de même qu’il s’agit d’une production ADX musik… Pour les autres, on peut espérer avoir des setlists radicalement différentes d’un soir à l’autre, ce que nous confirme Phil’em All: « ADX pour fêter ses 35 ans de carrière revisitera l’ensemble de ses albums studio à travers 3 setlists différentes en 3 gigs !!!
D’où l’intérêt du PASS 3 JOURS (que vous pouvez-vous procurer sur http://pmff.bigcartel.com/pour les fans du groupe avec en bonus pour les 100 premiers acheteurs 1 CD LIVE INEDIT D’ADX + 1 T-Shirt du PMFF !!! 
Ce sont nos anniversaires et nous régalons! »

Enfin, les plus perspicaces remarqueront très vite la présence, dimanche sur la grande scène, de Drakkar, FireForce et Crying Steel, invités de Belgique et d’Italie. Quoi? Des groupes étrangers sur une scène du Paris Metal France Festival? Pourrions nous parier que ces invités se feront une joie de reprendre quelques standards de chez nous? Phil ‘Em All s’en explique: « La raison de la présence de ces 3 groupes étrangers est qu’ADX a tourné avec ces 3 groupes et qu’ils sont EXCELLENTS et dans l’esprit du PMFF et de la fête ! Pour le répertoire de chacun des groupes vous verrez bien ce qu’ils vous réservent si vous êtes présents au PMFF le jour J! »

L’année 2017 commencera donc sous les meilleures auspices en célébrant le metal français dans tous ses états et toutes ses couleurs! Rendez vous au Plan de Ris Orangis les 6, 7 et 8 janvier 2017. D’autres infos et mises à jour suivront.

 

PARIS METAL FRANCE FESTIVAL, le retour !

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Ils sont bien tous pareils! Status Quo, Scorpions, Judas Priest… et maintenant Phil ‘Em All… Tous avaient annoncé « la der des ders », une retraite méritée, et chacun est revenu sur sa promesse. Phil ‘Em All comme les autres. Pff! Aucune parole…

Le fondateur du PMFF avait annoncé à corps à cris que l’édition de 2013, la cinquième, best of des éditions précédentes, sur 3 jours, serait la dernière. Nous, dans l’ombre, on ne pleurait pas. On se gaussait. Nous savions. Respections cette décision car nous savions que cet engagement ne serait pas tenu. Et kicékavairaizon? Il a retourné sa veste. Et c’est tant mieux pour nous.

Phil ‘Em All avait organisé le premier PMFF à la locomotive le 7 janvier 2007 histoire, modeste qu’il est, de fêter son anniversaire – 40 ans, à l’époque – avec des copains. Pour l’occasion, ADX, tête d’affiche, voyait revenir Betov et le groupe redevenait un des plus sérieux acteurs français. Puis, année après année, Phil s’est fait une spécialité de convaincre certains groupes des années 80 de se reformer. L’argument: vos enfants pourront vous voir jouer live. Et ça a marché: Still Square (anciennement Square), Blasphème, Demon Eyes, Squealer, Der Kaiser, Shakin’ Street, Attentat Rock, tous ont répondu à l’appel. Même Dum Dum Bullet, Stocks et Ocean, malheureuses reformations de la seule édition annulée, furent remis au devant dela scène.

Cette nouvelle aventure s’étalera sur 3 jours, les 6, 7 et 8 janvier 2017 et on ne sait pas encore combien de groupes y participeront. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que le PMFF se délocalise pour se resituer à Ris Orangis au nouveau Plan, qui a lui même déménagé. Cette opération permet à la salle d’augmenter sa capacité d’accueil en passant de 400 personnes à presque 900, là où le Divan du Monde, qui a accueilli les PMFF IV (2012) et V (2013), ne pouvait recevoir que 500 personne – si le balcon est ouvert au public. La salle, qui disposera de deux scènes, se trouve juste à côté d’un restaurant et deux buvettes seront à disposition.

Les noms commencent à tomber, et cette affiche est prometteuse. On retrouve les anciens, ceux qui ont déjà été programmé une fois (Thrashback, Witches, Existance, Conscience, Hürlement, Misanthrope et Ocean), un qui n’a pu jouer pour cause d’annulation (Mystery Blue), et une ribambelle de nouveaux noms, des plus prestigieux et attendus (Lonewolf, Yorblind, Désillusion, Face To Face, Yann Armellino & El Butcho – bien qu’à l’affiche du PMFF V avec d’autres projets, Gang) aux moins connus (MF Crew, Boisson Divine, Idensity, The Morganatics, Tentation, Freaky Time, One Last Shot) en passant par de formations prometteuses (Pat O’May, Furies, Asylum Pyre).

24 noms et ce n’est pas fini. En tout cas, ce n’est pas assez pour satisfaire Phil. On peut légitimement imaginer que, ayant été à l’affiche de chacune des éditions précédentes, ADX sera de la partie. Reste les surprises: quelle(s) reformation(s) Phil nous prépare-t-il? Sortilège? H-Bomb? High Power? Fisc? Présence?Quel(s) gros coup(s), quelles surprises, quelles têtes d’affiche? Phil aura-t-il enfin réussi à faire obtenir son Graal – faire  jouer Vulcain? Patience, ça vient! Et il ne fait aucun doute qu’il y en aura pour tous les goûts .

Vous trouverez régulièrement des infos sur la page du PMFF ainsi qu’ici même, chez Metal Eyes, partenaire officiel du PMFF. Les pass 3 jours sopnt dès à présent disponibles au tarif de 65€ (+1€ de frais d’envoi pour la France) – en ligne uniquement: http://pmff.bigcartel.com/. Notez dès à présent que les 100 premiers acheteurs de pass 3 jours se verront offrir des goodies, dont un CD live d’ADX inédit et un T shirt. Les pass 1 jour suivent!

 

A suivre…