Festival Un autre monde à Orléans

Les 28, 29, 30 et 31 août 2019, l’association Défi fêtera ses 30 ans au cours d’un festival gratuit qui se tiendra au cœur du parc Pasteur.

Au cours de ces journées, les spectateurs pourront assister à des concerts, expo photos et animations de quartier.

Le festival débutera avec des apéros-concerts les 28 et 29 août à 18h30.

Côté musique, ce sont pas moins de 9 concerts qui seront proposés sur deux scènes. Vous retrouverez ainsi, le vendredi à partir de 18h, le Gobson Groove Gang, Christian Olivier (Les Têtes Raides), Cigagny Möhawk, Faut Qu’ça Guinche ainsi qu’un retour sur les 30 ans de l’Asso et ses différentes réalisations.

Le samedi 31 août, l’Aselqo proposera des animations Quartiers en scène avec les jeunes du quartier (break dans, foot, rencontre avec des artistes en herbe…) suivi des concerts de Les Frères Smith, Bob’s Not Dead, The Dizzy Brains et le Famous Unimate Crash Karaoké. Des concerts à l’esprit punk, festif et fun, en somme.

L’asso Défi exposera également les photos de Justine Boudot.

Le festival est, rappelons le, proposé gratuitement. Alors, rendez-vous sans hésiter au Parc Pasteur du 28 au 31 août prochain.

AMERICAN TOURS FESTIVAL: Scorpions, Rival Sons, Stray Cats et bien plus encore!

Du 5 au 7 juillet 2019, se tiendra la nouvelle édition du American Tours festival, qui se tiendra au parc des expos de la ville de… Tours!

Cette année, le festival a su attirer de nombreux artistes rock dont les légendaires Scorpions (et son « noveau » batteur Mikkey Dee) le vendredi à 22h, ainsi que, le lendemain, Rival Sons (21h) et les non moins légendaires Stray Cats (22h30).

Mais ce festival ne se résume pas qu’à ces concerts: musicalement, il y en aura pour tous les goûts, de la country au rock et au hard rock, ce sont 50 concerts prévus sur ces 3 jours.

Le American Tours festival, c’est avant tout, et surtout, un accès à toute la culture américaine, de sa musique à son esprit vintage, du square dance au rockabilly, sans oublier ses belles mécaniques. Un esprit unique en Europe, et donc un rendez-vous à ne pas manquer.

A noter: le festival sera exceptionnellement précédé  le 4 juillet par une soirée spéciale Independance day.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du festival: www.americantoursfestival.com

 

METAL DAYS: rencontre avec les organisateurs

Comblé par sa venue promotionnelle il y a un an, Goran, l’un des organisateurs et fondateurs du festival Metal Days, est revenu à Paris pour parler de l’impact de cette promo sur l’édition 2018, la quinzième, et de l’avenir du festival. Et pour le coup, il est venu avec son bras droit, Nika, pour plus d’efficacité. 1300 bornes en voiture, c’est plus agréable à deux…

Quel impact a eu la tournée promo en 2018? Selon Goran, important puisque « le festival l’an dernier a affiché complet une semaine avant le début. Cette année, ça devrait être complet en mai (…) Je pense que c’était une bonne idée de venir, puisque nous avons eu plus de visiteurs français que les années précédentes« . Selon Nika, l’impact de ces interviews « est plus efficace qu’une pub dans un magazine, les gens parlent, il y a des photos, on échange... » Et c’est bien ce qui a poussé le couple à revenir à Paris, le public français étant le 3ème après les Allemands et les Slovènes et au coude à coude avec les Autrichiens.

Quel est le rôle de Nika dans cette aventure? Elle explose de rire avec un « tout », suivi de « ça va de la promotion à la sécurité en passant par ce qui tient à l’écologie du site et tout ce qui est au milieu« .

Sept groupes français sont cette années à l’affiche, mais Goran reconnait ne pas les connaitre. « Je m’occupe de booker les groupes de la scène principale. Il y a un autre gars, Chuck, qui se charge des autres groupes« .  Comment les groupes sont-ils sélectionnés, justement? « D’abord, les groupes doivent poser leur candidature. Pour celà, tu dois venir en tant que spectateur au festival. Ensuite, tu déposes un CD ou un album au point info et tu complètes un formulaire. En hiver, on écoute tous ces groupes, et nous complétons une charte pour la sélection: que font les groupes pour leur promotion, comment sont-ils suivis sur les réseaux sociaux,combien de concerts donnent-ils dans l’année, etc. Avec ces infos, nous attribuons des notes, et les 33 premiers groupes sont ceux que nous retenons. C’est une méthode simple, mais efficace. Parfois, il y a des groupes qui ont notre préférence, mais ils ne font rien pour eux-mêmes, alors quel intérêt de les mettre à l’affiche s’ils ne font rien? »

Et les têtes d’affiche? « Ça fait des années que je veux Dream Theater, mais ils n’étaient jamais dispo. Cette année, ils sortent un nouvel album. Donc je me suis arrangé avec leur agent. Ensuite, il y a Demons and Wizards, un groupe rare qui ne tourne pas, ne donne pas de concerts. On est bons amis avec leur manager, ça a été plutôt facile. Architects? C’est la quatrième fois qu’on tente. Ils ont annulé trois fois, avec une bonne raison à chaque fois. Ce qui est intéressant, pour eux, c’est qu’avant ils devaient jouer en milieu de journée. Ils ont tellement grandi qu’aujourd’hui ils ont une position de tête d’affiche. Je sais que ça va être bon. Arch Enemy est un des groupes qui a grandi avec nous, que nous avons eu il y a dix ans. Pareil, aujourd’hui ils sont tête d’affiche sur de nombreux festivals Un peu comme Volbeat ou Skindred, qu’on a fait jouer tôt. Regarde où ils sont aujourd’hui, à l’affiche de tous les plus grands festivals. ».

S’il y a un groupe que Goran ne ratera pas, c’est Alien Weaponery, un combo neo zélandais qui était présent l’an dernier sur la petite scène. « Ils ont tout détruit, et compte sur moi, ils vont mettre tout le monde d’accord. On les a placés sur la grande scène à une heure où d’autres festivals ne les placeraient pas. Je pense qu’ils vont créer la surprise. C’est l’avenir du metal, crois moi! » Nika veux tous les voir, mais ne ratera pas Phil Anselmo.

On le sait maintenant, le site accueille 3 autres festival, chacun séparé de quelques jours. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’équipe ne reste pas sur place entre deux. En dehors de l’équipe de sécurité, chacun rentre chez soi et prend soin de son jardin, de ses activités… D’ailleurs, le site est situé proche de la montagne, entre deux rivières , alors quel relation ont-ils, tous deux avec la nature ? « C’est primordial. Ça commence avec le fait que de mai à octobre nous n’achetons rien: nous nous nourrissons de ce que nous récoltons de notre jardin. Nous sommes tous deux des amoureux des animaux« . Nika ajoute que tous deux sont vegans. Ils se promènent en forêt régulièrement, et il n’y arien de plus important que la nature. « On rigole parfois quand on évoque tout ce que nous envisageons pour l’écologie sur le festival. Mais nous ne faisons pas qu’en parler, nous agissons: nous avons viré tout ce qui est mobilier en plastique pour le remplacer par des articles recyclés… Nous vivons aussi selon nos principes« .

Dernier point: L’orga lance cette année un nouveau festival, Bluesland, consacré au… blues. Il se tiendra à Lubjana, dans un ancien château, avec une salle d’une capacité de 1200 personne environ. Un festival à taille humaine, dans un autre cadre idyllique.

Metaldays du 21 au 27 juillet 2019 à Tolmin, Slovénie et Winterdays of Metal (du 28 au 30 novembre 2019 à Bohinj, Slovénie): www.metaldays.net

Bluesland: Chateau de Lubjana, du 27 au 29 juin 2019: www.blueslandfestival.com

Overjam reggae festival: du 15 au 18 août 2019: www.overjamfestival.com

 

RESTLESS: la webradio fait sa rentrée!

Il y a des nouvelles qui font du bien, et la rentrée radiophonique de RSTLSS, webradio tenue par des passionnés (et aussi amis que j’embrasse), en fait partie. C’est la raison pour laquelle Metal-Eyes reproduit intégralement le communiqué récemment reçu. Maintenant, connectez-vous, il y en pour tous les goûts!

 

La webradio RSTLSS fait sa rentrée et met les bouchées doubles !
Les fêtes sont passées, il est l’heure pour RSTLSS de vous souhaiter la bonne année et de reprendre du service !
Toujours plus de contenu pour les fans d’Alternative Rock pour cette rentrée avec : l’arrivée de Marie et de ses interviews, Sacha qui confirme sa place de dénicheur de talents Rock français et un tout nouveau site web à venir pour accéder à nos podcasts.
Découvrez vite le programme de nos émissions pour la rentrée :
SACHA : tous les Mercredis de 13h à 14h
Ses découvertes françaises teintées d’une écriture pleine d’humour.
DIG THAT GROOVE BABY – tous les Mercredis de 22h à 23h
L’homme le plus sexy du rock expose et débat la folie du rock : du classique et de l’indé, du génie et de la folie.
PIERRE : du Mardi au Vendredi de 17h à 19h
News, nouveautés et conneries au programme !
LA PARENTHÈSE by Bea, Noam ou Autist’Reading : tous les Vendredis à 23h
Un animateur, un thème, totale liberté : Bea et les sons d’Afrique, Noam et l’électro, Autist’Reading et le mélange à la perfection de tous ses kifs.
THE ROCK SHOW by Mike Rock : tous les Samedis à 22h
Tu danses, tu t’éclates, tu kiffes, tu te lâches !
LE LIVE RSTLSS : tous les Dimanches à 10h
Un live tout en douceur (ou non) pour se remettre des émotions de la veille.
UNDER THE INFLUENCE : tous les Dimanches à 16h
De l’émotion, du rock et des anecdotes du chanteur d’Electric Pyramid.
PINK INSIDE by Marie : tous les Dimanches de 18h à 20h
Marie rentre au fond des choses avec des interviews, des découvertes et des licornes princesses.

Nous suivre :
Écouter nos playlists et émissions : www.rstlss.com, mais aussi la Livebox Orange, l’application TuneIn et Radioline.
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KNOTFEST: Une raison de plus de se rendre à Clisson

L’an prochain, le 20 juin 2018, à la veille de l’ouverture des portes de la cathédrale de notre pèlerinage annuel,  le Hellfest accueillera sur ses Mainstages le Knotfest. Les deux scènes principales seront consacrées pour l’une aux groupes américains (Sick of it all, Ministry, Papa Roach, Rob Zombie et Slipknot) et pour l’autre aux formations européennes (Amaranthe, Behemoth, Amon Amarth, Powerwolf et Sabaton). Du grand spectacle en perspective.

Le festival est ouvert à tous, les billets, en ventes depuis le 7 décembre, toujours disponibles au tarif de 66,60€ sur le site www.knotfestfrance.com. La capacité est limitée au public des Mainstages, à savoir 40.000 spectateurs maxi. Il n’y aura donc pas de place pour tout le monde!

Attention également: le camping ne sera ouvert qu’aux détenteurs d’un pass Hellfest valable pour minimum la première journée du festival. Le Hellcity Square, Metal Market et autres lieux seront toutefois accessibles à tous.

Quelques habitudes seront changées afin de faciliter la circulation: la pose bracelets commencera dès le jeudi 20 juin à 10h. Les portes de la cathédrales ouvriront à 16h et le premier groupe du Knotfest sera sur scène à 17h. Rendez-vous le 20 juin, donc!

 

HELLFEST 2019: L’affiche (presque) complète enfin dévoilée

Ça y est, l’affiche du Hellfest 2019, 14ème édition qui se déroulera du 21 au 23 juin 2019 à Clisson, est enfin rendue publique.

Même si l’on connaissait déjà la présence de Manowar, Slayer, Mass Hysteria, Dropkick Murphy et Carcass, il y en aura, comme toujours, pour tous les goûts, du (très) brutal au plus mainstream. Se rajoutent des gros comme Kiss, Def Leppard, Slash, des habitués tels Gojira ou ZZ Top, bref, du gros, du lourd et de l’alléchant (et le retour, espérons le sans heurts et sans annulation, du sieur Anselmo). Jugez-en sur pièce:

Rendez-vous en juin!

EXPO PHOTOS: OBJECTIF LIVE

Après avoir exposé une centaine de leurs clichés live en plein coeur de Paris, Catherine Alberola et Hugues Chantepie investissent, dès le vendredi 14 septembre, la Galerie Stardust du Pré Saint Gervais, à deux encablures de la Philarmonie de Paris.

« Objectif live » c’est l’expo photographique de Catherine Alberola & Hughes Chantepie. 

La Galerie Stardust vous accueillera pour l’événement au 37 rue de Stalingrad, Le Pré-Saint-Gervais / Métro Hoche (L5) du 14 Septembre au 13 Octobre 2018. A quelques pas de la Philharmonie de Paris, la galerie vous accueille dans son nouvel espace de 120 m2 dédié à la musique sous toutes ses formes, vinyles, CD, matériel hifi vintage… et galerie Photos !
The Show Must Go On…

Vous connaissez le travail de Hugues et Cat’, vous y serez, donc! Vous ne connaissez pas leurs œuvres? Alors venez les découvrir jusqu’au 13 octobre prochain!

METALDAYS: le festival de rêves?

Coincée entre, à l’Ouest, l’Italie et un petit bout de mer Adriatique, au Nord, l’Autriche et au Sud, la Croatie, se situe la Slovénie. Vous iriez, spontanément, en Slovénie, vous? Perso, ce n’est pas la première destination qui me vienne à l’esprit. Mais une question: « Tolmin? Oucéksé, ça, Tolmin? »

Et pourtant… L’amateur de metal le sait bien: quelques festivals méritent de s’y intéresser et de voyager. Le Metaldays (www.metaldays.net), qui célèbre sa 15ème édition, se tiendra du 22 au 28 juillet prochain dans cette petite ville à quelques heures de vol de Paris. Et cette année, pour fêter l’événement, Govan, un des organisateurs, a décidé de faire comme les groupes qu’il reçoit: une tournée de promotion.

Certains se demanderaient pourquoi venir à Paris. « Parce que la France représente le second public du festival », rétorque le barbu tatoué. « Metaldays n’est pas le plus gros festival, on n’accueille que 12000 personnes par jour, environ. Et la France, à elle seule, représente pas moins de 2000 personnes qui viennent passer la semaine à Tolmin« .

Un sixième de la fréquentation, presque un cinquième, quand même. Juste derrière l’Allemagne (3500) et devant l’Autriche (un peu moins de 2000). Seconde nation parmi les plus de 60 (Chine, Nouvelle Zélande, Australie, USA, Canada…) dont les citoyens s’offrent une semaine dans un paysage de rêve. Car si le festival se passe sur une semaine, il ne dure en réalité que 5 jours, ce qui permet au public de « s’installer le premier jour, de se reposer après le festival« . Et pendant les 5 jours du fest, « généralement, les spectateurs font un peu de tourisme« . Oui, mais, il a quoi de si particulier, le Metaldays par rapport aux autres grands fest européens comme le Grasspop, le Wacken ou notre Hellfest? « Il n’y a pas de scénographie particulière, c’est vrai. Seulement, le site du festival est particulier puisqu’il se situe entre deux rivières. Les spectateurs peuvent donc se baigner, sortir de l’eau et venir voir jouer un groupe deux minutes après! Ou revenir d’une ballade pour assister à un concert. Metaldays combine vacances d’été et metal. C’est le lieu qui fait notre différence et rend Metaldays unique« .

Bien, mais un festival, ce sont aussi les groupes. « On est très fiers de l’affiche, mais on retrouve ces groupes sur d’autres festivals au cours de l’été. On n’investit pas dans de grosses structures style aéroport. Le Metaldays, c’est un peu d’anarchie et un peu de… Si tu viens pour la première fois, tu entres sur le sites et tu fais ce que tu veux. Tu peux croire qu’on ne sait pas ce qu’on fait, mais tout ce que tu vois a une raison d’être! »

Comment les groupes sont ils sélectionnés? Le Metaldays coure-t-il derrières eux ou sont-ce les groupes qui contactent l’orga? « Les agents travaillent avec plusieurs groupes. Ils nous envoient les disponibilités pour l’année ou les deux années à venir – on travaille déjà sur l’édition 2019 – et nous, en fonction de nos envies et des disponibilités, on organise le line-up. On essaie de ne pas faire venir les groupes trop souvent – 3 ans – mais parfois, leur actualité fait qu’on réduit les espaces« .

Avec 3 scènes, le Metaldays fait en sorte d’éviter les doublons, que deux groupes du même style ne jouent pas au même moment ou l’un juste après l’autre. Cela afin que les spectateurs puissent profiter au maximum de l’ensemble et voir un maximum de groupes.

Quand je demande à Goran ce dont il est le plus fier de ces 15 éditions, sa réponses est inattendue: « je suis particulièrement fier que nous n’ayons jamais eu de gros problèmes. Nos visiteurs sont si polis et courtois entre eux… Notre communauté est vraiment superbe. Pas de bagarre, ni de bullshit… »

Justement, qu’en est-il de la sécurité? Naturellement, elle est au cœur des préoccupations de l’organisation : »il y a les obligations légales, que nous respectons à la lettre. Aussi, les pompiers nous imposent des mesures. Mais aussi, nous avons sur le site des sauveteurs maritimes qui surveillent les baigneurs à tout moment. Des maitres nageurs, sauveteurs en mer spécialisés et diplômés, capables d’intervenir en toutes circonstances. Aussi, il y a ce que nous ajoutons en améliorant les choses d’une année sur l’autre« . Fun, metal, vacances et sécurité… tout pour séduire en somme.

Et pas que les metalleux, puisque le site se met en mode « festivals » tout au long de l’été. « Ce qui coûte le plus cher, c’est la structure, et son transport. Une fois installée, pourquoi ne pas s’en servir pour d’autres événements? » S’ajoutent ainsi 3 autres festivals de genres variés: le Punk days, Overjam – reggae – et Motörcity – qui réuni blues et grosses cylindrées. A eux 4, ces festivals vendent un total de 30.000 billets, ce qui est plus qu’encourageant pour cette région méconnue.

Terminons avec un cinquième happening qui lui se tiendra du 29 novembre au 1er décembre: il s’agit du Winter Days of Metal, festival hivernal combinant relaxation et concerts. Si ces derniers ont lieu indoor, le côté « relax » propose 2 options: soit un pass ski ou un pass « bien-être », comprenant spa, massages, jacuzzi… Et là, les spectateurs devront se rendre en montagne, à Bohijn.

Mais en attendant, c’est bientôt l’été et si vous voulez vibrer au sons de Judas Priest, Accept, Soulfly, Behemoth Epica, Black Star Riders, Coroner, Hatebreed, Girschool, Igorr et plein d’autres, préparez vous soit en avion (Paris Venise ou, moins fréquent, Paris Lubjana), soit en voiture. Une belles semaine de vacances, en somme!

Vous trouverez toutes les informations – tarifs, line-up, accès… sur le site du Metaldays: www.metaldays.net

 

 

Hommage à Fast Eddie CLARKE

Fast Eddie, le guitariste avec lequel Motörhead est devenu une légende est décédé dans la nuit du 10 janvier 2018 des suites d’une pneumonie. Après Philthy Animal Taylor (décédé le 11 novembre 2015) et Lemmy (le 28 décembre 2015), c’est le dernier membre du Motörhead légendaire qui disparaît. Cet article est mon hommage à ce guitariste d’exception, ainsi qu’au groupe que fut ce Motörhead, bviereux et dangereux au possible. 

Source: internet

Motörhead est à la musique ce que son fondateur était à la médecine : une énigme. En quatre décennies d’existence, Motörhead a connu tant de revers, de trahisons, de coups bas, d’incompréhension, de changements de line-up, s’est retrouvé à la rue on ne sait combien de fois… que le groupe aurait dû, s’il y avait une réelle logique aux choses, disparaître depuis bien longtemps. La vie en a décidé autrement.

1975. Ian Fraser Kilminster, alias Lemmy, retrouve sa terre natale anglaise après s’être fait éjecter de Hawkwind pour possession de drogues (« des mauvaises drogues », dira-t-il plus tard) lors d’un contrôle douanier à la frontière canadienne. Il en faut plus pour démotiver l’ancien roadie de Jimi Hendrix qui décide de monter son propre groupe, qu’il souhaite d’abord appeler Bastards. Mais un management avisé le persuade qu’avec un tel patronyme, Lemmy ne passera jamais à Top Of The Pops. Le bassiste/chanteur choisi alors le nom de la dernière chanson qu’il a écrite pour Hawkwind Motörhead. Le groupe est alors composé, outre son fondateur, du guitariste Larry Wallis et du batteur Lucas Fox, le trio étant managé Dave Edmunds.

Ce dernier s’attèle à la promotion de son nouveau poulain et parvient à faire entrer Motörhead dans l’écurie de United Artists. Le trio entre alors en studio pour enregistrer son premier album qui ne satisfait pas le label, United décidant de ne pas commercialiser On Parole. La carrière de Motörhead commence mal, d’autant plus que Lucas Fox se fait virer pendant les sessions d’enregistrement et se voit remplacé par Phil Taylor, bientôt surnommé « Philthy Animal » Taylor.

Le groupe répète intensément et Lemmy pense qu’un second guitariste est nécessaire. Eddie Clarke – ou Fast Eddie, né 5 octobre 1950 à Twickenham – entre en scène en 1976 au grand dam de Larry Wallis qui décide de retrouver sa liberté. L’efficacité du dernier arrivé est telle que Motörhead demeurera un trio.

En 1977, les choses n’avancent pas. Alors que le trio est au bord de l’implosion à cause du manque évident de succès de leur entreprise, les musiciens profitent de deux journées dans un studio pour jeter les bases de onze morceaux qui tous se trouveront sur le premier album officiel de Motörhead que le label Chiswick commercialise au mois de septembre. Illustré par un certain Joe Pentagno qui crée War-Pig, le célèbre monstre qui suivra à jamais Motörhead, ce premier album démontre simplement que la rage est là, teintée de ce Blues dont jamais Lemmy ne se départira. Le public est sous le choc de la puissance de l’ensemble. Comment un trio peut-il atteindre ce niveau de violence ? Sous le choc aussi de cette voix née de la rencontre d’une râpe à fromage et de papier de verre. Le résultat, c’est la vigueur de Motörhead, le blues de la reprise Train kept a rollin, le prémonitoire White line fever ou Iron horse/Born to lose. L’album atteint bientôt la 43ème place des charts, pourtant Motörhead décide de mettre un terme à sa collaboration avec Chiswick .

L’arrivée de Douglas Smith comme manager de Motörhead en 1978 marque un véritable tournant dans la carrière du groupe qui se professionnalise vraiment. La première tâche à laquelle s’attelle Smith est simple : trouver un foyer pour son groupe. Motörhead signe alors avec le label Bronze, entame une tournée anglaise de 18 dates, et savoure un premier passage à Top Of The Pops. Puis il est temps de proposer du concret aux fans. Le trio retourne en studio alors que le monde vit sous le joug du punk depuis bientôt deux ans. Mais la brutalité et la spontanéité de Motörhead parvient, comme l’a démontré la tournée, à réunir tout type de public, du simple hardos qui commence à ressortir au skinhead en passant par le punk ou le mod’s. Des jeunes à la recherche de virilité et de décibels.

Overkill parait en mars 1979. Le choc est réel. Dès l’introduction à la double grosse caisse du morceau éponyme, le public et les médias savent que le Rock est en train de vivre un grand moment. Sale, violent, puant la transpiration, la bière tiède et les cendres froides, Overkill , grâce à une collection d’hymnes intemporels (Stay cleanI’ll be your sisterNo classTear ya downMetropolisCapricorn…) permet à Motörhead d’élargir son public à travers l’Europe. Soutenu par deux singles, l’album monte à la 24ème place des charts. Bronze se frotte les mains. A peine Motörhead a-t-il le temps de souffler que le label renvoie les musiciens en studio au mois de juillet. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud…

Dès le mois d’octobre, le public retrouve le nouveau groupe le plus dangereux du monde grâce à Bomber qui grimpe à la 12ème place. Oui, trois petits mois auront suffit pour concevoir cet album, qui malgré son succès et malgré la puissance de morceaux comme Dead man tell no tales ou l’éponyme Bomber semble très légèrement moins inspiré que son prédécesseur. Si l’esprit rock direct est partout présent, si Motörhead cherche un peu à se renouveler, une certaine lassitude semble s’installer. Cela transparait avec Lawman ou l’inquiétant Sweet revenge, titres lents et lourds mais joués sans réelle conviction. Pourtant, le succès commence à attiser les convoitises… Rappelez-vous : United Artists avait refusé de sortir On parole en 1976. Trois ans plus tard, le label n’hésite pas à le faire.

Motörhead n’a pas le temps de s’inquiéter de l’accueil reçu par Bomber ; déjà le trio part en tournée pour conquérir le continent en compagnie de Saxon (onze dates en Hollande, Allemagne et France) tandis que le Royaume-Uni commence à céder aux coups de boutoirs de ce phénomène que l’on nommera bientôt la New Wave Of British Heavy Metal. Nous sommes en 1980 et le monde du Rock connait une nouvelle mutation. Motörhead en tirera largement profit, comme le démontre l’énorme succès rencontré par Ace Of Spades qui parait en novembre. Cette fois, point de faiblesse. Motörhead signe l’album parfait de Rock sur lequel rien n’est à jeter… Produit par Vic Maile, rendant hommage aux hommes de l’ombre (We Are The Road Crew), parlant des plaisirs de la vie (Ace Of SpadesThe Chase Is Better Than The CatchLove Me Like A Reptile…) Ace Of Spades est bientôt certifié disque d’or, et entre dans le cercle fermé des indispensables classiques du genre.

Motörhead repart sur les routes. Sillonnant sa terre natale, le trio enregistre ici et là ce qui deviendra son premier album live. Mais avant, Lemmy and Co. s’offrent un petit plaisir et enregistrent un maxi single de trois titres avec les nouvelles copines de GirlschoolSt Valentine’s day massacre est propulsé n°5, confirmant le capital sympathie acquis par le trio. Tout va pour le mieux, et avant de s’envoler pour le nouveau continent (vaste territoire qui reste encore à conquérir, les disques de Motörhead n’y étant pas distribués) afin d’ouvrir pour Ozzy Osbourne, Motörhead savoure le plaisir des sommets du podium. No sleep ‘til hammersmith est le parfait témoignage de l’efficacité dévastatrice de Motörhead face à son public au début des années 80. Enregistrés sur plusieurs dates au cours de sa dernière tournée en date, les 11 morceaux figurant sur cet album démontrent que Motörhead n’a pas usurpé son titre de groupe le plus dangereux du monde. Et ce groupe se hisse à la première place des charts ! Plutôt bien pour une formation qui était au bord de l’implosion quatre petites années auparavant, non ?

Un tel succès ne se mérite qu’à force de travail et d’implication. La tournée ne s’est pas passée sans heurts, Eddie et Phithy se battant régulièrement. Lorsque sonne de nouveau l’heure d’enregistrer, il y a de réelles tensions au sein du groupe qui décide de produire lui-même son futur album. Fast Eddie est donc en charge de donner forme au son de Iron fist. Le guitariste verra plus tard dans ce choix l’existence d’un piège destiné à trouver une raison pour le remplacer. Car, oui, Iron fist ne satisfait pas autant les fans lors de sa sortie en avril 1982. Sans être désastreux, les retours sont mitigés. Certes, des morceaux comme Iron fistLoser ou (Don’t need) Religion sont du pur Motörhead . Mais l’ensemble pêche par manque de dynamisme sonore sans doute. Le 14 mai, Fast Eddie quitte Lemmyet Philthy, et part fonder, en compagnie de Pete Way (bassiste de UFOFastway.

Rapidement, les gaillards sont en désaccord, et le bassiste fonde son propre groupe, Waysted. Fast Eddie s’entoure d’une fine équipe et enregistre un premier album, un Fastway remarquable et remarqué et à l’opposé de Motörhead. L’album lorgne plus du côté des Led Zeppelin que de la brutalité lemmyesque. Malgré toutes ses qualités, et malgré le fait que Fastway vende plus que Motörhead ne l’a jamais fait jsuqu’alors aux USA, le disque ne parvient pas à devenir disque d’or: « seulement » 400.000 exemplaires sont vendus. Chiffre qui encourage le groupe à continuer.

C’est confiant que Fastway réintègre les studio afin d’y accoucher de l’excellent Waiting for the roar. Le groupe est en forme et cela se ressent sur chacun des morceaux de l’album qui peine cependant à séduire les acheteurs. Pas grave, c’est aussi ça le rock. Mais mal conseillé ou mal inspiré, Fastway va voir le public déserter par la suite à cause de choix aventureux et pas forcément judicieux.

BILAN 2017

La qualité, 2017 en a connu un paquet. Et comme nous devons dire adieu à cette belle – mais difficile par ses disparitions – année, jetons un dernier coup d’oeil dans le rétro avant d’aller de l’avant. Ne dérogeons pas à cette règle informelle du bilan d l’année écoulée:  voici donc le top de ce que Metal Eyes a pu vivre et vous rapporter.

Albums préférés:
Sans aucun doute le niveau des musiciens évolue, et cela se ressent dans la qualité des productions. Si le public daignaiit seulement porter un peu plus d’attention aux groupes français, il ferait de jolies découvertes comme

Running, de Onlap
Mot3l, de Cylew
Hard blues shot, du Laura Cox Band
Nulle part, de Daisy Driver
Film noir de The Texas Chainsaw Dust Lovers (à voir au Hellfest 2018, yes!)
et la découverte des très prometteurs Bullrun et Born Again

Du côté étranger, j’ai été plus que séduit par les grands classiques tels

Infinite de Deep Purple
Walk the earth de Europe,
Rip it up de Thunder
ainsi que par les (re)découvertes – même si les groupes sont déjà bien rôdés – que sont
Life is good de Flooging Molly,
Mud de Whyskey Myers
Vandenberg’s Moonkings II

Mes concerts préférés
La scène a aussi réservé de très agréables surprises. Je retiendrais tout particulièrement les concerts suivants:
Royal Republic au Cabaret Sauvage le 2 décembre
Helloween pour le Pumpkins United au Zénith de Paris le 15 novembre
Sabaton au Hellfest
Flogging Molly au Bataclan de Paris, le 4 juillet  (une fête pareille… Vivement le Zénith!)
Skindred au Hellfest

Les interviews marquantes
Metal Eyes ne serait pas Metal Eyes sans les rencontres avec les musiciens qui font notre univers. Certaines interviews sont carrées, d’autres échappent parfois à tout contrôle. Parmi les plus marquantes de 2017, il y eut:

– The Treatment au complet au Hellfest pour un joyeux bordel,
– à égalité avec The New Roses (et sa vidéo dudit Hellfest) et Skindred déjanté
– Au pied levé, les coolissimes The Dead Daisies qui décidément ne se la jouent pas Rock stars pour un rond
– Adrian Vandenberg, plus carré et formel
– Kungen, sa Saigneurie d’Avatar – dont vous découvrirez l’interview en fin de semaine

Quelles attentes pour 2018? Restons simples:

Les affiches des deux gros festivals que sont le Download Paris et le Hellfest sont complémentaires, et ça, ça promet de grands moments!
Iron Maiden revient au Hellfest et réinvestit Bercy – pardon, AHA (franchement, ça ne fait pas sérieux ces initiales!) – pour un nouveau show « passéiste » et je garde en moi l’espoir d’enfin pouvoir être tout devant pour les photographier;
Avatar risque fort de marquer durablement les esprits avec son nouvel album à paraître fin janvier;
Ghost nous promet un nouveau show après ses déboires récents;
On attend encore le premier live d’Airbourne, ainsi que le vrai retour de Black Stone Cherry…

Bref, plein de choses que nous partagerons. Restez fidèles, profitez pleinement de ce que la vie nous offre et passez toutes et tous une superbe année 2018!

Let’s Metal up our Eyes!

Je tiens à remercier tout spécialement ceux grâce à qui l’aventure Metal Eyes a été et est encore possible:
en premier lieu, Roger et Fabienne Weissier, de Base Prod/Replica promotion, ainsi qu’Olivier Garnier
Christophe Sousa et Sarah Kazaroff de Dooweet Agency, Elodie Briffard de Elie promotion
ainsi que tous ceux qui organisent, accueillent, gèrent les groupes qui nous accompagnent chaque jour :Valérie Reux, Elodie Jouault, les équipes du Hellfest, du Download, Phil’em All, chaque lecteur et lectrice qui se connecte au quotidien tous ceux que j’oublie.
Passez toutes et tous une superbe année 2018, pleine de bonheur, santé, paix et réussite. On se retrouve rapidement dans les salles obscures, à l’ambiance furieuse et bruyante!