Metal-Eyes: c’est la fin…

2016-2026.

 Après maintenant plus de dix ans d’existence, j’ai décidé de mettre un terme à l’aventure Metal-Eyes, webzine que j’ai fondé après mon départ de Metal-Integral en 2015 avec lequel j’avais déjà collaboré pendant 6 ans.

Metal-Eyes a vu le jour le 19 mars 2016. Les premiers articles publiés ce même jour furent, d’une part, un live report (les Orléanais de Wild Dawn et les Parisiens psychopathes à la Watchmen de 6 :33 dans la toute petite et improbable salle Eiffel d’Orléans) et, d’autre part, une interview des Américains de Black Stone Cherry menée au lendemain de leur concert du 9 février au Cabaret Sauvage de Paris. Je n’avais pas encore déterminé quelles seraient les signature et mascotte du webzine, les plus fidèles d’entre vous ont pu en voir l’évolution, de l’ébauche au résultat final en passant par quelques variantes à certaines périodes de fêtes.

Avec ces deux webzines, ce sont plus de 15 années passées à partager avec vous notre passion pour le heavy metal sous diverses formes, du FM/AOR au Thrash ou Death mélodique, avec parfois quelques incursions dans des styles plus extrêmes. 15 années pendant lesquelles j’ai pu m’abreuver de nouveautés musicales, de gros sons, de rencontres variées et toujours riches, que ce soit avec des musiciens que j’admire, qu’ils soient « vedettes » ou « espoirs », locaux ou internationaux, avec des « collègues », passionnés eux aussi et souvent fondateurs ou acteurs d’un média spécialisé, avec des agents et promoteurs, ces hommes et femmes de l’ombre qui nous permettent, vous permettent, de découvrir de nouveaux artistes, de nouveaux talents, qui organisent des journées promo, rencontres, échanges, forum, salons… 

Avec ces deux médias, j’ai pu écrire des centaines d’articles, de chroniques d’albums et découvrir « mes » nouveaux groupes de chevet (bien que parfois éphémères), réaliser des centaines d’interviews dont certaines resteront gravées dans ma mémoire (ma première rencontre avec Biff Byford (Saxon), Andi Deris et Sasha Gerstner (Helloween, pour une interview sur un trottoir parisien avec ce dernier!), Girlschool plus qu’en forme après un show à La Boule Noire, Tarja Turunen qui, à deux reprises, a sauté d’étonnement à une de mes questions, Chris, le fondateur de Dreamcatcher qui me dit « ah, je l’avais pas préparée celle-là », ADX toujours en forme (les rots de Dog !), Raven au complet dans la minuscule lige de la Maroquinerie, Lips (Anvil) qui, choqué (il faut le faire, choquer Lips !) par une de mes questions à l’époque de Pounding the pavement, m’a regardé droit dans les yeux une fois sur la scène du Trabendo en évoquant ladite question, Wild Dawn, encore, que j’ai suivi jusqu’au dernier show, ma première rencontre avec Jon Lawhorn de Blackstone Cherry et Chris Robertson qui, alors en train de se restaurer à l’écart, ajoute ses commentaires en off, ou encore ma première rencontre avec les trois quarts de Royal Republic au Cabaret Sauvage où mon fils a terminé allongé sur les genoux des trois pour la photo souvenir. Et il y tant d’autres moments comme ceux-là…), couvrir des dizaines de concerts et de festivals de toutes tailles et tous horizons dans diverses villes de France, de Nantes à Nancy en passant par Orléans (n’être que 2 photographes pour couvrir Scorpions, c’est magique !), Blois, Paris, Nîmes, Belfort et ailleurs qui m’ont permis de shooter la plupart des groupes qui m’ont accompagné dans mon adolescence et mes années de jeune adulte (et de début de vieux con sans doute aussi…) Il m’est aujourd’hui plus facile de lister les groupes que j’aurai aimé pouvoir photographier (les doigts d’une main suffisent) que ceux que j’ai pu immortaliser avec mon humble regard.

Oui, j’ai eu pendant toutes ces années le privilège de pouvoir réaliser mes rêves d’ado. On n’a rien sans rien, ça demande de l’investissement, du temps, parfois des sacrifices mais je l’ai toujours fait dans un esprit d’échanges « donnant/donnant » et « gagnant/gagnant ». Esprit que je retrouve encore aujourd’hui chez certains de ces acteurs et/ou partenaires, mais pas tout le monde, loin de là. Malheureusement…

Et puis, voilà : chacun à notre manière, la crise sanitaire de 2020-2022 a été un tournant dans nos vies. D’un point de vue média et « journalistique », je me suis, comme, j’en suis persuadé, la très grande majorité d’entre nous à des niveaux différents, retrouvé dans l’obligation de me réinventer, de continuer de faire vivre Metal-Eyes malgré le manque de rencontres et l’absence quasi-totale de concerts pendant deux ans. Alors j’ai créé des rubriques temporaires, appris à mener des interviews comme je me refusais jusqu’alors d’en faire, au téléphone, perdant cette spontanéité et la chaleur du contact direct avec mes interlocuteurs, avant de retrouver un semblant de ces sensations avec la visio.

Mais même si, pour paraphraser un célèbre réplique de film, « tout devait rester comme avant, rien n’était plus comme avant ». Professionnellement, cette période m’a permis d’être muté chez moi, à Orléans, et, n’ayant plus tous ces aller-retours quotidiens sur le nord de Paris, de vraiment gagner en qualité de vie. Les seules interviews physiques que j’ai pu réaliser se sont déroulées lors de divers festivals ou lors de la venue de groupes à Orléans, bien plus rarement avant un concert à Paris. Le reste ne fut plus que du distanciel. Souvent assez impersonnel, malheureusement.

Et donc… j’éprouve aujourd’hui, depuis quelques temps déjà en réalité, une réelle lassitude et ressens le besoin de pouvoir, égoïstement sans doute, recommencer à écouter de la musique, assister à un concert, faire des photos, rencontrer des gens, artistes ou pas, pour moi, pour mon plaisir. Sans « obligation » de rédiger une chro, un live report ou retranscrire une interview. Reprendre, aussi, mes projets trop longtemps mis de côté, des projets d’écriture, de meilleure maitrise de la photo, d’autre photo aussi, et de recentrage personnel.

Mon objectif annoncé – à moi-même et à mes proches – était de passer le cap symbolique des dix ans d’existence de Metal Eyes, un webzine que j’ai, depuis le début, mené seul, sans devoir rendre compte ou contrôler qui que ce soit, autre que moi. Forcément, le nombre de publications en est limité. Je me suis également toujours refusé à publier de simples copier-coller de dépêches reçues des agents ou des groupes. Trop facile… Mais j’avais ce cap décennal en tête et en vue. Cap pour lequel j’ai organisé avec la participation de partenaires fidèles et confiants en mon travail et en l’influence probable de mon webzine, un énorme concours qui a vu, une année durant, des lots gigantesques distribués aux gagnants une fois par trimestre.

Le cap des dix ans est maintenant passé, un objectif de plus a été atteint, et pas des moindres.

Alors, maintenant que j’ai pu vivre ce que je n’aurai jamais pensé vivre étant ado (mais dont je rêvais secrètement), il est temps de laisser d’autres le faire. Si j’ai pu vivre ces moments dont beaucoup ne rêvent même pas, ces rencontres avec de très nombreux artistes dont certains, nombreux aussi, qui ont accompagné mes jeunes années (mais que le temps n’épargnent pas plus que nous et qui disparaissent un peu trop rapidement en ce moment…), d’autres qui furent espoirs et se sont imposés sur les plus grandes scènes internationales, le fait de se retrouver au plus près des planches où se dressent nos artistes préférés, de recevoir tant de nouveautés musicales, goodies pas forcément collector mais goodies quand même… c’est avant tout grâce à ces personnes qui, tout au long de ces pas loin de deux décennies m’ont accompagné et accordé leur confiance, leur sympathie et parfois leur amitié, tant en France qu’à l’étranger. Je pense ici, sans ordre particulier, à Raskal qui le premier a décroché son téléphone pour me proposer de participer à l’aventure Metal Integral, Ben, Nico et toute l’équipe du même webzine, Roger Wessier (Where The Promo Is, présent dès mes débuts) et Fabienne, Angie Blackson (NRV promo), Sabrina Cohen-Aiello et Mehdi El-Jai (Verygroup) et toute leur équipe – dont des stagiaires toujours impliqués et à l’écoute – Elodie Briffard (Ellie promotion), Alexandre Saba (M&O music label), les équipes de Klonosphère , At(h)ome,  Andrea Tochtenhagen (Bob Media, Echozone/Fastball music en Allemagne), Mike de Coene (Hard life promotion aux Pays Bas),  AEG France, Live Nation France, GDP, Ephelide (Nathalie Ridar et toute son équipe, qui, sans aucun contact antérieur m’ont accueilli le plus simplement et naturellement du monde sur les Eurokéennes en 2025 me permettant de, enfin, pouvoir immortaliser Iron Maiden, un autre objectif atteint !), toutes ces personnes qui m’ont permis de shooter la plupart de mes groupes favoris et bien d’autres, et tous ceux que j’oublie. Ou pas.

C’est aussi, et surtout, grâce à toi, à vous, lectrices et lecteurs qui avez apprécié et partagé ces moments avec moi. Je suis fier de ce que nous avons pu faire ensemble, fier que Metal-Eyes ait vu croitre son lectorat dans des proportions que je n’imaginais pas : ces deux ou trois dernières années, ce sont 30 à 35.000 lecteurs qui se connectent chaque mois ! La première fois que j’ai vu un nombre à cinq chiffres, j’ai cru qu’un robot augmentait les clics. Puis les jours ont passé, confirmant, mois après mois, cette tendance à la hausse jusqu’à cumuler pour le seul mois de juin 2026 plus de 50.000 lecteurs !

Mais toute bonne chose ayant une fin, Metal-Eyes n’apparaitra plus sur vos écrans d’ici fin août 2026.

Alors, une nouvelle fois, une dernière fois sans doute : merci à chacune et chacun d’avoir partagé cette aventure. Il est maintenant simplement temps de vous dire adieu. Je reste joignable si besoin ou envie à l’adresse metalmp@metal-eyes.com tant que le webzine existe. Et puis, je conserverai le réseau des anciens, ma page FB via laquelle nous pourrons échanger. Une page se tourne, une nouvelle reste à écrire.

IRON MAIDEN: 40 ans de Somewhere in time

Heavy metal, Angleterre (EMI, 1986)

Il y a quarante ans (le 29 septembre, en réalité, mais le retour en France, au Hellfest puis à l’Arena de Paris la Défense et enfin au Groupama Stadium de Lyon Décines les 19, 22 et 27 juin prochains, de la bande à Steve Harris mérite bien qu’on prenne un peu d’avance, non?), Iron Maiden publiait son sixième album studio. Somewhere in time fut en effet publié le 29 septembre 1986, les Anglais étant alors au sommet de leur gloire et nouveaux maitres du monde du heavy metal. En effet, à peine un an plus tôt, la vierge de fer avait clôt le cycle Powerslave avec son incontournable double album Live after death (paru le 14 octobre 1985), témoignage d’une gigantesque tournée mondiale. Deux albums sur lesquels figuraient déjà quelques clins d’œil malicieux qui se font légion avec cette sixième sortie.

Au delà d’un line-up désormais totalement stabilisé autour de Bruce Dickinson (chant), Steve Harris (basse), Dave Murray et Adrian Smith (guitares) et Nicko McBrain (batterie) et d’une équipe quasi inchangée (Rod Smallwood et Andy Taylor au management, Martin Birch à la production et bien d’autres notamment l’équipe technique – au hasard… Dave Lights – et le road crew), c’est tout l’univers maidennien qui fédère les fans. Car, au delà de la musique, l’œuvre de Derek Riggs, dessinateur officiel depuis le tout premier album, créateur de l’entité devenue mascotte intemporelle, Eddie, y est assurément pour beaucoup.

Si Eddie est depuis longtemps devenu une figure incontournable, membre à part entière du groupe, et si les fans ont toujours passé des heures à décortiquer les pochettes de chaque album longtemps après leur sortie, Riggs s’est, plus encore depuis Powerslave, amusé à intégrer de nombreux clins d’œil à ses illustrations (reprenez donc le temps de scruter les hiéroglyphes de la pyramide, chercher le Mickey ou les messages de présence d’anciens visiteurs…) La pochette de Somewhere in time en regorge, et, plutôt que de rédiger une nouvelle chronique d’un des incontournables classiques du genre, nous allons ici porter un regard attentif au recto et au verso de l’album pour dresser une liste (non exhaustive, les ajouts sont bienvenus) des références voulues tant par le groupe que par son dessinateur. Prêts? Alors, avant de commencer, va chercher ton (ou tes) exemplaire(s) de l’album pour suivre cette visite guidée! La version vinyle sera plus convenable, comme toujours, mais une loupe pour les CD fera tout autant l’affaire !

C’est bon? On est confortablement installé? Alors, c’est parti. Bien que cette œuvre de Derek Riggs soit une des ses plus riches créations (peut-être même LA plus riche) en termes de détails, commençons, si vous le voulez bien, par étudier le simple recto de cette pochette d’album. Qu’y trouvons nous?

Les détails et références sur le recto sont évidemment très nombreux. On y trouve, en vrac, naturellement, la signature de son auteur mais aussi:

La lune qui transperce les nuages, le premier Eddie, un lampadaire et un chat noir, identiques à ceux des deux premiers albums, la main du cyborg abattu qui évoque celle de la victime de Killers, les prostituées derrière leurs fenêtres vertes et rouges, la fameuse Acacia Avenue (dont on imagine volontiers, ou pas, se rendre au numéro 22), les flammes de l’enfer qui rappellent naturellement The number of the beast, l’œil oudjat – ou œil d’Horus – qui évoque l’album précédent, le mythique Powerslave. On admire également toutes les références à la SF dont les Bradbury Towers (Ray Bradbury est l’auteur incontournable des Chroniques martiennes et de Farenheit 451), les vaisseaux et autres références à des œuvres incontournables au premier rang desquelles on citera Blade runner, remarquable film de SF de 1982 signé Ridley Scott. Mais surtout, on se délecte de cette grande banderole à l’intérieur du magasin au message totalement ironique qui affirme que « cette peinture est vraiment ennuyeuse »! Sans oublier le petit coup de pub à un célèbre restaurant de pizzas…

Si le recto est déjà source de plaisir, que penser du verso? Allez, on retourne la pochette et on y va!

Là encore, on se délecte. Si le groupe évoque les clubs de ses débuts (le Ruskin Arms, le Marquee, un marteau qui pourrait évoquer le légendaire Hammersmith Odeon, le Rainbow – on peut cependant s’étonner de la présence de L’amour, une salle de Brooklin (New York) où Maiden ne jouera que deux ans plus tard… SF quand tu nous tient!) ou à la passion de son leader pour le foot et son équipe fétiche de West Ham (qui écrase ici Arsenal 7 buts à 3!), ses albums sont également passés en revue. Phantom of the opera (en silhouette et en indication de lieu), Flight of Icarus, Aces high, Rime of the ancient mariner, 2 minutes to midnight (eh oui, l’horloge indique bien 23h58), To tame a land, morceau qui évoque l’univers de Dune de Frank Herbert, lui aussi mentionné (« Herbert ails », référence évidente à l’épice indispensable de Dune), l’album Live after death, ici sujet d’une projection au cinéma, la Long Beach Arena de L.A. où le dit incontournable double live fut enregistré, les pyramides de l’Egypte antique de Powerslave, au nombre de trois, référence aux mythiques Kheops, Kephren et Mykerinos…

Le fan peut, même des années plus tard, continuer de passer des heures à scruter les innombrables détails de ce chef d’oeuvre de Derek Riggs. Une œuvre qui mérite d’être admirée dans sa totalité, en 60×30 cm, voire en plus grand format! Un monument visuel pour illustrer un monument du heavy metal, sans doute un des derniers grands classiques de la Vierge de fer. Iron Maiden et Derek Riggs au sommet de leurs créativités respectives!

IRON MAIDEN: Burning ambition – le film

Avril 2025, une enveloppe. A l’intérieur, pour mon anniversaire, un message de mon fils me promettant de m’inviter au cinéma en mai pour aller voir ce film dont on parle désormais partout, Burning ambition, qui retrace le demi siècle de carrière du monument Iron Maiden, groupe que j’ai vu pour la première fois à Paris en ouverture de Kiss en 1980 et que, depuis qu’il est en âge d’assister à des concerts de ce genre, soit 2011 (pour le Final frontier tour), nous allons voir ensemble au moins une fois par tournée, exception faite de la première partie de Run for your lives en 2025. « Je ne sais pas s’il sera diffusé à Orléans mais, on ira à Paris s’il le faut! » précise-t-il. transmission familiale?

Jeudi 30 avril, je reçois un sms : « mercredi 13 mai, tu réserves ta soirée. Nous allons voir le documentaire sur Maiden« . Chance, Burning ambition sera projeté à Orléans et le rendez-vous à 20h est noté sur mon agenda. Dont acte. Le soir dit, direction le complexe ciné de Saran ou je m’attends à voir tout le gratin orléanais des fans de la Vierge de Fer. Mais finalement, non… La salle, ce soir, n’affiche pas complet. Il y a environ deux cents spectateurs – beaucoup plus cependant qu’à Orléans centre. La date choisie, mercredi 13 mai, joue-t-elle alors que les Français ont un nouveau week-end prolongé de quatre jours et que, dès 18h00, les médias annoncent plus de 1200 km d’embouteillages?

Réalisé par Malcolm Venville, ce documentaire retrace la carrière d’Iron Maiden depuis ses débuts en 1975 jusqu’à aujourd’hui. Peu connu des fans de heavy metal, Venville, né à Birmingham, a étudié la photographie et le cinéma. Il s’est notamment fait connaitre dans le domaine de la publicité, remportant divers prix et distinctions, et s’est également démarqué avec trois mini séries historiques (Grant en 2020, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt en 2020), ce qui a sans doute déterminé le choix de la bande de Steve Harris qui, cependant, reconnait n’avoir eu que peu son mot à dire sur ce documentaire…

Tirant son nom de la face B du tout premier single d’Iron Maiden paru chez EMI en 1980 (Running free, arrivé n° 34 au Royaume Uni), le film couvre cinq décennies d’évolution(s) et de rencontres au travers de témoignages variés et d’extraits de documents plus ou moins connus des fidèles.

Devenu une institution mondiale, Iron Maiden, plutôt que d’offrir à ses fans un nouveau DVD/BluRay documentant son histoire, préfère attirer son public, sans doute le plus fidèle, au cinéma pour résumer en un peu moins de deux heures (1h46, c’est assez court pour résumer un demi siècle…) son parcours désormais quinquagénaire. Mais ce public , »le plus fidèle », ne connait-il pas déjà tous les détails de la carrière du groupe?

Lorsque la salle est enfin plongée dans le noir, pas d’excitation. Les spectateurs sont calmes et concentrés. Et puis, le film documentaire. Dans l’ensemble bien fait, avec un déroulé qui devient rapidement chronologique, on est rapidement surpris par, d’un côté, l’intervention régulière de fans plus ou moins – souvent pas du tout – connus (Javier Bardem, Scott Ian (Anthrax), Tom Morello (RATM)) ou de simples fans sélectionnés on ne sait trop où ni comment. Mais certains témoignages séduisent, comme cette Libanaise qui évoque son premier contact avec Maiden à l’époque de Fear of the dark (1992) ou la réelle excitation de Bardem lorsqu’il évoque cette communion et cette unité du public en concert.

Cependant, en dehors des images les plus récentes – et cependant déjà très bien documentées – on trouve beaucoup de choses déjà parues sur les DVD The early days et Live after death, et dans le plus récent ouvrage Infinite dreams (la lettre de démission de Di’Anno ou les agendas de Steve Harris, pour ne citer que deux exemples). Si le die hard fan ne découvre donc que peu de choses, le plus jeune fan se délectera des anecdotes relatées (la participation accidentelle de Maiden à un mariage en Pologne, la blessure de Bruce lors du Rock in Rio, la colère de Harris et Bailey lors d’un concert où un fan crache sur les musiciens…) Mais on s’interroge aussi sur ces représentations sans doute générées par l’IA (comme l’affiche…) et pas toujours réussies d’Eddie, pourtant mascotte et membre à part entière de l’univers Iron Maiden.

Si le film est, sans réelle surprise, très majoritairement axé autour des périodes Bruce Dickinson – on regrette d’ailleurs le peu de temps d’évocation des périodes Paul Di’Anno et Blaze Bailey, même si on apprécie les hommages qui leur sont rendus), on est aussi replongés dans les hauts, très hauts, de la vie d’Iron Maiden, de sa croissance fulgurante des années 80 jusqu’à en être cramés après une longue période enregistrements-tournées de 82 à 89, entrainant le départ d’Adrian Smith puis celui de Dickinson (je découvre toutefois ici le niveau de rancœur de Nicko McBrain à son égard), jusqu’aux bas, très bas, de la période Blaze Bailey pourtant riche mais plus sombre et certains clubs très vides notamment aux USA), et la reconquête du monde après le retour des deux démissionnaires – et le rôle certainement joué par la réintégration de Smith, éternel complice de Dave Murray.

On se régale aussi des scènes moins souvent diffusées en loges et en backstage, du témoignage de Nicko au sujet de son départ à la suite d’un AVC à la suite duquel il ne réussit pas à jouer comme avant et l’émotion de l’annonce de ses derniers instants avec le groupe.

Si l’ensemble reste assez convenu mais sans réelle intense surprise (seuls quelques applaudissements polis retentissent à la fin de la projection), il y a toutefois du plaisir à retrouver ces images d’archives – les découvrir aussi pour les plus jeunes – et être accompagnés par ces hymnes incontournables. Burning ambition est aussi, reconnaissons-le, un film logique dans cette période qui voit Iron Maiden célébrer (désormais plus de) cinquante ans de carrière. Une célébration ayant débuté avec la tournée Run for your lives en 2025 (dont les Eurockéennes de Belfort) suivi de la publication de cette bible maidenienne qu’est Infinite dreams et qui continue avec la seconde partie de ladite tournée qui honorera la France à 3 reprises au mois de juin : le 19 au Hellfest, le 22 à Paris la Défense Arena et le 27 au Groupama Stadium de Lyon Décines. Rendez-vous au(x)quel(s) de ces concerts ?

Bilan 2025 et prévisions 2026

IRON MAIDEN @EUROCKEENNES 2025

Nouvelle année oblige, Metal Eyes vous propose un petit retour sur 2025 et quelques prévisions pour 2026, année que nous souhaitons à chacune et chacun d’entre vous, fidèles lecteurs, chaleureuse et pleine de musique.

BILAN 2025

Un chiffre pour commencer: en bientôt 10 ans – Metal-Eyes est né le 19 mars 2016 – cette aventure solo a réussi à fidéliser quelque 35.000 lecteurs mensuels. Et cela, avec une activité volontairement réduite dans un esprit proche du fanzinat d’antan. Et quand bien même mes activités personnelles m’ont éloigné de Paris, limitant de fait le nombre de concerts et d’interviews, ce lectorat a augmenté régulièrement depuis deux bonnes années. Alors, à vous tous, je vous dis, et répète: Merci.

L’année 2025 aura été marquée par de belles découvertes musicales. Je pense notamment, sans ordre particulier, aux albums de 2Sisters, Syr Daria, Fanalo, Oma Jali, Crazy Jesse, au retour des anciens de Iceland et Heavylution, aux belles promesses de Rebel Angels, Birds Of Nazca, Fallen Lillies ou au début de confirmation de Grandma’s Ashes et de Lucie Sue, très en forme, pour ce qui concerne nos compatriotes. On remarquera d’ailleurs que les femmes occupent en 2025 une place de plus en plus importante dans notre univers musical, et avec quel talent!

Hors de nos frontières, je pense avant tout à des formations plus que prometteuses telles Mantah, Pile Driver, Dead Bees in Bourbon ou encore les plus brutaux Black Rabbit ou Reject The Sickness. La scène metal européenne est décidément très vivante, et c’est tant mieux!

Côté concerts, si je regrette de n’avoir pu couvrir les derniers shows de Helloween et de Sabaton à Paris, et si Metal Eyes n’a pu se rendre au Hellfest en 2025, le live a tout de même occupé une belle place, tant dans les grandes salles que dans les clubs. Tout d’abord, le Heavy Week End confirme sa capacité à s’imposer avec une affiche impeccable. GDP a réussi à obtenir la seule date française de Slipknot pour qui Mass Hysteria a ouvert le 8 juin et a faire un quasi sold out. Les jours précédents, 6 et 7, on aura été séduit par les shows de Powerwolf, Saxon, Wings of Steel et Europe, tous dans une forme impériale.

SAXON @Heavy Week End 2025

A l’autre bout du spectre, le duo américain de KrashKarma a plus que tenu ses promesses le 11 septembre dans un Dropkick Bar orléanais presque complet. le public ne s’y trompe pas et on ne peut qu’espérer retrouver le duo sur des scènes de plus en plus grandes.

KrashKarma@Dropkick Bar Olréans 11sept 25

Au rang des satisfactions personnelles, les Eurockéennes de Befort m’auront enfin permis de photographier un Iron Maiden dans une forme exceptionnelle. En ce 3 juillet, le groupe venait pour la première fois au Malsaucy pour célébrer son demi siècle d’existence avec un show dantesque dont on imagine qu’il sera difficile de faire mieux. Mais… attendons les nouvelles dates de 2026!

IRON MAIDEN @EUROCKEENNES 2025

Enfin, Megadeth et Disturbed ont donné au Zénith de Paris, le 12 octobre, un concert plus que haut en couleurs, dont on retiendra une belle exécution publique. On n’oublie pas non plus la célébration du rock sudiste de Lynyrd Skynyrd (le 10 juillet) et la fête danoise avec Volbeat (le 2 novembre), tous deux dans ce même Zénith de Paris.

MEGADETH @ Le Zénith, Paris, 2025

Du côté des livres, s’il ne devait en rester qu’un, ce serait évidemment ce pavé qu’est Infinite Dreams qui relate avec de très nombreuses illustrations les cinquante ans d’Iron Maiden. Un must incontournable pour tout fan qui se respecte, un livre bourré d’infos, d’anecdotes et, surtout, de photos rares, voire inédites, d’une collection de produits dérivés à faire blêmir le moindre collectionneur acharné…

PRÉVISIONS 2026

2026 s’avère déjà riche en belles promesses… Au niveau des concerts, retrouver Beyond The Black (Veryshow), que je n’ai pas vu depuis des lustres, au Bataclan de Paris pourrait être un bon début. Ce sera ensuite un petit tour au Zénith pour pour une affiche 100% « metal à chanteuse » avec rien moins que Epica et Amaranthe, accompagnés de Charlotte Wessels (Veryshow à nouveau). Viendront ensuite les complices de Smith/Kotzen (AEG) dans l’écrin du Trianon le 6 février, mais pas de Airbourne cette année (pour cause de séjour en amoureux). On sortira ensuite l’artillerie lourde avec, en mars, Avatar puis Kreator (les 7 et 24 au Zénith de Paris, tous deux proposés par Live Nation). Avril débutera avec une très belle affiche « vintage » puisque le Bataclan accueillera, le 3, Dewolff et Blues Pills (Veryshow). Direction, le 11, Cléry Saint André (à deux encablures d’Orléans, 45), pour la cinquième édition du Crick Fest (Crick For Zik) qui accueillera pour la première fois une tête d’affiche étrangère avec les Italiens de DGM ainsi que nos égyptologues préférés de Amon Sethis, sans oublier les locaux d’Epitude et de Prisma. Saxon (GDP) dans le cadre de son Castles and Eagles tour reporté investira le 17 mai le Zénith de Paris (après avoir fait halte à Nantes et Toulouse les 15 et 16) avant d’aller soutenir Sabaton, Gojira et bien d’autres au Heavy Week End (GDP) au Zénith de Nancy le premier week end de juin. Direction ensuite le Hellfest avec une affiche une nouvelle fois des plus prometteuses et, comme toujours, d’une variété exemplaire, avant de retrouver une nouvelle fois Iron Maiden (AEG) à la Défense Arena de Paris le 22 juin. Une entrée estivale fatigante? Meuh non…

Le second semestre reste encore quelque peu incertain – Def Leppard (GDP) est envisageable – avec cependant une certitude: Metal-Eyes est partenaire de la première édition du festival Zik n’Dry (Crick For Zik) qui se tiendra le 19 septembre à quelques encablures d’Orléans. Avec en têtes d’affiche les trop rares H.E.A.T et, surtout, les revenantes de Crucified Barbara. Un festival à taille humaine (une jauge de seulement 1.500 spectateurs) avec un total de 8 groupes qui animeront la journée sur deux scènes. Toutes les infos à suivre avec, entres autres, interview de l’orga.

Quelques festivités en vue, donc, pour passer le cap des 10 ans d’activité de Metal Eyes. Et avant d’entrée, le 20 mars, dans cette nouvelle année, un rappel: la dernière partie du concours « 10 ans » est toujours ouverte et vos réponses attendues avant le 19 mars à minuit. Une bonne centaine d’albums, des T-shirts, goodies variés (ecocup, stickers promo, stylos, sous bock…) ont déjà été distribués aux trois gagnants, et une mega lot récompensera le gagnant de cette dernière partie. Car maintenant, tout doit disparaitre!

ZIK N DRY: première édition d’un festival prometteur

Désormais rodés avec le festival Crick Fest dont la cinquième édition se tiendra une nouvelle fois à l’Espace Loire le 11 avril 2026 – à l’affiche, on retrouvera PrismA, Epitude, Amon Sethis et les Italiens de DGM, toutes les information sont disponibles avec ce lien – les membres de l’association Crick For Zik ont décidé de relever un nouveau défi en organisant un festival d’envergure.

Le Zik ‘N Dry, c’est son nom en clin d’oeil à un certain High ‘n Dry de Def Leppard autant qu’au nom de l’asso ‘Crick for Zik (mais aussi du village de Dry (45)), verra ainsi sa première édition se tenir le 19 septembre prochain sur le site du Parc Culturel du val d’Ardoux à… Dry, justement. Le lieu est habitué aux spectacles puisqu’il reçoit depuis quelques années les sons et lumières retraçant des épisodes de l’histoire de France dans un cadre bien plus qu’agréable.

Pour cette première édition, l’asso frappe fort avec un festival Open air doté de deux scènes. L’affiche propose d’une part des tribute bands, certes, mais pas n’importe quoi. On aura ainsi droit à du haut niveau avec 5150, N4 et Kingdom Of Toto, qui reprendront respectivement les répertoires de Van Halen, Extreme et… euh…Toto. On retrouvera également, sans réelle surprise, PrismA, le groupe de l’organisateur qui ouvrira tranquillou les hostilités et nous proposera sans doute quelques nouveaux titres.

Les Français de Heartline, très en vue depuis quelques temps, débarqueront avec leur Big rock show dont on évoquera sous peu le principe. On notera également la venue des Bulgares de Sevi qui proposent un heavy rock mélodique et très éfficace et qui, à n’en pas douter, sera une des découvertes surprises les plus agréables pour les festivaliers.

Surtout, on se délecte d’avance de ces têtes d’affiche bien trop rares chez nous: tout d’abord, et les amateurs de belles mélodies vont être aux anges, H.E.A.T.. Les Suédois seront suivis par leurs compatriotes revenantes de… Crucified Barbara. La journée sera donc chaude et chaleureuse.

Du côté de l’orga, comme tout festival qui se respecte, les spectateurs trouveront à proximité du site un parking qui sera surveillé jour et nuit et un site, également surveillé, où les plus tardifs pourront planter leur tente. Il sera même proposé, pour les campeurs, un petit déjeuner complet le dimanche matin à un tarif raisonnable.

Du côté des tarifs, l’asso propose dans un premier temps 300 billets à tarif préférentiel, type « early birds » pour un montant de 45€ seulement. Une fois ces 300 billets partis, le tarif sera à peine plus élevé, à 55 €. Il y a également un pack VIP comprenant un accès privilégié, un parking dédié, un lot de goodies (dont un t-shirt, un ecocup, et plus encore), un apéro de bienvenue, une visite backstage et une place en tribune pour assister au festival dans les meilleures conditions.

Des sessions dédicaces seront-elles prévues? Rien n’est encore acté, mais l’équipe travaille aussi en ce sens, même si l’on imagine volontiers que certains artistes se plieront volontiers à ce jeu de rencontres éphémères. Le public pourra naturellement se faire plaisir tant d’un point de vue matériel avec les stands de merchandising que de produits culturels puisque le site prévoit d’accueillir diverses expos. On trouvera également stands de tatoueur et barbier, sans oublier, naturellement, la restauration, Crik For Zik mandatant des partenaires et artisans locaux pour la nourriture et la buvette. Produits frais garantis.

Toutes les infos sont disponibles en scannant le QR code ci-dessous ou en se connectant directement ici:

Festival Crick For Zik – Billetterie et infos

SAXON de retour au Zénith de Paris ! (ainsi que Nantes et Toulouse du 11 au 13 septembre 2025) – dates reportées du 15 au 17 mai 2026

Saxon et Paris, c’est une longue histoire… Saxon et le Zénith de Paris aussi…

L’incontournable salle parisienne alors simplement nommée Zénith de Paris a été inaugurée le 12 janvier 1984. Construite en 1983, la salle avait pour objectif de remplacer cette vaste tente nommée Hippodrome de Paris qui a vu défiler les plus grands noms des années 70 au début des années 80 afin d’accueillir des groupes d’envergure internationale. Au fait de sa gloire, c’est Renaud qui est le premier artiste à jouer dans cetet salle d’un tout nouveau genre le 17 janvier 84, et y trouver résidence pour une série de 6 concerts!

Les Anglais de Saxon, qui viennent de sortir l’incontournable Crusader, sont quant à eux le premier groupe de la famille metal à investir les lieux en tête d’affiche – Verity ouvre pour les Anglais ce soir-là -avec un concert organisé par l’incontournable organisateur KCP (et ses méthodes largement discutées depuis…) Auréolés d’un succès grandissant, Biff et sa bande mettent sur pied un show complet avec un beau décor de château et un nouveau look qui ne plait pas forcément à tous – les USA sont clairement visés et Saxon étant en 1984 le principal concurrent d’Iron Maiden adapte un look plus « dans l’air du temps ». Les bikers permanentés comblent cependant leur public comme ils ont toujours su le faire. Energie et setlist imparable, la recette sera, et est, toujours d’actualité!

Saxon remplit ensuite le Zénith à deux reprises, le 11 octobre 1985 pour l’album Innocence is no excuse, puis le 2 novembre 1986 pour la tournée Rock the nations. Malgré un écho moindre de ces albums, les Anglais proposent des shows complets devant un public dense. Certaines mauvaises langues estiment même que le public s’est plus déplacé pour les premières parties que pour la tête d’affiche, et ce n’est pas entièrement faux. Pretty Maids en 1985 est un des plus gros espoirs du metal européen et, l’année d’après, les Japonais de Loudness attirent tous les regards.

Malheureusement, de « mauvais » choix et le renouveau de la scène metal voient Saxon perdre en notoriété. Le groupe va vivre une longue traversée du désert au cours des années 1990. Petit à petit, toutefois, le groupe se remodèle, survit sans jamais baisser les bras (Never surrender, un de ses morceaux phare) et, de Locomotive en Bataclan et autres Elysées Montmartre, pour ne citer que les salles parisiennes, sa persévérance paye. Si les Zénith ne sont plus de mise, le public, quant à lui, se renouvelle en partie. Au gré des ans, Saxon, toujours conquérant, entre dans la légende. Les anciens sont toujours présents, fidèles au poste tandis que certains plus jeunes redécouvrent le heavy « traditionnel » et rejoignent les rangs des fans de Biff et de sa bande. Avec des albums toujours puissants, des prestations intenses, les Anglais fidélisent toujours plus leurs fans. Quand bien même les concerts soient plus nombreux et les conditions bien différentes, Biff expliquait en 2011 lors de notre première rencontre que « on joue devant autant de monde chaque année que Maiden ». Mais pas encore de Zénith en vue…

Il faudra attendre la tournée européenne Metal Masters, commune avec Judas Priest en tête d’affiche, pour que Saxon retrouve le Zénith Paris la Villette. Mais cette fois, c’est sans Paul Graham qui a pris sa retraite des concerts et a été remplacé par Brian Tatler, guitariste fondateur du légendaire Diamond Head. Ainsi, le 8 avril 2024, c’est une salle pleine comme un œuf qui accueille ces deux légendes anglaises pour une soirée exceptionnelle.

Après avoir enflammé le Hellfest en juin 2024 avec son Eagles and Castles tour (dont un CD live Eagles over Hellfest en témoignage a été livré le 16 juin 2025), GDP repositionne Saxon au Zénith, en tête d’affiche cette fois, dans le cadre de cette tournée qui se veut historique.

Seulement… la santé de Biff contraint Saxon a annuler ses concerts estivaux et d’automne. Un cancer doit être soigné et le chanteur subit un traitement de chimiothérapie, se remet en forme avant d’annoncer le retour de Saxon sur les routes. La date du 11 septembre – avec Sortilège en première partie – promettait de marquer les esprits parisiens – sans oublier les deux autres dates organisées par GDP les 12 et 13 septembre aux Zénith de Nantes et Toulouse avec la même affiche. Ces trois dates sont finalement reportées et désormais confirmées en sens inverse – Nantes, Toulouse et Paris – du 15 au 17 mai prochain. En plus de Sortilège, fidèle au poste, l’affiche sera complété des nordistes de Overdrivers. Trois Zenith au lieu d’un mais un très beau retour à celui de la capitale. Superbe et simplement immanquable.

Affiche d’origine 2025

HEAVY WEEK END 2025: des nouvelles

C’est dans les locaux parisiens de Gérard Drouot Productions qu’une petite vingtaine de journalistes a été conviée à une conférence de presse pour échanger au sujet de la prochaine édition du Heavy Week End qui se tiendra à Nancy du 6 au 8 juin prochain. Quelques minutes après 18h, Olivier Garnier, l’attaché de presse de l’évènement, introduit Matthieu Drouot, directeur de GDP et organisateur de l’évènement. Une courte vidéo nous est présentée afin de situer l’évènement et, pour ceux qui n’étaient pas présent en 2024, se faire une idée du lieu et de l’ambiance.

Après avoir évoqué l’origine du HWE, ce dernier rappelle qu’aujourd’hui « le rock et le metal ont pris une grande ampleur et tout le monde ne peut pas aller à Clisson. Avec le Heavy Week End, on essaie de proposer quelque chose de nouveau« . Il rappelle que la première édition a accueilli près de 35.000 festivalier sur les 3 jours. « Ce n’est pas qu’un one shot, le festival est là pour rester« . La série de questions/réponses commence ensuite. Ici, on s’interroge sur la possibilité que les groupes, seulement 4 par jour, aient un plus grand temps de jeu. Mais non, les 2 têtes d’affiche quotidiennes ont un temps de 90′, mais les premiers groupes ne peuvent dépasser les 45′. Là on félicite des initiatives visant les jeunes et l’utilisation du pass culture ou on diverge sur la présence de tel ou tel groupe. Naturellement, on revient aussi sur le bilan financier de la première édition. « On a été déficitaire l’an dernier » reconnait Matthieu Drouot. « Mais je ne suis pas plus inquiet que ça. On veut installer l’évènement et on ne perçoit pas d’aide ni de subventions. On ne s’attendait pas à gagner de l’argent, on doit se faire connaitre. Ce serait trop facile d’arrêter sous prétexte qu’on n’a pas gagné d’argent.« 

Matthieu Drouot, GDP

Une question sur le choix de la date de cette nouvelle édition: l’an dernier, c’était une semaine avant le Hellfest, cette année, c’est début juin, 3 semaine avant l’incontournable rendez-vous clissonnais. Un week end qui présente l’avantage d’un lundi férié (il approuve), mais est calé en même temps que nombre d’autres festivals en Europe dont le Sweden Rock. L’organisateur reconnait qu’il est très compliqué d’enchainer deux week ends de festivals d’affilée: « on n’organise pas le HF mais on y a des groupes, et, on l’a vécu avec la double édition, on fini rincés. On a besoin de reprendre des forces. » Il évoque également la disponibilité des groupes mais également du Zénith de Nancy. « Il n’y a jamais de date idéale, mais il n’y a pas d’autres festivals de ce genre en France« . Une question porte également sur le choix de Nancy: « je suis originaire de l’Est de la France. Pas de Nancy, mais c’est une région accueillante qui mérite d’être plus connue. Le Zénith de Nancy a sans doute été sous exploité. Il y a la logistique, aussi: une heure de train de Paris, l’Allemagne et la Belgique proche, un point central pour les groupes en tournée européenne… Avec le format du HWE, le public a le temps de pouvoir visiter la ville et la région, on n’est pas sur le feu du matin à tard la nuit! Et la qualité du son! On n’est pas confronté aux problèmes liés au vent, le son est très bon partout!« 

Vient ensuite un point sur les améliorations, notamment tarifaires: « on nous a reproché que la fosse était trop chère. On a entendu le message, on a tout modifié. On a aussi ouvert la programmation à des groupes plus jeunes. l’an dernier, on avait des dinosaures, c’était une superbe édition, mais on veut aussi attirer un public plus jeune« . Mais puisqu’on parle des améliorations, quid des sanitaires largement insuffisants l’an dernier? On se souvient notamment de palissades arrosées d’urine… « Oui, il y aura plus de toilettes cette année. Il y aura moins d’attente« . Un membre du staff m’explique plus tard que l’espace presse de l’an dernier accueillera ces Wc, la presse se trouvera quant à elle plus proche de l’espace VIP.

Une question est lancée sur l’annonce tardive de l’affiche complète: « on a toujours des difficultés sur une programmation. On a attendu confirmation de l’ensemble des groupes. Mais on avait déjà Slipknot qui sera chez nous mais pas au HF. On regrette qu’Iron Maiden fasse les Eurokéennes plutôt que le HWE, mais c’est ainsi… » Et puisqu’on parle de groupes, quelqu’un lance l’idée de faire venir un groupe qui évite soigneusement la France depuis quelques années: Manowar. Mais non, même si Olivier Garnier lance un « c’est à nous de les convaincre« , Matthieu se montre plus réticent et reconnait que le groupe est plus source de difficultés qu’autre chose. « Mon père les avait produit à la salle M. Cerdan de Bercy, ils n’ont rien respecté, avec un volume sonore pas possible. Et c’est souvent pareil. Non… Pas Manowar« 

Vient ensuite une question « de fan » qui fait quelque peu réfléchir Matthieu Drouot: est-il envisagé à l’avenir, comme c’est le cas sur d’autres festivals, d’organiser pour les médias des rencontres, interviews ou conférence de presse avec les artistes présents et, pour l’ensemble des spectateurs, des signing sessions? Si, dans un premier temps, la réponse est clairement négative, « les groupes sont également dépendants de leur planning et n’ont pas forcément le temps », le regard pensif de l’organisateur l’amène à conclure avec un simple: « bonne idée… on va y réfléchir pour les prochaines éditions« .

Une dernière chose puisque le festival est amené à durer: une troisième édition semble prévue, connait-on déjà les dates? « Pas encore, mais ce sera en juin. Et oui, il y aura une troisième édition, même si on n’a pas encore de date ni de noms à communiquer. » Le choix sera donc fait en fonction des disponibilités des groupes présents en Europe à cette période.

Yann, Mass Hysteria

Matthieu Drouot cède ensuite la parole à Yann Heurtaux, guitariste de Mass Hysteria ainsi qu’Andy Kuntz et Stephan Lill de Vanden Plas également présents pour un showcase. Quelques questions plus tard, les deux Allemands nous proposent un set acoustique rapide de 4 titres dont deux reprises, Boat on the river de Styx « qui nous a beaucoup inspirés » sur lequel Andy demande la participation du petit public avec des « clap your hands », et une d’un chanteur qu’Andy a toujours admiré, Stephan Eicher, Des hauts, des bas. Un moment privilégié et un bel amuse-gueule de ce festival qui mérite vraiment de devenir un grand du genre. Festival où l’on retrouvera évidemment Mass Hysteria et Vanden Plas parmi quelques autres. Rendez-vous à Nancy? Evidemment!

Vanden Plas

HEAVY WEEK END: L’affiche complète

Ca y est! Gérard Drouot Production vient de révéler les derniers noms à l’affiche de la seconde édition du Heavy Week-end qui se tiendra, rappelons-le, au Zénith de Nancy dans sa version Open Air du 6 au 8 juin prochain.

A l’affiche déjà imposante qui comportait déjà Saxon, Europe, Mass Hysteria, Powerwolf, Dream Theater et Slipknot viennent de s’ajouter de belles surprises. En « amuse-gueules » de choix, on retrouvera ainsi les déjà confirmés Rise Of The North Star, Battle Beast et Vanden Plas ainsi que les très prometteurs NothingMore et Wings Of Steel. On est également plus qu’heureux, et un peu surpris de sa position sur cette affiche, de pouvoir enfin écouter et voir Adrian Vandenberg au jeu aussi léché, soigné et efficace que la gentillesse de l’homme qu’on espère vraiment en forme.

Toutes les infos et la billeterie sont à retrouver sur les sites du festival Heavy Week End, GDP, Label In et du Zénith Nancy Open Air

Rendez-vous en juin!

LES EUROCKEENNES : FOULE CONTACT

Les Eurockéennes ont publié ce 18 février le communiqué suivant, et, oui, la fête « s’annonce grandiose »!

Ce mardi, 24 nouveaux noms rejoignent le peloton de tête des Eurockéennes 2025 pour une édition qui s’annonce déjà grandiose. La preuve par les chiffres. Avec 50 artistes prêts à en découdre, plusieurs dizaines de milliers de supporters prêts à les suivre, 4 scènes, un free camping, 4 jours de musiques au cœur de la nature… Et une grande promesse éternelle : vivre tous ensemble la meilleure fête de l’été !

Populaire, défricheur, brûlant, voilà autant de qualificatifs qui collent à la peau du festival depuis 1989. Sans exagérer, on pourrait les associer facilement aux trois grandes figures annoncées ce mardi pour la prochaine édition. Car oui, c’est sûr, cet été nous danserons sur les pépites indies des australiens berlinois de Parcels et les hits électroniques du duo parisien Ofenbach. Pendant que le Lagos blufunk inimitable de Keziah Jones mettra tout le monde d’accord (pour un guitariste, ça tombe bien). Des étoiles qui viennent magnifier une constellation 2025 déjà culte : Iron Maiden, DJ Snake, Damso, Justice, Clara Luciani, SDM, Kalash, Philippe Katerine, La Femme, Last Train, Ultra Vomit ou encore The Last Dinner Party.

Demain s’écoute aujourd’hui

Aux Eurockéennes, on regarde en l’air mais aussi vers l’avenir. En témoigne, l’arrivée dans la programmation de plusieurs sensations musicales du moment. La légende est déjà en marche pour The Molotovs, deux ados londoniens chauds bouillants d’obédience mods. Tandis qu’I Hate Models, pur défouloir techno teinté d’EBM, s’apprête à prendre les commandes du dancefloor belfortain. En juillet, on se laissera également porter par la bossa urbaine inspirée et inspirante du phénomène Aupinard. Le bordelais partagera l’affiche 2025 avec la bad girl kawaï du 9.3 Theodora, dont l’hymne « Kongolese sous BBL » nous a offert une bande son fiévreuse et libératrice durant cet hiver interminable. Attentif à l’émergence artistique régionale, le festival célèbre une nouvelle vague musicale transfrontalière franco-suisse en offrant une vitrine scénique à 4 jeunes talents (Mary Middlefield, Alta Rossa, Akira (No Face), Crème Solaire) accompagnés par son dispositif expérimental Opération Iceberg.

Solidaire et fédérateur, par nature

Partager, c’est précisément la magie de la parenthèse festivalière qui nous réunit chaque été sur la luxuriante presqu’île du Malsaucy. Avec, au-delà de la musique, la force d’un tissu associatif local engagé. Le programme Eurocks Solidaires fédère ainsi des actions de solidarité concrètes et des opérations de sensibilisation sur les sujets environnementaux. Aux Eurocks on danse, on vibre… et on s’engage. Nous, désormais on compte les jours. Vivement le 3 juillet !

Prévisions 2025

Nous y voici donc à cette année 2025! Après avoir jeté un coup d’œil dans le rétro, regardons maintenant droit devant. Nous ne sommes ni Madame Irma ni astrologues, pourtant, nous pouvons déjà prédire que ce premier quart de ce siècle sera musicalement riche. Il y en aura pour tous, pour tous les goûts et pour toutes les générations! 2025 sera riche de metal contemporain autant que vintage. Voici en partie ce qui nous attend.

Moyens technologiques obligent, les concerts sont annoncés de plus en plus tôt, mais tous ne se vendent pas aussi rapidement… Ne boudons pas notre plaisir cette année qui, en matière de concerts commencera fort. Pensons également, même si les programmations des petites salles ne sont pas encore finalisées, à regarder ce qu’il se passe dans nos clubs de province. Il y a du plaisir aussi dans les plus petites villes, je vous invite à vous rapprocher d’elles directement. Pour les « gros », voici un rapide aperçu de ce qui nous attend.

A tout seigneur… Une nouvelle fois, Mass Hysteria investi le Zénith de Paris la Villette le 31 janvier pour lancer l’année et entamer la dernière partie de sa longue tournée célébrant Tenace 1 et 2. Et ce n’est pas la fin puisqu’on retrouvera Mouss et sa troupe tout au long au moins du premier semestre.

Le Pagan Fest s’offrira quant à lui 3 dates avec Alestorm en tête d’affiche accompagné entres autres de Ensiferum, Tyr, Heidevolk et Elvenking. Une jolie fête joyeusement bordélique, n’en doutons pas!

Le 5 février, le Zénith de Paris recevra de nouveau Papa Roach. Le cafard est en grande forme et saura envahir e infester nos esprits.

Tout le monde ayant été convaincu par leur retour, les Américains de Pantera capitalisent sur l’intérêt qui leur est de nouveau porté et investissent la nouvelle Adidas Arena le 15 février.

Attention, évènement à ne pas rater! Le Trianon de Paris accueillera les beaucoup trop rares Queensrÿche le 17 février, où il seront accompagnés de leurs compatriotes de Night Demon. Nul doute que les Américains sont appelés à faire salle comble!

Février sera sans doute marqué su sceau des Australiens d’Airbourne qui vont envahir l’Hexagone. Une série de concerts déjà sold out! D’autres dates s’ajoutent avec, déjà en prévision, Paris en 2026!

Le phénomène indien Bloodywood est de retour pour 3 dates au mois de mars, dont un Bataclan le 19.

Après un sold out l’an dernier, la quatrième édition du Crick Fest recevra les prometteurs KingCrown à Cléry Saint André le 5 avril. Une affiche 100% heavy à la française puisque nous pourrons également y voir et écouter Stratagème, Benzin et les locaux de PrismA.

Ce sera ensuite au tour de Ghost de revenir hanter les scène hexagonales pour 3 dates à Lyon et Toulouse (les 26 et 27 avril) avant d’investir l’Accor Arena de Paris le 13 mai avec une toute nouvelle scénographie.

Les amateurs du genre seront aux anges puisque Babymetal revient à la charge le 28 mai en tête d’affiche au Zénith de Paris.

Le Zénith de Nancy recevra la nouvelle édition du Heavy Week End les 6, 7 et 8 juin prochains, avec une affiche des plus alléchantes puisque nous aurons droit à Powerwolf, Dream Theater et Slipknot, respectivement têtes d’affiche du vendredi, du samedi et du dimanche. GDP a récemment également annoncé la venue de Saxon, Europe et Mass Hysteria.

Retrouvant ses bonnes vieilles habitudes, le Hellfest – sold-out depuis belle lurette – sera de retour à Clisson du 19 au 22 juin. Une affiche aussi alléchante que surprenant avec l’arrivée de groupes moins extrêmes en guise de têtes d’affiches (Muse) et le retrou de valeurs sûres.

Increvables, inusables… Même si Klaus Meine vient récemment d’annoncer lâcher le micro. N’empêche… Les légendaires Allemands de Scorpions proposeront deux dates en France, à Paris Accor Arena le 24 juin et un mois plus tard, le 24 juillet, aux Arènes de Nîmes.

Iron Maiden investira une nouvelle fois la Défense Arena les 19 et 20 juillet pour un nouveau saut dans le passé, centré cette fois sur ses premières années – jusqu’à Fear of the dark. Le show sera complet le groupe étant accompagné par Avatar – comme ce devait être le cas avant Covid. La légende anglaise sera également tête d’affiche des Eurokéennes de Belfort

Le mercredi 22 octobre, Helloween viendra célébrer 40 ans de carrière. Nulle doute que la citrouille saura une nouvelle fois ravir les fans, petits et grands. Une production Gérard Drouot Productions

Après avoir blindé le Zénith sur ses deux dernières tournées, Sabaton investit enfin l’Accor Arena de Paris Bercy le vendredi 28 novembre avant de filer à Lyon le lendemain pour la seconde et dernière date de ce Legendary tour qui promet du grand spectacle.

Après avoir sans doute retourné le festival de Carcassonne le 29 juillet, Gojira tournera partout en France entre le 27 novembre et le 12 décembre, dont une halte à l’Accor Arena (Bercy) de Paris le 30 novembre.

L’année 2025 sera également marquée par la sortie attendue de nombreux albums. Le premier trimestre verra notamment sortir les nouveaux albums en janvier de Tremonti, The Hellacopters, The Night Flight Orchestra, Wardruna, Avatarium ou des « anciens » de Grave Digger, Pentagram ou Tokyo Blade, puis, en février les nouveaux Thunder Mother, Jinjer, Lacuna Coil Killswitch Engage ou Brainstrom avant que mars ne déboule avec Arch Enemy, Coheed and Cambria Destruction et autre Ricky Warwick. On attend aussi plus tard l’arrivée des albums de Helloween, Sabaton et d’autres encore.

On me souffle dans l’oreillette que quelque chose se trame dans les coulisses de Metal-Eyes… Patience. D’ici là, je vous souhaite de passer une très belle année 2025. Quelle soit aussi metallisée qu’emplie de joie, de petits bonheurs et de soleils chaleureux. Prenez soin de vous et de vos proches!