France, death mélodique (Autorpoduction, 2018) – sortie le 25 septembre 2018
L’an dernier au Hellfest, sous Temple, je suis allé jeter une oreille et un oeil au set de Monolith. Une expérience brève tant l’ennui s’est emparé de moi rapidement. Alors, pensez, quand j’ai reçu cet album, ma première pensée a été « oh, non ». Mais un regard plus attentif me fait comprendre que, visiblement, il ne s’agit pas du même groupe. Non, celui-ci, ce Monolyth, s’écrit avec un Y salvateur! Je glisse donc le CD avec une curiosité attisée dans le lecteur pour y découvrir… du death metal. Premier constat, la pochette de A bitter end / A brave new world peut se regarder dans deux sens opposés. Un joli travail graphique qui me parle. Ensuite, en retournant la pochette, chaque titre est doublé d’un sous-titre genre mini résumé de la chanson. Original. Puis la musique démarre. Je passerai rapidement sur le « chant », style guttural hurlé qui, comme chacun sait, n’est pas du tout mon style, d’autant que c’est assez monocorde. En plus, j’ai la nette impression que l’anglais n’est guère maîtrisé. En ce qui concerne la musique, cependant, les morceaux sont travaillés et réfléchis, les mélodies incontestablement attirantes et efficaces. Monolythe propose avec A bitter end / A brave new world un disque extrême abouti que les amateurs découvriront avec plaisir.
Metal, France (Autoproduction, 2018) – sortie le 27 septembre 2018
Metal mélodique, Suède (Spinefarm, 2018) – Sortie le 19 octobre 2018
Punk acoustique, USA (Spinefarm, 2018)
Metal, Royaume-Uni (search and destroy/Spinefarm, 2018) – Sorite le 9 septembre 2018
Blues Rock, USA (Provogue, 2018)
Metal, USA (Eleven seven, 2018) – Sortie mai 2018Aau regard des événements de l’an passé – le départ brutal d’Ivan Moody en cure de désintox et son remplacement sur le pouce par Tommy Vext, chanteur de Bad Wolves – on peut se demander où Five Finger Death Punch (5FDP pour les intimes) a trouvé le temps d’enregistrer ce septième album, paru juste avant l’été. Mais il est bien là, et Moody en forme. Le groupe va droit au but, proposant 13 chansons qui, pour la plupart, durent moins de 4′. Recherche d’efficacité oblige. Fake et Top of the world sont une introduction brutale et agressive – quelqu’un peut s’amuser à compter le nombre de « fuck » et dérivés crachés par Moody sur le premier morceau, svp? avant que 5FDP ne varie ses plaisirs. Blue on black, une ballade qui monte en puissance, sonne comme une confession du chanteur. Puis les affaires sérieuses reprennent avec des tonalités qui évoquent les albums qui ont permis au groupe de vraiment commencer à percer en Europe, les deux volets de Wrong side of heaven. Un peu de piano sur I refuse introduit la seconde power ballad un peu sirupeuse bien que dotée d’une jolie mélodie (tout comme la troisième, When the seasons change). La paire de guitaristes – Zoltan Bathory et Jason Hook – tricotent des riffs puissants qui tranchent dans le vif. On regrettera simplement un peu trop de morceaux « doux », même si Will the sun ever rise qui clôt ce disque propose différents tempi, du lent au rageur. Si 5FDP tient ce rythme, et espérons que la cure d’Ivan ait été, malgré sa rapidité, efficace et sera durable, il ne fait guère de doute que le groupe franchisse un nouveau palier grâce à cet album varié et plus que réussi.
Metal, USA (Eleven seven, 2018) – Sorti le 11 mai 2018
Crossover, USA (The Orchard, 2018) – Sortie le 7 septembre 2018
Hard rock psyché et déjanté, Royaume-Uni (So recordings, 2018)