HELLTERVIEW: MALEMORT

Interview MALEMORT. Entretien avec Julien (guitare), Xavier (chant), JC (basse), Cédric, batterie. Propos recueillis au Hellfest le 23 juin 2018

Malemort @ Hellfest 2018

Metal-Eyes : Ball trap est sorti fin 2016, a reçu d’excellentes critiques dès sa sortie. On vous espérait au Hellfest l’an dernier, mais il a fallu attendre 2018 pour vous y retrouver. Qu’est-ce qui a demandé autant de temps d’après vous ?

Xavier : Je pense que c’est la montée du buzz, en fait. Quand tu travailles en auto production, les choses sont très progressives, parce qu’il n’y a pas de plan média. C’est à la sueur de ton front, aux preuves que tu peux apporter de ton implication. C’est vrai que les retours ont été très bons sur le deuxième album, et il a fallu que ça mature un peu. A la limite, je dirais même que c’est très bien, ça tombe bien que ça se produise cette année : l’année dernière, on n’aurait pas réussi à faire ce qu’on a fait cette année. Je considère que les choses arrivent finalement bien. D’expérience, par rapport à toute l’histoire de Malemort, j’ai appris à me rendre compte que tout ce qui t’arrive tombe au bon moment. Lire la suite

ACOD: The divine triumph

Death mélodique, France (Sony music, 2018)

L’ascension des abysses est une intro en trompe l’oreille. Cinématographique, légère, épique, cette ouverture laisse l’auditeur entrevoir de verts pâturages, des paysages féeriques et pacifiques. Pourtant, dès Omnes tenebrae, le décor change. La vitrine de l’enfer vous a attiré? La réalité est toute autre! L’univers des Marseillais d’Acod, qui signent avec The divine triumph son 4ème album depuis sa formation en 2006, Lire la suite

DEREK SMALLS: Smalls change

Hard rock, Royaume-Uni (BMG, 2018)

Une gueule comme ça, ça ne s’oublie pas. Pour ceux qui se demandent qui est ce vieillard aux yeux verts à l’air surpris, Derek Smalls a crevé l’écran avec le cultissime film This is Spinal Tap, en inventant les potards à 11 et autres (oui, j’ai envie de faire comme un certain Manu…) rocambolesqueries loufoques. Lire la suite

TRAUMA: As the world dies

Thrash, USA (Rivet records, 2018)

Forcément, pour les anciens comme moi, quand un groupe s’appelle Trauma, le nom évoque certainement le premier combo d’un certain Cliff Burton. Mais, bon, As the world dies parait en 2018, alors il y a peu de chance pour qu’il s’agisse du même. Et pourtant, si: les crédits indiquent bien que le chanteur est un certain Donny Hillier, et que le batteur se nomme Kris Gustofson, deux membres de la formation d’origine. Et quand je glisse le CD dans mon lecteur, je me prend une jolie claque: Lire la suite

Richie Sambora + Orianthi: Radio free America

Rock/Pop, USA (BMG, 2018)

Richie Sambora, le mythique guitariste de Bon Jovi, et sa compagne Orianthi, qui l’a accompagné sur sa dernière tournée solo et a sévi auprès d’Alice Cooper il y a quelque temps, se réunissent sous le nom de RSO – Richie Sambora + Orianthi, sans surprises, et nous offrent aujourd’hui Radio free America, un disque produit par Bob Rock. En démarrant avec Making history, un titre foncièrement rock, entrainant et dansant, on se prend à espérer que la suite va monter en puissance. Lire la suite

Michael ROMEO: War of the worlds PT.1

Metal symphonique, USA (Mascot, 2018)

Le guitariste de Symphony X, quand il n’enregistre ou ne tourne pas avec son groupe – absent depuis quelques temps déjà – se fait des petits plaisirs. Généreusement, il les partage avec nous, et c’est fort bien ainsi! Car ce War of the worlds – pt.1 est une opetite merveille de mélodie et d’efficacité. Bien sûr, on retrouve les clichés cher au metal symphonique, et Michael Romeo ne se renie en rien. Au contraire, il explore des univers très cinématographiques au travers de ces 10 morceaux, rendant un hommage à peine voilé aux géants de l’illustration sonore du cinéma tels John Williams. Rien de surprenant ici, le titre de l’album étant piqué à La guerre des mondes, roman de SF de HG Wells, qui est un terrain parfaitement adapté aux délires musicaux de Romeo. Fear the unknown, F*cking robots, War machine, Oblivion, s’ils évoquent aussi la dextérité d’un Malmsteen ou rappelle le… Symphony X du début du siècle, se révèlent d’une puissance et d’un envoûtement imparables. Jamais trop brutal malgré la rapidité d’exécution, ce disque est la perle de ce début d’été. Reste que ce disque s’intitule « pt. 1 », et cela laisse sous entendre une suite prochaine. Pourvu que ce soit plus rapidement!

SENDWOOD – First leaf

Metal, France (Autoproduction, 2018)

Sendwood est un groupe français composé de deux frères, Kriss W. Wood au chant et à la guitare et Alex Mc Wood aux chant, batterie et harmonica. Pas forcément frères dans la vie, en fait, mais on s’en fout. Comem eux: l’un vient de The Real Mc Coy, l’autre de Harmonic Generator. Les compères se retrouvant seuls en studio décident de monter ce projet à deux. L’important c’est que le nom du groupe des frères Wood (ça vous rappelle pas légèrement les Blues Brothers, ou les Ramones? Nous y reviendrons…) est explicite du contenu musical: ça défouraille sévère, ça balance mémé dans les orties, bref, ça envoie le bois grave. Le seul bémol, c’est l’anglais incompréhensible, pour le reste, rien à dire: Sendwood c’est l’sprit du punk mélé à la lourdeur du metal actuel, des influences qui vont des sus mentionnés Ramones à AC/DC en incluant tout ce qui peut faire s’agiter. Les voix sont graves et profondes, le riff direct et la rythmique… brute , sans fioritures. Le but visiblement est de faire taper du pied et de voir le public pogoter. Simple, direct et efficace pourraient être les 3 mots qui définissent le mieux ce premier essai de 10 titres pachydermiques.

Hellfest 2018: You can’t control it – Partie 3

Dimanche 24 juin

Ce dimanche est sans aucun doute la journée que j’attends avec le plus d’impatience. Pensez donc, une affiche très orientée heavy metal pur jus avec un bon nombre de de mes groupes préférés qui passent aujourd’hui: Megadeth, Accept, Iron Maiden et un Nightwish que je sais rater car, une année encore, je dois reprendre la route assez tôt.

J’arrive donc tôt sur place et il fait déjà chaud. ce dimanche est d’ailleurs annoncé comme étant la journée la plus chaude du week-end. pour les premiers groupes à se produire, c’est une bonne chose, car les températures sont encore raisonables. Je file donc voir The Raven Age Lire la suite

HELLFEST 2018: You can’t control it – partie 2

Samedi 23 juin

Je n’ai pas pour habitude d’avoir des regrets. Mais après coup, je me dis que j’aurais mieux fait de me renseigner sur Redemption, le groupe vainqueur du concours Voice of hell » qui a donc le privilège d’ouvrir les hostilités sur la mainstage 2 ce samedi matin. Pourquoi j’aurai dû? Parce que ce groupe est une affaire de famille, papa et deux fistons de 16 et 10 ans! Oui, le batteur n’a que 10 ans et les enfants bénéficient d’un statut particulier pour pouvoir jouer. Maintenant, ce que ça donne, je n’en sais rien, pas encore, du moins, car je vais me rattraper! Lire la suite