TYLER AND THE CREW: #1

France, Blues (Autoproduction, 2020)

On n’aura de cesse de le dire: en matière de rock et de blues, de musique qui vient simplement des tripes, on sait vraiment y faire en France. Tyler and the crew vient de nouveau en apporter la preuve avec ce premier Ep, sobrement et simplement intitulé #1. Cinq titres originaux de ce blues rock direct et sans fioriture, cinq chansons qu’on écoute en se dandinant, sans se poser de questions. Plus une reprise de All along the watchtower de Bob Dylan (reprise un nombre incalculable de fois) dans une version toute personnelle autant que respectueuse de l’originale. Démarrant avec Hell of a woman, la guitare de Tyler crie son blues avant que n’intervienne le chant rauque du bouffeur de papier de verre. Chaleureux et entraînant, comme le blues aérien qui suit (Leaving this all behind) qui évoque par instant Aerosmith. That’s all right est plus foncièrement rock et me fait penser aux Australiens de Shadow Queen, tandis que le chant de la reprise ressemble par instant au Bon Jovi séducteur des premiers albums. Dead est plus mélancolique, normal pour un titre qui parle d’amour décue, tandis que Aaron’s song est une ballade, véritable déclaration d’amour à son enfant (Aaron, sans doute?) Un titre émouvant en diable dont une sobre guitare vient apporter une conclusion pendant deux bien trop courtes minutes. Tyler And The crew a tout pour séduire un large public. C’est maintenant à vous de jouer!

DUALITY: Elements

France, Metal (Autoproduction, 2020)

Quatuor de metal dit « moderne » (étiquette fourre-tout par excellence…), Duality a déjà un album et un Ep à son actif (140 waves en 2016 et Archeology en 2017) avant ce nouvel Ep, Elements, daté de mai 2020. Au travers des 5 titres, le groupe explore diverses facettes du genre, honorant ainsi son nom. Car la dualité est effectivement de mise tout au long du disque. Démarrant avec un In the sun aux guitares rageuses et au chant doux, Duality m’évoque un mélange de Seether et de Soen, avant de plonger dans le navire Ship avec des guitares appuyées, des growls bien sentis accompagnés de quelques touches légères de claviers. Mais il manque quelque chose, le titre peine à me convaincre totalement. Les touches orientales qui s’égrainent au fil de Buried – et ses guitares aériennes – et Fluffy cloud apportent certes une autre couleur musicale mais, là encore, il manque quelque chose. Sans doute la facette prog de Duality mériterait-elle moins de hurlements? Solace, justement, m’attire. Autant par la construction que par la force de ce texte à mi parcours, non plus chanté mais simplement, sobrement narré. Une narration accompagnée de quelques vocalises avant qu’une longue partie instrumentale ne vienne joliment conclure ce nouvel essai qui, vous l’aurez compris, ne m’a qu’a moitié séduit. Trop d’explorations, sans doute, un chant qui mériterait moins de cris aussi, en tout cas, selon mes goûts… Mais,malgré tout, un disque prometteur aux compositions réfléchies pour interpeller. De ce point de vue, misson accomplie.

CHEMICAL SWEET KID: Fear never dies

France, Metal electro (Dark tunes music group, 2020)

Les amateurs de sons electro connaissent sans doute déjà Chemichal Sweet Kid. Sans doute mieux que les metalleux. Mais la donne risque de changer, car CSK (CSK, pas DSK!) se fait de plus en plus metal dans son approche. Oh, bien sûr, l’electro virulente, presque transe parfois, est au coeur du propos musical, mais avec ce cinquième album, , il y a une différence notable: Julien, le fondateur, chanteur et compositeur de la formation lorraine, a ajouté à sa musique la guitare. Et ça, ça change tout. Après une intro sombre, inquiétante et glauque, le superbe Lost Paradise donne le ton: des rythmes hypnotiques et martiaux qui évoquent tour à tour Rob Zombie, Ministry ou encore Rammstein – bien que ces derniers ne soient pas une influence selon les dires de Julien. Malin, CSK ne se contente pas de bourriner de bout en bout. Au contraire, les rythmes et ambiances sont variés, parfois lents (The fire within), à d’autres moments hypnotiques et rageurs (Never again) ou digne des boites de nuits estivales aux sons syncopés (Push your limits). Chemical Sweet Kid développe une identité qui lui est propre bien que les amateurs de la scène électro metal/metal indus française feront un rapprochement avec Punish Youself, Shaärghot, Porn ou encore Herrschaft. Il semble néanmoins qu’avec Fear never dies, Chemical Sweet Kid soit en passe de franchir un cap décisif dans sa carrière. C’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter!

Interview: HAUMEA

Interview HAUMEA : entretien avec Seb (batterie). Propos recueillis par téléphone, le 13 avril 2020

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Metal-Eyes : On n’a pas dû te poser beaucoup la question aujourd’hui, alors pour commencer, peux-tu raconter l’histoire d’Hauméa ?

Seb : L’histoire d’Hauméa ? On ne me l’a pas demandé aujourd’hui, en effet (rires)… Hauméa, c’est la réunion de 4 musiciens qui ont des parcours complètement différents sur la scène musicale : il y en a qui viennent du metal extrême, d’autre du rock français. On a monté un combo pour essayer de mixer tout ça, te le résultat, c’est 2 Ep, dont le dernier, Leaving vient de sortir.

 

Metal-Eyes : Vous êtes originaires d’Alençon. Le groupe s’est formé quand ?

Seb : Tout début 2018.

 

Metal-Eyes : Vous avez tous joué dans d’autres groupes avant de former Hauméa : quels étaient vos formations précédentes ?

Seb : Andy, le guitariste, était dans Erider (?), un groupe de deathcore, Lea était avec un groupe extrême qui s’appelait Rotting Face, qui a pas mal tourné, 3 ou 4 fois en Europe, ce qui n’est pas négligeable… Moi, j’étais avec Nobody’s Straight, un groupe de Hardcore et Nico, le chanteur était avec Lady Morose.

 

Metal-Eyes : Quels ont été les retours sur votre premier Ep ?

Seb : Les chroniques disaient en vouloir encore, alors on a poursuivi (rires). On a eu beaucoup de bonnes chroniques disant que c’était prometteur. Le second vient de sortir, on a déjà des éloges à son sujet, et ça, c’est plus que gratifiant.

 

Metal-Eyes : Pourquoi avoir choisi ce nom d’Hauméa qui est celui d’une planète naine ? Est-ce parce que vous aussi vous gravitez autour d’une certaine sphère musicale ?

Seb : C’est un peu le délire, oui. Il y a deux idées derrières : Hauméa, c’est une musique un peu solaire, spatiale. On part dans différents univers. Mais Hauméa, c’est aussi la déesse de la fertilité dans la mythologie hawaïenne. Et à l’époque où on s’est formés, on était 4 musiciens sans groupe, et le fait de nous trouver était comme une renaissance pour nous. Il y a une double signification derrière le nom d’Hauméa.

 

Metal-Eyes : Il y a pourtant un lien évident avec la planète puisque vous avez gravé son numéro – 136108 – sur la première barre du H…

Seb : Cette planète a été repérée dans l’Orne je ne sais plus en quelle année, mais c’est pour ça qu’il y a le nombre 61 dans son intitulé.

 

Metal-Eyes : Rien à voir, donc, avec le fait que vous soyez amateurs d’astronomie ?

Seb : Pas du tout. Sinon, on n’aurait pas choisi une planète qui a une forme d’œuf (rires) !

 

Metal-Eyes : Et on en parle juste au moment de Pâques… Autre chose : c’est un peu provocateur en ce moment de publier un disque qui s’appelle Leaving en cette période de confinement…

Seb : Rien n’est prémédité. Après, quand on pense à ce qui se passe actuellement, je trouve ça excellent, la main sur la pochette est tendue, la personne veut sortir… C’est en totale contradiction avec ce qu’il se passe en ce moment.

 

Metal-Eyes : Comment définirais-tu la musique d’Hauméa pour quelqu’un qui ne la connait pas et souhaite la découvrir ?

Seb : Je dirai que c’est du rock metal, avec beaucoup d’émotion, de rage aussi. Une musique assez cadencée et lourde à la fois.

 

Metal-Eyes : Les deux premiers termes qui me soient venus à l’esprit en écoutant le disque c’est Hardcore et punk. Ça correspond à vos influences ?

Seb : Oui, on peut dire ça… C’était le milieu musical dans lequel j’évoluais avant. Notre bassiste vient du grindcore, notre guitariste, du detah, deathcore, moi, du hardcore et le chanteur vient de la chanson française. On reste tous fans de Deftones, Faith No More, Gojira. Mais aussi The Cure… On écoute tellement de choses qu’on essaie de mixer le tout.

 

Metal-Eyes : Vous ne vous imposez pas de limites j’imagine…

Seb : Chez Hauméa, il n’y a pas de limite. Notre guitariste arrive avec un riff, si ça matche, c’est adopté. On pose les textes, on fait des arrangements, et si ça matche encore, alors on le pose sur une galette.

 

Metal-Eyes : Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos textes ?

Seb : On parle principalement de sentiments, le côté émotionnel, le mal qu’on peut ressentir en soi, les addictions, à l’alcool, à la drogue. Ça peut être du vécu personnel, il y a aussi du constat écologique et humain. On aborde plusieurs thèmes sans pour autant faire de prosélytisme politique. C’est pas du tout notre fer de lance. On préfère se concentrer sur le vécu.

 

Metal-Eyes : Sur des expériences individuelles ?

Seb : Pour beaucoup, oui. Soit vécu en direct, soit interposé. Certains morceaux traitent de ce qui a pu arriver à un d’entre nous, un de nos proches. Ce sont des marqueurs d’inspiration.

 

Metal-Eyes : Y a-t-il des sujets que vous préférez ne pas aborder, qui n’ont, aujourd’hui, pas leur place dans Hauméa ?

Seb : La politique, ça ne nous intéresse pas. On en parle entre nous, mais on n’est pas là pour faire de la politique, on ne veut pas avoir d’étiquette politique. On pointe du doigt l’humain en tant que tel, pas un parti politique ou un gouvernement en particulier. Ça, on n’en a rien à cirer !

 

Metal-Eyes : Si tu devais ne retenir qu’un seul titre de Leaving pour décrire ce qu’est Hauméa aujourd’hui, ce serait lequel et pourquoi ?

Seb : Celui qui nous représente le mieux ? Je dirais Breathe, celui qui a fait l’objet d’un clip. C’est celui sur lequel l’empreinte d’Hauméa est la plus palpable : il y a de l’émotion, de la puissance, de la rage, aussi. Et c’est vraiment tout l’univers d’Hauméa.

 

Metal-Eyes : Pourquoi avoir choisi ce format de disque, un peu plus long qu’un Ep mais plus court qu’un album ?

Seb : Le travail d’un album est très long. C’est pas qu’on est fainéants, loin de là, mais à la suite d’Unborn, on voulait avoir une activité assez régulière, et le format Ep/lp se prête relativement bien avant de se concentrer sur la préparation d’un album. Le format Ep nous permet d’avoir une continuité dans cette dynamique de promotion avant la sortie d’un album. Pour le démarchage, aussi, au niveau de l’orga de festivals ou même des Fnac : eux-mêmes disent préférer avoir des Ep. Et pouvoir sortir quelque chose plus régulièrement montre qu’on a envie de continuer.

 

Metal-Eyes : Comment analyserais-tu l’évolution musicale d’Hauméa entre vos de disques ?

Seb : Elle a été plus marquée sur les textes puisqu’on fait valoir le chant en français. C’est le chant qui a principalement évolué même si on a muri musicalement, bien sûr, mais c’est principalement au niveau des textes où on mélange l’anglais et le français. Le français est une langue poétique, c’est notre langue maternelle, et elle est plus à même de créer une métaphore que l’anglais. L’anglais est réservé pour les grosses parties avec les punchlines. On est parvenu à faire ce mélange des deux langues, ce que peu de groupes osent mettre en place.

 

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise d’Hauméa ?

Seb : Oh, la question piège…

 

Metal-Eyes : Non, pâs piège, différente, c’est tout. Celle-là, tu ne peux pas dire qu’on te la pose tous les jours !

Seb : Oh, non… Là, tu m’as coupé l’herbe sous le pied… « De l’émotion, si tu en veux, avec Hauméa, tu l’auras »

 

Interview: ONE LIFE ALL IN

Interview ONE LIFE ALL IN: entretien avec Clem (guitare). Propos recueillis par téléphone, le 24 avril 2020

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Metal-Eyes : Peux-tu commencer par raconter l’histoire du groupe qui est né de votre rencontre avec Don Fosse, chanteur de Spudmonsters, et qui a participé à un titre de ton groupe, Seekers Of The Truth en 2015 ? Vous l’avez par la suite sollicité pour participer à ce nouveau projet qu’est One Life All In.

Clem : Exactement. Au tout début, Franck et moi jouions avec Seekers Of The Truth. On a fait une date avec les Spudmonsters, l’ancien groupe de Don, sur Lyon en 2014. Ca s’est très bien passé, on a un peu échangé durant la soirée et quelques jours plus tard, Franck l’a recroisé au Hellfest puisque les Spudmonsters y jouaient aussi. Ils ont passé pas mal de temps ensemble, Don et lui, et tout s’est super bien passé. Quand on a enregistré l’album de Seekers, on voulait faire un morceau avec un featuring et on a tout de suite pensé à Don qui a accepté d’enregistrer un titre avec nous. Il l’a fait à distance, de chez lui à Cleveland, nous a tout envoyé et nous, on a remis ça au studio à Lyon. On a gardé contact, continué d’échanger. Pour moi, ça en restait là, mais pas dans la tête de Franck qui avait des morceaux en tête. On était encore avec Seekers à l’époque et il m’a demandé de lui donner un coup de main avec l’ordinateur. Il avait les idées mais il ne savait pas forcément faire. Au début, je pensais que c’était des morceaux pour Seekers, mais un peu plus tard, il m’a dit que c’était pour un autre projet, sans trop savoir qui il y aurait comme batteur, comme chanteur mais il m’a demandé de continuer de l’aider à enregistrer.

 

Metal-Eyes : A la base, c’est donc vous deux, Franco et toi ?

Clem : A la base, oui. Quand on a fini d’enregistrer les 6 premiers morceaux, on a demandé à Don si ça l’interssait de chanter dessus. On lui a envoyé les démos, ça lui a plu, il a enregistré son chant sur les 6 titres et nous les a renvoyés. On était super contents.

 

Metal-Eyes : C’est donc ce qui a donné votre premier Ep, The A7 session ?

Clem : Oui, c’est ça. On a ensuite demandé à Kevin (Foley, ex Benighted) s’il voulait nous rejoindre, il a accepté, est rentré en studio et a très rapidement enregistré la batterie. Don est venu en France pour enregistrer ses parties en studio. On a profité des quelques jours de sa présence pour enregistrer un clip.

 

Metal-Eyes : Comment avez-vous fait la connaissance de Kevin ?

Clem : Il assiste à beaucoup de concert, et on se croise régulièrement. Là, c’est Franck qui a pris contact avec lui, par l’intermédiaire d’un autre ami commun. C’est arrivé à un moment où Kevin avait envie de faire autre chose que du metal extrême. Il a joué dans beaucoup de groupes, dont le plus gros est Sepultura. Dernièrement, il a joué avec Lofofora, Black Bomb A et il y en aura certainement d’autres !

 

Metal-Eyes : C’est le syndrome du batteur d’aller taper un peu partout ! Comment définirais-tu la musique de One Life All In, sachant que sur votre bio vous vous définissez déjà comme un groupe de hardcore positif. Vous entendez quoi par là ?

Clem : Je la définirais de punk hardcore, et « positif » par rapport à l’attitude et surtout aux paroles. On n’est pas du genre à dire qu’on est les meilleurs, les plus tatoués… Ce n’est pas notre nature…

 

Metal-Eyes : Vous n’êtes pas un groupe grande gueule, quoi…

Clem : Non, c’est pas notre genre, humainement, et ce n’est pas ce qu’on veut faire de notre musique, assez ouverte. Et on essaie d’avoir une attitude qui va avec notre caractère.

 

Metal-Eyes : C’est quelque chose qu’on retrouve au sein de ton précédent groupe, Seekers of The Truth, qui avait un discours très positif…

Clem : Oui. Oui, c’est quelque chose d’important. Surtout dans le style de hardcore qu’on voit maintenant, qui est beatdown, très revendicatif…

 

Metal-Eyes : Justement : il y a des thèmes que vous privilégiez dans vos paroles ?

Clem : Pas vraiment. C’est Don qui écrit les paroles, il y a beaucoup d’expériences personnelles. Il y a quelque chose qui ressort beaucoup de ses paroles, c’est quelqu’un de très positif, qui essaie toujours de voir le bon côté des choses, même quand il y a quelque chose de négatif au premier abord, il cherche à en tirer quelque chose de positif. Ce qui nous apporte beaucoup, nous pousse à tenter des choses. De toutes façons, si on n’essaie pas on ne saura jamais…

 

Metal-Eyes : Et y a-il des choses que vous préférez ne pas aborder, qui ne font pas partie de votre univers ?

Clem : Je dirais tout ce qui est négatif, politique. Musicalement, ce n’est pas un aspect qu’on aborde. On a des convictions, mais on n’en parle pas.

 

Metal-Eyes : Vous évitez tout ce qui peut être clivant pour vous concentrer sur les aspects positifs de la vie.

Clem : Oui, c’est mon ressenti. Don te dirait peut-être autre chose, il a pris le parti d’écrire des paroles plus personnelles, ce qui n’était pas le cas avec les Spudmonsters, où il pointait du doigt des choses comme la pauvreté. Je pense qu’il est peut-être dans une période de sa vie où il a besoin d’exprimer des choses plus personnelles.

 

Metal-Eyes : Vous continuez de travailler à distance, j’imagine ?

Clem : Oui, même si on a modifié certaines choses : on lui envoie la musique et lui peut corriger des passages, les raccourcir, modifier une mélodie qui ne l’accroche pas trop, qui prend trop de place. On compose de notre côté, on envoie, on modifie, déplace, enlève certains arrangements…

 

Metal-Eyes : Est-il possible que Don vous envoie des lignes de chants et que vous travaillez la musique ensuite ?

Clem : Ça pourrait arriver. Ça ne s’est pas encore produit mais, on en avait parlé, c’est quelque chose que j’aimerai bien faire : pouvoir composer un morceau en fonction d’une mélodie de chant.

 

Metal-Eyes : Eh bien voilà un projet pour le troisième CD !

Clem : Voilà !

 

Metal-Eyes : Quelle est la signification du nom du groupe, One Life All In ?

Clem : C’est un peu le… « carpe diem ». Faire en sorte de faire plein de choses et être bien avec ce que l’on fait. Remplir sa vie avec les meilleurs éléments possibles.

 

Metal-Eyes : Votre esprit est positif. Votre nouveau disque s’appelle Letter of forgiveness – Lettre de pardon. Vous voulez pardonner quoi et à qui ?

Clem : C’est un titre que Don a écrit… Il en parlerait mieux que moi, mais je vais tenter : il a fait certaines choses dans sa vie dont il n’est pas fier, il a des regrets, des remords. Il a eu besoin d’écrire ce titre pour lui, pour accepter de n’avoir pas fait les bons choix aux bons moments. « Excusez-moi pour le mal que j’ai pu faire, parce que j’en ai fait », c’est son message…

 

Metal-Eyes :  Tu peux parler un peu de la pochette aussi ? Une princesse un peu tribale avec cette couronne de fleurs et de fer…

Clem : Moi, ce que j’aime, c’est le côté un peu ambivalent : un visage un peu fermé, qui contraste beaucoup avec les fleurs du dessus…

 

Metal-Eyes : Elle a un regard très mélancolique, je trouve…

Clem : En plus, oui, exactement. Une courrone et des fleurs, c’est pas quelque chose qu’on trouve souvent, en tout cas, pas dans mon esprit, et j’aime bien ce paradoxe. Au départ, c’est une illustration qu’a faite Dave Pickel, un tatoueur américain ami de Don. Don avait ce visuel dans un coin, dans son ordinateur, je sais pas où mais il l’avait ! Il nous l’a proposé, on a dit OK, il a demandé à Dave si on pouvait l’utiliser, et il a accepté mais a demandé à retoucher, peaufiner certaines choses. La pochette du CD, c’est lui, le reste de l’artwork, c’est Sylvain, de Seekers, qui est aussi graphiste. Je trouve cette pochette, le contraste qu’il peut y avoir avec l’imagerie habituelle du hardcore. Ça va bien avec notre esprit et ce qu’on veut transmettre.

 

Metal-Eyes : Il y a aussi ce contraste avec votre premier CD sur lequel il n’y avait que le nom. Comment analyses-tu l’évolution de One Life All In entre vos deux disques ?

Clem : On pourrait presque croire qu’il s’agit de deux groupes différents… Sur le premier, les morceaux étaient assez basiques, directs, sans fioritures. Pour le second, on a beaucoup travaillé les mélodies, on a ajouté une seconde guitare qui apporte pas mal de choses. Au niveau de la structure des morceaux, on sort du schéma couplet-refrain. Au niveau des sonorités on a ajouté des choses un peu plus punk, sur certains morceaux, on s’est même amusés à changer de tonalités, ce que je n’avais jamais fait avec les autres groupes, avant.

 

Metal-Eyes : Vous vous connaissez mieux aussi, vous avez plus de repères communs (il acquièsce). Il y a un mot qui ressort quand j’écoute Letter of forgiveness, c’est que je le trouve plus tribal. Es-tu d’accord avec ce terme ?

Clem : Tu entends quoi par tribal ?

 

Metal-Eyes : Dans les rythmiques, surtout, que je trouve assez sèches, parfois martiales…

Clem : D’accord, ce n’est pas forcément faux.

 

Metal-Eyes : Si tu devais ne retenir qu’un titre de Letter of forgiveness pour présenter à quelqu’un qui ne vous connait pas ce qu’est One Life All In, ce serait lequel ?

Clem : Je pense que ce serait 83rd dream, la reprise de The Cult. Je pense qu’elle reprend tout l’esprit du groupe. Une intro assez épurée, puis une partie un peu plus mélodique, une autre assez rentre dedans, et une fin assez metal, à la Lamb Of God. Oui, c’est un morceau qui reprend tout ce qu’on aime.

 

Metal-Eyes : Pour terminer : quelle pourrait être la devise de One Life All In, sans parler de confinement, Bien sûr !

Clem : Il y a une chose qu’on se dit souvent avec Franck : « on continue la mission ». On va continuer, l’album qui est en préparation, alors on continue et on se fait plaisir.

 

Metal-Eyes : As-tu une dernière chose à ajouter ?

Clem : Oui, je voudrai en profiter pour vous remercier, vous, webzines, de partager cette passion, en rédigeant des chroniques, en faisant des interviews. En relayant l’information et en faisant vivre la musique. Je pense aussi, surtout en ce moment, aux magazines qui vivent des moments difficiles et qu’il faut soutenir, surtout en ce moment, comme les organisateurs de concerts… C’est important aussi de se déplacer à un concert, local ou pas, c’est ce qui fait vivre la scène, toute la scène. D’acheter des CD, des T Shirts, c’est aussi ça qui fait vivre les groupes.

 

Interview: STONE OF A BITCH

Interview Stone Of A Bitch : entretien avec Alice (chant) et Ludwig (instruments). Propos recueillis par téléphone, le 7 avril 2020.

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Metal-Eyes : Stone Of A Bitch, j’ai connaissance de deux albums, mais pas de votre histoire. Pouvez-vous commencer par me la raconter ?

Alice : Le groupe vient du sud-est de la France, du côté de Nice. On s’est rencontrés sur un festival de musique auquel je participais avec un groupe de reprises. Ludwig faisait partie du comité d’organisation et s’occupait de beaucoup de choses et entre autre de musique. Ensuite, on a eu l’idée de monter un projet. C’est la naissance de Stone Of A Bitch, entre fin 2016 et début 2017.

Ludwig : Ça, c’est la genèse. Après ça, assez rapidement, on a commencé en acoustique avant de nous orienter vers l’électrique. Rapidement, on a confirmé qu’on voulait conserver le format de duo. Rapidement, on s’est retrouvés avec pas mal de chansons qu’on a packagé sous la forme d’un premier album en 2017. Un album tout noir avec nous dessus…

 

Metal-Eyes : Un album avec une tête de mort qui enlace une jolie nana assez 60’s… Cet album, je l’avais un peu égratigné à cause de l’accent anglais plus que de la musique. Comment définiriez vous la musique de Stone Of A Bitch pour quelqu’un qui ne vous connait pas ?

Ludwig : On la qualifie de rock électro percussif. Parce qu’on est clairement dans un univers rock au niveau des sonorités, mais on veut aussi expliquer que tout le coté percussions de cet album est issu de machines, de séquenceurs. « Rock électopercussif », ça englobe assez bien notre méthode de fabrication.

Alice : Je confirme. On s’est nous-mêmes collé cette étiquette parce que, au contraire de certains groupes qui annoncent « duo » sur leur album et qui, une fois sur scène, se retrouver à 3, 4, 5 voire parfois plus, nous, on s’est lancés le défi de réaliser à deux le son que tu entends sur album.

 

Metal-Eyes : Ça veut dire qu’il y a des machines qui interviennent et que certaines personnes pourraient éventuellement remettre en doute le côté live…

Alice : Alors… oui, à partir du moment où ils voient des machines ils peuvent penser que c’est du pré enregistré. Mais j’utilise des samplers, des séquenceurs, des synthés, mais c’est moi qui reste aux commandes de la rythmique et de tout ce qui est fond sonore.

 

Metal-Eyes : Vous venez de sortir un second album, IntimAlicious. Comment analyseriez-vous, l’un et l’autre, l’évolution de Stone Of A Bitch entre ces deux disques ?

Alice : Déjà, IntimAlicious, c’est un voyage dans l’intimité d’Alice. Avec cet Ep, on s’est focalisés sur le personnage d’Alice, les menaces qui pèsent sur elle, et sur sa manière de les appréhender et d’y faire face. Ça s’est ressenti, évidemment dans notre musique, avec des sonorités, des mélodies plus sombres.

Ludwig : D’un point de vue technique, musical, entre ces deux disques il y a aussi eu la tournée qui a beaucoup influencé sur la partie dont on a travaillé cet album, qui a changé le format des nouveaux titres. C’est-à-dire qu’on les a vraiment travaillés pour la scène en termes de tempo, de rythmiques, de riffs. Ça a forcément eu un impact sur la façon dont on l’a construit, sur les nouvelles structures, les nouvelles sonorités. Et je pense qu’il y a aussi un effet, c’est qu’on voulait montrer qu’on construits aussi ces sons sur scène. Ça, ça veut dire aussi passer par des machines, et qui dit machines, dit ajouter des couches de sons qui ne laissent pas d’ambiguïté sur le fait qu’on travaille avec des machines. On introduit donc du nouveau matériel sur ce second disque, la méthode a évolué, les machines, on les emporte sur scène et on interagit beaucoup plus.

Alice : Il y a plus de liberté d’expression, de construction en live avec le nouveau format qu’avec l’ancien.

Ludwig : ça se prête plus au jam, aux échanges… On peut faire durer ; il y a des passages, si ça se passe bien sur scène avec le public, on peut les faire tourner. On fait plaisir, à nous et au public.

Alice : On se laisse cette liberté d’improviser, en fait

 

Metal-Eyes : Je vois d’autres choses aussi avec cet album, un parallèle – ou plutôt un perpendicularisme – avec votre premier disque : vous passez du noir à des couleurs plus claires, de jour, d’un duo sur la pochette à quelqu’un seul sur la plage (c’était avant le confinement…) Sur le premier, on te, voit, Alice, fumant une cigarette, et là, tu es entourée de crabes. Un rapport avec le cancer, l’évolution d’une certaine forme de maladie ?

Alice : On peut y voir ça, bien sûr, on peut y voir ce qu’on veut… Les crabes représentent toute forme de menace, pas seulement la maladie. Des menaces environnementales, venant d’horizons et d’univers différents. Alice, elle est là, au milieu de tout ça et on n’arrive pas trop à savoir si elle a conscience ou pas de ce qui se passe autour d’elle. Comment elle va faire face à tout ça, le vivre ? Est-ce qu’elle va l’encaisser et l’enfermer au fond d’elle, l’extérioriser en se battant bec et ongles, avec une certaine forme de colère…

Ludwig : Je crois qu’au fil de notre parcours de conscientisation, chacun franchit, à un moment, une étape, et réalise qu’on n’est que le maillon d’une chaine. On peut parler d’un éco-système, peut-être, mais il y a aussi cette idée que son innocence est menacée.

 

Metal-Eyes : C’est ce qu’on retrouve aussi au travers des textes, cette idée de menace…

Ludwig : Absolument. Et, d’une certaine manière, la pochette du premier album voulait aussi dire ça. Qui est la menace pour l’autre ?

 

Metal-Eyes : Pourquoi avoir choisi le format Ep, alors que le premier était un album ?

Ludwig : L’Ep c’est un super format pour pouvoir explorer « en vertical » la palette sonore. Moins de titres, mais plus de recherche…

Alice : Peut-être aussi plus de mouvement au sein même d’un titre.

 

Metal-Eyes : Il y a effectivement une belle variété au travers de ces cinq titres. Et, Alice, là où je t’avais égratignée au niveau du chant en anglais, j’ai été très agréablement surpris par l’évolution de l’anglais qui est beaucoup plus fluide et passe-partout.

Alice : Ah, c’est donc toi qui m’avait démontée (rires) ?

 

Metal-Eyes : C’est agréable de constater cette évolution. Après tout, si vous choisissez de chanter en anglais, ce n’est pas pour vous contenter du marché francophone, c’est aussi pour aller voir ce qu’il se passe à l’étranger…

Alice : C’est ta critique qui m’a motivée à reprendre mon anglais ! Rassure-moi, tu ne m’égratignes pas sur autre chose, cette fois ? (rires)

 

Metal-Eyes : Non, non, vous verrez. C’est aussi pour ça que je préférais faire cette interview au téléphone, pour éviter les coups ! (rire général)

Ludwig : On a quand même ton adresse !

 

Metal-Eyes : Pour l’un et l’autre, quel est le titre d’IntimAlicious qui représente aujourd’hui le mieux Stone Of A Bitch, celui que vous présenteriez à quelqu’un en lui disant « voilà, ce qu’on fait, c’est ça » ?

Ludwig : J’opterai pour A-Twin

Alice : Oh, non ! Quel copieur celui-là !

Ludwig : On a un bon consensus, c’est bien, on ne fera qu’un titre…

Alice : La prochaine fois, on se concertera, il n’y aura qu’une chanson…

 

Metal-Eyes : Mais les raisons ne sont sans doute pas les mêmes…

Ludwig : Tu as raison. Pour moi, A-Twin est très représentatif de notre travail actuel. Il y a tout ce que j’aime, mais surtout, il y a une bonne symbiose entre ce qu’on veut faire passer, les thèmes, et le fit avec les instruments. C’est un morceau long – j’adore ce genre de choses un peu progressives – répétitif à la fin, lancinant, on peut vraiment improviser en changeant les textures du son à la fin. On a du groove avec du refrain, de gros riffs que j’adore faire à la guitare, c’est très agréable à jouer. Je ne sais pas si tu es guitariste, mais…

 

Metal-Eyes : Pour tout te dire, je ne joue que d’un instrument… Du pipeau

Alice (elle explose de rire) : Moi aussi !

Ludwig : J’espère qu’Alice a des raisons différentes…

Alice : Oui, mes raisons sont différentes. C’est le morceau que je présenterai, pas musicalement, mais au niveau des textes, parce que c’est la quête de l’identité jumelle qu’on a tous au fond de nous. Ce morceau me touche particulièrement, je lem suis beaucoup investie sur la construction, de la structure, de la disposition des sons… C’est le morceau que je peux écouter en boucle et ressentir toujours la même émotion, les mêmes frissons. Et le texte est très représentatif.

 

Metal-Eyes : Pour terminer, quelle pourrait être la devise de Stone Of A Bitch en 2020 ?

Ludwig : Notre devise ? Et en 2020… Ouais, ouais, ouais… Je dirais bien « who’s your bitch ? ». Parce que c’est sous forme d’une question, donc la personne qui la lie va réfléchir, mais aussi parce que ça résume notre projet, et ça questionne la personne sur son environnement et sur qui elle est. Qu’est-ce qui te menace, qu’est-ce qui peut freiner ton évolution…

Alice : « You can be your own bitch », en réponse… On a chacun de nous une part sombre, une espèce de bitch qui nous tire vers le bas, mais on peut être tirer de la lumière de cette façon.

 

ONE LIFE ALL IN: Letter of forgiveness

Hardcore, France/USA (Rust and blood, 2020)

Une peu plus de deux ans après un premier EP remarqué, The A7 sessions, les franco américains de One Life All In reviennent avec leur happy hardcore. Happy, parce que le groupe se refuse de tomber dans le trip de la critique facile et négative. Cet esprit transparait naturellement dans les paroles et, naturellement, dans sa musique. Don Fosse trouve des lignes de chant aussi rentre dedans qu’entrainantes et son chant, entre joyeux et rageur, évoque parfois Mike Muir et son intarissable sourire. Au travers des 6 titres, ce Letter of forgiveness nous emporte dans une spirale dansante, une danse festive et brute, une sorte de transe hypnotique (bon, Hey, man! et sa minute vingt rentre dans le lard, point barre). Le morceau titre qui ouvre permet à Don Foose de faire une sorte de mea-culpa. 83rd dream montre une facette plus douce de OLAI, démarrant comme une ballade avant de devenir plus tribale et explosive. One Life All In ne se défait jamais vraiment de sa facette énergique et puise dans toutes ses influences pour simplement se faire plaisir. Et à nous aussi au passage. Avec une seule frustration qu’il faudra à l’avenir corriger: un Ep de 6 titres c’est un peu court!

BLAZE BAYLEY: Live in Czech

Angleterre, Heavy metal (Blaze Bayley recordings, 2020)

C’est qu’il est très actif ces derniers temps, Blaze Bayley! Après avoir publié, l’an dernier, un Live in France, le chanteur a continué de tourner intensivement pour, d’une part, mettre un terme à sa trilogie centrée sur William Black et, d’autre part, célébrer le 25ème anniversaire de la sortie de The X-Factor, l’album de son intégration à Iron Maiden dont il reste, depuis – et sera sans doute, malheureusement – toujours l’éternel ex-chanteur. Un raccourci un peu impoli au regard du parcours de Blaze, de ses débuts avec Wolfsbane à l’après Maiden. Un quart de siècle quand même pendant lequel il a enregistré une quantité industrielle d’album sans jamais rencontrer le succès qu’il mérite. Car Blaze est un amoureux de la musique, du metal. Après une période en demi-teinte, sa rencontre avec la famille Appleton lui redonne le goût et l’envie de la route. Non seulement Chris l’accompagne à la guitare (ainsi que son frangin Luke lorsque leur projet commun Absolva ouvre pour Bayley) mais les affaires de Blaze sont aujourd’hui entre les mains de Mark Appleton. Une histoire de famille, donc (famille que je remercie au passage d’avoir sélectionné trois de mes photos pour illustrer ce Live in Czech). Les conditions de tournées sont « à l’ancienne », le groupe visitant nombre de petite salle pour aller à la rencontre de son public. Et ce qui marque avec ce double live – ceux qui ont récemment vu Blaze Bayley live le savent – c’est la détermination du groupe. Peu importe le succès, tout indique que le quatuor – parfois quintette – se donne au maximum. La discographie complète du chanteur est passée en revue, avec force explication. Blaze, d’ailleurs, est toujours pédagogue et positif dans son discours, ne parlant jamais trop vite afin que tout le monde puisse le comprendre, se remémorant son passé et la création de certains morceaux. Ce Live in Czech permet à chacun de (re)découvrir une formation bien trop mésestimée, qui se donne à 100% et qui sait proposer des compositions efficaces et populaires. Allez, redonnez une chance à Blaze Bayley et à son oeuvre post vous savez qui…

MOTOCULTOR: l’édition 2020 aussi reporté à 2021

Sans surprise, c’est au tour du Motocultor d’annoncer l’annulation de son édition 2020 qui devait se tenir à St Nolff des 13 au 16 août prochain.

Voici le communiqué officiel de l’organisation:

« Notre destin n’était plus entre nos mains, et depuis hier, la messe est dite. Ce n’est non sans tristesse que nous vous annonçons le report de l’édition 2020 du Motocultor Festival. Affectés par cette annonce, nous pensons aussi à tous ceux qui font vivre l’événement: bénévoles, techniciens, prestataires, partenaires, et bien-sûr vous, festivaliers.

Nous vous donnons désormais rendez-vous les 19, 20, 21, et 22 août 2021 à Saint-Nolff pour la XIIIème édition !

Notre équipe est d’ores et déjà en train de se pencher sur la programmation et les reports possibles de groupes, ainsi que sur les modalités concernant la billetterie et les remboursements. Ces points feront l’objet d’annonce dans les prochains jours. Sachez que les billets 2020 seront bien valables en 2021, et nous aideront ainsi à conserver la trésorerie nécessaire pour préparer la prochaine édition.

La tournée Motocultor Night Fever, qui devait avoir lieu fin mai, est annulée. Les billets seront remboursés auprès des organisateurs / revendeurs officiels de chaque date, merci de vous rapprocher auprès d’eux pour les modalités de remboursement.

La situation financière du festival est fragile, mais son avenir n’est pas remis en cause. Et comme l’ensemble des festivals, nous tâcherons d’adapter notre modèle économique.

Nous envoyons tout notre soutien aux équipes des événements contraints d’annuler à travers la France, mais aussi à travers l’Europe. Ces temps-ci ne sont simples pour personne. Nous renouvelons par ailleurs nos pensées à toutes celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour combattre, freiner et éradiquer cette pandémie et soigner ceux qui en sont victimes.

Merci à tous pour vos nombreux messages de soutien, qui nous touchent sincèrement et nous donnent la force nécessaire pour avancer. Plus que jamais, nous avons hâte du retour des festivals, terrains de fête et de vie, plus que jamais, nous avons hâte de vous retrouver en 2021.

Portez-vous bien ! » (Yann Le Baraillec)