HYPNOTIC DRIVE: Full throttle

Hypnotic Drive, c’est qui? Hypnotic Drive s’est formé en 2012 en région parisienne et publie son premier Ep, la carte de visite The ride, en 2013, ouvrant au groupe les portes de quelques premières parties scéniques. il faut cependant attendre 2017 pour que paraisse le premier album du groupe, Full throttle.

Full throttle, ça donne quoi?  De l’énergie à revendre, c’est la promesse de ce Full throttle quine souffre que d’une production moyenne, faisant ressortir le côté frenchie du groupe. Un accent pas top, mais en revanche, des guitares et une rythmique qui foncent, une détermination et une volonté qui font plaisir à entendre. Hypnotic drive nous propose avec ce premier album un heavy gras et bourru, inspiré autant par AC/DC que Metallica ou Clutch (deux références évidentes, un peu trop présentes d’ailleurs…), auxquels viennent se greffer une touche de stoner, voir de heavy psyché à la Black Sabbath, et du punk. On ne cherche pas les gros effets ni le riff qui tue, ici, simplement le gros riff qui tache  et fait taper du pied. On appuie à fond sur l’accélérateur sans regarder derrière. Mais… je ne le répéterais jamais assez, quelle crédibilité un groupe peut-il avoir sans un phrasé et un accent corrects, cela malgré une voix puissante et rocailleuse à souhaits ? Et là, le bât blesse grave… Il y a tout au long de ce disque de bonnes idées souvent, malheureusement, sous exploitées… En tout cas, pas assez pour me séduire vraiment. Il manque quelque chose, dommage.

Note: 6,5/10

NICKELBACK: Feed the machine

Nickelback, c’est qui? Est-il encore besoin de présenter Nickelback, le groupe canadien fondé en 1995 par les frangins Kroeger (Chad, guitare et chant et Mike, basse) et le guitariste Ryan Peake? Est-il nécessaire de rappeler que les groupe aux 50 millions d’albums vendus a composé en partie le titre Hero, de la BO du premier Spiderman en 2002, véritable booster de carrière, juste après avoir trusté les premières places des charts en Amérique du Nord? Non, non, pas vraiment…

Feed the machine, ça donne quoi? Pas de surprise, ni bonne ni mauvaise avec, Feed the machine, le nouvel album de Nickelback. Les Canadiens débutent avec le morceau titre,  puissant et aérien avant de continuer avec Coin for the ferryman, véritable hit en puissance au refrain imparable, typique du metal US des 90’s, débuts des années 2000. Puis arrive la première ballade, Song on fire, qui séduira toutes les midinettes… Trois morceaux, et tout Nickelback est là: mélange de bon sentiments et de puissance et bravoure au travers de 11 morceaux parfaitement produits et ordonnés. Pas de surprises, disais-je, et c’est sans doute ce qui manque ici: une surprise, et des risques, mais, malgré des moments téléphonés (le sirop dégoulinant de After the rain, par exemple…) force est de constater que l’on se délecte des Must be nice (ultra groovy!) et autres For the river et ses accents rap/scratch. Bon, soyons quand même surpris de la doublette The betrayal dont on retrouve deux actes, dans l’ordre Act III puis Act I, et demandons où donc est passé la seconde partie… Un bel album qui souffre de ce sentiment de déjà entendu.

Note 7,5/10

SMASH HIT COMBO: L33T

 Smash Hit Combo, c’est qui? Formé « par accident » en 2004 en Alsace, Smash Hit Combo prend sa forme actuelle – entendez « rap metal » ou « neo metal » en 2007. SHC s’offre les moyens de ses ambitions, ouvrant pour quelques pointures hexagonales (dont Gojira) et faisant appel à Stéphane Buriez pour la production d’un album. L33T est le quatrièeme album de la formation.

L33T, ça donne quoi? La vie en grand format… L33T (que l’on peut également prononcer « LEET ») est un album particulier puisqu’il s’agit non pas d’un double album mais du même disque en versions anglaise et française. Pour atteindre le meilleur résultat possible, Smash Hit Combo fait appel à un second chanteur, anglophone, Paul se chargeant de la version française. Le résultat est une explosion de sons syncopés, une énergie explosive, et un rendu déterminé. Bien sûr, c’est sa marque de fabrique, le groupe traite principaleemnt de jeux vidéo, et les amateurs reconnaitront aisément les références que sont Rise and fall, Evil within, RPG, Die and retry ou encore Arkham asylum… Au delà de visées internationale, l’intérêt de présenter cet album en deux versions réside en un phrasé vocal radicalement différent. On remarquera cependant que Smash Hit Combo ne se limite pas ici à une simple répétition de morceaux puisque, là aussi, il y a de notables différences entre les deux disques. L’ordonnancement est différents, certaines intros réarrangées, ceci dans le but évident d’offrir le meilleur rendu possible de chaque version. L33T est un (double) puissant, qui rappelle, évidemment, le Linkin Park des débuts, Slipknot ou plus récemment Five Finger Death Punch. Même si ce n’est pas mon style de prédilection, ce quatrième album de Smash Hit Combo est une vraie grosse surprise. Un conseil, allez découvrir cette formation en live lors de la tournée française de novembre prochain!

Note: 7,5/10

 

HARMONIC GENERATOR: Heart Flesh Skull Bones

Harmonic Generator, c’est qui? Bien, bien… Voilà, voilà, quoi… Tu tapes le nom du groupe sur internet et tu te retrouves avec genre des milliers de références scientifiques en français et en anglais. Alors, pour vous dire qui est Harmonic Generator, je creuse…

Heart Flesh Skull Bones, ça donne quoi? Metal eyes avait proposé sa chronque de Skull en décembre dernier. Troisième Ep d’une série de 4, je m’attendais à découvrir Bones, le Ep concluant cette série. Mais, non, Harmonic Generator nous revient avec un album réunissant les 4 Ep: Heart Flesh Skull Bones est donc le meilleur compromis pour découvrir l’ensemble final de cette oeuvre foncièrement rock, très influencé par le hard US de la fin des années 80, dont, en première ligne, dans la voix et certaines mélodies (la partie ballade de Partners in crime, parmi d’autres), un certain Bon Jovi. Si le timbre reflète cette influence, elle ne reste pas la seule, Harmonic Generator visant aussi du côté du punk US (des Ramones ou des 90’s) ou du rock sudiste. Au final, cet album propose une variété de sons et d’influences, intelligemment mélangées et, donc, à même de séduire un large public. Un futur grand de la scène hexagonale?

Note 8/10

FREAK INJECTION: Freak is fashion

Metal barré, France (2017, autoproduction)

Freak Injection, c’est qui? Formé à Paris en 2016 à la suite  de la rencontre entre Mac-F (« adepte de masques de chiens ») et Charlie Red, chanteuse « addict aux crinières de feu et aux vestes à piques » , Freak Injection développe rapidement son concept musical, à la croisé du metal, du rock, de l’electro et de l’indus. Un programme défendu sur le premier Ep, Freak is fasion.

Freak is fashion, ça donne quoi? Barré comme il est écrit plus haut, cet Ep de 4 titres se laisse écouter avec étonnement et amusement. Toujours énergique, le chant souvent agressif, ou plutôt, déterminé, rappelle, dès le morceau titre, le coté déjanté d’une Nina Hagen shootée au punk industriel. Sex me est légèrement plus soft bien qu’explicite et volontairement provocateur. On se laisse surprendre et entraîner sur Crosses, le bien nommé, très électro hypnotique inspiré par le Blondie des années disco. La grande force de Freak Injection réside sans doute en ceci que le groupe ne se donne pas de limite. En ratissant large, en incluant à sa musique des influences variées et, à priori, incompatible, en y croyant dur comme fer, le groupe se fait plus qu’originale et crédible. Tout ça en ne se prenant pas au sérieux, la pochette et le sous titre (Alien sexfriends, pinkbloods & unicorns) parlant d’eux mêmes. La seule question qui se pose est: et sur un album complet, ce serait aussi efficace? C’est la prochaine étape et le plus gros pari de Freak Injection. A suivre, donc.&12

Note: 8/10

ICEBERGS: Requiem

Rock, France (Autoproduction, 2017)

Icebergs, c’est qui? Rock, jazz, soul, aucun son ne semble limiter les 5 membres d’Icebergs, formation française qui se dévoile avec Requiem, un album composé de 10 chansons aux influences allant de Amy Winehouse et Led Zeppelin.

Requiem, ça donne quoi? Icebergs définit sa musique avec le terme de Power soul. On ne saurait qu’abonder en ce sens tant les 10 titres offrent un mix parfait de puissance et de lumière, d’énergie teintée de soul. Si le jazz n’est jamais loin (le piano et les claviers de Lorenzo Luizzi) les guitares de Elliott Stoltz rappellent les origines rock du combo. Les riffs sont acérés, taillés sur mesure pour accompagner la voix sensuelle de Mathilde Borsoni. loin du métal, Icebergs arrive comme une bouffé d’air frais, une douceur lumineuse, un moment d’évasion. un joli moment relaxant. un disque bien plus chaleureux, en somme, que ne le sous entend le nom du groupe. Mais un Iceberg ne dévoile-t-il pas qu’une infime partie de son tout?
Note: 7,5/10

VIRIDANSE: Hansel, Gretel e la strega cannibale

Hard rock psyché, Italie (Fonoarte, 2017)

ViridAnse, c’est qui? Venu tout droit d’Italie, ViridAnse s’est formé en 1983. Actif au cours des années qui suivent le groupe a disparu pour revenir en 2014 avec un album éponyme.

Hansel, Gretel e la strega cannibale, ça donne quoi? Euh, franchement, je n’ai pas tout compris… Et cela n’est pas du fait du chant en italien. Ce disque m’a vraiment pris par surprise tant par sa puissance que par l’exploration sonore de contrées étonnantes. C’est à la fois puissant, irritant, intriguant. Quelques aspects prog accompagnent des sonorités légèrement psychédéliques et un chant torturé. On est replongé dans un esprit très imprégné des années 80, version new wave énervée, rock direct, avec, en prime quelques explorations et tentatives rythmiques intéressantes.  Les 7 titres totalisant une heure de sons variés, d’ambiances diverses et, si le thème des contes de fée est clair, son traitement horrifique ajoute au mystère. Ames sensibles, attention, mais si vous êtes curieux, foncez! Même si je ne comprends pas tout, il y a dans ce disque une volonté de ne ressembler à personne tout en semant le parcours de références communes.

Note 7/10

 

OVERDRIVERS: Rockin’ hell

Hard rock, France (Autoproduction, 2016)

Overdrivers, c’est qui? Formé en 2011 dans la Région des Hauts de France par Adrien Desquirez (chant et guitare) et Anthony Clay (guitare), Overdrivers ne se stabilise qu’en 2015 avec l’intégration du bassiste Sébastien Lorquet et du batteur Florian Morgano. Le quatuor, amoureux du gros rock australien, donne plusieurs concerts dans sa région et en Belgique avant d’entrer en studio pour autoproduire Rockin’ hell qui parait en 2016.

Rockin’hell, ça donne quoi? Avec Overdrivers, c’est simple, on peut le clamer haut et fort: la France tient là son Airbourne! Et comme beaucoup considèrent qu’Airbourne est le digne successeur d’AC/DC, osons le dire sans détour (comment ça, cette chronique commence par un joli détour???): la France tient son AC/DC! Simplement. Je vous vois venir avec vos sarcasmes, vous moquant déjà sous prétexte qu’AC/DC a des milliers de clones. Oui, c’est vrai. Mais tout comme un… Airbourne, justement, Overdrivers ne se contente pas d’être une pâle copie imitant ses mentors. Les guitares, les riffs, la gouaille du chanteur, avec ce premier album Rockin’ hell, tout ressemble au prestigieux groupe vénéré par des millions de fans. Mais Overdrivers va plus loin que d’autres: le chant, mélange de Bon Scott et d’Udo Dirkschneider, est mis en valeur par des guitares aussi déterminées qu’acérées. Les quatre vont droit au but, sans fioritures, et sans avoir d’autre prétention que de se faire plaisir avec les fameux trois accords. La simplicité mise au service de l’efficacité, c’est ce que l’on retrouve tout au long de ces 10 chansons qui parlent de filles, rock, bagnoles et autres gros engins (en tout genre, je vous laisse imaginer!) Overdrivers est assurément un groupe à soutenir!

Note: 8/10

Site web: www.overdirvers.com

Facebook: www.facebook.com/overdriversrocknroll/

ENDLESS SUNDOWN: Make sense

Rock, France (Autoproduction, 2017)

Endless Sundown, c’est qui? Groupe lyonnais, Endless Sundown s’est formé en 2014. D’abord trio, le groupe enregistre un premier single avant de se doter d’un chanteur avec qui il publie Make sense, Ep paru en mai 2017.

Make sense, ça donne quoi? Ep de 5 titres, Make sense démarre calmement avec Down the rabbit hole avant de se faire plus énergique dès Dirty feet. Les guitares acérées accompagnent une voix puissante, chant dont on remarquera la variété d’expression. Barth Sky peut à la fois être doux, rageur, mélancolique, profond, apportant une jolie variété à chacune des chansons. Les amateurs de grunge apprécieront l’apparente simplicité des guitares doublée d’une rythmique pas toujours évidente mais efficace. Come(b)ack, qui conclue ce disque, regroupe tous les éléments précités au cours de 14 minutes. Un pari d’apparence osé, mais qui, comme souvent, cache 2 chansons: une première de moins de 5′ suivie, 2′ plus tard, d’une escapade mélancolique en terres celtes et d’un nouveau vide de 2’… Pourquoi, avec un Ep, cacher un titre, hein, dites? Si l’on peu regretter un son trop linéaire et pas assez gourmand, les 5 titres de Make sense sont cependant diversifiés et constituent une intéressante carte de visite. reste la question: en quoi Endless Sundown se démarque-t-il d’une scène hexagonale ultra active?

Note: 7/10

42 DECIBEL: Overloaded

Heavy rock, Argentine (Spv/Steamhammer, 2017)

42 Decibel, c’est qui?  Formé en 2010 et aujourd’hui composé de junior figueroa (chant, guitare), Billy Bob riley (guitare), Chris Marck Towers (basse) et nicko Cambiasso (batterie), 42 Decibelvient de Buenos Aires, en Argentine. Overloaded est son troisième album. Hard rock n roll, 2013 et Rolling in town, 2015 ont commencé à forger la réputation du quatuor.

Overloaded, ça donne quoi? Sale, biéreux, crade… Dès Whiskey joint, le morceau d’ouverture, le ton est donné. Punk, irrespectueux, rock’n’roll direct et sans fioriture. Energique à souhait, cet album varie les tempi, passant avec Dangerous mess à quelque chose de plus 70’s, . La gouaille du chanteur évoque le chant de Bon Scott, les guitares, celles d’Angus et Malcolm Young pré 80. Impossible, en effet, de ne pas faire le lien tant cette influence est évidente. En évoquant sa passion pour la première mouture du groupe Autralien, 42 Decibel se démarque d’Airbourne, plus moderne. C’est à la fois une force et son contraire tant c’est bien fait. Maintenant, les Argentins savent-ils se faire originaux au cours de cet album? Là n’est pas, semble-t-il leur propos. Est-ce ce qu’on demande aux clones cités plus haut? Non. C’est bien la seule faiblesse de ce disque irrévérencieux qui évoque aussi le punk anglais des années 70 et fait quelques clins d’oeil au Motörhead période Eddie Clark. En proposant un produit qui sonne à l’ancienne, avec des guitares qui craquent, une rythmique simple et directe, un rock sans prétention ni fioriture, 42 Decibel parvient à nous faire faire un bond dans le passé. Une jolie surprise, guère originale mais rafraîchissante.

Note : 7,5/10