
France, Metal progressif (Brennus, 2026)
Les amateurs de Messaline le savent bien, un nouvel album est très souvent la promesse d’un bon moment tant musical que littéraire. (alias lilith), le dernier né de la bande à Chatos (Eric Martelat, chant), ne déroge pas à la règle. Le groupe nous offre neuf titres qui s’articulent comme les pièces d’un puzzle autour d’un mystérieux concept, celui de la « mordorée lilith ». Un jeu de pistes aux innombrables jeux de mots griffonnés autours de personnages variés dont les maux divers forment la base de ce concept. Chaque titre de chanson est sous titré d’un alias – pour Lilith c’est « alias Messaline » – qui donne le la et le ton de l’œuvre. Avec ses compagnons de jeu (de scène cette fois-ci) – le line up est celui ayant enregistré l’Ep live Braconniers du silence en 2024, soit Mathieu Gilbert aux guitares, Didier Schoepflin à la basse, Alain Blanc à la batterie et Agnès Gilbert aux chœurs et percussions, chacun ayant également son propre alias que je vous laisse découvrir – Chatos nous entraine dans ses univers angéliques et démoniaques (Ange n’est en effet jamais très loin de ces esprits métalliques infernaux). Progressif dans l’âme, foncièrement heavy rock plus que purement metal, ce nouvel album se laisse écouter d’une traite et interpelle l’auditeur par ces riffs acérés autant que par ses bons mots dont on ne se lasse pas.