KAEDERIC: Dazzling horses

France, Metal alternatif (Klonosphère, 2026)

Il y a un peu moins de deux ans, Kaederic nous proposait It comes from the inside (2024), un premier Ep de 4 titres introspectifs et variés. Le groupe revient aujourd’hui avec Dazzling horses, un nouvel Ep dont les quatre morceaux proposent une varité musicale alliant intensité et légèreté. Débutant sur les accents lourds et quelque peu stoner de Lie, Pearls of blood s’enfonce dans une forme de punk au riff si répétitifs qu’il en devient contagieux et presque hypnotique. Kaederic nous entraine ensuite sur des touches plus personnelles avec Brother avant de terminer sur le très aérien Horses. La voix de Cédric Boucher, également guitariste, parfois légère, à d’autres moments plus engagée, joue sur les émotions. Matthieu Orain l’accompagne à la six cordes, la rythmique étant assurée par le batteur Romain Bercé, l’ensemble rendu plus atmosphérique par les claviers de David Couturier. Introspectif, éthéré, énergique, ce nouvel Ep offre de belles promesses.

IRON MAIDEN: Burning ambition – le film

Avril 2025, une enveloppe. A l’intérieur, pour mon anniversaire, un message de mon fils me promettant de m’inviter au cinéma en mai pour aller voir ce film dont on parle désormais partout, Burning ambition, qui retrace le demi siècle de carrière du monument Iron Maiden, groupe que j’ai vu pour la première fois à Paris en ouverture de Kiss en 1980 et que, depuis qu’il est en âge d’assister à des concerts de ce genre, soit 2011 (pour le Final frontier tour), nous allons voir ensemble au moins une fois par tournée, exception faite de la première partie de Run for your lives en 2025. « Je ne sais pas s’il sera diffusé à Orléans mais, on ira à Paris s’il le faut! » précise-t-il. transmission familiale?

Jeudi 30 avril, je reçois un sms : « mercredi 13 mai, tu réserves ta soirée. Nous allons voir le documentaire sur Maiden« . Chance, Burning ambition sera projeté à Orléans et le rendez-vous à 20h est noté sur mon agenda. Dont acte. Le soir dit, direction le complexe ciné de Saran ou je m’attends à voir tout le gratin orléanais des fans de la Vierge de Fer. Mais finalement, non… La salle, ce soir, n’affiche pas complet. Il y a environ deux cents spectateurs – beaucoup plus cependant qu’à Orléans centre. La date choisie, mercredi 13 mai, joue-t-elle alors que les Français ont un nouveau week-end prolongé de quatre jours et que, dès 18h00, les médias annoncent plus de 1200 km d’embouteillages?

Réalisé par Malcolm Venville, ce documentaire retrace la carrière d’Iron Maiden depuis ses débuts en 1975 jusqu’à aujourd’hui. Peu connu des fans de heavy metal, Venville, né à Birmingham, a étudié la photographie et le cinéma. Il s’est notamment fait connaitre dans le domaine de la publicité, remportant divers prix et distinctions, et s’est également démarqué avec trois mini séries historiques (Grant en 2020, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt en 2020), ce qui a sans doute déterminé le choix de la bande de Steve Harris qui, cependant, reconnait n’avoir eu que peu son mot à dire sur ce documentaire…

Tirant son nom de la face B du tout premier single d’Iron Maiden paru chez EMI en 1980 (Running free, arrivé n° 34 au Royaume Uni), le film couvre cinq décennies d’évolution(s) et de rencontres au travers de témoignages variés et d’extraits de documents plus ou moins connus des fidèles.

Devenu une institution mondiale, Iron Maiden, plutôt que d’offrir à ses fans un nouveau DVD/BluRay documentant son histoire, préfère attirer son public, sans doute le plus fidèle, au cinéma pour résumer en un peu moins de deux heures (1h46, c’est assez court pour résumer un demi siècle…) son parcours désormais quinquagénaire. Mais ce public , »le plus fidèle », ne connait-il pas déjà tous les détails de la carrière du groupe?

Lorsque la salle est enfin plongée dans le noir, pas d’excitation. Les spectateurs sont calmes et concentrés. Et puis, le film documentaire. Dans l’ensemble bien fait, avec un déroulé qui devient rapidement chronologique, on est rapidement surpris par, d’un côté, l’intervention régulière de fans plus ou moins – souvent pas du tout – connus (Javier Bardem, Scott Ian (Anthrax), Tom Morello (RATM)) ou de simples fans sélectionnés on ne sait trop où ni comment. Mais certains témoignages séduisent, comme cette Libanaise qui évoque son premier contact avec Maiden à l’époque de Fear of the dark (1992) ou la réelle excitation de Bardem lorsqu’il évoque cette communion et cette unité du public en concert.

Cependant, en dehors des images les plus récentes – et cependant déjà très bien documentées – on trouve beaucoup de choses déjà parues sur les DVD The early days et Live after death, et dans le plus récent ouvrage Infinite dreams (la lettre de démission de Di’Anno ou les agendas de Steve Harris, pour ne citer que deux exemples). Si le die hard fan ne découvre donc que peu de choses, le plus jeune fan se délectera des anecdotes relatées (la participation accidentelle de Maiden à un mariage en Pologne, la blessure de Bruce lors du Rock in Rio, la colère de Harris et Bailey lors d’un concert où un fan crache sur les musiciens…) Mais on s’interroge aussi sur ces représentations sans doute générées par l’IA (comme l’affiche…) et pas toujours réussies d’Eddie, pourtant mascotte et membre à part entière de l’univers Iron Maiden.

Si le film est, sans réelle surprise, très majoritairement axé autour des périodes Bruce Dickinson – on regrette d’ailleurs le peu de temps d’évocation des périodes Paul Di’Anno et Blaze Bailey, même si on apprécie les hommages qui leur sont rendus), on est aussi replongés dans les hauts, très hauts, de la vie d’Iron Maiden, de sa croissance fulgurante des années 80 jusqu’à en être cramés après une longue période enregistrements-tournées de 82 à 89, entrainant le départ d’Adrian Smith puis celui de Dickinson (je découvre toutefois ici le niveau de rancœur de Nicko McBrain à son égard), jusqu’aux bas, très bas, de la période Blaze Bailey pourtant riche mais plus sombre et certains clubs très vides notamment aux USA), et la reconquête du monde après le retour des deux démissionnaires – et le rôle certainement joué par la réintégration de Smith, éternel complice de Dave Murray.

On se régale aussi des scènes moins souvent diffusées en loges et en backstage, du témoignage de Nicko au sujet de son départ à la suite d’un AVC à la suite duquel il ne réussit pas à jouer comme avant et l’émotion de l’annonce de ses derniers instants avec le groupe.

Si l’ensemble reste assez convenu mais sans réelle intense surprise (seuls quelques applaudissements polis retentissent à la fin de la projection), il y a toutefois du plaisir à retrouver ces images d’archives – les découvrir aussi pour les plus jeunes – et être accompagnés par ces hymnes incontournables. Burning ambition est aussi, reconnaissons-le, un film logique dans cette période qui voit Iron Maiden célébrer (désormais plus de) cinquante ans de carrière. Une célébration ayant débuté avec la tournée Run for your lives en 2025 (dont les Eurockéennes de Belfort) suivi de la publication de cette bible maidenienne qu’est Infinite dreams et qui continue avec la seconde partie de ladite tournée qui honorera la France à 3 reprises au mois de juin : le 19 au Hellfest, le 22 à Paris la Défense Arena et le 27 au Groupama Stadium de Lyon Décines. Rendez-vous au(x)quel(s) de ces concerts ?

SNAP BORDER: Supergiant

France, Metal (Autoproduction, 2026)

C’est avec une déconcertante régularité que les Nancéens de Snap Border reviennent avec Supergiant leur troisième album. « Déconcertante régularité » car c’est à chaque fois une période de 5 ans qui sépare deux albums. Est-ce ainsi qu’on fidélise un public aujourd’hui plus avare de patience qu’avide d’immédiateté? Sans doute pas mais Snap Border a mis ce temps à profit pour peaufiner son sujet et offrir à son auditoire 10 titres forgés dans ce metal alternatif et enjoué cher à Papa Roach que dans le plus brutal et presque metalcore de Bring Me The Horizon. Dès (V)ampire, les cinq nous entrainent dans un mix très réussi d’ambiances sonores variées, entrainantes sur fond de guitares rugueuses sinon rageuses. Loin de se contenter d’une recette, la formation aujourd’hui composée de Franck Poinsot (chant), Olivier Siedlecky et Eddy Bouvot (guitares), Thomas Gillot (basse) et Christophe Szczyrk (batterie) cherche à varier ambiances et plaisirs. This is not an exercise débute sur fond d’alarme pour s’engouffrer dans ce qui ressemble à une marche lourde d’esclaves de l’Egypte antique pour renouer, enfin, à des sons plus contemporains. Fading light, temps plus calme apporte une forme de respiration mais, malheureusement, les deux derniers titres, Looking at the sun et Shattered dreams, me semblent quelque peu inspirés par une forme de facilité et me laissent froids. Dommage de conclure ainsi alors que l’ensemble est riche d’envie, de puissance et d’entrain, et très bien produit. Allez, on se retrouve avant 2031?

DUST IN MIND: HCNO

Metal, France (Dark tunes, 2026)

Quasiment cinq années séparent CTRL (2021) de HCNO, la nouvelle livraison des Français de Dust In Mind. Si Jenifer Gervais plaçait de gros espoirs dans le précédent album, reconnaissant avoir dû sortir de sa zone de confort, l’album sorti en pleine période de crise sanitaire n’a pu être défendu comme il se devait. Et voici qu’arrive le mois d’août 2023 où chacun de son côté, Jennifer et le reste du groupe, publie un communiqué annonçant le départ de la chanteuse. Alors il faut trouver quelqu’un pour la remplacer et continuer l’aventure initiée en 2013 et dont Jen était un des instigateurs. Finalement, ce quelqu’un n’est autre que Damien Dausch, guitariste fondateur et producteur du groupe. DIM devient ainsi quartet, format qui lui permet de faire évoluer sa musique. Si les neuf morceaux de ce HCNO (nom d’un polluant présent dans l’atmosphère) puisent toujours dans le metal industriel, l’ensemble semble quelque peu épuré et devient par là même plus efficace. Oh, la rage et l’énergie sont toujours présentes, mais l’ensemble est plus… « abordable » et facile d’accès. DIM avance et parvient à mieux affirmer son propos musical en continuant d’explorer d’autres horizons sonores, allant du metal pur jus à des sonorités simples et organiques. Si le nom du groupe demeure inchangé, Dust In Mind se positionne sur la voie du renouveau avec une ambition renforcée et une envie de vaincre et de retrouver sa place sur la scène du metal hexagonal.

NEXT DEED: The beloved – act 2

Luxembourg, Heavy rock (Ep autoproduit, 2026)

Voici revenir les Luxembourgeois de Next Deed que nous avions découverts avec The Soldier – Act 1 paru en 2024, première partie d’une étude psychologique en 5 actes. The beloved – act 2 est un nouvel Ep composé de 5 titres rythmés et variés. Si l’ensemble souffre de la même faiblesse que son prédécesseur, à savoir un chant (Alain Hertges, brutalement disparu en 2025, l’Ep lui est naturellement dédié – le groupe vient d’annoncer son successeur en la personne de Carole Dondlinger) qui manque de rondeur, de profondeur et de, surtout au regard des thèmes abordés, gravité et noirceur, les guitares de Sue Scarano et de Kevin Roy tranchent dans le vif, avec des riffs acérés et entrainants, largement soutenus par une rythmiques carrée (Romain Haas à la basse et Lou Metz à la batterie) et une production soignée. Si l’on peut parfois penser à des groupes de heavy rock américains contemporains, il manque sans doute dans le son final, tout comme dans la pochette, trop artificielle pour réellement marquer les esprits, cette étincelle qui permet d’enflammer un morceau et le rendre mémorable. Bien fait, agréable musicalement, le concept développé mérite d’être creusé et les Ep écoutés l’un après l’autre pour mieux saisir la volonté musicale de Next Deed. A suivre

Chris SAVOUREY: 1966

France, Hard rock (Autoproduction, 2026)

Si ça, ça ne sonne pas comme un appel à la nostalgie… 1966, c’est le titre du dernier album du guitariste Chris Savourey qui, s’il s’est un temps adonné aux plaisirs de l’instrumental, revient avec un album chanté, accompagné dans cet ouvrage par de nombreux invités. Si l’intro, 1966, peut sembler étonnante, on tombe rapidement dans un rock vintage qui navigue sur les trace des grands anciens. Ceux du rock, pas ceux de Lovecraft, entendons nous! De la pochette à la calligraphie 70’s au contenu, tout en effet transpire cet amour des années d’insouciance de la génération titre qui atteint aujourd’hui la soixantaine et est passée par l’explosion du disco, du funk, du hard rock et la naissance de toutes les vagues de heavy metal toujours d’actualité. Personne ne s’étonnera ici des clins d’œil tant aux Stones qu’à Thin Lizzy tout au long des neuf morceaux qui suivent. Il y a beaucoup d’amour et d’envie, l’ensemble est bien produit et la présence de voix variées apporte un plus. Ok, tous ne maitrisent pas l’anglais comme le style le voudrait, mais Chris Savourey nous replonge dans une époque pleine de vie, d’audace et de témérité musicale. On ne réinvente rien ici, mais le plaisir est présent, sans prise de tête. Un joli retour, en somme.

HERESY: Ordinary decent life

France, Thrash (M&O, 2026)

Heresy, groupe français de thrash old school, est présenté comme se situant « quelque part entre Metallica et Megadeth ». Formé à Montpellier, le groupe a déjà deux albums à son actif (quoique – je sais, humour de m…. – vu l’écart entre les albums, « actif » semble un bien grand mot… Powered by anger en 2013 et The dark shore en 2019, donc 6 et 7 ans. On a notre Def Lep du thrash!) et revient aujourd’hui avec Ordinary decent life qui regroupe neuf titres qui, tous, font à un moment ou un autre penser plus aux Mets ou Slayer qu’à Megadeth. Sans doute le jazz propre au groupe de Mustaine manque-t-il pour rendre l’influence plus évidente, mais ça n’impacte en rien les qualités de l’album. Ici, au delà d’un anglais pas toujours compréhensible, on a à faire à un groupe qui la connait, son affaire. Très bien produit, ODL tabasse sec dès les premières mesures de Dancing shadows on buried ground. Quand bien même l’esprit du Metallica première mouture (époque Cliff Burton pour ceux qui ne suivent pas) plane, Heresy parvient à poser sa patte et trouver une identité propre. Ok, on se passerait bien des intros de Locked inside your head ou 86 days without sun, qui évoquent directement Metallica dans ses moments calmes, mais on tape du pied et on gratte de l’air guitar en cadence. Il y a incontestablement de belles promesses dans ce nouvel album, à recommander d’urgence.

SLEAZYZ: Rock n roll digger

France, Shock rock (M&O, 2026)

Un nouvel album des Troyens de Sleazyz c’est toujours la promesse de passer un bon moment de rock’n’roll fun et entraînant. Malgré une absence de 3 ans (Glitter ghoulz from hell remonte déjà à 2023), le groupe revient dans un format quelque peu remanié (au delà des deux membres historiques que sont le chanteur basiste Fred Dee Ceased et la guitariste Pandémonium Rodriguez, on retrouve sur l’album le batteur Fred El Rafale et le guitariste Thomas Healstone, depuis remplacé par Matt Bloodstring) avec un nouvel Ep qui dépote, Rock n roll digger qui porte très mal son titre. Car la bande toujours menée par son duo créateur et créatif nous a concocté 5 nouveaux morceaux de hard rock pur jus, tous différents les uns des autres. La galette démarre en trombe avec le plus qu’entrainant Dead in rock’n’roll sur lequel figurent également Stéphane Labas et Cyrille Hawlicki, tous deux de Charcoal, qui viennent pousser la chansonnette. La suite alterne entre heavy plus lent (Rock n’ roll digger), hard rock dansant (Cowboys in space) ou heavy rock franc du collier (Monster in my closet, See you in hell). La voix de Fred, roc(k)ailleuse à souhait et les ambiances évoquent les univers bien connus d’Alice Cooper ou de Rob Zombie, l’ambiance et l’entrain qui vont avec, le tout dans un anglais parfaitement maitrisé et compréhensible. Ce nouvel Ep se termine par une reprise des Ramones, l’incontournable Blitzkrieg pop et ses « Hey ho! Let’s go! », morceau sur lequel on retrouve nos deux invités. Ce disque est loin, très loin, de creuser la tomber du rock, très loin de l’enterrer tant on se dandine en on tape du pied et lève le poing avec bonheur. Maintenant, Sleazyz nous promet de nous retrouver sur les routes – dont une escapade de quelques dates à… Puerto Rico !

DISCOZERO: It was capitalism all along

France, Rock (Autoproduction, 2026)

Nouveau venu sur la scène rock énervé, Discozero s’est formé en 2023 autour du chanteur Matthieu Miègeville, du guitariste Nicolas Foucaud, de la bassiste Katia Jacob et du batteur Zacharie Mizzi. Avec son premier album, It was capitalism all along, le quatuor nous propose un rock faisant fi des codes et des convenances. Au delà d’un chant anglais une nouvelle fois difficilement compréhensible, on sent que Discozero veut imposer au public une sorte d’irrévérence punk, un doigt envoyé à la face de cette industrie à recettes prédéfinies. Aussi dansants que remuants, les 8 morceaux de ce premier album font preuve de rage sinon de maturité, comme si les quatre refusaient de quitter leur enfance. J’ai parfois l’impression aussi qu’ils hésitent parfois, n’osent pas assez souvent, à lâcher la bride et laisser plus de place à une forme de folie enragée qui donnerait plus d’ampleur et d’énergie aux chansons. Un premier pas sympa mais qui ne me marque pas plus que ça. Dommage

NO TERROR IN THE BANG: Existence

France, Metalcore (Klonosphere, 2026)

No Terror In The Bang, c’est un patronyme adapté d’une réplique de Sir Alfred Hitchckok qui affirmait qu' »il n’y a pas de terreur, seulement son anticipation » sous entendant que c’est chacun qui créé ses peurs et ses angoisses. Le groupe français du même nom a bien compris le principe et dès le premier grognement de Moon pourrait laisser penser que Sofia Bortoluzzi, la chanteuse, va dégueuler sa haine tout au long des 5 titres de cet Ep. Mais, non, il n’en est rien, quand bien même la vocaliste semble très inspirée par des Alicia White-Gulz (désormais ex-Arch Enemy) ou, plus encore sans doute, Tatiana Shmayluk (Jinjer). Le metalcore proposé par le groupe (également composé des guitaristes Etienne Cochin et Clément Bernard, du bassiste Brice Bouchard et du batteur/clavieriste Alexis Damien) navigue entre ombre et lumière, tendresse et virulence tout au long des 5 morceau de cet Ep vivant simplement nommé Existence. Un clin d’œil au monde actuel sans aucun doute. Efficace de bout en bout grâce à des morceaux courts et directs (de 3’16 à 4’31), Existence se veut tout simplement explosif, vindicatif et sans compromis. De ce point de vue, c’est réussi!