AEPHANEMER: Prokopton

France, Death symphonique (Autoproduction, 2019)

Tiendrions nous enfin le Amon Amarth français? A l’écoute de Prokopton, le nouvel album des Toulousains de Aephanemer, tout pourrait le laisser croire:  les mélodies sont d’une efficacité sans faille, le chant, entre death et black, est déterminé, la section rythmique bombarde un ensemble réhaussé de claviers qui trouvent aisément leur place. Du morceau titre qui ouvre cet album, à If I should die, en passant par l’instrumental At eternity’s gate, tout est fait pour entraîner l’auditeur dans une jolie séance de non stop headbanging! On se demande où Marion Bascoul, la chanteuse guitariste (Aephanemer est un groupe mixte paritaire, mais on s’en fout!) trouve cette voix hargneuse et virile. Qui plus est, quand elle chante en voix claire, sur Dissonance within, quel plaisir d’entendre  un accent anglais correct! L’ensemble fait penser à toute la scène nordique et mélodique, des déjà mentionnés Amon Amarth ou In Flames aux plus mélodiques mais incontournables Nightwish. Snowblind, notons le, n’a rien à voir avec Black Sabbath, bien plus extrême. Aephanemer est ma découverte de ce début d’année et il est plus que temps que nous prenions conscience que la scène française regorge de (grands) talents.  Superbe claque!

 

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