AFFECT: L’odyssée de l’espoir

France, Metalcore (Autoproduction, 2022)

Les apparences peuvent être trompeuses… Affect fut formé à Nantes en 2012 et propose aujourd’hui, après deux Ep, leur premier véritable album, L’odysée de l’espoir. Le Prologue rappé, à la basse tranquille, à la guitare aérienne, cède rapidement le pas à un metalcore direct et sans concession, et le chant devient hurlé et rageur. Ceux qui me connaissent le savent, c’est pas ma came… Même si c’est principalement en français, les paroles ne sont pas compréhensible. On peut nous écrire que Affect est engagé mais sans textes, difficile de le savoir… reste que le groupe bastonne, sa musique est brutale, alternant entre riffs hypnotiques, breakdowns, temps plus calmes et rapés – jolie maitrise du phrasé sur Naissance – une variété qui peut entrainer l’auditeur dans son sillage. Si je n’y suis pas sensible, force est de reconnaitre que Affect vise haut et se donne les moyens de ses ambitions: une production efficace enrobe ces 12 titres, brutaux, francs et directs. Amateurs du genre, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

DEATH AWAITS

France, Death (2022, Metal East)

Rappelez-vous: fin 2019 était paru Rapture smile, un album de death thrash brutal, gueulard et violent mais réservant quelques surprises rythmique très efficaces. Death Awaits revient aujourd’hui avec un nouvel album auto-nommé reprenant la même recette en la pimentant plus que de raison. C’est simple, sur les 9 titres de l’album, 6 reçoivent des invités, et pas des moindres: ça av de julien Truchand (Benighted) à Arno (Black Bomb A) en passant par Renato Di Folco (Trepalium, Les Tambours du Bronx) parmi d’autres qui me sont moins familiers. Et bam! de nouvelles claques à tous les étages, des rythmiques rentre dedans doublées de cette brutalité « défouloir » et salvatrice, des compositions burnées à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Ok, la rage hurlée me lasse vite, mais une petite injection ici et là ne fait pas de mal. Ca cogne sévère, vous serez prévenus, nom de nom!

ENLIGHTENMENT: Strange stars

Allemagne, Rock (Autoproduction, 2022)

Inconnu jusqu’à présent, je découvre Enlightenment, un quatuor rock allemand qui porte très bien son nom. Avec Strange stars, le groupe propose un rock varié, puissant qui sonne à la fois moderne et vintage. Normal, les accents parfois un peu psyché font mouche grace à des guitares inventives, des arrangements mêlant avec bonheur mélodies chantantes et rage puissante (Spines). Joyeuse comme ce Bojando, quelque peu hypnotique comme ce Freakshow instrumental, la formation ne se répète jamais maintenant l’attention de l’auditeur tout au long des 9 titres (plus intro et outro) et démontre savoir exactement où il va, alternant entre rock moderne et sonorités 70’s, prog ou psychédéliques. Un album au potentiel énorme à découvrir sans hésiter.

BIRDSTONE: Loss

France, rock (Autoproduction, 2022)

Du blues psychédélique, c’est la promesse musicale que nous fait le trio français Birdstone formé en 2015. Le groupe se penche sur la complexité humaine, le combat intérieur de chacun, l’ésotérisme et aborde au travers de son précédent CD, Seer en 2019, le parcours initiatique d’un prophète jusqu’à sa mort. Trois ans plus tard, Loss porte sur son prédécesseur le regard désabusé d’un enfant spirituel qui remet en cause les préceptes u dit prophète. Démarrant avec l’envoûtant Pyre, ce nouveau disque propose 7 chansons qui montent en puissance, captent et attrapent l’auditeur pour ne plus le lâcher. Les titres sont dans l’ensemble longs mais taillés dans un rock en effet bluesy aux forts accents psychédéliques le tout accompagné d’une rythmique imparable. S’il n’est pas évident de rentrer dans le propos de Birdstone en une écoute, la seconde rend l’ensemble addictif et donne une furieuse envie d’appuyer sur la touche « Replay ». Laissez-vous simplement tenter et séduire.

DIRTY SHIRT: Get your dose now!

Roumanie, metal punk folklorique (Autoproduction, 2022)

Surfant sur la « vague pandémie », Dirty Shirt revient 3 ans après Letchology avec Get your dose now! qui se révèle rapidement addictif. Après une intro qui évoque à la fois westerns et Pulp fiction, le groupe roumain entre dans le vif de son sujet avec un rock teinté de punk et, surtout, doublé de cet esprit folklorique ultra dansant et entrainant. C’est festif de bout en bout et jamais la chemise sale ne lasse. Les rythmes hypnotiques proches parfois de la techno se mêlent à des guitares à la fois sautillante, trépidantes et syncopées sur fond de rythmes joyeux. Les voix se mêlent et se démêlent au gré des titres. On n’est pas étonné, d’ailleurs, de la participation de Beni Webb, le chanteur allumé de Skindred (Pretty faces) tant le style lui ressemble. Passant de titres très folk (Dope-a-min) à un esprit plus heroic metal (la première partie de Hot for summer qui sombre vite dans une folie ravageuse), Dirty Shirt se plonge même dans le bel exercice de la ballade (Cand-s-o-imparit norocu’ (part 1)).Impossible de rester de marbre face à cette déferlante de puissance et de bonne humeur qui se termine avec quelques bonus « spécial pandémie ». Trop sérieux, s’abstenir. Et tu sais quoi, lecteur? Les Roumains seront au Hellfest – part 2, sous Temple, le vendredi 24 juin. pour moi, rendez-vous est pris!

MUDWEISER: The call

France, Stoner (Autoproduction, 2022)

Ce quatrième album des Français de Mudweiser n’a rien  d’ordinaire du simple fait qu’il marque le retour de Saïd, le guitariste qui sévissait déjà au côté de Reuno (chanteur de Lofofora) sur le premier album. Il avait décidé de tenter sa chance et s’est installé une dizaine d’années aux USA avant de revenir au bercail. Et ce bercail, il se nomme France mais aussi Mudweiser, projet stoner rock puissant et gras. Son séjour américain a-t-il influencé et modifié le jeu de Saïd sur ce nouvel album, The call? Sans doute, le principal restant que ces 8 titres mêlent avec brio la lourdeur oppressante du doom (Invitation, Daughters of the night) et la furie d’un hardcore débridé (Blasted forever) en passant, heureusement, par des moments plus simplement rock (Sister Mary, au chant allumé) ou plus speedés (Reckless dream). La production de l’ensemble reste simple, grasse et directe. Les potards sont poussés mais le son est clair donnant à chacun ces tonalités psychédéliques d’antan. Un album à écouter sur les routes, cheveux au vent. Du vrai, du pur, du simple et direct, c’est tout sauf prise de tête.

GONEZILLA: Aurore

France, Doom (Autoproduction, 2022)

Gonezilla a été formé à Lyon en 2011 et vient de sortir son second album, Aurore. Comme nous l’explique Julien, le guitariste fondateur du groupe, après avoir débuté en tant que « groupe de reprises, on s’est décidé à composer avec le line-up historique, dans un style non encore défini mais avec le chant en français, ce qui est un incontournable chez nous. Quand on a entamé la composition de ce second album, il y a eu un changement important de line-up avec l’arrivée de Karen, notre chanteuse qui vit sur Paris, et un nouveau batteur, également à Paris. » Aurore est en effet marqué par ce chant français dans un style désormais définit : « un univers plus doom, plus affirmé aussi. » Doom, le mot est lâché. Un doom à ne pas mettre dans les mains d’un dépressif tant l’ensemble est lent, lourd et sombre.  Il rit : « la notion de doom, en effet, ne s’applique pas forcément de la même manière à tout le monde… Il y a de la mélancolie, de la noirceur, mais ne va pas croire qu’on ne va jamais à la plage ! On aime ça, aussi ! L’univers doom peut être parfois caricaturé, même si ce qui le caractérise ce sont des univers sombres, des paroles mélancoliques, un tempo assez lent, mais, pour autant, on peut y trouver de l’énergie. On n’est pas là pour faire pleurer les gens mais pour partager quelque chose ». Comme souvent, le chant double apporte une forme de relief entre clarté et agressivité. Je reste étonné par la pochette, une représentation de Narcisse (une œuvre de John William Waterhouse datant de 1903) qui évoque la mélancolie de l’amour autocentré : « ce tableau colle aussi au thème de la mythologie grecque qui nous intéresse, ce rapport philosophique à l’homme, il y a un rapport entre l’analogie des textes et l’allégorie de notre condition même. Et comme tu le dis, ce double chant, on n’est pas les premiers à le faire, ce concept « la belle et la bête », mais on aime ça, on assume complètement ». Tant mieux, et heureusement que le groupe assume ce qu’il crée ! Si six années séparent Aurore de son prédécesseur, Chimères, Julien, malgré les années Covid, voit cette période comme un passage à une professionnalisation du groupe qui, de fait, devient une priorité dans la conception des morceaux, l’approche de la scène et des outils de communication. Des onze titres que comporte l’album, le guitariste estime que l’identité musicale est définie par « Les couleurs de la nuit – qui va de pair avec le dernier, Outre monde, une entrée et une sortie. Mais Les couleurs de la nuit a du contraste, des nappes de claviers, un peu de guitares lead. C’est ce qui représenterait le mieux ce que nous sommes aujourd’hui. Mais les références mythologiques sont omni présentes, même si on ne parle pas de Narcisse à proprement parler, on garde ce regard sur l’humain et la mythologie grecque ». Si l’ensemble de l’album est lourd, Aurore n’est pas facile d’accès. Il faut plusieurs écoutes pour se l’approprier – ou pas en fonction de son état d’esprit. Un album pour personnes averties, à ne pas mettre entre toutes les oreilles…

 

Propos de Julien (guitare) recueillis le 28 avril 2020 au téléphone

 

ANTECHAOS: Apocalypse

France, Heavy metal (Autoproduction, 2022)

Des grosses guitares, une voix grasse et puissante, Alpha, le titre d’ouverture de Apocalypse, premier album des Français d’Antechaos, choppe à la gorge, fait taper du pied et secouer les cheveux. La production est riche, les compos pensées pour faire mouche. Le groupe est amateur à la fois de ces grands classiques du metal qu’on ne citera pas ici et de sons modernes. Allez, un défaut, mais sans doute est-ce une question de générations: rapidement Antechaos avance son admiration pour l’univers manga tant les refrains pourraient provenir de ces animés japonais (écoutez Gangster, après son intro speedée, tout y est – et on y parle de Yakuza. CQFD). Ce « défaut », on ne le retrouve qu’au début de l’album, les gars montant en puissance et folie très rapidement. Normal, ils n’ont rien de « gamins », justement: au sein d’Antechaos, on retrouve Nico Pelissier et Chris Billon-Laroute, les ex-guitariste et bassiste de Seyminhol qui se sont adjoint les services de Max Boriolo à la seconde guitare, Julien Truttman à la batterie et cette arme secrète qu’est Laurent Fabisz, ex-chanteur de Kryzees (certains se souviendront de sa prestation au Hellfest 2017  lorsqu’il se vit confié le micro de Joakim Broden le temps d’interpréter Sweedish pagans et s’en sortir avec mieux que des honneurs).  Il apporte toute la puissance et la variété vocale que le genre exige (superbe Lucifer, et ces passages rapés sur Secret medical et Effet papillon – la folie du chant! -, c’est aussi Laurent?). L’ensemble est haut en couleurs, puissant et efficace et le chant en français colle parfaitement. Un premier essai à soutenir d’urgence en rendant visite à Antechaos ici:

www.facebook.com/antechaos

Et puis j’aime bien ce nom de groupe: AnteChaos traduction littérale: « avant le chaos », à l’image de cette boule de cristal montrant une nature verte et saine que ce gamin (encore?!?) semble protéger et vouloir préserver. un groupe à découvrir.

INSOLVENCY: Illusional gates

France, Metalcore (Autoproduction, 2022)

Nous avions déjà rencontré Insolvency en 2018 à la sortie de son premier album, Antagonism of the soul. Alors qu’est apparu en début d’année Illusional gates, le nouveau méfait des Troyens, Metal Eyes a pu s’entretenir avec Prosper, leur nouveau batteur qui a « trouvé le groupe complètement par hasard, sur annonce. Je suis allé voir ce qu’il font, et ça m’a beaucoup intéressé parce que je faisais déjà du metal ado. Je suis ensuite parti faire des études de musique pour voir d’autres styles, me diversifier et c’était un peu naturel pour moi de revenir au metal. J’ai intégré le groupe en 2020, en plein Covid. Le deuxième album était déjà écrit, également la batterie. je n’ai eu qu’à apprendre les parties en apportant quelques modifications, mettre ma patte. » Justement, comment lui, le dernier arrivé, analyses-t-il l’évolution de Insolvency entre ces deux albums?   » Du fait que je me suis formé à d’autres choses que du metal, je crois avoir apporté une sorte de diversification dans mon jeu. Je peux sans doute apporter quelque chose de plus moderne, dans d’autres styles. J’ai fait du jazz pendant pas mal de temps ce qui m’apporte un regard différent sur le style metalcore qui est déjà, à la base, assez codé. On est tous des individualités qui écoutons des choses très différentes, et on apporte des choses différentes dans la musique du groupe. »

La musique de Insolvency, il est vrai, reste très brute, même si le double chant hurlé et clair apporte une sorte d’équilibre. Seul quelques touches de piano en intro tentent de cacher le mur de brutalité sans merci qui suit. « Je pense que cet album a vraiment évolué. Ce n’est pas du compliqué pour faire compliqué. Il a une variété de styles, de la brutalité comme tu le disais mais aussi un équilibre avec de la mélodie. C’est un disque à écouter dans sa totalité« .

De quoi traitent les paroles? Le titre fait-il référence à la crise sanitaire? « Non, même si on peut le penser, mais l’album était déjà écrit avant et les thèmes abordés l’auraient été, Covid ou pas. On a dû dealer avec cette période, pour aller en studio, nus retrouver. Les thèmes sont plus personnels que sur le premier album, plus liés aux expériences de chacun, à des déceptions professionnelles ou dans la vie personnelle. Illusional gates, ça représente un peu une utopie qu’on se ferait de certaines situations. » Plongeons nous donc directement dans les textes de Mirage et Afterlight, ça nous donnera une idée du contenu! (devinez: ce sont les deux instrumentaux)

Si musicalement le groupe a évolué, visuellement, on reste dans le même esprit bleuté et brumeux avec des ombres fantomatique. « C’est un artwork assez sobre, pour illustrer ce qu’on fait en musique. Le choix des couleurs dit qu’on n’est pas ultra sombres ! On parle de choses qui nous sont arrivées et que d’autres ont sans doute vécues. Et on leur dit que malgré tout, on continue, on est là et on avance. »

Deux invités sont au casting de cet album: Ryan, de Fit For A King, et CJ, de Thy Art Is Murder. Autant dire deux grosses voix qui viennent se mêler à celle du bassiste chanteur Pierre Challouet et de son compère guitariste et chanteur Valentin Gondouin. « Tout s’est fait à distance, on était vraiment dans la période Covid, CJ est Australien, Ryan Américain, donc c’était compliqué d’organiser une vrai rencontre. On a envoyé des pistes, des morceaux, on a même testé plusieurs morceaux avec chacun d’eux, mais on n’a pas eu de vrai échanges humains. On a eu quelques exigences, mais le plus important, c’est que le morceaux leur ont vraiment plu. Ils ont pu apporter leur patte, on a, même à distance, fait un travail commun. Et pour nous, c’est top d’avoir la participation de gens comme ça. Ca nous donne une légitimité, le reconnaissance de nos pairs, si je puis dire. »

Pour me convaincre d’écouter cet album, lequel Prosper considère-t-il comme le plus représentatif de l’identité d’Insolvency qui me convaincrait d’en écouter plus? « Alors, c’est pas mon préféré, mais je pense que c’est le morceau éponyme, Illusional gates qui représente bien toutes les palettes de l’album, musicalement et dans les paroles. »

Avant de nous quitter, quelle pourrait être la devise d’Insolvency? « Attends… Je dirai « Stay strong ». Parce que, comme je le disais, malgré tout ce qu’on peut vivre, on est toujours là, on maintient notre projet, de faire la meilleure musique possible; Et c’est un message qui peut s’adresser à tout le monde« .

Entretien avec Prosper (batteur), propos recueillis le 22 avril au téléphone

 

DISCONNECTED: We are disconnected

France, Metal (Autoproduction, 2022)

2018. Disconnected apparait dans le paysage metallique français avec un premier album de très haut niveau, White colossus. 2019, Paris, 27 janvier. Disconnected ouvre pour un Judas Priest au top de sa forme sur la toute première date de l’année du groupe. Une opportunité que le gang d’Adrien Martinot, guitariste fondateur, saisit à bras le corps et qui l’expose au grand public. Certains ne s’en remettent toujours pas, comme le raconte Romain Laure, le bassiste avec qui Metal-Eyes a pu échanger: « date mythique! C’est jusqu’ici notre plus gros show, et ouvrir pour des légendes comme Priest, c’est une sacrée expérience. » Disconnected revient aujourd’hui avec un second disque, simplement intitulé We are Disconnected. Quatre années se sont écoulées, la crise sanitaire est aussi passée par là. « L’album devait initialement sortir en 2020, deux ans après le premier, ce qui, en effet, est beaucoup plus cohérent. Mais avec le Covid, on voulait attendre le bon moment, d’autant plus que c’est le premier avec le line-up stable actuel, qui est en place depuis 2019. Ce qui donne une identité complètement différente au groupe comparé à White colossus. Les titres qui devaient sortir en 2020, on les a retravaillés. On a pris le temps de profiter de quelque chose d’assez négatif pour peaufiner ces titres et sortir le meilleur produit possible, maintenant, en 2022. »

Ce nouvel album comporte huit titres forgés dans un metal brut et direct. Avec deux « nouveaux » musiciens (le guitariste Florian Mérindol et le batteur Jelly Cardarelli) et avec cette opportunité que fut la crise sanitaire, comment Romain analyse-t-il l’évolution de Disconnected entre ces deux albums? « Rien que le processus de création est différent. Sur White colossus, c’est Adrian qui écrivait ces morceaux dans leur globalité. Nous n’étions, Ivan (Pavlakovic, chant), les autres et moi, que les musiciens. Là, c’est le groupe qui a composé. On a tous créé, on a chacun participé à l’écriture, d’où, aussi, ce titre We are Disconnected: « voilà, ça c’est Disconnected ». Cet album nous ressemble vraiment. C’est une unité. » La musique de Disconnected, si elle est brute, est varié. La décrire n’est pas évident: « C’est du metal moderne, on a des choses djent et du rock, du hard rock… Mais c’est difficile de mettre une étiquette sur le style. Mes influences? Il y a autant de Meshugah que de metal classique comme Iron Maiden, tandis qu’Adrian, lui, il est à fond dans le metal des années 80. Avec ce genre de contraste, il y a de quoi créer des choses sympa« .

On remarquera naturellement le premier morceau, Life will always find it’s way. Même si le lien avec l’ami Covid peut sembler évident, rappelons nous que l’album a été composé avant l’arrivée de ce virus. Le chant d’Ivan se révèle, comme sur l’album précédent, varié, se faisant ici agressif et rageur, là plus clair et passe partout. Le vocaliste propose une vaste palette qui colle parfaitement au genre développé par cette entité qu’est aujourd’hui Disconnected. Un album d’une brutale efficacité qui saura séduire un large public, tant en France qu’ailleurs.

Le plus gros show arrive, puisque Disconnected ouvrira le HF 2 sur la mainstage 2 le vendredi 24 juin (le groupe est également à l’affiche du WOA et du Rockfest de Barcelone). Si les 5 auront plus de temps pour se préparer qu’en ouverture de Priest (et faire imprimer un backdrop un peu plus grand, aussi…) nul doute que Disconnected sera l’une des sensation de cette nouvelle édition du Hellfest. Un grand groupe est en marche!

Propos recueillis au téléphone le 31 mars.