DeWolff et Blues Pills live à Paris (le 3 avril 2026 au Bataclan)

Ce soir, Verycords nous convie à une soirée 100% vintage dans le cadre de la tournée Double Bill Tour. Une petite tournée européenne d’une douzaine de dates avec des temps de jeu équitablement répartis entre les Hollandais de DeWolff et les Suédois de Blues Pills. Malheureusement, j’arrive un peu tard pour pouvoir me trouver devant la scène et, de la console, les éclairages sont brumeux… Dommage pour les photos mais, comme le disait Joe Perry: Let the music do the talking!

Ce soir, au Bataclan, c’est le trio qui ouvre le bal. En dégainant d’entrée de jeu Nightrain et In love (respectivement extraits de Love, death & in between – 2023 – et Muscle shoals – 2024), DeWolff pose les bases du ton de la soirée en nous invitant à monter dans sa machine à remonter le temps visuel et sonore.

Dewolff en live, ceux qui les ont déjà vus le savent bien, c’est une belle explosion d’énergie, une recherche de communion avec le public qui, ce soir, se montre réceptif, en tout cas sur la première grosse moitié du concert. Il faut dire que Pablo Van Der Poel (chant et guitare) fait tout pour aller le chercher, ce public, et son frangin, Luka, n’est pas en reste derrière sa batterie. De son côté, Robin Piso s’éclate derrière son orgue en balançant des sons d’un autre âge.

Et puis voici venu le temps de l’éclate et de l’improvisation. Un temps qui rappelle naturellement les 70’s enfumées mais qui rapidement devient long, trop long peut-être, et l’on voit une partie du public détourner son attention et se diriger vers le bar. Un moment de flottement d’un bon quart d’heure qui fini par perdre le public, un temps sans doute trop long quand on ne dispose que d’une heure quinze de jeu.

Même si on apprécie la plongée de Pablo dans le public pour un long bain de foule en fin de set, on aura quand même vu le groupe plus inspiré, notamment lors de son passage à la Maroquinerie de Paris en 2023. Ce soir n’est pas un soir « sans » mais un soir où il manque en fin de show un ingrédient. Un concert certes énergique mais au final, en demi-teinte.

Un gigantesque A multicolore en fond de scène derrière la batterie évoque les couleurs de la télé des années 70. Ben oui, on est toujours dans cet esprit vintage. Lorsque Blues Pills arrive sur scène, je suis étonné de voir une nouvelle version du groupe. Elin Larsson (chant) semble être la seule rescapée, ou, plutôt, membre permanente du groupe aujourd’hui composé de trois femmes et un homme. Aucune idée de qui est qui, exception faite de la chanteuse à la voix d’or.

Et c’est bien elle qui, comme d’habitude, fait le show, arpentant, dès son arrivée, la scène de long en large, allant chercher le public en serrant nombre de mains tendues et en s’offrant, dès High class woman, le premier morceau du show, une première plongée dans le public à qui elle indique, la main tendue comme si elle fendait la foule, son intention. Ce n’est qu’une première échappée populaire parmi d’autres.

Etonnamment, ce n’est pas son dernier album, Birthday, qui est le plus représenté ce soir. Sans doute le fait qu’il date de 2024 explique-t-il la présence de 3 titres (Top of the sky, Birthday et Don’t you love it) là où le premier album éponyme (2014) et Holy Moly (2020) sont représentés chacun par 4 extraits. N’empêche, Blues Pills propose des titres courts et fait sauter et danser le public de bout en bout.

Bien que l’on sente ce soir le groupe très uni et complice, Erin attire à elle seule, par son énergie et son enthousiasme communicatif, l’ensemble des regards. Invitant le public à participer, communiquant plus que facilement et régulièrement avec lui, elle ne laisse aucun temps mort ni aucune place pour un quelconque ennui.

Le rappel – Little sun suivi de Devil man – vient mettre un terme à cette soirée riche en énergie et en partage. Le rock vintage a encore de beaux jours devant lui, et, ce soir, nous en avons encore une fois eu deux exemples revigorants.

Merci à Sabrina Cohen Aiello et toute l’équipe de Veryshow pour avoir rendu ce report possible.

DISCOZERO: It was capitalism all along

France, Rock (Autoproduction, 2026)

Nouveau venu sur la scène rock énervé, Discozero s’est formé en 2023 autour du chanteur Matthieu Miègeville, du guitariste Nicolas Foucaud, de la bassiste Katia Jacob et du batteur Zacharie Mizzi. Avec son premier album, It was capitalism all along, le quatuor nous propose un rock faisant fi des codes et des convenances. Au delà d’un chant anglais une nouvelle fois difficilement compréhensible, on sent que Discozero veut imposer au public une sorte d’irrévérence punk, un doigt envoyé à la face de cette industrie à recettes prédéfinies. Aussi dansants que remuants, les 8 morceaux de ce premier album font preuve de rage sinon de maturité, comme si les quatre refusaient de quitter leur enfance. J’ai parfois l’impression aussi qu’ils hésitent parfois, n’osent pas assez souvent, à lâcher la bride et laisser plus de place à une forme de folie enragée qui donnerait plus d’ampleur et d’énergie aux chansons. Un premier pas sympa mais qui ne me marque pas plus que ça. Dommage

THE WOODEN PEARLS: Against the tide

France, Rock hard (M&O, 2026)

C’est frais, c’est rock, énergique et catchy. The Wooden Pearls est un trio palois qui déboule avec Against the tide, un premier album électrique et éclectique bourré de références chaleureuses qui font du bien. Si les premières mesures de Docile m’évoquent Niagara – une intonation vocale à la Muriel Moreno et une guitare qui rappelle celle de son complice Daniel Chevenez période Religion (1990)- TWP trouve rapidement sa personnalité en alternant les tempi et les ambiances. Ici direct, là plus aérien aux inspirations gothiques, le groupe ne se répète jamais offrant ainsi un album riche et varié. Alors oui, tout au long des Step away from the crowd, Brokenhearted, Détermine moi et autres Nothing left of me ou Surf report on retrouve des traces de Patti Smith, Stevie Nicks ou, parmi d’autres, Dolores O’Riordan. Musicalement, TWP se détache de ses influences (on peut évoquer Nada Surf ou PJ Harvey parmi les plus évidentes) et crée des univers sonores qui lui sont propres, avec des guitares incisives, des rythmiques entrainantes et un chant envoutant par sa variété. Surtout, voici enfin un groupe qui s’adresse à tous le publics, français et international, en faisant le choix plus que judicieux de chanter tant dans la langue de Molière que celle de Shakespeare. The Wooden Pearls ose et pourrait bien, grace à son audace et son talent, se frayer un chemein vers les espoirs à suivre de près – et plus encore. A découvrir d’urgence!

DAMANTRA: Better off this way

France, Rock (Autoproduction, 2026)

Alors, eux, s’ils ne se sont pas plantés de lieu et d’époque… Formé à Toulouse, à la fin des années 2010, Damantra (Mélanie Lesage au chant, Virgile Jennevin à la guitare, Robin Fleutiaux à la basse et aux claviers et, arrivé en 2021, Rémi Fournier à la batterie) se teste et se cherche mais sait que sa musique sera roots et totalement ancrée dans les années hippies, au croisement des 60’s et des 70’s. Pas compliqué d’imaginer les sources d’inspiration du quatuor, tant vestimentairement (flower power à donf, un look à la Hendrix meets Joplin) que musicalement. Sans jamais trop en faire, Damantra, avec ce premier album Better off this way (le groupe avait préalablement publié 2 Ep – Jekyll & Hyde en 2020, Comet en 2023) se glisse dans le sillage des Rival Sons et autre Wolfmother. La voie éraillée de Mélanie, chaude et sensuelle (ne reste que l’anglais à perfectionner, svp!), les riffs simples et entrainants de Virgile, les rythmes dansants concoctés par Robin et Rémi, le tout enrobés de claviers à la Jon Lord (oui, il y a aussi une inspiration Deep Purple qu’on retrouve également dans certaines guitares) tapent dans le mille. Le groove dansant évoque par instant la fête d’un Blues Pills, le disco en moins (mais la boule à facettes bien présente!) Malgré toutes ces références, Damantra a sa propre personnalité, une forte et originale personnalité, qui nous entraine dans son sillage qui traverse des champs et des paysages bucoliques et reposants. Un remède anti-dépression à découvrir d’urgence. Peace, love and rock’n’roll !

DIRTY RODEO: At least we try

France, Rock (En Soirée Je Danse Pas, 2026)

Libres et indépendants. Voici deux termes qui définissent l’état d’esprit de Polo (chant/guitare) et son frangin Alex (chant/batterie) qui publient At least we try, le nouvel album de Dirty Rodeo. Originaire de Limoges, le duo sévit depuis une dizaine d’années et nous délivre un rock qui navigue entre rock alternatif, pop, punk US et hardcore. Les neuf chansons du nouvel album ne dérogent pas à la règle, alternant entre titres bruts et morceaux pop au refrain fédérateur. Si Dirty Rodeo ne réinvente en rien le genre, le duo se libère et se déchaine avec des riffs sans fioritures et efficaces. Empli d’énergie libératrice et de colère salvatrice, At least we try va droit au but avec un certain bonheur. On imagine volontiers que, sur scène, les deux ne puissent être autrement que simplement déchainés.

KOMODOR: Time & space

France, Rock énervé (Riptide, 2026)

Qu’il est bien nommé ce nouvel album des Bretons de Komodor! C’est un bond dans le temps auquel le quintette nous convie avec Time & space. Dès le riff introductif de Hard to deal, les guitares saturées et le son vintage, on replonge à la frontière des années 60 et 70, lorsque Led Zeppelin ou The Who explosent tout sur leur passage. Puis, tout au long des Soul tricker, Once upon a time, Burning land ou autres Raise your hands ou Madness, Komodor revisite les classiques de l’époque en s’inspirant ici de Blue Oÿster Cult, là de Kiss, incorporant des touches des Eagles, Pink Floyd, Alice Cooper, Hawkwind ou du glam rock de David Bowie ou T-Rex sans jamais perdre de vue sa propre personnalité musicale. Résolument vintage et volontairement oldie, Time & space est un album organique, dont la musique vient des tripes et l’ensemble (le chant anglais mis à part…) se révèle d’une rare efficacité. Le genre de musique qu’on aime écouter dans des clubs où chaque titre peut – doit – entrainer le public dans une transe d’un autre âge. La surprise de ce début d’année.

FOOL SYSTEM, ORPHEUM BLACK et ORDER 89 live à Orléans (Dropkick Bar, le 24 janvier 2026)

C’est une soirée très sympatique que nous propose ce soir le Dropkick Bar d’Orléans, un des trop rares lieux de vie et de décibels encore situé en plein centre ville. Ce samedi est en effet placé sous le signe du rock, mais du rock sous diverses formes.

La soirée débute avec un seul en scène étonnant. derrière le nom mystérieux de Order89, formation bordelaise et marseillaise déjà auteure de trois albums, se cache habituellement un duo, ce soir réduit de moitié. Seul Jordi Rodriguez se présente. Après avoir calé son ordi, il se saisit d’une basse et entame son set. Seulement… les bandes diffusent un son avec une basse bien mise en avant. Quel intérêt alors que de se présenter une basse à la main si tout est pré enregistré?

ORDER89 @Dropkick bar Orleans

La musique de Order89 est une sorte de cold wave/post new wave avec une attitude gentiment punk, un ensemble qui rappelle quelque peu Alain Bashung. Si le public présent, encore quelque peu épars, semble séduit, je ne suis pas sensible à ce qui est proposé. J’aime les groupes avec des instruments, pas les ordi. J’aime quand ça joue, pas quand ça suit, et là, il n’y a que du chant, sympa, un peu torturé, parfois mélancolique, mais ce n’est clairement pas mon style.

ORDER89 @Dropkick bar Orleans

Les Orléanais d’Orpheum Black suivent leur petit bonhomme de chemin. Après une pause salvatrice, le quintette s’est ressourcé et se retrouve en forme. Le look a légèrement changé – adieu la grosse doudoune blanche à plumes de Mélodie (chant et claviers) qui se présente dans une tenue beaucoup plus sobre. La tribu est désormais toute de noir vêtue et propose ce soir, pendant 45′, quelques nouveautés déjà parues sur les réseaux (Sara, Like a warrior, R.A.W. et, je crois, King with no crown) et qui passent facilement l’épreuve de la scène

ORPHEUM BLACK @Dropkick bar Orléans

Si la bonne ambiance au sein du groupe est palpable, quand bien même l’exiguïté de la scène empêche chacun de se libérer entièrement et de circuler comme il le souhaiterait, il y a une véritable alchimie entre Greg et Mélodie, les deux chanteurs qui communiquent de manière si complémentaire qu’on imagine mal un concert l’un sans l’autre.

ORPHEUM BLACK @Dropkick bar Orléans

Si Romain (guitare) ne descend plus comme il le faisait pour se promener dans le public, on le sent toujours totalement habité par son instrument, allant parfois jusqu’à se démonter les cervicales, tandis que, de l’autre coté de la scène, Nathan (basse) se montre aussi concentré que parfois déchainé sur sa basse. Clairement, nous avons à faire à une formation en totale harmonie.

ORPHEUM BLACK @Dropkick bar Orléans

La salle est désormais plus que bien remplie, et le public, clairement venu pour Orpheum Black, soutien ses héros avec bonne force et bonne humeur. Preuve en est lorsque Greg aperçoit un groupe de cinq spectateur dont chacun porte un T-shirt avec la photo d’un des membres du groupe représenté avec son animal « totem » (j’ai repéré un aigle et un gorille)!

ORPHEUM BLACK @Dropkick bar Orléans

La soirée se termine avec du rock plus « classique » et traditionnel proposé par Fool System. Entrainant, la formation évoque parfois Téléphone avec des touches plus modernes à la Foo Fighters, et le public – moins nombreux, on circule facilement dans la salle – semble réceptif.

FOOL SYSTEM @Dropkick bar Orleans

Là encore, on se laisse emporter par ce rock franc du collier et le savoir faire du groupe formé il y a maintenant une bonne décennie. Les quatre, habitués des lieux, se font visiblement plaisir, et le public présent en profite pleinement.

FOOL SYSTEM @Dropkick bar Orleans

Là encore, ce sont 45′ entrainantes que Fool System a offert au public du Dropkick, lieu de plus en plus emblématique et incontournable. Une soirée pendant laquelle le quatuor aura pu présenter son nouvel Ep, plein de promesse.

FOOL SYSTEM @Dropkick bar Orleans

C’est une nouvelle bien belle soirée en ce début d’année qui est des plus prometteuses que nous a proposée la joyeuse équipe du Dropkick. D’autres sont à venir!

PERFECTO: Do it!

France, Rock (Klonosphère, 2026)

Prenez un peu de Bukowski (le guitariste chanteur Matthieu Dottel et le batteur Romain Sauvageon), un peu de Enhancer (le claviériste chanteur Toni Rizzotti), liez le tout avec le guitariste Miguel Novais et le bassiste Jiu Gebenholtz, ajoutez un peu d’amour du cinéma et de la passion pour le rock et vous obtenez Perfecto, groupe fondé en région parisienne déjà auteur d’un premier album, Quasar of love. Les gaillards reviennent en force avec Do it! un long Ep – 6 titres pour un peu moins de 30′ – qui démarre sur les chapeaux de roues avec le très rock morceau titre. Si on peut penser que Perfecto va continuer dans cette veine, on se fourre le doigt dans l’œil car dès Kiss ’em all, le groupe se lance dans l’exploration de diverses tonalités qui vont du blues à la soul des vieux jours (entendez « période Motown »). La grande force de ce disque est une variété rafraichissante et entrainante, l’ensemble des titres étant renforcé par une production résolument moderne. Et si les ambiances ciné ne sont jamais loin – l’intro type film d’épouvante de The knife thrower – Perfecto nous emporte dans ses univers sonores avec un réel bonheur. Une belle bulle de fraicheur vitaminée pour démarrer l’année en somme.

HEADKEYZ: The cage and the crown, chapter II

France, Rock (NB records, 2026)

J’avais découvert Headkeyz lors de l’édition 2023 du Rock In Rebrech. Le groupe ne m’avait alors pas particulièrement marqué, mais le temps d’un concert est-il vraiment suffisant pour découvrir une formation ? En recevant ce nouvel album, j’ai une première bonne impression : en dehors du CD lui même, tout le packaging – livret inclus – est en papier cartonné et, semble-t-il, recyclé. Un détail? Pas tant que cela de nos jours, et c’est sans doute un indice de l’engagement pour l’écologie de nos Montpellierains (pourquoi d’ailleurs existe-t-il encore des boitiers plastique, hein, dites???) Ok, mais quid du contenu musical de ce second chapitre de The cage & the crown ? Headkeyz propose un metal alternatif, à la fois riche, subtil et direct. Après un The crown assez calme, Intoxicated attrape l’auditeur avec un irrésistible groove qui ne peut que faire danser. Clairement, le groupe fondé fondé en 2021 et aujourd’hui composé d’Adrien Girard (« Edge » au chant), Thimothée Bertram et Stella Cristi (guitares – Stella ayant rejoint le groupe en 2025 ne joue pas sur l’album où l’on retrouve Baptiste Willaume), Samuel Marechal (basse) et Sylvain Molina (batterie), puise son inspiration dans le metal alternatif et le neo metal des années 90. On retrouve tout au long des 8 titres de l’album les codes du genres sans que Headkeyz ne s’y enferme. Du chant rappé (Rotten party), des complaintes d’esclaves du sud des USA (Vikings), Headkeyz ne semble se poser aucune limite. Il y a une vraie personnalité, et sans aucun doute une ambition marquée de se distinguer. Si le groupe a lui-même produit cet album, il a fait appel à des pros pour la finalisation. Mixé par Thibault Akrich et masterisé par Emerson Mancini (connu pour ses travaux avec Paramore ou Linkin Park), ce Chapter II est une réussite de bout en bout, un album sombre et lumineux à la fois, grave et jovial, un de ces albums qui a tout pour séduire un public varié et pour pouvoir fièrement s’exporter hors des simples frontières européennes.

KILL THE PRINCESS: A fire within

France, Grunge/Rock (Autoproduction, 2025)

Kill The Princess fut fondé en 2019 par la guitariste chanteuse Ornella Roccia qui veut pointer du doigt le manque de femmes dans le milieu du rock. Depuis, rien qu’en France, la situation a quelque peu évolué, ne serait-ce qu’avec des artistes, engagées également, comme Laura Cox, ou Grandma’s Ashes, mais le genre reste certes encore très masculin. Cela fait-il une différence? Après tout, tant que le résultat est là… Le groupe enregistre un premier album en 2023 – Bitter smile – et revient aujourd’hui avec A fire within, le second album du combo aujourd’hui composé, outre Ornella, de la guitariste Emilie Poncheele, la bassiste Céline Vannier et la batteuse Eva Heinrich. Au travers de 10 titres, Kill The Princess explore divers univers allant de la pop au grunge ou le neo metal. Après un démarrage que je trouve assez ado dans l’esprit, la musique de KTP monte en puissance sans toutefois jamais réellement m’interpeler ou me faire vibrer. Oh, de l’envie, de la puissance, il y en a. Mais les mélodies et refrains, dont certains visent clairement à faire chanter le public avec ses « Oh oh ooh » réguliers ou lui faire agiter les bras levés en cadence, me semblent déjà plus qu’entendus. Il manque ce petit quelque chose de viscéral ou d’organique pour vraiment me faire réagir. Bien produit, bien interprété, il ne manque que ce quelque chose qui fait la différence.