THE MAGPIE SALUTE: High water II

Rock, USA (Provogue, 2019) – Sortie le 16 octobre 2019

Rappelez-vous: il y a à peine plus d’un an, Rich Robinson et sa bande de The Magpie Salute surprenaient leur petit monde avec leur second album, High water I, titre qui, forcément, appelait un second volume. Eh bien, amis amoureux de rock vintage aux relents sudistes, le voici qui débarque dans les bacs, ce High water II. Le premier constat est visuel: si la pochette du I montrait les 5 membres du groupes au milieu de champs campagnards ensoleillés, ce second chapitre met en avant 6 musiciens sur un fond beaucoup plus sombre et indéfini. Un message pour ce qui concerne le contenu musical? Si Sooner or later confirme que The Magpie Salute est avant tout un groupe de rock, la suite pourrait sombrer dans un propos plus grave. Mais non, la première moitié de ce disque est entraînante, chaleureuse, presque flamboyante, même. Parfois. Par la chaleur de la voix et des guitares, la simplicité apparente de rythmes terriens, solidement ancrés dans la tradition du genre – Black Sabbath autant que les Stones ou Led Zeppelin ne sont jamais loin – mais la dernière partie de l’album me lasse un peu. Le groupe tombe alors dans une sorte de démonstration improvisée, ou d’improvisation démonstrative, je ne sais pas. Mais j’ai le sentiment que le principal a été dit avant. 9 ou 10 morceaux auraient sans doute suffit à me satisfaire. Il faut savoir profiter des choses simples qui se passent au début de ce (presque) superbe album.

Festival du PAYS DE BIERE: Louis Bertignac, Manu Lanvin et Clara live

Ce 21 septembre, dernier jour de l’été, aura souri au Festival du Pays de Bière. Pour sa 18ème édition, c’est un soleil plus que radieux qui accueille bénévoles, spectateurs et musiciens et éclaire le stade de Perthes en Gâtinais (77). Il fait chaud, 29°, alors que la veille n’affichait que 22°, et que le lendemain, c’est une rechute doublée de pluie que la météo prévoit. Mais en ce samedi, tout est réuni pour transformer cette journée que les locaux connaissent bien en une vraie fête. Lire la suite

Festival UN AUTRE MONDE (Orléans, parc Pasteur, le 30 août 2019)

L’association Défi fête 30 années d’existence et de militantisme en organisant une nouvelle édition du festival Un autre monde pendant 4 jours. Si les deux premiers – mercredi 28 et jeudi 29 août – sont consacrés à des apéros concerts, je me rends au Parc Pasteur pour cette soirée du vendredi qui accueille, sur deux scènes, 4 groupes. Notons également qu’une tente entière est consacrée à l’historique de l’association, ce qui permet de voir le travail énorme fait en faveur des jeunes orléanais, que les activités proposées soient locales ou extérieures. Un immense bravo à toute l’équipe pour son engagement sans failles.

Le parc Pasteur est situé à deux pas du centre ville d’Orléans, et le public présent est varié, familial, amateur de musique ou simplement venu passer un moment convivial dans une ambiance festive. Et en ce dernier week end avant la rentrée scolaire, non seulement les enfants sont en nombre mais un autre invité est bien présent: le soleil! Notons également un point négatif: si les chiens sont les bienvenus, d’autant plus que la musique n’est pas trop forte sur la majeure partie du terrain, certains traînent leurs animaux devant les scènes où, là, le volume n’est pas adapté pour nos amis quadrupèdes qui souffrent et se demandent ce qu’ils font là… Plus encore à la nuit tombée lorsqu’on ne les distingue plus et qu’ils se font bousculer ou marcher dessus. Chacun sa place…

A 19h30, Bérangère, une des membres de l’asso monte sur scène pour une annonce et rappelle que Defi fête ses 30 ans d’existence. Elle laisse la parole à Soufiane Sankhon, adjoint de la mairie d’Orléans, qui rappelle l’implication de Defi et le soutient de la mairie depuis des années, et pour longtemps encore. Puis, toute l’équipe s’en va sabrer le champagne avant que ne débutent les festivités musicales.

Sur la scène Est, la plus petite, le Gobson Groove Gang se lance un peu après 19h30. Pendant une heure, le groupe distille son reggae afro ultra groovy et rythmé. Il y a parfois des intonations de Bernard Lavilliers dans les airs proposés, et c’est assez sympathique. Le public, très réceptif, grandit rapidement et gigote tranquillement. La formation orléanaise s’est formée au studio Gobson avant de se séparer. Et de se reformer, avec visiblement beaucoup de plaisir, pour cet anniversaire. A la fin du set, Bérangère se remémore avoir vu, 30 ans plus tôt, l’un des guitaristes franchir la porte du studio de l’association disant « vouloir faire de la musique mais je sais pas comment faire »…  » Ben, entre » lui répondit-elle. Felwine Starr est aujourd’hui une vedette reconnue au Sénégal d’où il est revenu, lui aussi pour cet événement.

 

Le temps de rejoindre la scène Ouest (soit une grosse minute à pieds), alors que la nuit tombe, le public se prépare à accueillir Christian Olivier, figure des emblématiques Têtes Raides dont la carrière solo vaut vraiment le détour. Annoncé avec un temps de jeu d’1h30, la petite troupe jouera finalement pas loin de deux heures. Rapidement, Christian Olivier interpelle le public avec des « Orléans… oh! Orléans » sous entendant « bougez-vous, quoi! ».  C’est que le public, timide, laisse une jolie place entre lui et la scène. Espace qu’il ne tarde pas à remplir. Du chant qui rappelle le grand Jacques aux mimiques, regards et sourires en coin, en passant  par le sax et l’accordéon, le chanteur, parfaitement soutenu par des musiciens en phase (les deux guitaristes ont une attitude très rock, les autres restent plus en retrait mais on sent une réelle complicité) fait bouger la foule avec ses titres solos et ceux des Têtes Raides, dont un indispensable Ginette qui n’a pour unique ornement – évocation de la dite Ginette – qu’une lampe au plafond. Deux heures chaleureuses que l’artiste conclue en saluant le travail et l’investissement de l’association.

 

Retour vers la petite scène pour un peu de folie punk thrash. Cigany Möhawk est en effet la formation du jour la plus en phase avec l’esprit du webzine (cependant ouvert d’esprit, reconnaissons-le). Premier point d’étonnement, le quatuor sort des sentiers battus en incluant un accordéon. Le groupe, alors que le public arrive devant la scène, termine ses balances. A la fin, le chanteur lance un « merci! au revoir » alors que ses compagnons quittent la scène. Puis il rajoute « on s’en va et on revient quand même ». Sauf qu’au moment de revenir, le bassiste a disparu… Quelques minutes passent avant que Cigany Möhawk ne se retrouve enfin au complet pour distiller avec fureur et enthousiasme son punk direct et teinté de thrash inspiré des grands noms du genre. L’accordéon apporte une touche que ne renieraient pas les Roumains de Dirty Shirt. Ça dépote sévère et une partie du public pogote à cœur joie au grand dam des pauvres chiens qui n’y comprennent rien (voir ci-dessus ce que j’en pense).

 

La soirée se termine avec la troupe de bal musette enragé de Faut Qu’Ca Guinche. Et, devinez-quoi? L’instrument phare est encore un… accordéon! Ici, le groupe écolo et engagé invite et incite le public à danser, faire la chenille, s’enlacer… Bref, à prendre du bon temps au son des guitares (ah, ce guitariste en sandales), de la contrebasse et des textes généralement engagés. Oui, bal musette mais avec un esprit écolo et contestataire qui colle parfaitement à celui de l’association Défi. Le public a la surprise de voir se mêler à lui le guitariste et l’accordéoniste au milieu d’un moment de danse tel qu’on les imagine dans les bals populaires d’années passées. Et là est bien l’objectif de FQCG, de faire danser le public. Mission accomplie alors que la soirée arrive à son terme et que le public rentre tranquillement se reposer. C’est qu’il faut remettre ça demain pour la seconde partie de ce festival.

Vient donc le moment où je me pose une question et me fait une promesse: comment se fait-il que je ne le découvre que maintenant? Et, promis, je reviendrais l’année prochaine!

 

 

 

ALLUSINLOVE: It’s OK to talk

Rock, Royaume-Uni (Autoproduction, 2019)

Après un premier Ep, les 4 garçons de Leeds de Allusinlove continuent d’explorer l’univers du rock, hard rock, tendance déjanté. Dès Full Circle, le groupe semble inspiré par les Beatles tant le propos se fait presque pop. Puis, sur fond d’un rock furieux, All my love évoque un Black Sabbath qui aurait fauté avec le punk. En gros, si quelqu’un espère trouver dans cepremier album It’s OK to talk une véritable identité musicale, ben… c’est rapé. Le groupe n’a posé aucune limite, se faisant ici légèrement (carrément) psyché, là plus pop et ici encore romantique, voire mélancolique. Ce nouvel album semble vouloir s’adresser au public le plus large possible. Des calmes et des furieux, et tout au long de ce disque on reconnait, posés comme des jalons, quelques clins d’œil en références aux nombreuses sources d’inspirations des Anglais. Comme dirait l’autre, c’est de la belle ouvrage.

HOLLIS BROWN: Ozone park

USA, Rock (Cool green recordings, 2019)

Il est des disques, des chansons comme ça dont le message apporte un éclairage à son auditeur. Hollis Brown, groupe New Yorkais formé en 2009 par le chanteur guitariste Mike Montali et le guitariste Jonathan Bonilla. Le nom du groupe vient d’une chanson de Bob Dylan (The ballad of Hollis Brown… Ça ne vous rappelle pas quelque chose, plus metal?) Signés sur Cool Green Recordings, la nouvelle (je crois) branche du prolifique label Mascot, Hollis Brown nous offre un Ozone park (titre étonnemment en lien avec le nom de son label…) d’une fraîcheur revigorante. Les 10 chansons proposées sont pleines de tendresse, de légèreté aussi, tout en restant profondément ancrées dans ce rock romantique qui fait rêver. Mike Montalli, au travers des Blood from a stone, Stuborn man, Forever in me, fait preuve d’une touchante sensibilité vocale qui évoque à tous les coups les grands malheureux de la soul. Oui, Ozone park est un album pleins de ces sentiments qui font de la vie ce qu’elle est: l’amour et les souffrances qu’il nous inflige.

ROYAL REPUBLIC: Club majesty

Rock, Suède (Nuclear Blast, 2019)

Depuis ses débuts, Royal Republic est parvenu, avec chacun de ses 3 précédents albums, à surprendre ses fans avec des chansons foncièrements rock, entraînantes à souhaits, joyeuses et vivantes. Et le quatuor ne s’est jamais géné pour proposer des morceaux complètement déjantés (Underwear ou Full stream speed machine, sur We are the royal, Everybody wants to be an astronaut sur Save the nation ou encore People say I’m over the top ou Kung fu lovin sur Week end man, parmi d’autres). Avec leur nouvel opus, Club Majesty – qui aurait pu être le nom du groupe, grand bien leur a pris! – les Suédois réussissent encore à surprendre. En fait, tout est dit dans le titre. La notion de club est en effet prédominante tout au long des 11 nouveaux morceaux proposés, et cela dès Fireman & dancer, malgré le hurlement introductif d’Adam. Malgré l’omni présence de guitares, l’esprit disco domine. Celui des 70’s, pas celui de techno actuelle… Le dancefloor est en feu, et le titre suivant confirme l’orientation générale de l’album. Comment pourrait-il en être autrement quand on nomme une chanson Can’t fight the disco? Seulement voilà: Royal Republic a sans doute trop orienté ce nouvel album et si l’on reconnait sa marque de fabrique, un peu plus de rock direct aurait été bienvenu. On retrouve cependant tout au long de l’album les « gimmicks » propres aux Suédois: ce chant si particulier, ces guitares claires et saccadées, ces refrains qui tournent comme un manège, ces mélodies qui ne laissent pas de marbre. Royal Republic explore et tente, garde son identité même s’il se perd quelque peu dans son propos. A voir en live, car sur scène, le groupe est imbattable. Et c’est sans doute là que ces nouveaux titres prendront toute leur dimension.

DEWOLFF: Live and outta sight

Pays-Bas, Hard rock (Mascot, 2019) – sorti le 1er mai 2019

Incontestablement, le renouveau du renouveau du rock/hard rock 70’s passe par le trio néerlandais de Dewolff. très orienté rock sudiste, le trio se plie aujourd’hui à l’exercice du témoignage live.  Il était d’ailleurs temps de le faire après l’excellent Thrust paru l’an dernier. Sur Live & outta sight, le trio laisse exploser sa passion du rock old school. De Jimi Hendrix à Deep Purple, en passant par le southern rock, le blues et le psyché, Dewolff offre un concert haut en couleurs et en émotions. Après un Big talk qui met en appétit et en jambe, les frangins Van de Peol, Pablo (chant et guitare) et Luka (batterie) et Robin Piso (chant et claviers) semble se mettre en mode impro dès Sugar moon. Une impression confirmée par Medecine, sur lequel on est persuadé que ce ne sont pas des pilules de médicaments que les gars ont ingurgités… Les choeurs parfaitement américanisés passent superbement bien tout au long de cet album tout en sensibilité et finesse. Avec ce Live & outta sight, Dewolff parvient à faire fonctionner la machine à remonter le temps et nous plonger au coeur de ces concerts uniques des 70’s sans lasser l’auditeur un seul instant, malgré des morceaux à rallonge – Medecine avec ses 8′ étant le plus court d’entre eux: Deceit and woo et Tired of loving you tournent autour des 11′ et Love dimension qui conclue le concert dépasse les 9′! Une expérience à découvrir en urgence.

AMERICAN TOURS FESTIVAL: Scorpions, Rival Sons, Stray Cats et bien plus encore!

Du 5 au 7 juillet 2019, se tiendra la nouvelle édition du American Tours festival, qui se tiendra au parc des expos de la ville de… Tours!

Cette année, le festival a su attirer de nombreux artistes rock dont les légendaires Scorpions (et son « noveau » batteur Mikkey Dee) le vendredi à 22h, ainsi que, le lendemain, Rival Sons (21h) et les non moins légendaires Stray Cats (22h30).

Mais ce festival ne se résume pas qu’à ces concerts: musicalement, il y en aura pour tous les goûts, de la country au rock et au hard rock, ce sont 50 concerts prévus sur ces 3 jours.

Le American Tours festival, c’est avant tout, et surtout, un accès à toute la culture américaine, de sa musique à son esprit vintage, du square dance au rockabilly, sans oublier ses belles mécaniques. Un esprit unique en Europe, et donc un rendez-vous à ne pas manquer.

A noter: le festival sera exceptionnellement précédé  le 4 juillet par une soirée spéciale Independance day.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du festival: www.americantoursfestival.com

 

Interview: PRESS GANG METROPOL

Interview PRESS GANG METROPOL. Entretien avec Sébastien (chant, guitare) et Christophe (basse) .Propos recueillis au Hard Rock Cafe à Paris le 27 mai 2019

Metal-Eyes : Il s’agit de notre première rencontre, je découvre à peine Press Gang Metropol, alors, je ne vais pas vous surprendre : pouvez-vous me raconter en quelques mots l’histoire du groupe ?

Christophe : Le groupe s’est formé en 2006, on a fait un premier album qui s’appelait Check Point. Le line up a depuis changé, maintenant, il y a Sébastien au chant, Fabrice à la batterie et Michel à la guitare. On vient de sortir un nouvel album chez Send The Wood, Point Blank, c’est du rock new wave. Et voilà !

Metal-Eyes : Et voilà ! Quelles sont les grandes étapes du groupe ?

Christophe : D’abord la création du groupe. Je venais d’un projet industriel, j’en ai eu marre à un moment des machines et j’ai voulu retourner à la guitare. C’est quand même bien la guitare. Formation classique guitare basse batterie chant, plutôt que sampler et machines même si j’aime encore. Ensuite, la sortie du premier album, ensuite, troisième étape, le changement de line-up et quatrième étape, la sortie de ce nouvel album sur ce nouveau label

Metal-Eyes : Et toi Sébastien, tu as intégré le groupe comment, tu viens de quel univers ?

Sébastien : Alors on n’en parle pas beaucoup parce que ça n’a rien à voir avec ce que fait Press Gang…

Metal-Eyes : Ok, on passe à la question suivante, alors ! (Christophe explose de rires)

Sébastien : A la base, j’étais avec un groupe qui s’appelle Artefact dans les années 2000. On a fait 2 albums, on a joué avec Eths, on a fait des trucs un peu sympa, on a fait une tournée, et ça marchait bien jusqu’à ce qu’on décide d’arrêter. Ensuite, j’ai arrêté de faire des trucs un peu sérieux – parce que Artefact, c’était vraiment sérieux…

Metal-Eyes : Sérieux ? (je me tourne vers Christophe) Sympa…

Christophe : Mmh… On en reparlera… Non, justement, il va y venir.

Sébastien : J’y viens : mes attentes musicales étaient vraiment différentes par rapport au fait de hurler, même si c’est un exutoire. Et je me rapprochais plus de choses comme Depeche Mode, Mark Lanegan… Je m’y retrouvait plus artistiquement. Quand j’ai appris que Press Gang Metropol cherchait un chanteur, je me suis rapproché d’eux, je leur ait dit que c’est un univers qui me parle et que ce serait un super endroit pour que je puisse exprimer avec ma voix ce que je souhaitais. Finalement on a trouvé un univers où cohabiter musicalement et on est là !

Metal-Eyes : Vous avez publié un premier album, Check Point, avant celui-ci : Point Blank. Est-ce que le mot Point doit figurer sur chacun de vos disques ?

Christophe : Bravo ! Tu es le premier à l’avoir repéré ! C’est vrai, tu es le premier à en parler. En fait, il s’agit plus de reprendre le dernier mot, et je me demandais ce que nous pourrions mettre avec Blank sur le prochain. C’a tombait bien, parce que je voulais un album plus frontal, plus direct. Point Blank, ça veut dire « à bout portant ». La cover de l’album, le poteau au premier plan, tout est lié…

Sébastien : C’est réfléchi, hein ?

Metal-Eyes : C’est bien, très bien de réfléchir. C’est là où on peut faire appel à ton côté sérieux (rire général) ! Comment décririez vous tous deux la musique de PGM aujourd’hui ?

Christophe : En deux mots : rock new-wave.

Metal-Eyes : Quel type de New wave ?

Christophe : Celle jouée dans les années 80. On peut citer Depeche Mode, New Order, Cure, et également le côté rock d’aujourd’hui avec des groupes comme Interpol, Editors…C’est un mix, on n’invente rien, on ne crée rien, on essaie juste de faire de la bonne musique, en tentant de ne copier personne, mais c’est clair que nos influences ressortent.

Metal-Eyes : Quelle est la signification du nom du groupe ?

Christophe : Press Gang Metropol, c’est l’association de deux mots : press gang, ça veut dire « obliger à », c’est un côté péjoratif. Metropol, c’est la ville. En fait c’est « l’aliénation de la ville ». Voilà.

Metal-Eyes : Selon toi, comment décrirais-tu, au-delà du changement de line-up, l’évolution du groupe entre les deux albums ?  

Christophe : beaucoup plus énergique, motivé et direct, et peut-être plus instinctif. Comme on l’a dit avant, moins réfléchi.

Metal-Eyes : Et toi, Sébastien, tu as écouté le premier album pour intégré le groupe.

Sébastien : En effet. J’ai écouté l’album pour me faire une idée et j’ai accroché en me disant que c’est quelque chose qui correspondait à mes goûts. Quand le line up à changé, c’était bon, mais changer de chanteur, ça veut dire changer beaucoup dans l’image aussi. Ça correspondait vraiment à ce que je voulais faire, du coup, j’ai amené mes influences et on a commencé à travaillé pour trouver ces nouvelles couleurs.

Christophe : Ta personnalité a fait que le style de la puisque est devenu sans doute plus physique que mental.

Metal-Eyes : Si l’un et l’autre vous deviez ne retenir qu’un seul titre de Point Blank pour décrire ce qu’est PGM, ce serait lequel ?

Christophe : Ouais… bonne question…

Sébastien : Moi, je dirais En face, parce que c’est le premier qu’on a écrit avec le nouveau line up, et il a vraiment posé les jalons de ce qu’allait être PGM. Après, ça s’est élargi dans le spectre sonore. On s’est dit « le nouveau son de Press Gang, c’est ça ! »

Metal-Eyes (à Christophe) : Tu le rejoins ?

Christophe : Oui, totalement…

Metal-Eyes : C’est facile…

Christophe : Ouais. J’aurais peut-être dit un autre morceau, mais il a plus raison.

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise de PGM ?

Sébastien : Plus de basses !

Christophe : Moi, ça me va ! Je m’en souviendrais. Il l’a dit et devant témoin, en plus !

Metal-Eyes : Quels sont vos projets de scène ?

Christophe : On y travaille à fond puisqu’en septembre-octobre on doit faire une tournée. On est en plein dans la programmation, mise en place des dates.

Metal-Eyes : En tournée ou en tournée des week ends ?

Christophe : Dans l’absolu, on voudrait bien faire une vraie tournée, mais tu sais comment ça se passe… Donc s’il le faut, ça pourrait être une tournée des week ends, oui… Au niveau national et international, en Europ. Tant quelle existe…

Metal-Eyes : Que pouvez vous rajouter pour me convaincre, convaincre les lecteurs de courir pour aller acheter l’album ?

Christophe : Courir peut-être pas, mais au moins faire l’effort d’aller l’écouter puisqu’il est disponible sur Youtube, et c’est bien de soutenir les groupes de la scène française, pas attendre que ce soit les étrangers qui disent que c’est bien pour les découvrir… Faites un petit effort pour aller écouter, ça prend pas trop de temps, et on découvre des belles choses

Sébastien : Comme le disait Christophe, c’est dommage que, pour des groupes comme Shaka Ponk ou Gojira ce soit les étrangers qui nous montrent que les groupes français sont bons, voire extrêmement bons…Quand on voit à quel point les Anglais défendent leurs groupes de rock. Et on a des groupes de dingues en France ! Et le niveau technique est très bon. On saiot vraiment bien faire, mais faut pas qu’on ait ce snobisme de dire « oui, c’est français, c’est moyen… »

Metal-Eyes : Et pas que le public, il y a également un manque de soutien des médias locaux

Sébastien : C’est clair… C’est grâce aux médias que nous pourrons aussi espérer sortir de la masse.

 

BAND OF SKULLS: Love is all you love

Royaume-Uni, Rock (So recordings, 2019) – Sorti le 12 avril 2019

Trois ans après la sortie de By default, les Anglais de Band Of Skulls reviennent avec Love is all you love.  Les 10 titres qui composent ce ciquième album alterne entre rock moderne et sonorités pop. Band Of Skulls s’éloigne sans complexe de ce rock énergique et énervé de ses débuts pour expérimenter la voie pop, voire electro pop tout en conservant une base rock. Si l’on reconnait dans ce domaine les influences que sont The Beatles ou The Pretenders, en passant par Fleetwood Mac, BOS intègre avec un réel plaisir des éléments plus soft, quelques sucreries pop qui évoquent ici la période disco de Blondie et là toute la scène actuelle pop et électro. Le chant est toujours judicieusement partagé entre Emma Richardson (basse et chant) et Russell Marsden (guitare et chant) qui ouvrent tous deux dans les divers styles. Richard X, qui a produit l’album, a poussé le duo à tester et tenter, expérimenter, forçant chacun à sortir de sa zone de confort. La prise de risque paye, Band Of Skulls parvenant à agréablement surprendre l’auditeur. Love is all you love, album expérimental ou réorientation radicale vers une nouvelle voie moins rock?