BUFFALO SUMMER: Desolation blue

Pays de Galles, Hard rock (Silver lining, 2019)

Ce groove! Cette voix! Buffalo Summer revient quatre ans après un Second sun à tomber avec Desolation Blue, un album teinté de blues et de rock sudiste, de cet esprit 70’s teinté de funk. Le message est clair dès The power & the greed qui introduit ce nouveau disque: on prend les mêmes et on recommence. Après tout, pourquoi changer une formule qui marque des points? Ok, une question s’impose: pourquoi a-t-il fallu 4 longues années pour donner naissance à un troisième enfant? A voir quand ils pourront en parler. Hit the ground running a de faux airs de Thunder, If walls could speak, plus speed, lorgne plus du côté des hard rockers des 70’s et fait mouche avec son refrain chantant et imparable. La voix d’Andrew Hunt, chaleureuse et envoûtante, fait des étincelles à chaque instant. Variant les plaisirs, Buffalo Summer sait aussi explorer des sonorités qui lui sont inhabituelles, comme sur When you walk away avec quelques tentatives… « électro ».  Last to know est plus proche de la complainte acoustique qui se fait électrique à la moitié du morceau, tandis que Dark valentine plonge directement dans le blues accompagné d’un orgue Hammond et évoque Deep Purple période Jon Lord. Seulement, si c’est bien foutu, ce titre manque de personnalité, trop déjà entendu. Deep water plonge dans un hard rock classique, Everybody’s out for number 1 taille dans le vif. Buffalo Summer se fait plaisir en variant ses plaisirs mais toujours tape dans la musique des 70’s. Sans doute un ton en dessous de Second sun, ce Desolation blue, bien que plein de bonnes surprises, aurait peut-être trouvé avantage à enregistrer avec plus de spontanéité. Mais n’empêche… ça groove sérieux chez les Anglais!

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