SAMMY HAGAR & THE CIRCLE: Space between

USA, Rock (BMG, 2019)01

Jadis surnommé le Red rocker,  qui avait débuté sa carrière avec Montrose et est également connu pour être l’ex-chanteur de Van Halen (ou plutôt comme celui qui succéda brillamment à DLR) et pour sa participation plus que remarquée au sein du sublime Chickenfoot, revient aujourd’hui avec The Circle, super groupe composé de Sammy Hagar (chant et guitare), Vic Johnson (guitare), Michael Anthony, son ancien comparse de Van Halen (basse) ainsi que Jason Bonham à la batterie qui s’est formé en 2014. L’album que nous offre aujourd’hui le groupe, Space between, est présenté comme un album concept « à écouter dans son intégralité pour une meilleure expérience » – c’est ce qu’affirme le sticker apposé sur le disque en tout cas. Et c’est bien ce qu’il faut faire… Alternant entre morceaux bluesy et tranquilles et titres foncièrement rock  et rentre dedans, mixant le tout avec du boogie à la presque Status Quo, Sammy Hagar & The Cricle parvient à redorer un genre pas tout à fait disparu sans se ridiculiser. Le groove est immense, le blues et la soul omni présents, la prod est léchée et le résultat global est simplement impeccable. Comment résister à Free man ou No worries? Comment ne pas penser à led Zep ou AC/DC sur Trust fund baby? Space between est une pure réussite rock, un disque vibrant et entraînant. L’écouter sans bouger semble impossible tant ça balance à tous les étages. A 71 ans, on peut affirmer que le rock conserve ! J’adore.

DEWOLFF: Live and outta sight

Pays-Bas, Hard rock (Mascot, 2019) – sorti le 1er mai 2019

Incontestablement, le renouveau du renouveau du rock/hard rock 70’s passe par le trio néerlandais de Dewolff. très orienté rock sudiste, le trio se plie aujourd’hui à l’exercice du témoignage live.  Il était d’ailleurs temps de le faire après l’excellent Thrust paru l’an dernier. Sur Live & outta sight, le trio laisse exploser sa passion du rock old school. De Jimi Hendrix à Deep Purple, en passant par le southern rock, le blues et le psyché, Dewolff offre un concert haut en couleurs et en émotions. Après un Big talk qui met en appétit et en jambe, les frangins Van de Peol, Pablo (chant et guitare) et Luka (batterie) et Robin Piso (chant et claviers) semble se mettre en mode impro dès Sugar moon. Une impression confirmée par Medecine, sur lequel on est persuadé que ce ne sont pas des pilules de médicaments que les gars ont ingurgités… Les choeurs parfaitement américanisés passent superbement bien tout au long de cet album tout en sensibilité et finesse. Avec ce Live & outta sight, Dewolff parvient à faire fonctionner la machine à remonter le temps et nous plonger au coeur de ces concerts uniques des 70’s sans lasser l’auditeur un seul instant, malgré des morceaux à rallonge – Medecine avec ses 8′ étant le plus court d’entre eux: Deceit and woo et Tired of loving you tournent autour des 11′ et Love dimension qui conclue le concert dépasse les 9′! Une expérience à découvrir en urgence.

AMERICAN TOURS FESTIVAL: Scorpions, Rival Sons, Stray Cats et bien plus encore!

Du 5 au 7 juillet 2019, se tiendra la nouvelle édition du American Tours festival, qui se tiendra au parc des expos de la ville de… Tours!

Cette année, le festival a su attirer de nombreux artistes rock dont les légendaires Scorpions (et son « noveau » batteur Mikkey Dee) le vendredi à 22h, ainsi que, le lendemain, Rival Sons (21h) et les non moins légendaires Stray Cats (22h30).

Mais ce festival ne se résume pas qu’à ces concerts: musicalement, il y en aura pour tous les goûts, de la country au rock et au hard rock, ce sont 50 concerts prévus sur ces 3 jours.

Le American Tours festival, c’est avant tout, et surtout, un accès à toute la culture américaine, de sa musique à son esprit vintage, du square dance au rockabilly, sans oublier ses belles mécaniques. Un esprit unique en Europe, et donc un rendez-vous à ne pas manquer.

A noter: le festival sera exceptionnellement précédé  le 4 juillet par une soirée spéciale Independance day.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du festival: www.americantoursfestival.com

 

MÖTLEY CRÜE: The dirt soundtrack

USA, Hard rock (Eleven 7Music, 2019) – sorti le 22 mars 2019

Bien sûr, malgré un contrat signé devant la presse international stipulant que Vince Neil, Nikki Sixx, Tommy Lee et Mick Mars ne rejoueront plus ensemble, la source Mötley Crüe est loin d’être tarie. La sortie de The Dirt, biopic Netflix relatant l’histoire du Crüe, ne pouvait qu’être un prétexte à sortir la BO du film. Heureusement, d’ailleurs, car la bande son sonne comme un véritable best of de la carrière explosive des 4 terreurs de LA. Si les fans possèdent déjà tout ou presque, on a un réel plaisir à retrouver les Red hot, Live wire, Take me to the top et autre Girls, gilrs, girls parmi 14 autres titres originaux. Bien sûr, le groupe a déjà fait l’objet de plusieurs compilations de « son vivant » et de live explosifs (je pense notamment au double Live: entertainement or death). L’intérêt de cette BO réside donc en ces quatre inédits sur lesquels chacun portera une attention particulière. A commencer par le morceau titre, The dirt (est. 1981), taillé dans un hard rock très moderne et efficace, même si on peut déplorer la facilité du refrain. Entrainant et chantant, le groupe se fait accompagner l’espace de quelques lignes de chant par Machine Gun Kelly qui insiste bien sur la notion d’excès qui fut le leit motiv du groupe tout au long de son parcours. Mötley Crüe conclue ce disque avec les 3 autres inédits: Ride with the devil, un mid tempo quelque peu heavy et groovy, teinté d’un peu de pop mielleuse, et Crash and burn, un peu heavy et presque plus pop aussi, qui m’évoque la plus récente carrière de Sixx A.M. Mais aucun de ces deux morceaux ne représente un hit potentiel comme le Crüe a su nous en offrir par le passé. Enfin, on s’amusera de cette reprise, sorte de clin d’oeil irrévérencieux qui vient conclure ce disque mais sonne comme un message de nouveau départ, du Like a virgin de Madonna. Intriguant et sans réelle nécessité, mais marrante. Au final, une BO compilatoire de bonne qualité pour les non initiés. Les amateurs passeront sans doute leur chemin pour se rabattre sur d’autres versions plus complètes. D’autant plus qu’on ne peut que déplorer l’absence totale de titres de l’album éponyme de 1994 avec John Corabi (un Power to the music, ‘Til death do us part ou Uncle Jack aurait été une agréable surprise, mais rien…) Les gars se sont retrouvés en studio pour ces inédits, maintenant, de là à croire qu’ils vont reprendre la route…

 

BALLS OUT: Let me in (I know someone inside)

France, Hard rock (M&O music, 2019)

Balls out, groupe parisien, propose avec Let me in (I know someone inside) un album qui puise dans le hard rock brut , franc et direct des années 70. Pas de fioritures, une voix forgée à coup de papier de verre, de clopes, rauque et graveleuse, des guitares saturées aux riffs imparables, une rythmique entraînante. Pas de doute, il y a l’énergie d’un AC/DC et d’un Motörhead, la fougue d’un Ramones, l’impertinence d’un Sex Pistols. On trouve un peu de Black Sabbath aussi, à mi parcours… Thèmes abordés? Pas de surprise de ce côté là: le rock, le fun et la fête. Un album simplement rock et festif qui n’a pas d’autre prétention que celle de passer un bon moment. Balls out? Un groupe qui en a une bonne paire (je pense que personne n’a dû la faire celle-là…)

Interview: DANKO JONES

Entretien avec Danko Jones (chant, guitare). Propos recueillis à l’hôtel Alba Opéra de Paris, le 4 mars 2019

Il est bavard, le Danko… Tellement que nous décidons, l’ami Erwan du webzine WarmTV (www.wearerockmetal.fr) et moi, de mener cette interview ensemble. Un exercice toujours plaisant et parfois surprenant. C’est qu’il en a de ces idées de questions tordues, Erwan! Non, non, ne vous ruez pas sur la fin de cette interview. Prenez le temps de savourer…

Metal-Eyes : Tout d’abord, Danko, comment vas-tu et comment se passe cette journée promo ?

Danko Jones : Bien, très bien, et la journée promo se passe très bien aussi. J’ai commencé ici, à Paris ce matin. Je suis arrivé de Toronto hier. Je vais à Stockholm ce soir, je continuerais demain à Milan, puis à Berlin …

Metal-Eyes : Une vraie tournée promo, donc, pour ton nouvel album. Mais commençons par ceci : quel regard portes-tu, deux ans après, sur ton album précédent, Wild cat ?

Danko Jones : Je suis très satisfait de tout ce qui est arrivé avec cet album : avant que l’album ne sorte, lorsque nous avons quitté le studio et que nous jouions ces morceaux sur scène, l’année s’est écoulée, l’an passé s’est écoulé, et j’en suis toujours très heureux. Je suis très heureux que nous ayons fait ce disque.

WarmTV : Aujourd’hui, nous sommes ici pour parler du nouvel album, A rock supreme qui sortira le 26 avril. Vous avez déjà sorti 3 singles pour ce disque. Quant tu as commencé dans la musique, c’était déjà comme ça pour la promotion ?

Danko Jones : Ce n’était même pas la même chose pour Wild Cat… On n’avait sorti qu’un single pour annoncer l’album. Là, c’est le premier album pour lequel nous avons bénéficié de temps. On a sorti We’re crazy… je ne sais plus, l’été dernier, je crois. Burn in hell est sorti en décembre ou janvier, au moment des fêtes, et maintenant Dance dance dance. Et il y a une vidéo pour chacun de ces titres, aussi, ce que nous ne faisions pas avant. Mais aujourd’hui, c’est tellement facile de sortir une vidéo, tel que nous le faisons. Nous n’y figurons pas : les gens nous filment en concert et assemblent le tout. Pour We’re crazy et Burn in hell. Dance dance dance est plus une « video officielle », dirigée par Amir Chandin qui a dirigé… sans doute toutes les vidéo d’hélicoptère que tu as pu voir, les Cardigans, quelques vidéos de Ghost, et nous adorons son travail. Et on le connait depuis plus de 15 ans. On s’est revus il y a quelques temps lors d’un meeting hélico, on est sortis le soir, on a discuté… Maintenant que nous avons repris contact, on lui a proposé. On l’a laissé choisir le concept, nous à Toronto, lui à Stockholm. Nous savions qu’il nous proposerait une super idée de vidéo qui nous emballerait et nous sommes ravis du résultat. Amir, bien qu’il se soit tourné vers le long métrage, continue de faire des vidéos musicales de temps à autre. Nous devions travailler avec lui il y a des années, mais nos plannings ne le permettaient pas. C’est un protégé de Jonas Akerlund qui a fait des vidéos pour… de Madonna à Metallica, en passant, je crois, par Lady Gaga, et il a fait le film Lords of chaos…

Metal-Eyes : Puisque nous parlons d’image, une des choses que le public remarquera certainement est l’illustration de ce nouvel album, très comics, ce qui est assez inhabituel dan sl’esprit Danko Jones…

Danko Jones : Ce qui est surtout inhabituel c’est qu’elle est très chargée. Nos autres albums bénéficient généralement d’une image très expressive, puissante. Nous adorons les premières illustrations, Ulf Lunden a réalisé cette pochette, il a fait les 2 dernières de Graveyard, et on adore son travail. Quand on l’a contacté, il avait déjà une esquisse de cette image d’une fille dans sa chambre. Fan de rock. Je ne sais même pas s’il s’agissait d’une fille ou d’une simple silhouette. On a bien aimé l’idée de cette rockeuse. Il y a plein de filles qui aiment le rock, mais on ne les met jamais en avant, alors c’était sympa à faire. Il y a beaucoup plus de détails que sur nos anciennes pochettes, avec plein de références à nos anciennes pochettes. Il y aune Gibson SG, des images… On en est très contents.

WarmTV : Il s’agit de votre 12ème album.

Danko Jones : 12ème en tout, 9ème album studio. Il y a 3 autres albums qui sont des sortes de compilations de morceaux inédits, démos, faces B, versions alternatives, ce genre de compilation. I’m alive and on fire est une compil de faces B et de titres inédits, B-sides parle de lui-même. Et Garage rock, des démos de 4 titres que nous n’avons jamais sortis mais que nous avons joués live. Je les ai retrouvés sur une cassette, dans une boite chez mes parents : nous les avons digitalisés, et transformés en disque il y a bientôt 4 ans. Alors, oui, tu as raison, il s’agit de 12ème album de morceaux originaux, mais seulement le 9ème en studio.

WarmTV : Tu as commencé en chantant ton amour du rock et des femmes, et aujourd’hui, tu continues de chanter ton amour du rock et des femmes. Backstage…

Metal-Eyes : et du sexe, à l’arrière d’une voiture !

Danko Jones (rire) : Oui, ça, ce n’est que sur une chanson !

WarmTV : Où trouves-tu cette énergie, plus de 20 ans après ?

Danko Jones : Les gens croient souvent que c’est simpliste et facile, mais en réalité, c’est un vrai défi quand tu t’imposes des choses et que tu ne travailles que sur trois accords, trois thèmes. C’est en gros ce que je m’impose depuis 20 ans.

Metal-Eyes : Te défier toi-même ?

Danko Jones : Oui, et c’est un vrai défi de trouver comment, une nouvelle fois, chanter au sujet de cette fille. Ou trouver une nouvelle manière de chanter au sujet du rock, ce que j’aime, comme I gotta rock, ou ici I’m in a band. Ce n’est pas quelque chose de délibéré mais je peux m’y référer aujourd’hui. Je suis certains qu’il y a une autre chanson qui traite du rock… C’est un thème auquel nous nous sommes ouverts ces dernières années, avant cela, nous étions un jeune groupe et ne voulions parler que de filles et de sexe. Maintenant que nous avons passé tant d’années dans un groupe, c’est devenu un sujet au sujet duquel chanter parce que : a/ il n’y a plus beaucoup de gens qui le font, et c’est une sorte de mémo disant qu’il ne reste pas tant de groupes, c’est donc devenu un sujet de discussions, ou plutôt de chansons, et ça ne me gène pas de le faire, ce qui sera encore le cas sans doute sur le prochain album. Mais il faut que le titre de la chanson soit bon. Le titre oriente la chanson sur son thème, il faut que ce soit assez anthémique, représentatif de la chanson.

Metal-Eyes : Qu’en est-il justement du titre de l’album, A rock supreme ?

Danko Jones : En fait, aucune des chansons de l’album de semblait pouvoir convenir pour représenter le disque. I’m in a band est un super titre de chanson, mais s’il devait être celui de l’album, il n’inclue pas Rich et John. Or, nous sommes un groupe. Ca a été difficile, on a beaucoup réfléchi à un titre, chacun a fait des propositions, et ça nous a tellement fatigué et un jour, c’était en France, lors de notre dernière tournée, nous n’avions toujours pas de titre. Fin novembre, début décembre… L’album avait été remis, l’artwork était prêt, et  Ulf avait placé A rock supreme comme dernier… détail. Rich a un jour lancé dans les loges « Pourquoi pas  A rock supreme ? », qui est un dérivé de A love supreme de Coltrane, que nous adorons tous, on a tous les 3 cet album. Le seul problème qu’on avait c’est qu’il s’agit d’un tel album légendaire, qu’on ne peut y toucher. C’est presque un sacrilège de ne serait-ce que le paraphraser. Et là, ça a été le déclencheur, j’ai dit « alors bordel, on devrait le faire, tout de suite ! »  J’aime vraiment cette idée, le côté un peu sacrilège. Ce n’est pas le même genre que le notre, alors personne ne peut vraiment nous accuser de plagiat. On n’appelle pas ce disque « Sgt Peter’s lonely hearts club band ». On est sorti de notre élément, et ça reste un disque qu’on adore. Ce n’est pas la première fois qu’on le fait, alors c’est presque une tradition pour nous d’intituler nos albums d’après des disques de jazz : Fire music a été directement inspiré du disque d’Archie Shepp (album de jazz de 1964). On parlait du titre de ce disque et je pestais « merde ! J’aurai voulu que nous inventions ce titre, Fire music. » C’est un de mes titres d’album préférés de tous temps. Et Shepp l’a trouvé, du jazz ! JC a suggéré de le prendre, genre, « on ne nous dira rien ». On l’a fait, et je pensais qu’on allait faire un million d’interviews pendant lesquelles on nous parlerait d’Archie Shepp, mais pas une seule question ! (rire) Ce n’est que maintenant, alors que nous nous sommes inspiré d’un album de Coltrane, que je commence à parler de Shepp, mais on ne l’a jamais fait pendant toute la durée de promo de Fire music, ou après, avec Wild cat, et maintenant, on me pose des questions au sujet de A rock supreme… Je crois que les gens croient qu’il y a un message caché derrière le titre de l’album, dans les textes, mais il n’y en a pas. Rien de profond ne se trouve dans les textes, tout reste assez direct et cru.

Metal-Eyes : J’ai une dernière question et je te laisse conclure, Erwan : Si tu devais ne retenir qu’une chanson de A rock supreme pour expliquer ce qu’est Danko Jones, le groupe, à quelqu’un qui ne vous connait pas, laquelle serait-ce et pourquoi ?

Danko Jones : JC séquence chaque album maintenant. Pour celui-ci, il a fait plusieurs tracklisting. Je crois qu’il n’y en a qu’un qui ne débutait pas avec I’m in a band. Je lui ai dit « allez, mec ! ça doit être I’m in a band ! » Ce titre est simple et direct, et c’est une vraie bonne déclaration d’ouverture. Quand je l’ai réécouté, une fois terminé, tout me représente, personnellement : les paroles parlent de moi – elles sont à la première personne. Maintenant que tout est fini, je crois qu’il s’agit de ce qui se rapproche le plus d’un hymne personnel auquel j’ai participé. Il y a certaines chansons que nous avons pu écrire qui font partie de mes favorites, mais celle-ci, je l’aime vraiment, elle me représente entièrement, le solo de guitare est sans doute mon solo préféré – je n’en fais pas beaucoup parce que je ne suis pas très bon dans cet exercice.

WarmTV : Tu étais en France en décembre pour 2 shows. Tu as sans doute entendu parler des Gilets jaunes que tu as vus en décembre, et qui sont encore là aujourd’hui. Quelle est ton opinion à ce sujet ?

Danko Jones : Oh, waow, ça n’a plus rien à voir avec la musique. Tu sais, je viens du Canada, et vous n’êtes peut-être pas au courant, mais ce mouvement a été récupéré au Canada. Par un groupe d’extrême droite, contre les immigrants et tout. Je ne crois pas que les Gilets Jaunes en France soit d’extrême droite (…) A la base, c’est la classe populaire,ai-je tort ? A la base, je soutiens les revendications. Je crois qu’il ne s’agit plus d’un secret : je suis plus à gauche qu’autre chose. J’ai grandi dans une famille très à gauche, mais je n’aime pas vraiment en parler. Ça devient brumeux, parce qu’au Canada, les Gilets Jaunes, à Alberta, sont racistes, contre les immigrants, les indigènes… Ca devient vraiment compliqué, maintenant : Gilet Jaune signifie différentes choses pour différentes personnes (…) Je ne peux pas dire que je suis pour ou contre en étant enregistré, parce que ce phénomène s’est développé au-delà de la France, dans mon pays. Ils ont récupéré le nom et transformé le reste. Ils tentent de se dissocier, au Canada, des autres mouvements racistes. Tous ces gens… C’est dingue, ils avaient ce truc contre les pipelines, contre les indigènes, contre l’écologie, ils se sont réunis à Ottawa… Quelle que soit ma réponse à ta question, elle sera interprétée de la mauvaise manière, parce qu’il s’agit de deux choses différentes… Tapes sur internet « Gilets Jaunes, Alberta », tu auras toutes les infos. Et ajoute le mot « raciste »…

Metal-Eyes : Je pense que nous allons conclure sur ces paroles…En tout cas, merci beaucoup, j’espère qu’on sera bientôt amenés à te retrouver sur scène. Il y a 2 shows prévus en France, j’espère qu’il y en aura plus à venir.

Danko Jones : Oui, il y en aura d’autres, puisque nous prévoyons une tournée des grandes villes en France et en Europe.

 

 ========================================================

Délectez vous également de cet amuse gueule:

Interview: JOHN DIVA AND THE ROCKETS OF LOVE

Entretien avec John Diva (chant). Propos recueillis au Hard Rock Cafe de Paris, le 11 mars 2019

Metal-Eyes : John, comment se passe cette journée promo à Paris ?

John Diva : Superbement bien. Tu sais, je suis arrivé hier de Berlin, après 3 jours de fête non stop. Mon avion est arrivé hier avec 2 heures de retard à cause d’un orage, mais je me suis levé ce matin, pris mon café au lait (en français), ai été récupéré par une Mercedes noire, suis arrivé ici et ai eu de très intéressantes conversations avec des gens sympa. J’ai maintenant la certitude que le rock vit encore en France.

Metal-Eyes : Commençons avec cette première question : qui est John Diva ?

John Diva : John Diva est un gars qui a grandi au son du rock, avec un cœur qui bat au rythme du hard rock, grâce à une mère très branchée heavy. Elle a tout fait pour que je trouve mon chemin, que je devienne quelqu’un. Entre temps, je me suis égaré comme toute personne qui tente de grandir et veut devenir une rock star.

Metal-Eyes : OK. Et tu as grandi en Allemagne, c’est bien cela ?

John Diva : Non, aux USA. A San Diego.

Metal-Eyes : Donc John Diva and the Rockets of Love est un groupe américain.

John Diva : Oui.

Metal-Eyes : Mais il y a eu beaucoup d’activité en Allemagne. Explique-moi un peu…

John Diva : C’est parce que les gens du Wacken se sont très tôt épris de nous et ils nous ont accueillis pour la première fois à l’affiche du festival en 2013, puis à nouveau en 2015 et 2018. Entre temps, ils nous ont faits venir sur de plus petits événements, le Metal Cruise, le Metal Mountain, un festival où on skie quelque part dans les Alpes, Metal… Je ne sais plus, à Palma de Majorque. On a été assez en contact avec la scène metal allemande, qui est très active. On a été un peu comme des paons : cet univers est assez sombre, et nous, on est plutôt rose, vert, on apporte de la couleur au programme.

Metal-Eyes : Nous allons parler de la couleur, justement. Tu as dit que tu as été élevé par une mère amatrice de metal. Il semble que tu as été élevé au son du hair metal . Quelle a été ton éducation musicale ?

John Diva : Mon éducation musicale ? Principalement le son de Californie, fin des années 70 et années 80.

Metal-Eyes : Ce qui exclut donc Bon Jovi qui vient du New Jersey…

John Diva : En effet, mais incontestablement Diamond Dave et Van Halen, par exemple (Note de MP : il y a pourtant de fortes influences du Bon Jovi des débuts, tant musicalement que vocalement…) C’est un groupe auquel je me réfère facilement.

Metal-Eyes : Great White ? Ratt ?

John Diva : Oui, aussi, toute cette génération. Poison, Cinderella. Egalement des groupes anglais, comme Def Leppard, Whitesnake.

Metal-Eyes : Whitesnake… à partir de 1987 j’imagine ?

John Diva : Oui, oui. J’étais aussi fan de Deep Purple. Mon père m’a laissé plein de disques de Deep Purple dont j’ai été fan jusqu’en 1981 ou 1982. J’étais fan de Coverdale et je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il explose, avec Steve Vai. Toute cette scène a été importante à mes yeux, et à ceux de mes amis, The Rockets of Love. C’est avec cette musique que nous avons grandis. C’est ce qui a créé nos goûts musicaux.

Metal-Eyes : Ta mère, fan de rock, a-t-elle vraiment dit que le rock est mort (Note : en référence au titre de l’album : Mama said rock is dead)

John Diva : Tu sais, c’est un de ces jours où quelque chose l’avait frustrée, je en sais pas quoi. Moi, je sortais, ma guitare sous le bras, et elle m’a dit « Johnny, ne perd pas ton temps avec le rock. Il est mort selon moi »

Metal-Eyes : C’était quand ? Dans les années 90, à l’explosion du grunge ?

John Diva : Oui, j’avais… 14 ans. J’ai oublié cet épisode pendant longtemps, mais en écrivant ce disque, ça m’est revenu. Ecrire, c’est un voyage en toi, c’est un peu comme une thérapie, spécialement avec le glam rock qui a été important et qui a disparu pendant longtemps. Alors les choses ont changé, on cherchait un titre pour l’album, et, je crois que c’était Lee et Snake (tous deux présents mais ne participants pas à cette interview) qui m’ont dit « tu dis ce truc, dans Rock n roll heaven : Mama said rock is dead ». Plus on a utilisé ce titre, plus c’est devenu un mantra : je voulais prouver à ma mère qu’elle avait tort, et me prouver aussi que j’avais tort : plus tu t’investis, plus tu perds la foi.

Metal-Eyes : Or il te faut trouver la force de continuer quelque part, positiver…

John Diva : Oui, tu as tout à fait raison. C’est, je crois, ce que nous avons fait avec ce groupe, en live, et nous avons développé une certaine réputation en tant que groupe de scène. Après quelques années, on s’est dit que nous pouvions réaliser un nouveau disque, écrire de nouvelles chansons. Tu ne peux pas réinventer le rock, mais tu peux contribuer, en faire partie en écrivant de nouvelles chansons, en créant de nouveaux spectacles, et c’est ce que nous avons fait ces deux dernières années.

Metal-Eyes : On ne peut pas éviter de faire une comparaison avec Steel Panther. Mais c’est principalement dan le look glam, plus que dans la musique. Comment décrirais-tu ce qui vous différencie ? Vous semblez un peu plus sérieux…

John Diva : Exact. Tu sais, Steel Panther est un bon groupe, ils ont réussi à créer une vitrine pour le glam, qui renoue avec le succès. En même temps, ils font partie de ces groupes qui parodie un genre, en rient, ce qui est complètement cool, mais ce n’est pas notre façon de voir les choses. Notre message est de n’exclure personne, d’accueillir toute personne qui veut s’habiller, devenir dingue, qui pourrait avoir honte de son look, mais si tu viens chez nous, tu te fringues comme tu veux, tu peux être un paon et tu seras bienvenu !

Metal-Eyes (lui montrant la photo du livret de l’album) : et tu peux te balader dans un pyjama blanc en compagnie de tes potes habillés normalement !

John Diva : (il rit) oui, tu peux ! C’est une communauté, ça n’a rien à voir avec le sexe mais avec l’amour, celui qu’on partage, donner les uns aux autres assez de force pour délirer, devenir celui que tu as toujours voulu être. Ce qui n’est pas facile, de nos jours…

Metal-Eyes : De quoi traitent vos textes ?

John Diva : Principalement, on parle d’amour, de romance, de te réinventer en amour. L’amour est sans doute le meilleur moyen de se réinventer : tu peux très bien te balader sur un boulevard parisien, croiser une superbe fille et une minute après, tu la perds de vue. Mais pendant une minute, tu as été amoureux. Je suis un grand romantique, et tant que tu es là dedans, c’est dans ton pouvoir masculin, mais ça peut te quitter. Le réalisme de l’amour est si puissant que, selon moi, il y a beaucoup de choses à écrire à son sujet. C’est mon message : soyons positifs les uns avec les autres.

Metal-Eyes : Ce positivisme est partout puisque tu chante qu’il n’y a pas de place pour le rock en enfer. D’habitude, on dit le contraire…

John Diva : Tu sais, il doit y avoir une de ces fêtes en enfer, mais j’imagine aussi que c’est blindé de monde, en ce moment… Moi, je préfère les bons hôtels, avec de grandes piscines dans lesquelles je peux me baigner seul… Alors j’imagine un grand endroit accueillant où on puisse aussi jouer du rock le paradis du rock. J’imagine que David Bowie s’y trouve, et d’autres aussi.

Metal-Eyes : Si tu devais choisir une seule chanson de ton album pour expliquer à quelqu’un qui ne connait pas John Diva And The Rockets Of Love ce que vous êtes, ce serait laquelle, et pourquoi ?

John Diva : Evidemment, si tu veux nous comprendre, il faut voir l’image dans son ensemble… Nous avons choisi Lolita comme premier single parce qu’elle décrit ce que nous visons : passer du bon temps, avec amour, la Californie ensoleillée, du rock. Vivre, et apprécier la vie. Une journée sur la plage, avec les copains, deux ou trois bières, commencer à te sentir bien alors que le soleil couchant apporte une superbe lumière…

Metal-Eyes : Devrions nous nous attendre à vous voir live, en France et en Europe ?

John Diva : Vous devriez, et c’est la raison de notre présence : nous avons eu de très bons retours de France, mais nous n’avons pu y jouer. Olivier (Garnier), qui nous a fait venir, est en contact depuis quelque temps avec notre management, et il y a une possibilité de faire venir le groupe en France, sur des festivals et autres, et, espérons-le, pouvoir organiser une tournée.

Metal-Eyes : A quoi doit-on s’attendre lors d’un concert du groupe ?

John Diva : Beaucoup d’énergie, et, si tu t’ennuies, si tu en as marre de ta garde robe, de ta vie, de Netflix, de tes addictions internet et que tu veux sortir le vendredi soir pour rencontrer des gens qui te ressemblent ou quoi sont ton opposé, alors, unissons-nous et créons un lien fort pendant deux heures.

Metal-Eyes : Tu as répondu à des questions toute la journée. Jusqu’à présent, quelle a été la meilleure question, la plus surprenante, qui t’a été posée ?

John Diva : J’ai une très mauvaise mémoire, tu sais… Il y a eu ces deux femmes, qui se nomme The 80’s babies. Elles sont venues avec des cartes, qu’elles ont retournées sur la table et il fallait que j’en choisisse. Au dos, il y avait une question. J’ai trouvé que c’est une bonne idée. Il y a une question « De quoi te souviens-tu des années 80 ? » J’ai répondu que je n’en sais rien, j’étais bourré !

Metal-Eyes : Tu étais trop jeune pour être bourré !

John Diva : Ouais, c’est ce que ma mère disait aussi (rires)

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise de John Diva And The Rockets Of Love en 2019 ?

John Diva (il réfléchit) : Prouvons à nos mères qu’elles ont tort. Faisons en sorte de devenir ce que nous avons toujours voulu être.

Metal-Eyes : Attends, il faut éclaircir un point : ce gars (je désigne le barbu stylé) est Lee. Celui-ci (le plus grand) est Snake, exact ? Alors comment se fait-il que ce soit Lee qui soit habillé avec ce qui ressemble à de la peau de serpent ? (John explose de rire) En tout cas, merci beaucoup, et j’espère que nous aurons bientôt l’occasion de vous voir sur scène. Profitez de votre séjour ici, à Paris.

John Diva : Merci beaucoup, et n’hésitez pas à venir nous rejoindre sur facebook – facebook.com/johndivarocks – on a plein de choses à partager

Snake : Aa fait (il me montre la pointe de ses bottes) : ça c’est de la vraie peau de serpent, pas comme ses fringues (il désigne Lee)…

 

Live report: FREAK KITCHEN à Paris (le 7 mars, La Maroquinerie)

 

Freak Kitchen, pour son dernier passage parisien, jouait dans un Divan du Monde plein comme un oeuf qui, depuis, a fermé ses porte à tout ce qui ressemble peu ou prou à du hard/metal. C’est donc à la Maroquinerie, une salle de capacité quasi identique que les Suédois trouvent ce soir refuge. Une Maroq’ pas pleine puisque un peu plus de 300 personnes se sont donné rendez-vous pour assister à cette date du Confusion on the road.

C’est sans doute le manque de monde qui explique que Freak Kitchen attaque ce concert sans s’encombrer d’une première partie. Mais peu importe, car c’est un concert jovial tout autant que chaleureux que nous offre le trio. Difficile pour Christer Örtefors, le bassiste toujours casqué – saviez-vous que ce gimmick est le résultat de son « traumatisme » subit après avoir vu la scène du film The Blues brothers où le groupe est obligé de jouer derrière un grillage pour éviter les jets de projectiles divers ? –  de se déplacer sur cetet scène exiguë, presqu’autant que pour son comparse guitariste chanteur Matthias Eklundh qui le rejoint de temps à autres.

Ce dernier peut tabler sur un vrai capital sympathie, échangeant souvent avec le public, et avec humour: « bon, il nous faut en général entre 65 et 70 chansons pour nous mettre en jambes. Alors oubliez ce que vous aviez de prévu ce vendredi! » Les échanges sont fréquents tant pour vanter son amour de Paris que pour présenter les nouveaux titres.

Malgré la bonne ambiance et la bonne humeur qui règne ce soir, Freak Kitchen ampute sa setlist: Alone with my phone et Vaseline Bizniz disparaissent. Le public ressort cependant séduit de ce concert simplement rock. Une belle soirée.

Ah, au fait: si vous avez cru mon histoire de casque mentionnée plus haut, oubliez… J’ai aussi un peu d’imagination.

Merci à Base production et Roger Wessier d’avoir rendu ce report possible.

Yngwie MALMSTEEN: Blue lightning

Hard rock, Suède (Mascot, 2019)

Comme beaucoup d’autres personnes de ma génération, j’ai admiré le prodige qu’était ce guitariste suédois au nom alors imprononçable. Yngwie Malmsteen se sait doué, et a su imposer un style. Ce qui ne l’a pas empêché de succomber à la pression des nouveaux venus, souvent plus modestes verbalement que lui. Mais Malmsteen, s’il a connu des périodes de vache maigres, n’a jamais lâché et même si ses deux dernières productions ne sont sorties qu’au Japon, il reste dans le paysage musical. La signature avec Mascot lui permettra-elle de revenir sur le devant de la scène? En partie peut-être, car ce Blue lightning surprend à plus d’un titre: tout d’abord, exception faite de 4 morceaux originaux, il s’agit d’un album de reprises. On peut se demander pour quelle raison Yngwie reprend des classiques intemporels tels que FoxEy lady, Smoke on the water, Demon’s eye ou pourquoi il décide de s’attaquer à While my guitar gently weeps en rajoutant sa touche perso: du shred et une avalanche de notes, son dada, qui n’apportent rien de plus qu’une déformation du propos originel… On le sait qu’il est rapide, on connait sa vélocité et sa précision… Pire encore: pourquoi faire de Paint it black, ce classique des Stones, un morceau presque insipide? Sur ce coup, le gaillard a mal joué. Les nouveau titres (le morceau titre, mid tempo loin du blues contrairement à 15, la ballade instrumentale Peace please, et le plus énergique 1911 strut). La bonne surprise, cependant, reste de découvrir que le guitar hero légendaire est aussi capable de plutôt bien chanter. Au final, Blue lightning est un album sympa qui se laisse écouter. Un de plus…

POP EVIL live à Paris (Le Trabendo, le 20 février 2019, avec Sweet Needles et Fallen State

Arrivé Porte de Pantin, une foule se presse dans la même direction que moi. Mais ce n’est pas en direction du Trabendo que se rendent ces gens, non, ils s’alignent sagement en direction du Zénith. Pop Evil, ce soir, joue de malchance car, d’une part, le Trabendo est à moitié plein – et encore – mais en plus,  on s’en rendra vite compte, Leigh Kakaty est malade… Nous y reviendrons.

Pourtant, ce soir, 3 groupes sont annoncés. Tout d’abord, Sweet Needles, une formation parisienne qui a remporté un concours lui offrant cette opportunité de jouer en ouverture des Anglais. Formé en 2012, le groupe évolue ce soir sur une scène ultra réduite (les kits de batterie des 2 premières formations sont placées sur le côté de la scène) ce qui n’empêche guère les frères Bonnot – Oscar au chant et Arthur à la guitre – et leurs comparses de se donner à fond. Proposant un heavy rock varié et entrainant, Sweet Needles, par sa musique et son attitude, se met rapidement le public dans la poche. Une jolie découverte à suivre de plus près.

 

Bénéficiant également de 25′, les Anglais de The Fallen State proposent un heavy carré, parfois agrémenté d’une touche plus rugueuse, limite thrash. Le groupe, lui aussi, séduit rapidement, le charisme du chanteur Ben Stenning, jovial de bout en bout, jouant beaucoup. Le gaillard s’excuse de ne pas parler un mot de français, mais se voit secouru par son guitariste qui nous dit que c’est la première fois que le groupe vient en France. Tout au long du show, Ben interagit avec le public, le faisant s’approcher pour avoir une impression de foule compacte, ou l’invitant à s’asseoir en fin de set. Là aussi, une jolie découverte

 

La scène est rapidement vidée de ce qui l’encombre, retours inclus, ne lassant qu’une estrade surplombée de la batterie de Haley Cramer, qui, l’an dernier, avait accueilli Metal Eyes pour une interview (à retrouver ici), elle même surmontée de jolies colonnes de lumières. Lorsque les musiciens de Pop Evil montent sur scène, on les sent concentrés. Très… Rapidement, Leigh, qui tousse beaucoup, fera part de problèmes de voix mais « pas question », dira-t-il, « d’annuler. Je vais donner tout ce que j’ai ». Et si au passage le public pouvait l’aider, ce serait bienvenu. Il se préserve donc pour aller au bout, ce dont on ne peut que le féliciter. Nick Fuelling est tout aussi concentré, rarement souriant, et Haley semble devoir gérer des problèmes de tenue de sa batterie… Bref, tout n’est pas au top, pourtant…

La set list fait mouche, Pop Evil puisant dans l’ensemble de sa discographie et proposant même une reprise revisitée d’un certain Eye of the tiger de Survivor. Le public bouge bien, soutient tant que faire se peut les Anglais, qui malheureusement, se voient forcé d’écourter le set. Paris n’aura ce soir pas droit aux rappels. La santé passe avant tout, et c’est ce qui semble avoir forcé cette décision. Mais Leigh aura tenu au maximum, et rien que pour cela, on peut l’en remercier.

Merci à Olivier Garnier et à GDP d’avoir rendu ce report possible