VOLA: Applause of a distant crowd

Danemark, Prog (Mascot, 2018) – sortie le 12 octobre 2018

Il y a bientôt deux ans, Vola surprenait son petit monde avec la sortie de Inmazes, une réussite qui devait permettre aux Danois de se faire remarquer dans le select univers du rock progressif. Depuis, le groupe est resté assez discret – je ne crois pas que nous l’ayons vu en France – et c’est donc avec plaisir que je découvre ce Applause of a distant crowd, nouvelle galette pleine de jolies pépites. L’approche musicale n’a pas changé: on retrouve ce rock planant, cette voix claire, et ces mélodies aériennes à la fois sobres et d’une technicité de prime abord aisée. Car c’est la grande force de Vola, ne pas offrir un prog trop réfléchi qui ne s’adresse qu’à une élite. Non, les gars veulent séduire le plus grand nombre, et dès We are thin air (marrant de débuter avec ce titre alors que la pochette nous montre une nageuse sous l’eau…) il est clair que ça fonctionne. Ghosts, Alien shivers, Whaler font tout autant mouche grâce à des mélodies envoûtantes. Vertigo, plus « sombre » ou le morceau titre entraînent l’auditeur dans des contrées tout aussi attirantes. Maintenant, il est nécessaire de défendre cet album sur scène devant le plus large public possible si Vola souhaite franchir un nouveau cap.

VOLA: Inmazes

vola-2016Metal progressif, Danemark (Mascot, 2016)

Formé au Danemark en 2008, Vola publie son premier album en 2015. Repéré par Mascot records qui leur propose un contrat, Vola voit Inmazes, le susmentionné premier CD, reboosté en 2016 par ce label amoureux de belles et puissantes mélodies. Maintenant, Vola, c’est quoi? Musicalement, les Danois proposent un metal progressif rusé et intrigant. Hanté par l’esprit d’un Pink Floyd dans ses errances les plus planantes, on ne peut s’empêcher de penser bien souvent à Dream Theater sans ses circonvolutions parfois trop intellectualisées (Your mind is a hopeless dreamer), ou naturellement, Rush. Et par ses touches modernes, le groupe invoque aussi, assurément, Rammstein. Vola apporte toutefois sa personnalité, par un chant clair, parfois mélancolique, des guitares saturées et trépidantes, à la fois terriennes et aériennes (The same war, Owls) mais surtout grâce à l’apport de touches plus électro ou brutales. Le groupe cherche à sortir des sentiers battus, à séduire le public le plus large possible en le surprenant parfois, comme c’est le cas avec la très douce et épurée chanson d’amour Emily ou avec l’étonnant Feed the creatures. Une jolie et prometteuse découverte, en somme.

Note: 8/10

Titre que je retiens: Owls