HELL OF A RIDE: Nine of cups

France, Heavy rock (Autoproduction, 2019)

Prenez des cow-boys modernes, de grosses bagnoles et un esprit castagneur à la Tarantino. Vous aurez une idée de ce rock lourd et direct que nous propose Hell Of A Ride avec son second album, Nine of cups. Le groupe reprend les aventures de ses héros déjantés. John Ringsdale, « Mad Dog », a disparu, et les Pussy Riders (!) partent à sa recherche. Sur fond de metal moderne très influencé par le gros son US actuel, HOAR parvient une nouvelle fois à créer un univers sonore puissant et enjoué, chantant et entraînant. Dès les premières mesures de Stand up, le ton est donné: de la rage et de la puissance qui, après quelques hurlements de colère, font place à une voix puissante, rauque et rugueuse. Certains titres évoquent ouvertement Sixx A.M., d’autres lorgnent plus du côté d’un punk US stylé, mais toujours HOAR vise l’efficacité. Reste un mystère: la signification de ce titre, Nine of cups, forcément lié à l’univers du tarot… Reste qu’on embarque volontiers à bord de cet amas de metal, de bruit et de fureur. Hell Of A Ride a un vrai potentiel international, alors faisons croire que le groupe est américain et bénéficie du soutien d’un gros label, voulez-vous?

PHOTO DE LA SEMAINE: ABINAYA

Abinaya sur 'Alternat

On en voit des salles, et mon plaisir est d’autant plus grand lorsque je suis amené à rencontrer un groupe que j’admire dans des conditions inhabituelles. Corps, le second album des Parisiens d’Abinya, reste un de mes disques de chevet, que je recommande à tous!

Abinaya jouait au cours d’un festival alternatif sur une péniche à Paris, l’Alternat, le 23 mai 2010. C’est la première fois que je voyais un groupe sur Seine (ah! ah! Chuis trop fort !). Lire la suite