AMON AMARTH live à Paris (Le Zénith, 25 novembre 2019)

C’est un Zénith en petite configuration qui accueille le grand – et brutal – cirque viking ce soir. Une affiche 100% suédoise (OK, exception faite d’une chanteuse et d’un batteur…) débarque à Paris: Hypocrisy, Arch Enemy et Amon Amarth! Mais avant de pénétrer dans ce si fameux Zénith du parc de la Villette, quelques surprises nous attendent: Peet se voit interdire de fumer une cigarette sur le gigantesque parvis en plein air tandis que je me vois invité à quitter ce même endroit où l’on n’a plus le droit de traîner et de passer un simple appel… Il y aura mieux plus tard: alors que Hypocrisy en est au milieu de son set, Phiphi, mon ami créateur du logo de Metal Eyes, erre dans les coursives pour entrer dans la salle. Les rideaux des escaliers tirés, on lui interdit le passage. Comme on le fait au théâtre une fois la pièce commencée. Pour un concert de rock, où l’on est censés circuler librement, les restrictions deviennent lourdingues…

Passons sur ce coup de gueule pour entrer dans le vif du sujet: c’est donc un Zénith en configuration presque minimaliste qui accueille quelques 3.000 spectateurs. La scène a même été très avancée, les crash également, laissant un vaste espace entre la scène et le public. Mais quand on voit la gueule des bouches à feu, on se dit que c’est sans doute mieux ainsi! Si Amon Amarth n’a pas, en France et hors festival, la capacité à remplir un Zénith, la salle s’avérera bientôt une nécessité au regard de la gigantesque production de ce soir (ce qui pourrait bien être le cas aussi pour Sabaton, en février prochain pour une autre affiche en jaune et bleu).

 

Trois groupes sont ce soir à l’affiche. Tout d’abord Hypocrisy qui ouvre les hostilités avec son death rageur. Mais voilà: la scène est noyée sous la fumée, une fumée blanche épaisse comme un mur qui empêche le public de voir une quelconque forme de spectacle. Et lorsqu’enfin ce fog se dissipe, on peu distinguer les musiciens dans une belle lumière verte ou d’un blanc sec, avant que le technicien appuie de nouveau longuement sur le bouton… Alors que dire? Superbe prestation? Loin d’être un fan invétéré du combo de Peter Tägtgren, je préfère écouter de loin, monter dans les gradins, constater qu’il y a encore beaucoup de brouillard. Une bière s’impose.

Le changement de plateau se fait en moins d’une demi-heure. Arch Enemy est visiblement très attendu. La scène est très métallique, des spots enfermés dans des cages du plus bel effet projettent l’ombre des barreaux qu’ils balayent. Michael Amott et sa bande sont certes concentrés mais sont en forme. Il faut dire que Paris, ils connaissent bien, que le public a toujours été présent. Si les regards se tournent naturellement vers Alissa White-Gulz, la vocaliste sait comment séduire ce public: comme elle le fait toujours, avec douceur et en français. Mais quelle puissance quand elle se met à growler!

Pendant près de 45′, le quintette dispense une setlist des plus puissantes superbement mise en lumières. Evidemment, certains titres résonnent plus que d’autres en ces heures troubles (War eternal, No gods, no masters) mais on se délecte des Ravenous, Under the black flag we march et autres Dead bury their dead. Arch Enemy nous a offert une très belle prestation, belle mise en bouche avant le gros morceau qui arrive!

Une immense toile noire cache la scène qu’on imagine déjà énorme. Casque ou drakkar en guise d’estrade de batterie, peu importe, ce qui compte ce soir c’est le spectacle que nous promet Amon Amarth. Cela fait maintenant plus de 3 ans que les Suédois n’ont pas mis les pieds dans notre ville, leur dernière venue remontant au 7 novembre 2016, au Casino de Paris. Le public est chaud lorsque la salle est une nouvelle fois plongée dans le noir et que retentissent les premiers couplets d’un certain Run to the hills.

Puis, dès que tombe le rideau, dès qu’apparaissent Olavi et sa bande, c’est une débauche d’énergie. De la lumière, du bruit et de la fureur pendant une heure trente. Le casque de viking sur lequel trône la batterie est désormais agrémenté de deux écrans en lieu et place des yeux. Ecrans qui permettent quelques judicieuses animations venant compléter celles in vivo. Car dès Runes to my memory, Amon plonge son public dans un enfer de flammes et de fumées, à commencer par le logo du groupe qui, disposé de chaque côté de la batterie, s’embrase et brûle tout au long de cet imparable titre. Puis les bouches à feu entrent en action. Disposées un peu partout sur scène, des colonnes de feu égaillent Death in fire.

Si chaque membre est à fond et connait parfaitement sa partition – on notera particulièrement l’acharnement de bûcheron de Jocke Wallgren, le « petit » dernier à la batterie – Johann Hegg semble particulièrement heureux d’être de retour dans notre capitale. Plus que ses paroles qui caressent le public dans le sens du poil (les classiques « Que c’est bon d’être enfin de retour à Paris! » et autre compliments), c’est son large sourire qui en dit le plus sur son état. Le chanteur semble aujourd’hui complètement remis de accident de cascade dont il avait été victime en mars dernier.

Il joue avec le public, grimpe sur son « ego riser » se prenant un jet de fumée en pleine face, ne laissant apparaître que ses bras. Et, prenant le public à contre pied, c’est en plein milieu du concert que les canons à confettis entrent en oeuvre, émaillant la salle de scintillements du plus bel effet.

Si visuellement le show est énorme, musicalement, le public est aussi servi. Naturellement orienté sur les deux derniers albums, les grands classiques d’Amon Amarth sont aussi, heureusement, de la partie. Une set list irrésistible qui résume bien la carrière des vikings. First kill, Deceiver of the gods, The way of the vikings, Guardians of Asgaard, tout y passe. Et le désormais incontournable Raise your horns annoncé par un Johann qui s’empare de sa corne « judicieusement » placée à sa ceinture, au cas où. On se doutera que ce titre ne fera plus partie de la setlist le jour où le chanteur n’en sera plus équipé…

Le rappel constitue peut-être le seul point de frustration du concert: après tant d’énergie, les deux titres finaux (The way of the vikings et Twilight of the thunder god)  passent à une vitesse folle. Mais une chose est certaine, c’est que ce soir Amon Amarth a livré un concert exemplaire et dantesque de bout en bout. Superbe soirée!

 

STUBORA: Horizon noir

Heavy metal, France (Autoproduction, 2019)

Mine de rien, Stubora, formé à Bar le Duc en 1996, propose, avec son nouvel album Horizon noir, rien moins que sa 6ème production. Ce nouvel album fait suite à Résurrection qui date déjà de 2015. Le trio semble ici particulièrement en forme. Distillant avec un réel bonheur un heavy rock entraînant, on retrouve les influences principales du groupe que sont AC/DC, Metallica, et, comme sur Résurrection, certains vocaux évoquent Renaud Hantson. Le chant partagé entre le guitariste Cyril Beaudaux et le bassiste Michael Velasquez apporte des nuances subtiles et offre une palette sonore riche, entre rugosité et douceur aux sonorités rock parfois popLes guitares sont puissantes et mélodiques (impossible de ne pas taper du pied dès l’introductif Ténèbres éternelles – et son texte enragé – ou Cerveau limité, Au pied du mur…) ou se laisser séduire par les ambiances plus nuancées de A en crever, plus lourdes  et orientales sur Identité. Cette variété des premiers morceaux se retrouve sur l’ensemble de l’album qui en comporte 13.

SAXON: The eagle has landed – 40 live

Heavy metal, Angleterre (Silver lining, 2019)

Saxon est sans doute plus fidèle à ses fans que ses fans ne l’ont été au fil des décennies. Le groupe de Biff Byford (dont la santé semble retrouvée et qui proposera en février 2020 son premier album solo) tourne inlassablement, enregistrant de nombreux témoignages. Alors que le groupe de Barnsley célèbre cette année 40 ans de carrière, Silver lining a publié au milieu de l’été ce superbe triple album qui reprend la série des live d’origines: The eagle has landed 40 live. Trois CD  regroupant la bagatelle symbolique de 40 titres enregistrés lors de divers concerts et festivals entre 2007 et 2018 (chaque CD couvrant respectivement les périodes 2007-2011, 2013-2014 et 2015-2018). Si ce nouveau live renferme évidemment les indispensables classiques des années 80 (principalement sur le second CD avec un gros morceau du Wacken de 2014 doté d’orchestrations symphoniques),  l’album se concentre aussi sur les réalisations les plus récentes du groupe, depuis son retour en force depuis Lionheart en 2004, et plus encore depuis le retour à la stabilité du line-up en 2007, année de sortie de The inner sanctum. Mais on n’en veut pas à Saxon de zapper quelque peu les « années sans » tant sa carrière est riche et Saxon très en forme ces dernières années. Le groupe reste même une des plus sûres valeurs du circuit. Normal, me direz-vous, ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Quiconque a vu Saxon live sait quelle claque on peut prendre, et cette compilation est là pour nous le rappeler. 40 titres donc pour 40 ans de bons et loyaux loyaux services avec une seule incartade (qui aurait presque pu être proposée en bonus): une reprise de Ace of spades de Moörhead interprétée en compagnie de Fast Eddie. Un morceau qui sonne comme un hommage. Saxon, un des derniers monstres sacrés de la planète Heavy metal? Cela ne fait aucun doute!

BLAZE BAYLEY Live à Orléans – Blue Devil’s, le 2 octobre 2019 (avec Absolva)

Blaze Bayley et le Blue Devil’s, c’est une longue histoire: voici 5 fois que le propriétaire des lieux accueille celui que tout le monde connait pour être l’ex chanteur d’Iron Maiden. Cette amitié entre Hervé et Blaze remonte au temps d’Arras, lieu du premier Blue Devil’s. Depuis, le club a trouvé refuge à Orléans, et Blaze y pose ses valises pour la seconde fois.

Cette année, le chanteur célèbre le 25ème anniversaire de son intégration au sein de la vierge de fer. Sa tournée est donc axée autour des deux albums qu’il a enregistré avec la bande de Steve Harris. Les connaisseurs sont ravis de pouvoir écouter de nouveau des titres plus – ou presque plus – joués en concert par Iron Maiden. Et pourtant, The X-factor et Virtual XI regorgent de pépites…

Ce soir, ce sont les Anglais d’Absolva qui ouvrent pour Blaze. On connait déjà les musiciens puisque, au delà de Luke Appleton qui sévit au sein de Iced Earth, ce sont eux qui, l’an dernier, accompagnaient le chanteur (euh… Luke ouvrait déjà pour lui en solo et en acoustique…) Et qui ce soir l’accompagnent de nouveau, donnant ainsi 2 concerts. Economique pour l’hébergement, cette formule!

Reste que ce soir, un peu moins de 200 fans se sont donné rendez-vous au Blue Devil’s. Absolva ouvre le bal devant un parterre dégarni, qui, toutefois, se remplira rapidement dès les premiers riffs accrocheurs. Le groupe propose un heavy metal traditionnel, piochant du côté de Judas Priest et de, tiens donc?, Iron Maiden, et lorgne parfois vers le thrash. C’est carré, bien fichu et le quatuor semble, tout au long de ces 45′, prendre son pied.

Chris Appleton (chant et guitare) harangue le public avec des « Scream for me Orléans! » qui sonnent un brin familier. Ces références sont cependant émaillées de touches originales transformant ce concert en une agréable découverte, Absolva ayant une réelle personnalité qui s’affirme titre après titre. En milieu de set, le groupe ralenti le tempo avec un long instrumental aérien, presque prog et salué comme il se doit par le public.

Le temps de quelques rafistolages, Luke rappelle que Absolva enregistre actuellement son 5ème album, avant que son frère ne reprenne la parole pour remercier Hervé qui les a toujours bien accueillis. Le groupe termine avec un Never back down explosif et rentre dedans.

 

Quinze minutes après, Martin McNee, le batteur, qui a changé de T-Shirt pour rappeler qui joue maintenant, reprend place derrière ses fûts, rejoint par ses camarades. Dos tourné au public, les premiers rangs peuvent entendre Blaze Bayley hurler un « ah! Shut up! » qui a le mérite de faire rire et réagir les fans. Le thème de la soirée est clair et l’on n’a donc aucune surprise à écouter une setlist exclusivement maidenienne. Cependant il conserve son attitude avec le public, restant très proche, attrapant qui par la tête tel un prêcheur fou, dont il a d’ailleurs le regard, qui d’autre par la main.

Très en forme, le chanteur est tout autant pédagogue, expliquant lentement au public toute l’admiration qu’il garde pour Iron Maiden, tout ce qu’il a pu apprendre et découvrir au contact du groupe. Le respect est réel, et le gaillard n’a aucune animosité envers ses anciens compagnons de route.

Plein d’humour, il raconte la genèse de Two worlds collide, explique avoir réarrangé certains titres pour mieux coller à ce qu’il est aujourd’hui. « Si vous détestez la version de la chanson qui vient… » et il place un index sur sa bouche. « Mais si vous l’aimez, alors allez le dire à la terre entière! » introduit donc  The angel and the gambler et franchement… ça vaut vraiment le détour. Prenez le temps d’y jeter une oreille curieuse, c’est une seconde jeunesse que lui offre Blaze.

Respectueux de son public, Blaze, debout au milieu des fans, rappelle que ce ne sont pas les labels qui le font vivre. C’est bien grace aux fans qu’il est toujours là, à chacun des fans. « Merci beaucoup mes amis » s’exclame-t-il en français, un large sourire aux lèvres, avant de rappeler qu’il y a encore quelques concerts commémoratifs qui le mèneront jusqu’à la fin de l’année, et que 2020 le verra se consacrer de nouveau à sa carrière solo, carrière qui compte déjà 11 albums.

Le concert se termine avec la chanson qui, habituellement introduit les concerts de la vierge de fer, Doctor Doctor de UFO et Blaze, après avoir remercié les fans, file s’installer au stand de merch pour signer tous les autographes qui lui sont demandés et prendre la pause avec chacun de ses fans qui le lui demande. Les autres membres du groupe font de même, répartis dans la salle et discutant avec le public. Une belle conclusion à une soirée comme on voudrait en vivre plus.

 

SABATON: The great war

Heavy metal, Suède (Nuclear Blast, 2019)

En quelques années, grâce à des albums impeccables et des concerts exemplaires, Sabaton s’est imposé comme un des fers de lance de la scène metal actuelle, ce malgré une carrière  qui voit la bande à Joakim Broden et Pär Sundstrom célébrer cette année son 20ème anniversaire. Force est cependant de reconnaître que les deux fondateurs ont pris la décision qu’il fallait en remodelant complètement le groupe avant l’enregistrement de Heroes. Depuis, Sabaton navigue de succès en succès et sa double prestation en roue de secours du Hellfest (on rappelle pourquoi?) ne fera qu’embellir encore l’aura des Suédois. Après avoir conté des épisodes de bravoures au cours de l’Histoire avec The last stand, Sabaton se plonge aujourd’hui, avec The great war, dans la première guerre mondiale. Toujours sur fond de ce metal joyeux, enjoué et entraînant, le groupe nous emporte dans ces sombres années de la grande guerre. The future of warfare, qui introduit l’album, déroute quelque peu par ses aspects lents et sérieux. Les touches plus prononcées d’électro – qu’on retrouve de façon plus importante que dans les derniers albums – y sont pour beaucoup. Heureusement, dès Seven pillars of wisdom – qui traite d’un certain Lawrence d’Arabie – on retrouve la recette qui fait mouche. La suite est une fête non stop composée de ces refrains imparables (The attack of the dead men et son refrain saccadé, Devil dogs et ses choeurs…) The red baron (de son vrai nom Manfred von Richtofen, pilote de légende) explore avec efficacité de nouveaux horizons et ses claviers typés orgue d’église et un rythme qui accélère subrepticement. L’album se conclue avec le mélancolique et lourd The end of the war to end all wars mais surtout avec le superbe chant In flanders fields. Une prière émouvante qui vient clore un album qui, sans conteste, divisera de nouveau; les anti vont le détester – il y en a encore, qu’ils passent leur chemin – les fans vont adorer – il y en a de plus en plus. La preuve? The great war est déjà entré dans les char(t)s mondiaux. On notera aussi, comme ce fut déjà le cas sur l’album précédent, la richesse des notes qui accompagnent chaque chanson. Alors pour le metal, le show et le fun: vivement le Zénith à Paris! Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez retrouver l’interview que Joakim a accordée à Metal Eyes ici: Interview Sabaton

 

 

Interview: SABATON

Interview SABATON. Entretien avec JoakimBroden (chant).Propos recueillis chez Warner France à Paris le 15 mai 2019

Metal-Eyes : Joakim, tu es de retour à Paris pour nous parler de The great war, le nouvel album de Sabaton. Vous étiez récemment à Verdun pour un voyage de presse de deux jours, mais vous étiez sur place avant. Comment était ce voyage ?

Joakim: Eh bien… les gens nous demandent si nous avons été surpris et, étonnamment, tristement aussi, pas tant que ce à quoi je pouvais m’attendre. Je crois que le plus dur a été de faire toutes nos recherches. Factuellement, ce sont des histoires dont nous n’avions pas connaissances. Pas autant que ce que nous avons pu traiter auparavant, mais l’impact émotionnel était plus fort, plus dur, si tu vois ce que je veux dire. Nous sommes allés à Fleury, cette petite ville qui n’existe plus aujourd’hui… Il n’y a plus qu’une enseigne, celle de la boulangerie. Tu imagines marcher dans une ville qui n’existe plus ? C’est étrange. On te dit qu’ici il y avait ce bâtiment, là cet autre. Je crois que cette visite est celle qui a été la plus… rabat-joie

Metal-Eyes :Vous avez découvert des choses là-bas, j’imagine ?

Joakim: oh, oui… surtout quand nous sommes allés à la citadelle, qui se trouve, je crois, aux limites de la ville.C’était sympa parce qu’ils avaient une sorte de… je ne dirais pas « manège à la Disney », mais il y a une sorte de train qui fait un parcours intérieur et qui nous éclaire un peu plus sur le quotidien des soldats, quotidien qu’on oublie un peu souvent, je pense. Il y a cette scène où l’on voit un homme échanger des cigarettes contre un out ça. Les locaux pourraient être lassés des « touristes de guerre », mais non… de pain supplémentaire. Si le soldat ne peut se nourrir, il ne peut pas se battre… A grande échelle, dans ce type de conflit, il y a des milliers de personnes, et ça peut devenir assez impersonnel. Dès que tu vois des visages, que tu y colle un nom, c’est plus personnel. C’est une approche sympa. J’ai vraiment apprécié ce séjour, peu importe que nous soyons en ville à manger de la bonne nourriture et boire de bons vins, on  a pu visiter ce mémorial et voir quel respect la population porte à t

Metal-Eyes : J’entends à ta voix que tu es encore sous le coup de l’émotion. L’album a été écrit et enregistré avant cette visite, penses-tu pouvoir, à un moment ou un autre pour un futur album, utiliser ces sentiments dans l’expression de ce que les soldats peuvent ressentir ?

Joakim: Oui, mais je ne sais pas trop comment, parce que, où que tu ailles, il y a quelque chose à apprendre. Et chaque lieu est différent. Je pourrais utiliser cela dans une chanson qui traite d’autre chose… Ce n’est pas la première fois que nous visitons un mémorial de guerre ou un musée, même si, parfois, on peut avoir l’impression de les avoir tous visités ! (rires) Mais on a à peine gratté la surface ! Oui et non, en fait : on pourrait utiliser ces sentiments pour des sujets qui traitent de guerre en occident, mais pas concernant des conflits au moyen orient. Mais si nous sommes amenés à revisiter un épisode de la grande guerre, absolument, oui.

Metal-Eyes : The great war, l’album traite de la grande guerre, la première guerre mondiale. Mais il ne s’agit pas d’un album conceptuel. Il est plus dans la veine de vos deux précédents albums : une collection d’histoires. Comment avez-vous choisi ces histoires ?

Joakim: Parfois, c’est la musique qui choisit pour nous. Ce qui est parfois super, et à d’autres moment une plaie… parce que certains de nos sujets préférés ne trouvent pas de place dans l’album. J’étais certain que Harlem hellfighters trouverait sa place, mais non…Il est très important pour nous que les textes et la musique dégagent la même puissance émotionnelle, musicalement.

Metal-Eyes : Est-ce que, de nouveau, vous avez opté pour des histoires moins connues, comme vous l’aviez précédemment fait ?

Joakim: Oui, et je dirais que l’une des histoires la plus connue est celle de A ghost in the trenches, qui traite de cet indien canadien natif, qui n’a même pas la nationalité canadienne…Le gouvernement devait croire qu’ils devaient rester dans les réserves… Ce gars a passé beaucoup de temps sur le front occidental et reste l’un des snipers les plus célèbres. Les histoires à son sujet sont extraordianaires… Il se faufilait dans les lignes allemandes la nuit pour leur voler du matériel. Les indiens du Canada sont très connectés à la nature, alors il avait en permanence des totems, des gri-gris… Quand ils étaient attaqués au gaz, et croyaient tout perdu, il arrivait avec cette poudre de tabac qu’il distribuait et qu’il a invoqué les cieux pour que les vents tournent. La légende raconte que les vents se sont inversés… Certainement une légende… (rire) Pour tout te dire, il n’y a pas beaucoup de choses à son sujet en ligne, c’est difficile de trouver des infos. Mais c’est une histoire fantastique et je crois que même les historiens les plus acharnés ne la connaissent pas. Bien sûr, les gens de sa ville, sa famille connaissent son histoire.

Metal-Eyes : Comment analyses-tu l’évolution de Sabaton entre The last stand et The great war ?

Joakim: « Evolution » est un excellent mot parce que nous ne sommes pas un groupe révolutionnaire. D’un album à l’autre tu vas entendre des différences, mais pas te dire qu’on a tout changé. Maintenant, si tu écoutes The last stand ou The great war et tu passes ensuite à Metalizer, il y a une énorme différence ! Je dirais que sur The great war tu trouveras plus de surprises que d’habitude. Il peut être plus hard, plus progressif, plus… bizarre aussi. LA chanson A war to end all wars, par exemple, n’est pas structurée comme une chanson classique. C’est une de ces rares fois où j’ai été suffisamment chanceux pour écrire les paroles pendant que je composais. Et, comme beaucoup d’autre choses, ça m’a emporté dans un voyage tel que je ne pouvais pas réduire ce titre à une chanson de 3’30, intro, coupler, refrain… Elle est différente pas seulement dans sa structure, mais aussi parce qu’elle est plus dure, plus sombre.

Metal-Eyes : La dernière fois que nous nous étions rencontrés, tu m’avais fait part de ton souhait de visiter le muse des Invalides. As-tu trouvé le temps de le faire?

Joakim: Nous étions censes y être aujourd’hui, l’idée était d’y faire la promo, mais les évenements ont fait qu’il y a cetet cérémonie en l’honneur des soldats français morts récemment. Naturellement, nous ne voulions pas être ceux auraient perturbé cette cérémonie.

Metal-Eyes : Mais même sans cela, vous n’auriez pas pu visiter le muse en étant en promo…

Joakim: Non, non… On y serait entrés une heure plus tôt pour visiter, voire une heure après la promo pour visiter. On trouve des moyens…

Metal-Eyes :J’étais récemment en visite au chateau de Fontainebleau, lieu de residence de Napoléon. As-tu visité ce lieu?

Joakim: Non, pas encore…

Metal-Eyes :Ca pourrait être empli de sources d’inspiration pourtant…

Joakim: Toutes l’histoire de Napoléon fait partie de mes projets. Lui, ALexandre le grand… Il y a quelques personnes “iconiques” que je souhaite traiter. Mais Napoléon… Une chanson, ce n’est pas assez…

Metal-Eyes : Sans doute un album n’est –il pas suffisant.

Joakim: Sans doute, mais peut-être pouvons nous envisage trios ou quatre chansons. C’est le problem du format album, parfois, ç ate limite. Il faut qu’il y ait entre 9 et 14 chansons pour qu’on appelle ça un album, mais, d’un autre côté, cela signifie que tu ne sors quelque chose que tous les trios ans… Ce serait sympa de pouvoir entrer en studio et composer quand on veut, meme en tournée…”OK, voila 3 chansons sur Napoléon…” Et on les sort quand on veut. Je ne suis pas vraiment fan de ce format…

Metal-Eyes : Si tu devais ne retenir qu’un titre de The great war pour presenter Sabaton à quelqu’un qui ne vous connais pas, ce serait lequel?

Joakim: D’accord… Je choisirais… Seven pillars of wisdom, la seconde chanson de l’album. Elle traite de Laurence d’Arabie. Ce n’est pas une des plus étonante chansons que nous ayons, c’est clair qu’il s’agit d’une chanson de Sabaton. Nous l’avons écrite, Chris Rohr et moi, et je suis très fier du résultat, d’un point de vue “composition”: il n’y a pas 2000 instruments, c’est le groupe, et uniquement le groupe et je crois qu’on y trouve le meilleur travail de guitar et de batterie qu’on ait jamais entendu sur une chanson de Sabaton.

Metal-Eyes : Vous allez bientôt repartir en tournée pour cet album. En dehors du Knotfest sur lequel je vais revenir dans un instant, quells sont vos plans actuels?

Joakim: Je voudrais pouvoir te le dire…

Metal-Eyes : Ok, question suivante, s’il te plait!

Joakim: Exactement (rires). Le truc c’est que les promoteurs de festivals préfèrent généralement que l’on ne parlent pas des autres plans pour leur pays avant le festival.

Metal-Eyes :Alors, revenons en France, donc, puisque vous allez jouer au Knotfest qui aura lieu sur les terres du Hellfest la veille de ce festival. Ca :te fait quoi d’être un amuse-gueule du Hellfest?

Joakim (il explose de rire): Amuse-gueule! Excellent! Je ne l’avais encore jamais entendue celle-là! Ca me convient, j’aime les lieux, la foule, les décors. Cette fois, nous allons pouvoir venir avec notre tout nouveau décor de scène, rien à voir avec ce que nous avons pu proposer dans le passé. Et il déchire. Il y aura plusieurs surprises que nous ne proposerons que sur quelques concerts.

Metal-Eyes : Don’t le Knotfest?

Joakim: Oui.

Metal-Eyes : Alors nous devrons y être, quoiqu’il en soit! Quels sont tes souvenirs du dernier Hellfest? Je n’ai pas vu Sabaton très souvent, mais à chaque fois, le show était different. En dehors du fait que Laurent Fabisz, le chanteur de Kryzees soit venu te remplacer sur scène, ce qu’il a très bien fait…

Joakim: Oui, il a été très bon… (il rit) On se demandait comment ça allait fonctionner, il était si nerveux, et il est monté et ça l’a fait!

Metal-Eyes :Alors quells sont tes souvenirs de ce dernier Hellfest?

Joakim: Il n’y a que de bons souvenirs de chaque show du Hellfest, principalement les deux derniers, où nous étions sur les main stages. Nous ne sommes pas un si gros groupe que ça en France, et j’ai remarqué, sur ces deux derniers shows, que nous rallions de plus en plus de fans. C’ets aussi un festival international, qui attire plein de gens du monde entire, et son profil musical n’est pas vraiment dans notre style musical, il est beaucoup plus dur. La plupart des visiteurs ne viennent pas pour nous voir, certains ont entendu parler de nous comme d’un groupe de power metal et ils s’attendent à Donjons et dragons… Ensuite, s’ils assistant au concert, ils se rendent compte que nous sommes un vrai groupe de metal.

Metal-Eyes :Avec un super show, même si je connais des gens qui n’aiment pas et vous trouvent ridicules…

Joakim: Ce qui me va tout autant…

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise de Sabaton en 2019? Quelque chose que vous mettriez sur votre prochain album…

Joakim: Ouh… Je ne sais pas. Je ne peux pas dire “plus vite, plus fort”… Je dirais plutôt “Plus grand et meilleur”

Metal-Eyes : Je garde. On se revoit au Knotfest, alors.

 

BOKASSA: Crimson riders

Norvège, Metal (2019, Queens of stonepunk records)

Après un prologue heavy et instrumental, Crimson riders, le second album des Norvégiens de Bokassa, démarre avec un riff hypnotique et un chant rageur et rugueux. Charmed & extrermely tracherous est-il à l’image du reste de l’album? En tout cas, Bokassa parvient à surprendre tant avec sa détermination musicale qu’avec les chœurs très mélodique du refrain. Puis avec ce Vultures, beaucoup plus rock, dotés de quelques cuivres, qui évoque sans complexe The Offspring à sa meilleure période ou Sum 41. Les Norvégiens ont parfaitement intégré et assimilé l’exemple des Américains, tant dans la recherche du riff simple et efficace, de l’énergie salvatrice, de l’impertinence contrôlée (le côté politiquement correct gentiment rebelle de tous les neo punks…) et de la mélodie entraînante ou du refrain imparable à reprendre en cœur. Si certains pouvaient légitimement se demander comment Bokassa a pu se retrouver à l’affiche de la dernière tournée  de Metallica, la réponse se trouve déjà en partie dans ces premiers titres, variés et déterminés. Le morceau titre tape fort avec son alternance entre passages calmes et très speedé évoque (tout comme Immortal space pirate 2: the last shredi) aussi un certain… Metallica – tiens donc! Captain cold one (cf. le clip ci dessous) vire de bord et explore une lourdeur lente et joyeuse (toujours ces « Oh Oohh »). Bokassa est une découverte rafraîchissante dont on n’attend plus que de les retrouver sur scène pour confirmer qu’une vraie carrière est possible.

IRON BASTARDS: Cobra cadabra

France, Heavy metal (Autoproduction, 2019)

Dès les premières mesures de Inside the nest, le nom du groupe prend tout sons sens: un mélange de Iron fist et Bastards, deux références à Motörhead… Et le chant biéreux et rugueux, les guitares et la batterie ainsi que la formule trio infernal évoquent immanquablement le groupe de Lemmy, version 80’s. Avec Cobra cadabra, son second album, les Français de Iron Bastards visent à se poser comme les dignes successeurs de leurs incontestable mentors. D’ailleurs, ils ont partagé la scène avec Motörhead et plein d’autres au travers de 250 concerts qui les ont aidés à se forger un sale caractère, sans parler de l’image: Rickenbaker pour le bassiste chanteur obligatoire semble-il! La prod de l’album est sale comme il faut, et on se laisse emporter dans cet univers si familier. On pourrait même se demander, avec une chanson comme Days of rage, quel est cet inédit de la bande à Lemmy tant l’esprit est là, présent. Presque pareil avec With the world on your side (clin d’oeil presque trop évident à The wörld is yours...) qui se termine avec une partie digne des premières heures de la NWOBHM, notamment avec quelques guitares à la Maiden/Priest… Alors ensuite vient la question: plagiat ou hommage? Mais se pose-t-on encore cette question avec un groupe comme Airbourne? Non, alors laissons donc Iron Bastards se distinguer et trouver sa voie comme digne successeur, fils illégitime… D’autant que le trio joue aussi l’autodérision avec l’amusant You only live twice. Puissance, énergie, speed, tout est réuni, alors, fans de Motörhead, voire de Nashville Pussy et consorts, laissez vous tenter

DIAMOND HEAD: The coffin train

Heavy metal, Royaume-Uni (2019, Silver lining) – Sortie le 24 mai 2019

Chantre de la NWOBHM, groupe de chevet toujours soutenu par Metallica, Lars et James en tête, Diamond Head a connu plus de moments de galère que d’heures de gloire mais Brian Tatler, son fondateur, n’a jamais entièrement lâché l’affaire. C’est la passion chevillée au corps qu’il mène sa barque et revient aujourd’hui avec ce The coffin train, un album qui démarre de la plus explosive des manières avec Belly of the beast, un titre puissant, rapide, au chant rageur. On remarque immédiatement la puissance vocale de Rasmus Bom Andersen, vocaliste du groupe depuis 2014 et qui se révèle encore une fois d’une remarquable efficacité. Il montre la variété de ses capacités tout au long de l’album, se faisant mélodique, enragé ou plus sensible.  En tout cas, le groupe de Tatler ne se contente pas de foncer pour foncer. Diamond Head varie les ambiances et diversifie les tempi à l’instar du morceau titre ou de Shades of black et leurs influences orientales ou des plus progressifs Sepparated love ou Until we burn, superbe conclusion d’un album exemplaire. Brian Tatler concocte des riffs aux petits oignons aussi bien empreints de modernité qu’évoquant les débuts du groupes (Death by design et son tricotage exemplaire). Une mention spéciale est à porter au crédit de ce superbe et très bien nommé The phoenix. Avec The coffin train, Diamond Head nous offre sans doute son album le plus abouti depuis deux décennies,. Superbe re-révélation, superbe renaissance aussi, Diamond Head est surtout définitivement immanquable au Hellfest où le groupe se produira, pour la première fois sous Temple le vendredi 21 juin à 16h45. La tente risque fort de n’être pas assez grande pour l’occasion…

DREAMCATCHER live à Orléans (Blue Devil’s, le 27 mai 2019)

Dreamcatcher nous ayant offert un très bon second album l’an dernier, il était temps de retrouver le combo parisien sur scène. C’est de nouveau le Blue Devil’s à Orléans qui accueille une formation hexagonale. Enfin, lui loue la salle, plutôt. Car il semble que les concert ne soient pas si rentables que cela et Hervé, le patron des lieux, s’en décharge, chaque groupe devenant responsable de sa promo.

Dreamcatcher, tête d’affiche, a convié deux autres formations à le rejoindre. Mais, étonnamment, la tête d’affiche joue en second. Va comprendre…

La soirée démarre avec Acoustic Wild, groupe qui s’est formé il y a quatre mois à peine et qui s’est spécialisé das les reprises revisitées.  Forcés à l’immobilité sur leurs tabourets, les musiciens proposent un joli panel de reprises allant de Black Sabbath à Kiss, en passant par Judas Priest, Skid Row Led Zeppelin ou encore Pat Benatar. Les versions de Heaven and hell et Electric eye, au tempo ralenti, jouées à la guitare acoustique surprennent et interpellent. L’exercice est osé et passe finalement bien. Acoustic Wild s’attaque même à You shock me all night long d’AC/DC et s’aventure à triturer l’intouchable Whole lotta love de Led Zeppelin avant de terminer sur Heartbreaker, originellement interprété par Pat Benatar.

Même si la chanteuse, Laëticia, se sent obligée d’expliquer que le groupe n’existe que depuis 4 mois et donne ce soir son premier concert, on sent chez ces cinq là un vrai amour du métal et l’aspect osé de l’exercice rend le résultat d’autant plus intéressant. Même si la concentration est de mise, c’est une jolie découverte à suivre.

 

Après cet amuse gueule des plus sympathique, Dreamcatcher entre dans le vif du sujet et électrise la soirée. Le public bien que parsemé se rapproche bientôt de la scène sur laquelle Chris, le chanteur, semble bien décidé à occuper le moindre recoin. Il est en forme, et ne compte pas laisser le public de marbre. A plus d’une reprise, il descend dans la fosse, propose même un wall of death qu’il organise et met toute son énergie au service de son heavy thrash. Geoff, son complice indiscutable, le soutient de bout en bout.

Car, de l’autre côté de la scène, il semble y avoir une anomalie. On dirait des musiciens de session… Vincent, le bassiste, dénote vestimentairement avec son T shirt qui sera pointé du doigt par Chris à la fin du set. Djo de Keiser, l’autre guitariste, est soutenu par un tabouret… On apprendra à la fin du concert que le gaillard s’est cassé la clavicule, alors tout s’explique. Chapeau bas d’avoir joué malgré la douleur que l’on peut imaginer. Reste qu’une unité visuelle serait un plus donnant une force supplémentaire à cette prestation plus qu’efficace.

Dreamcatcher aurait gagné à jouer devant plus de monde car sa setlist est d’une redoutable efficacité. Démarrant avec Fire and ice, le groupe pioche principalement dans son dernier album, Blood on the snow (voir la chronique ici). Les très inquiétants The werewolf et Curse of the vampirespassent superbement bien l’épreuve de la scène. Chris s’amuse aussi à faire comme les grands, qui « ont tous un hymne… Motörhead, c’est Motörhead, Iron Maiden, c’est Iron Maiden, et Dreamcatcher, c’est… Dreamcatcher ». Tiens, il aurait été surprenant de ne pas entendre parler de Maiden… C’est chose faite avec la reprise bienvenue de Children of the damned.

 

La soirée se clôt avec Blood in Paradise, groupe mixte – entre vieux briscards et jeunes loups – qui nous propose une flopée de reprises et deux compositions originales. Nico, le « chanteur », semble quelque peu éméché. Ce soir, c’est le dernier concert qu’il donne avec le groupe, ce qui explique sans doute cela. Reste que, Paranoid (Black Sabbath) est attaqué pied au plancher, et les hurlements enragés surprennent.

Le groupe s’en prends ensuite à Breaking the law, classique de Judas Priest et là, ma première pensée est « pauvre Rob Halford »…  Il ne mérite pas un tel traitement, non…Sans parler de la reprise de Zombie des Cranberries (superbe intro, au passage), hurlée…  Nico descend dans le public et tend le micro pour faire participer quelques spectateurs. Musicalement, rien à dire, même si on sent les musiciens pas toujours en place, avec quelques approximations, mais ils savent poser et faire le show.

Sur les deux titres originaux, Nico sort son smartphone pour se souvenir des paroles. Forcément, ça casse le rythme. Mais heureusement, le groupe est venu pour s’amuser, et les sourires constants de Ricky Hardwood (^_^) le bassiste, semblent confirmer que le groupe prend du bon temps. La soirée se termine sur un joli triptyque composé de Balls to the wall (Accept), Seek and destroy (Metallica) et Killed by death (Motörhead).

Si Dreamcatcher a dépassé de la tête et des épaules les deux autres groupes, la soirée s’est avérée plus qu’agréable et originale. Et ça, c’est déjà beaucoup!