HIGHLY SUSPECT: The boy who died wolf

highly suspect 2017USA, Hard rock (Columbia/Sony music, 2017)

Formé en 2009 à Cape Cod, aux USA, Highly Suspect a déjà publié The worst human, un Ep, en 2012, ainsi qu’un album, Black Ocean, l’année suivante, suivi de Mister Asylum il y a à peine plus d’un an. Fin 2016, The boy who died wolf parait aux USA avant de franchir l’Atlantique pour arriver en Europe en ce mois de février. Avant de passer à quelques commentaires, je me pose la question suivante: quel est le lien entre le titre de ce nouvel opus – « le garçon qui mourut loup » et l’illustration de couverture nous montrant deux garçons dans ce qui ressemble à une grotte en train de regarder une nébuleuse étrangement proche? Si le contenu musical est à l’identique, alors c’est prometteur. Dès le départ, il semble clair que Highly Suspect puise son inspiration dans la vague grunge autant que dans le bon gros rock US. Résultat: en mélangeant ses influences – parfaitement assimilées, telles que Red Hot Chili Peppers ou Queens Of The Stone Age – le trio parvient à créer un format musical efficace, varié et qui, sans doute possible, devrait trouver son chemin dur les ondes. Les expériences discographiques et scéniques (plus de 700 concerts, disent-ils) permettent aujourd’hui au groupe de s’affirmer sur ce terrain avec force et maturité. Voici un album qui s’écoute avec plaisir et facilité.

Note: 8/10

DIZZY MIZZ LIZZY: Forward in reverse

dizzy-mizz-lizzy-2016Hard Rock, Danemark (Sony/Columbia, 2016)

En nommant son troisième album « avancer en marche arrière » (ou « avancer en reculant », au choix), les Danois de Dizzy Mizz Lizzy nous facilitent le classement: ce disque terminera entre les BO de C’était demain et des trois volets de Retour vers le futur! Trève de plaisanterie (ou des confiseurs, c’est l’époque qui le veut), ce disque est la dernière grosse surprise de l’année 2016. Avant tout, on pourrait même le considérer comme le premier album du trio, qui s’est absenté pendant deux décennies (son précédent album remonte en effet à 1996!). Ou comme le second premier album, mais certainement pas comme un véritable troisième, habituellement considéré comme un tournant décisif dans une carrière musicale. Voilà, c’est écrit… Grandement inspiré du hard rock dit classique – celui des années 70, de Thin Lizzy à Deep Purple, de Led Zeppelin à Steppenwolf, le hard FM US des 80’s, mais aussi une certaine vague grunge 90’s – le trio composé du chanteur guitariste Tim Christenssen (et âme pensante de la formation puisque crédité comme unique auteur des chansons), du bassiste Martin Nielsen et du batteur Soren Friis surprend dès l’intro de ce disque. Phlying pharao est un instrumental qui dit tout de l’esprit du groupe: de belles mélodies, des riffs efficaces, une puissance envoûtante, des tonalités orientales et une production d’époque mais pas datée… Le morceau titre qui suit est entraînant, efficace, et l’on (re)découvre un chanteur à la voix douce et des lignes vocales presque pop qui s’approchent de l’esprit américain du hard FM. un son qui donne simplement envie, à l’amateur du genre, d’aller au bout. Terrified in paradise, Brainless (très nombreux sont-ils, ceux qui peuvent se sentir visés!), la ballade Something so familiar (tu m’étonnes: je ne connais que cet air sans parvenir à remettre un nom dessus!)… Douze titres qui chacun expliquent pourquoi Columbia/Sony music (qui s’occupe, entre autres, d’AC/DC…) parie sur Dizzy Mizz Lizzy, dont on ne pourra seulement que reprocher certaines mélodies trop évidemment piochées ailleurs. Les 70’s sont en vogue – question de génération? – et le trio en est un digne représentant. Si certains airs sont familiers, seule faiblesse de ce disque, l’ensemble est si agréable et vrai qu’on se laisse emporter. Pas de prises de tête, ce disque d’apparence simple, est fait pour animer les soirées entre potes.

Note: 8/10