ROYAL TUSK: Tusk II

Canada, Metal (eOne, 2018)

Certains albums arrivent en décallage et profitent d’une opportunité pour se dévoiler au grand jour. C’est le cas de ce Tusk II, second album des Canadiens de Royal Tusk qui vont bientôt tourner en Europe en première partie de leurs compatriotes de Monster Truck. Car Tusk II est déjà sorti en Amérique du Nord il y a quelque temps, et eOne se décide enfin à nous le proposer. « Enfin », car le groupe présente de nombreux atouts pour séduire un large public: des rythmes explosifs, une approche du metal très actuelle, une voix forgée à coup de clopes et papier de verre… Les First time, Aftermath, Reflection et autres Freedom ou Long shot évoquent tout autant Soundgarden ou Mudhoney que les plus récents Avenged Sevenfold, par exemple, et reflètent aussi l’esprit d’une certaine vague punk US des années 90. C’est à la fois rugueux et entraînant, très musical – la recherche du beat efficace et du refrain qui fait mouche – et authentique. Alors pour ceux qui le pourront, rendez-vous les 10 et 11 mai à l’Empreinte de Savigny le Temple et au Forum de Vauréal, ça risque d’être une jolie fête ! Pour les autres, vous voulez un bain d’une chaleureuse fraîcheur? Foncez découvrir Royal Tusk!

SKYHARBOR: Sunshine dust

Inde/USA, Rock progressif (2018, eOne)

A la fois puissant, léger et aérien, Skyharbor nous propose aujourd’hui un troisième album. Originellement formé en Inde, le groupe propose, après avoir stabilisé son line-up un premier album aux ambitions affichées: débuter avec un double, il fallait oser. Toutefois, le groupe parvient à travailler avec un certain Marty Friedman, qui apparaît sur deux titres, et… la machine est lancée. Sunshine dust puise son inspiration chez les grands du rock, et du metal, progressif. Rush, Dream Theater pour ne citer qu’eux, sont de la partie sans oublier, naturellement, les influences indiennes qui apportent cette légèreté et cette détermination toujours zen. Dim, Out of time, Disengage/evaluate, The reckoning… Chaque chanson réserve son lot de surprises. Skyharbor mérite qu’on prête un peu plus attention à son oeuvre. Un groupe à (re)découvrir.