FLYING CIRCUS: The eternal moment

Allemagne, Prog (Fastball music, 2025)

Nous avions découvert Flying Circus avec Seasons 25, réenregistrement de leur album paru un quart de siècle pus tôt. Aujourd’hui, les progueux allemands reviennent avec The eternal moment qui, hasard ou pas, permet de célébrer le 35ème anniversaire de la formation. Au travers de 9 titres, Flying Circus interpelle et invite au voyage. Dès l’introductif A talk with the dead, on sait qu’on navigue sur les terres étranges d’un rock progressif qui puise autant dans le genre typé des 70’s que du plus contemporain, allant ainsi de Jethro Tull à Dream Theater, en passant par un jeune Deep Purple, voire Kansas ou encore Fleetwood Mac. La particularité ici provient plus d’instruments inhabituels dans le rock (de la mandoline au violon électrique – quelle beauté que ce mariage guitare/violon sur And you rest) que des constructions souvent alambiquées qu’on retrouve un peu partout. Le chant de Michael Dorp est à l’image de la musique, à la fois torturé et empli d’émotion. Les guitares de Mickael Rück sont aussi variées que les territoires explorés. La rythmique du bassiste (et violoniste) Roger Weitz et du batteur Ande Roderigo est aussi jazzy que directe, soutien complet à des univers musicaux aérés par les claviers de Rüdiger Blömmer (également au violon). On notera également des incursions dans des musiques folkloriques et traditionnelles, occidentales aussi bien qu’orientales. The eternal moment fait partie de ces albums qu’on écoute et qu’on décortique, ceux dont il faut plusieurs écoutes avant de se les approprier totalement. Une œuvre à part entière qui séduira tous les amateurs du genre.

FLYING CIRCUS: Seasons 25

Allemagne, Prog (Fastball, 2022)

certains artistes et musiciens savent célébrer certains évènements de manière originale. En 1997, les Allemands de Flying Circus publiaient leur premier album, Seasons. 2022-1997= 25, pas la peine d’aller d’aller plus loin pour trouver un raison valable de faire quelque chose. Alors, ce quelque chose, c’est quoi? plutôt que de proposer une simple version augmentée de titres rares ou inédits, Flying Circus a simplement choisi de réenregistrer l’intégralité de son album et de le réintituler Seasons 25. Mais pas que, puisqu’une version originale remasterisée accompagne ce nouveau disque. Débutant avec un Footprints in the sand dont les claviers évoquent Jon Lord (Deep Purple), le groupe explore des horizons autant rock qu’hispano ou orientaux. Les influences sont variées, allant de Deep Purple à Cat Stevens ou encore Pink Floyd, Fleetwood Mac ou encore Grateful Dead tout en imposant son identité musicale. Les 12 titres du quintette sont aussi mélodiques – aux influences, force du violon, quelque peu symphonique – que dynamiques. la chaleureuse voix de Michael Dorp est accompagnée des guitares envoutantes de Michael Rick. Avec des chansons allant de 3’30 à 10′, Flying Circus ne vise pas les radios. Mais là où cet album est encore plus intéressant, c’est à l’écoute de la version d’origine remasterisée. On se rend compte – parce que rares sont les amateurs du groupe en France, reconnaissons-le – que Flying Circus ne s’est pas contenté de réenregistrer son album. Le groupe a vraiment retravaillé ses chansons, leur apportant de nouvelles couleurs, de nouvelles idées sans jamais les dénaturer. un album double en quelque sorte qui permet aussi de faire le constat de l’évolution du groupe. Une jolie découverte, un quart de siècle plus tard…