TETRARCH: Unstable

Neo metal/Metalcore, USA (Napalm, 2021)

Nous avions discuté de cet album avec Josh, un des fondateurs et surtout chanteur et guitariste de Tetrarch, groupe fondé à Atlanta (cf. interview), en Georgie, depuis installé à LA. Freak, le premier album, fut une carte de visite pour Tetrarch, principalement aux USA. Aujourd’hui, avec Unstable – et un espoir de retour à une vie plus normale – la réputation des Américains devrait franchir les frontières et traverser les océans. Dès I’m not right, le ton est donné: il y a de la rage et de la gnaque. L’ensemble propose un mélange de neo metal avec des touches électro – évoquant aussi bien Korn que Ministry ou Limp Bizkit. Une forte influence du metalcore plus récent flotte également partout. On se prend rapidement au jeu tant les titres sont efficaces de bout en bout. Slipknot n’est jamais très loin comme le démontre le premier single au clip très réussi Negative noises. Même si la puissance est toujours présente, Tetrarch propose aussi des moments plus « calmes » offrant ainsi un disque varié et aéré. Autre force de l’album, sa production riche et grasse, signée Dave Otero. Unstable, c’est 10 titres qui font mouche et prennent l’auditeur pour ne plus le lâcher. Une superbe découverte que d’aucun présentent déjà comme la future grosse sensation, « the next big thing ». Si Tetrarch trouve son public, nul doute qu’il va grossir rapidement!

WHILE SHE SLEEPS: Sleeps society

Angleterre, Metalcore (Spinefarm,2021)

Nommer son nouvel album en référence au fan club du groupe, c’est un bel hommage à ceux qui ont porté While She Sleeps depuis ses débuts en 2006. Ce nouvel album, Sleeps society, arbore fièrement la fanion du club et le metalcore incandescent des 5 de Sheffield. 10 titres d’une puissance et d’une rage quasi exemplaire. Quasi, car en reprenant les mêmes ingrédients que pour son précédent opus – So what? paru en 2019 – les Anglais marquent quelque peu le pas. Alors, oui, le metal core aux accents parfois électro, à la rage vocale intacte et aux guitares tranchantes fait mouche à tous les coups sans toutefois réellement surprendre. Un album efficace qui ne déroutera ni ne surprendra pas les fans. On ne parlera pas de ces crédits – le listing des membres de ladite Sleeps society sans doute ? – inscrits si petits à l’intérieur de la jaquette qu’il faut un microscope pour les déchiffrer! Ce n’est là qu’un détail qui ne détournera pas l’attention de ces mêmes fans de ce nouvel album.

BRING ME THE HORIZON: Post human: survival horror

Angleterre, Metal (Sony music, 2020)

Violent, brutal, électro sont trois termes qui reviennent tout au long de ce Post Human: survival horror, nouvel album des Anglais de Bring Me The Horizon qui avaient réussi à surprendre avec son précédent opus, Amo (2019). Ca castagne dès Dear diary, qui démarre avec des hurlement explicite: la rage est là, la nécessité de se défouler aussi. Le groupe mélange tout au long des 9 morceaux metalcore rageur, rythmes électro et phrasé autant metal que rap, un mariage réussi. Teardrops, puissant, entraîne l’auditeur au cœur de mélodies efficaces et variées. C’est d’ailleurs une des forces de ce nouvel album: mélanger les influences au sein de ses morceaux, ne jamais aller à l’évidence, casser le rythme et les codes. Oliver Sykes fait des merveilles vocales, passant de hurlements de souffrance à un timbre fluet, alternant colère et puissance. Obey, deux syllabes qui sonnent comme un ordre, nous invite dans un univers violemment électro. Invitée à clore ce nouveau méfait, Amy Lee (Evancence) vient poser son chant sur One day the only butterflies left will be in your chest as you march towards your death pour un duo tout aussi puissant et efficace. Cet album sonne comme une alerte post apocalyptique et cependant parvient à tracer de nouvelles voies musicales. Un savant mélange de sonorités familières et futuristes. Brutal et efficace en diable, on n’attend qu la scène…

KILLSWITCH ENGAGE: Atonement

Metalcore, USA (Metal blade, 2019)

Depuis ses débuts en 1998 et malgré quelques changements de line-up notables (on ne se défait pas aussi facilement de la figure de proue qu’est un chanteur…), Killswitch Engage a su s’imposer et demeurer dans le peloton de tête des groupes de metalcore. Et là où tant d’autres ont disparu, les Américains continuent d’avancer. Pour preuve, ce Atonement, 8ème album de la formation de Boston, et 3ème avec le hurleur Jessee Leech James. Si le visuel évoque quelque peu le Once more around the sun de Mastodon, le contenu musical est au moins aussi furieux. Killswitch Engage ne se limite pas à du vulgaire metalcore. Pour cela, le chant n’est pas que hurlé, Jesse Leech alternant avec du chant clair dans un bel exercice vocal etc’est bien ce qui différencie le groupe. Le thrash est omniprésent, au point qu’on pourrait redéfinir son genre en tant que thrashcore, cependant on note également des référence aux géants du genre, notamment des clins d’œil appuyés à Judas Priest. Si le groupe ne laisse guère le temps de souffler, c’est qu’il a décidé d’attaquer l’auditeur de front en lui assénant 11 déflagrations qui font taper du pied et secouer la tête. Atonement, sans aucun doute, trouvera son chemin entre les oreilles des fans du genre et du groupe. A voir, espérons le, bientôt sur scène.

ATREYU: In our wake

Metalcore, USA (Razor & Tie, 2018) – Sortie le 12 octobre 2018

Atreyu revient avec In our wake, un nouvel album pas piqué des vers. Les vers de la poésie, s’entend! Le metalcore sans concession des Américains a depuis longtemps fait ses preuves et, que l’on soit sensible ou non au genre, une chose est sure: les gaillards cartonnent! Produit par John Feldman, déjà aux manettes de Lead sails and paper anchor en 2007, les amateurs retrouveront des traces de cette époque. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, car en faisant de nouveau appel à ce producteur, Atreyu  replonge dans son passé. Un passé qui, semble-t-il a été réclamé par les fans sur la route et qui a rallumé une flamme pas encore éteinte. Bien sûr, cet album n’est en rien passéiste, il reste moderne tant dans ses compositions, brutes et directes, que dans sa production, puissante et claire à la fois. Bien que n’étant pas sensible au genre, je dois reconnaître l’efficacité de morceaux comme Terrified, Into the open ou le morceau titre. La violence d’un Nothing will ever change ne déplairait sans doute pas à un Slayer des premiers jours… Metalcoreux, vous savez ce qu’il vous reste à faire!

Dernier concert de WILD DAWN: St Jean de Braye, le 31 mars 2018 (avec Irya et No One Is Innocent)

Il y a quelques semaines, Wild Dawn avait annoncé cesser ses activités et mettre un terme à sa carrière après un quatrième album et un ultime concert. C’est la salle des fêtes de Saint Jean de Braye, à côté d’Orléans, qui accueille la troupe, censée jouer entre Irya et la tête d’affiche annoncée No One Is Innocent. Pourtant, c’est bien Wild Dawn qui se retrouvera en tête d’affiche. La raison? Vous la découvrirez bientôt, au cours de l’interview que les gars aux chemises à carreaux ont accordée à Metal Eyes. Et elle est pour le moins surprenante…

C’est donc Irya qui ouvre les hostilités. Les Orléannais proposent un metalcore rugueux et leur concert est visuellement surprenant: le bassiste Djow a les pieds illuminés de bleu et le batteur, Cebrou, est vêtu d’un peignoir de boxeur. Les trois autres musiciens sont comme à la ville. Etonnant choix, selon moi, alors que les deux autres groupes de la soirée ont, à l’instar de nombreuses autres formations,  développé une identité visuelle. Lire la suite

WAY OF CHANGES: Reflections

Metalcore, Suisse (Dark tunes, 2018)

Je croyais le metalcore disparu, et pourtant, les Suisses de Way Of Changes arrivent avec leur premier album pour me prouver le contraire! Reflections regroupe 10 titres aussi percutants que séduisant, si l’on ne s’arrête pas aux hurlements du premier titre, Carry on. Car Way Of Changes alterne et varie le chant, parfois virulent, à d’autres moments plus passe partout. Ce qui est cependant remarquable, c’est cette propension à composer des morceaux de pur metal,, du heavy « de tradition » et de moderniser ces compos pour en faire du neuf. Quand on leur demande quel titre est le plus représentatif de leur musique, ils réponde de concert Trapped, qui, en effet, inclus tous les éléments que l’on retrouve sur Trust, Meaningless, A patience’s end… On sourira aussi de ce léger accent dans le chant anglais mais on headbanguera bien plus encore. Reflections est une vraie carte de visite à découvrir au plus vite.

Interview: WAY OF CHANGES

Interview WAY OF CHANGES. Entretien avec Théo (chant, guitare) et Quentin (batterie). Propos recueillis au Hard Rock Cafe de Paris le 19 février 2018

Metal-Eyes : Devinez quelle est la première question que je vais vous poser…

Théo : Euh… De te raconter la formation du groupe ! Alors, on s’est formés en 2013, c’est moi qui ai lancé le projet. Je sortais d’un autre groupe plus heavy metal « classique » et j’avais envie de monter un groupe plus metalcore et j’ai diffusé des petites annonces. Elliot, notre autre guitariste, m’a contacté, ensuite, c’est Théo, puis Maxime à la basse et, tout à la fin, un peu plus difficile à trouver, c’était Simon, notre chanteur.

Metal-Eyes : Vous êtes Suisses. Votre ville d’origine c’est ?

Quentin : Lausanne.

Metal-Eyes : Quelles ont été les grandes étapes depuis votre formation ?

Théo : On avait décidé de révéler le groupe directement avec du contenu à partager. Don, on a préparé un Ep, qu’on a lancé avec le single. Ensuite, on a eu la chance d’avoir tout de suite de gros concerts, et une des grosses dates qu’on a faite, c’était le Summer Breakdown, un festival à Genève, où on a joué avec Benighted et Dagoba. Ensuite, la grande date, c’était vendredi dernier, le 16 février, avec la sortie de l’album. Un gros projet qu’on a travaillé depuis deux ans, voire plus.

Metal-Eyes : Alors ça fait quoi de voir son album enfin en bacs ?

Théo : On est soulagés…

Quentin : Oui, c’est un soulagement ! On a passé une année 2017 assez frustrante du fait que l’album était déjà prêt, musicalement, prêt à être pressé, mais on a dû attendre parce qu’on a cherché un label, ce qui a pris pas mal de temps. On a dû attendre 6 mois pour avoir enfin le produit dans les mains et c’est le début de l’aventure. On se réjoui de faire du live…

Metal-Eyes : Quand j’ai reçu l’album, la première chose que je me sois dite c’est que Way Of Changes, votre nom, ça sonne comme un message politique. Quelle en est la vraie signification ?

Théo : C’est une chose qu’on nous fait en effet remarquer… Les gens lisent Voie du changement, mais on n’a pas cette prétention ! Nous, on le voit plus comme la manière de changer des gens, cette façon qu’ont les choses de changer. Cet album, Reflections, parle justement de réflexions sur des modes de vie, des choix individuels et propres à chacun. C’est une réflexion sur le pourquoi les gens changent, pourquoi ils prennent certaines décisions, pourquoi ils vivent d’une certaine manière plutôt que d’une autre… Ca n’a pas la prétention de révolutionner quoi que ce soit..

Quentin : On ne veut pas changer la société actuelle, loin de là !

Metal-Eyes : Cet album mélange les aspects mélodiques d’un heavy moderne et la rugosité d’un chant extrême. Comment définiriez-vous votre musique pour quelqu’un qui va vous découvrir ?

Quentin : On a été, ou on s’est, classifiés nous-mêmes, Metalcore…

Théo : C’est vrai, et on en est bien conscient, que notre chant principal ressemble à du death ou même du black metal, les chants clairs se rapprochent du doom, les mélodies, comme tu disais, se rapproche du heavy, voire du metalcore des années huitante, nonante à là Insane. C’est toujours difficile de définir notre style de musique mais je dirais que c’est un mix entre les rythmes et la brutalité du hardcore et les mélodies presque metal mélodique.

Metal-Eyes : Justement, qu’est-ce qui vous a orientés vers le metalcore plus qu’autre chose ? Il y a quand même une belle variété musicale dans ce disque.

Quentin : Je pense que ça fait partie de nos influences, en tout cas, ce qu’on écoutait au début du groupe. On écoutait tous un peu la même chose, du Parkway Drive, August Burns Red… et on aimait bien ces riffs breakdown, qui bougent et aussi un peu catchy. On était aussi friands de cetet partie clean et mélodique, qu’il y avait peu dans l’Ep. Les gens ont bien aimé, nous aussi donc on en a mis un peu plus.

Metal-Eyes : C’est aussi une évolution, un mode de changement. Je voudrais qu’on parle un peu de la pochette : en dehors de la symétrie du losange, quel est le rapport entre le titre, Reflection, et ces plumes qui rappellent une revue du Moulin Rouge ?

Théo : Déjà, sur notre Ep, tous les artworks sont dessinés par Simon, notre chanteur. Il y avait déjà ces fioritures, ces espèces de feuilles ou plumes. On en avait aussi sur notre merch, donc on a gardé cette ligne directrice en jouant avec une réflexion, ce côté symétrique. Pour l’album, on voulait quelque chose de sombre et sobre, et mettre en avant ce losange qui est dans le logo du groupe. Comme c’est notre première production à sortir de Suisse, on voulait le mettre en avant. Cest beaucoup moins chargé que l’Ep, qui était pleins de détails en rapport avec les titres. Là, on voulait quelque chose qui soit plus aéré, passe partout.

Metal-Eyes : Je ne connais pas très bien la scène suisse, en dehors des groupes de ma génération comme Krokus, Gotthard ou Celtic Frost. Vous vous situez où, sur cette scène ? Comment est la scène metal en Suisse ?

Théo : Selon nous,e lle est un peu clivée entre la Suisse romande et la Suisse Allémanique, comme pour tout, tout est très séparé en Suisse !

Quentin : Selon les votations, la majorité sont des Suisses allemands, la minorité des Suisses romands.

Théo : C’est très différent… Au niveau de la scène, en Suisse romande, on la connait très bien, elle est très soudée, tout le monde se soutient, s’engraide, quelle que soit la populartité des groupes. D’ailleurs, nous, on a été très bien accueillis quand on est arrivés alors qu’on débutait vraiment. Par contre, c’est une communauté assez petite, on reconnait vite les gens quand on va à un concert, on les a déjà vus ! Côté Suisse allémanique, ça a l’air d’être un peu plus « ouvert » c’est-à-dire que les gens vont à des concerts sans forcément connaitre les groupes. Ca à l’air d’un peu mieux fonctionner…

Quentin : Il y a une partie qui est liée à la taille des scènes, nous, en Suisse romande il y a des grosses salles pour des grands groupes, ou des petits bars avec des mini scènes… Pour les groupes de taille moyenne comme nous, on a du mal à y jouer. Les grandes salles sont trop grandes, les petites sont trop petite… En Suisse allémanique, il y a beaucoup plus de salles de taille moyenne et je pense qu’ils ont beaucoup plus de facilité à organiser des concerts pour des groupes qui sont sur le point de passer semi pro…

Metal-Eyes : Vous parlez de scène tous les deux, un album, pour un groupe de rock, ça se défend sur scène. Quels sont vos projets à venir ?

Quentin : On a une tournée suisse qui a commencé au mois de février, qui s’appelle Out of control tour, et tourne avec deux autres groupes suisses allemands. On se déplace de ville en ville les week ends, jusqu’à avril. A chaque ville, un groupe local est invité.

Metal-Eyes : Et vous assurez la tête d’affiche ?

Théo : En fait, on est co-headliners : quand on joue du côté romand, c’est nous, du côté alémanique, c’est eux.

Quentin : Ensuite, on aura une tournée européenne en support d’un groupe un peu plus important, mais on y travaille encore. On a eu quelques propositions qu’on a malheureusement dû refuser à cause de nos plannings. C’est un peu difficile de se libérer tous en même temps vu qu’on travaille à côté, mais on devrait pouvoir annoncer des choses d’ici cet automne et explorer les pays frontaliers, limitrophes de la Suisse.

Metal-Eyes : Si vous ne deviez retenir qu’un seul titre de Reflection pour expliquer à quelqu’un qui ne vous connait pas ce qu’est Way of changes, ce serait laquelle ?

Théo : Peut-être Trapped

Quentin : C’est celui auquel je pensais…

Théo : Parce que il y a tout ce qu’on fait dedans. Il y a des parties guitares plus travaillées, qui parfois prennent plus de place que le chant, c’est-à-dire que les guitares mènent par moment le jeu, d’autres moments, c’est le chant domine complètement, des passages clean, un breakdown à la fin… Je pense que c’est un morceau qui nous représente assez bien

Quentin : Pareil, et pour les mêmes raisons.

Metal-Eyes : Si vous deviez choisir une devise pour le groupe, ce serait quoi ?

Quentin : Je pense que les trois choses qui ressortent souvent et qui nous correspondent le mieux, c’est « honnêtes, énergiques et bonne humeur ». Sur scène, on nous dit beaucoup « punaise, vous faites du metal et sur scène vous souriez tout le temps ! » En fait c’est parce qu’on s’éclate et on a envie de partager cette bonne humeur avec le public. C’est vraiment ce qui est important lors des concerts c’est que ce soit énergique et que ce soit la fêtes !

Théo : Voilà, que tout le monde passe un bon moment !

Metal-Eyes : Vous avez tous les deux passé la journée en promo, quelle a été la meilleure question, la plus étonnante, la plus surprenante, qu’on vous a posée aujourd’hui ?

Théo : Ah, c’est pas mal ça comme question… Par rapport au groupe, on nous a demandé si le groupe était démocratique… J’ai trouvé que c’était assez marrant comme formulation

Metal-Eyes : Surtout pour un groupe venant d’un pays dictatorial comme la Suisse…

Théo : On a répondu que oui, mais on n’en a pas besoin : on est sur la même longueur d’ondes, tu as pu le voir avec les deux dernières questions : il y en a un qui répond, l’autre est d’accord (rires) !

Metal-Eyes : Ca pourrait aussi se rapprocher d’une dictature…

Quentin : C’est vrai (rires). Tu ne le sais pas, mais après, on se tape ! Non, on est généralement tous du même avis, et c’était la volonté de ce groupe. On est un groupe d’amis, de potes, on s’amuse et ça va avec l’ensemble.

Théo : Quand j’ai créé ce groupe, je voulais vraiment que tout le monde tire la corde en même temps, pas qu’il y en ait un qui tire les autres vers le haut en disant « oin fait comme ci ou comme ça, et poas autrement ». Tout le monde a son mot à dire, tout le monde participe, même ce qui est dans les aspects extérieurs, comme l’organisation des concerts, comment on se déplace, comment on s’organise pour le matériel, pour les répètes. Chacun a sa tâche, sa spécialité et je pense que de cette manière on a aussi plus le contrôle.

Metal-Eyes : Donc c’est une histoire de couple à cinq.

Théo : Exactement

Quentin : Ménage à 5.

Metal-Eyes : « Ménage à 5 »… Ca fait beaucoup quand même ! Merci en tout cas de m’avoir reçu et bonne chance avec cet album.

Théo : Merci beaucoup !

Quentin : Merci !

 

36 CRAZYFISTS: Lanterns

Metalcore, USA (Spinefarm, 2017)

Jamais je n’ai été un grand amateur de metalcore, ni de neo metal, les deux « étiquettes » qui collent comme de la glu au dos des Américains de 36 Crazyfists. pour son huitième méfait, Lanterns, Brock Lindow seul membre originel, semble toujours aussi déterminé. Si Death eater attque sévère, Wars to walk away from, explosif, est plus ambiancé, un signe encourageant. Mais on ne se refait pas: si 36 Crazyfists sait apporter une savante dose de mélodies à ses compos, le maître mot demeure « brutale efficacité ». Metalcore est sans doute restrictif, mais on reste dans le « core ». Même la power ballad Sea and smoke se fait brutale, contrairement à l’acoustique Where revenge ends, temps calme et doux avant le retour de la furie. Doté d’une belle production, l’album se laisse, finalement, écouter avec plasir. Même si des pauses sont, dans mon cas, nécessaires…