BROTHER FIRETRIBE: Sunbound

Hard FM, Finlande (Spinefarm, 2017)

Brother Firetribe, c’est quoi? Formé en 1989 en Finlande, Brother Firetribe est un groupe de hard rock FM/AOR qui publie aujourd’hui son quatrième album studio (False metal en 2006, Heart full of fire en 2008, Diamond in the firepit en 2014 et ce Sunbound en 2017, ainsi qu’un Live at the Appolo en 2010)

Sunbound, ça donne quoi? C’est simple: les 12 titres de ce nouvel album nous renvoient aux meilleures heures du hard FM, de l’AOR au son léché et aux mélodies langoureuses et néanmoins imparables. Ce rock radio friendly qui fit les beaux jours de MTV. On y trouve tout: des références évidentes – l’hommage à Lemmy et Prince sur Indelible heroes, le clin d’ oeil au Eye of the tiger de Survivor avec Taste of a champion, les clichés par légions entières et totalement assumés (Give me tonight, Heart of the master ou Restless heart). La production propre et passe partout évoque autant Bon Jovi que Night Ranger, Winger, Poison ou Europe (cf. la ballade sirupeuse Shock), et le groupe met aussi en avant les cordes et les orchestrations qu’il aime ( Phantasmagoria). Brother Firetribe voit les choses en grand format et atteint parfaitement son objectif avec Sunbound , celui de remettre au gout du jour, avec brio et élégance, un genre loin d’être has been.

A noter : Brother Firetribe sera à La Maroquinerie de Paris pour une de ses trop rares apparitions françaises le 19 octobre 2017!

ROCK WOLVES: Rock Wolves

rockwolves_2016Hard rock, Allemagne (SPV, 2016)

Il a refait parlé de lui en reprenant les baguettes pour Michael Schencker et son Temple Of Rock. Cette expérience, la tournée aussi, lui a sans doute donné envie de reprendre le chemin des studios. N’en ayant pas encore discuté avec lui, ce ne sont là que des suppositions, mais voilà, Herman Rarebell, le batteur de la plus illustre représentation de Scorpions (avec Francis Bucholz à la basse qu’on a aussi retrouvé avec le Temple Of Rock cité plus haut) dans les années 80 s’est allié avec Michael Voss et Gutze Hinz, respectivement ex-Mad Max à la guitare et au chant et ex-H-Blockx à la basse, au banjo et aux claviers et ils ont, ensemble, monté ce Rock Wolves. Power trio? Super groupe? Avec la promo qu’il y a autour de ce projet on serait en droit de s’attendre à du gros hard rock classieux, non? Dès le titre d’ouverture Rock for the nations, message à lui tout seul, on se demande où on est. La prod est bonne, certes, le son enrobé comme une friandise, mais le fond est, comment dire? Pop, les guitares sont légèrement hard et le chant est… suave. Il rappelle étonnamment – tiens, on en reparle aussi – Dan Reed, mais à un point tel que je me suis demandé s’il n’était pas de la partie! et l’ensemble est rock FM, même pas hard, parfaitement radiophonique avec quelques clins d’oeil aux anciens groupes des musiciens. Même la reprise de What about love, popularisée par Heart lors de son grand retour en 1985, est molle… Pourtant, les compos sont sympas, il y a de la matière, des idées, la production est irréprochable, mais quoi? A mes oreilles, c’est sirupeux et ça fait soupe commerciale sans intérêt. Quelque chose ici est raté, et c’est l’absence de vraies guitares, de chant hargneux sinon rageur, de tempête sonore. Dommage, vraiment.

Note: 6/10

Titre que je retiens: The lion is loose