SAINT CHAOS: Seing red

Allemagne, Pop (Rough trade, 2021)

Attention: anomalie! C’est marrant comme les apparences peuvent être trompeuses parfois… Avec un nom comme Saint Chaos, on pourrait imaginer un groupe qui foute le bordel version punk irrévérencieux. Allez, hop, un CD in ze lecteur et… Mais non! Même s’ils voient rouge (Seing red, le titre de leur album), le combo allemand reste propre et gentillet, distillant une pop soft et, dans l’ensemble, bien foutu. Même si les tonalités sont familières (on retrouve du Police ou du Titiyo, de la new wave ou de la dance) les mélodies regorgent de trouvailles et d’effets originaux et d’airs entêtants qui puisent autant dans le rock soft des 80’s que dans ce que la pop fait le mieux. Oui, on est très loin du hard rock, a fortiori plus encore du metal! Mais allez, en cette fin d’année, un peu de douceur ne peut faire de mal, d’autant avec un album enrobé de blanc et rouge, les couleurs préférées du père Noël. Fun mais plus pour amateurs de boite de nuit que pour heabanger, même sur le retour.

CRUSKIN: Time to rise

Rock/Pop, France (Autoproduction, 2018)

Etrange, ce Cruskin. Formé en 2009 par la chanteuse / guitariste / pianiste Sabrina, le bassiste Mike et Samuel, le batteur, le trio se distingue en explorant divers horizons, à la fois rock et électro. Les forts accents pop de ce Time to rise, troisième album du combo évoquent la new wave et, naturellement, l’univers des musiques électro. A priori, ça colle pas dans ce webzine… Mais voilà, la corne de brume du morceau titre qui ouvre ce disque est suffisamment lourde pour m’intriguer. En plus, c’est bien produit, bien foutu dans l’ensemble, chanté dans un anglais enfin compréhensible et surtout, le rock n’est jamais très loin… Ok, I found you est trop « boite de nuit » pour que j’accroche, tout comme Burning away. Cependant, ce dernier visite des sonorités plus rock et énervées, variant les rythmes, rendant l’ensemble intéressant. Je m’arrête en revanche sur ce No regrets aux furieuses guitares, presque punk, ou The runner qui m’évoque le Blondie des 80’s. En revanche, les boites à rythme de Let me see your love me font fuir, tandis que Frozen puise dans le pop rock chantant et entraînant. Bref, Cruskin se fait plaisir en jouant ce qui lui plait, et, au passage, ratisse large. Pas révolutionnaire, mais digne d’intérêt car ce disque s’adresse, sinon aux amateurs de metal, autant aux amateurs de musiques électroniques que de rock.

STARSET: Vessels

starset-2016Pop Rock  (Spinefarm/Razor & Tie, 2017)

On prend les paris? Starset pourrait frapper fort, très fort, même, avec ce Vessels. Mais pas dans la sphère metal. Qu’est-ce qui a donc bien pu chatouiller l’échine de Spinefarm pour signer ce groupe américain, originaire de l’Ohio, plus pop qu’autre chose, je me pose la question. Car c’est bien de pop rock qu’il s’agit. Oh, bien fait, du chant correct, mielleux et doux avec, parfois, quelques accents extrêmes, genre « on est des bad boys », des sonorités electro, et des mélodies, parfois dégoulinantes et qui, souvent, visent les radios, des mélodies, en résumé qui vont plaire aux jeunes filles pré pubères, voire pubères. Un peu d’énergie sur les refrains, de la mélodies partout, des voix qui passent partout… Rien de neuf et tout pour plaire. Top 50 visé, pas forcément assuré.

 

Note: 5/10