Concerts from home: SCORPIONS

Parce que nous sommes privés de concert jusqu’à… seul le diable le sait, et encore… Metal Eyes, au travers de Concerts from home,  vous invite à revivre les grands ou plus obscurs moments live que la vie discographique nous a offerts. Cette semaine, allons chez nos voisin d’Outre Rhin célébrer les immenses Scorpions.

SCORPIONSTokyo tapes (RCA, 1978)

Made in Japan, le double album live de Deep Purple paru chez EMI en 1972 a fait un tel effet que nombreux sont les groupes souhaitant marcher dans les pas des Anglais. Scorpions, qui vient, après deux premiers albums un peu remarqués, de publier un indispensable triptyque (In trance en 1975, Virgin killer en 1976 et Taken by force en 1978) s’est hissé parmi les plus grands groupes du rock international. Un exploit pour un groupe allemand à une époque dominée par les Anglais et les Américains. Mais le groupe a le vent en poupe, tant à domicile où il a, en 1977, été élu meilleur groupe allemand, qu’en Europe que Scorpions sillonne intensivement. Sollicité de partout, la formation, alors composée de la solide base Klaus Meine (chant) et Rudolf Schenker (guitare), les fidèles Francis Buchholz (basse) et Uli Jon Roth (guitare) et Herman Rarebell (batterie, arrivé dans le groupe au mois de mai 77 en lieu et place de Rudy Lenners) se lance, au mois d’avril 78, dans une tournée japonaise en 1978. Taken by force est paru quelques mois plus tôt, en décembre 1977, lorsque les Allemands s’envolent. C’est la première fois que les teutons se rendent au pays du soleil levant, alors immortaliser l’instant semble une évidence. En fait de tournée, le groupe donne un total de 5 concerts à Nagoya, Osaka et Tokyo entre le 23 et le 27 avril 1978. Deux des dates de Tokyo sont ainsi immortalisée – les 24 et 27 avril – au Sun plaza hall. Deux dates qui deviendront Tokyo Tapes, produit par Dieter Dierks, fidèle producteur du groupe depuis 1975 et responsable des 3 albums mentionnés plus haut (et des suivants, jusqu’à la fin des 80’s). Ce témoignage été enregistré à l’aide du studio mobile Tamco par Tomotsu Yashida. Et le rendu est simplement à la hauteur de la folie des prestations du groupe, dont les musiciens sont encore capables de se contorsionner et de se muer en pyramide humaine. Forcément, seul un double album peut rendre justice à la puissance de ces prestations, nerveuses et épineuses à souhaits. Naturellement centré sur son dernier né avec 4 extraits, à égalité avec In trance, tandis que 3 morceaux honorent Virgin killer. Soit 11 titres sur les 18 de ce live. Le public japonais, qu’on dit habituellement sage, est ici bruyant même si on a parfois le sentiment qu’il ne reconnait pas immédiatement les chansons, qu’il attend les premières paroles pour clamer son approbation. Et Scorpions fait tout pour le séduire, alternant entre titres rock et ballades – une spécialité de toujours pour ceux qui n’ont découvert le groupe qu’en 1984… Les photos intérieures de ce double album montrent des musiciens heureux. Imitant les Beatles traversant la rue (il y a un peu plus de monde dans les rues de Tokyo que celles de Liverpool), et quelques tranches de vie et de concert ne sont malheureusement pas assez pour assouvir la curiosité du fan. Mais c’est aussi l’époque qui veut ça. Ce sera pourtant la dernière participation du lunaire Uli Roth qui sera par la suite remplacé (d’abord temporairement, puis définitivement, mais c’est une autre et longue histoire !) par le discret et sympathique Matthias Jabs. La carrière de Scorpions, alors au sommet de sa forme, n’a pourtant pas encore atteint les sommets créatifs et populaires que lui réservent les années 80. La bête va bientôt devenir un monstre sacré. Tokyo tapes lui en ouvre le chemin, le disque rencontrant un succès plus que mérité partout dans le monde. Ce premier live de Scorpions fut plus tard réédité sous format CD, remasterisé en 2001 par EMI (et se vit alors amputé de Polar nights par manque de place sur un CD simple) puis en2015 par BMG. Cette dernière version propose un CD supplémentaire regroupant Tokyo tapes dans son intégralité ainsi que 3 morceaux supplémentaires (Hell cat, Catch your train et Kimi Ga yo) ainsi qu’une seconde version de Polar nights, He’s a woman, she’s a man, Top of the bill et Robot man dans un packaging valorisant cette œuvre indémodable.

AMERICAN TOURS FESTIVAL: Scorpions, Rival Sons, Stray Cats et bien plus encore!

Du 5 au 7 juillet 2019, se tiendra la nouvelle édition du American Tours festival, qui se tiendra au parc des expos de la ville de… Tours!

Cette année, le festival a su attirer de nombreux artistes rock dont les légendaires Scorpions (et son « noveau » batteur Mikkey Dee) le vendredi à 22h, ainsi que, le lendemain, Rival Sons (21h) et les non moins légendaires Stray Cats (22h30).

Mais ce festival ne se résume pas qu’à ces concerts: musicalement, il y en aura pour tous les goûts, de la country au rock et au hard rock, ce sont 50 concerts prévus sur ces 3 jours.

Le American Tours festival, c’est avant tout, et surtout, un accès à toute la culture américaine, de sa musique à son esprit vintage, du square dance au rockabilly, sans oublier ses belles mécaniques. Un esprit unique en Europe, et donc un rendez-vous à ne pas manquer.

A noter: le festival sera exceptionnellement précédé  le 4 juillet par une soirée spéciale Independance day.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site du festival: www.americantoursfestival.com

 

SCORPIONS: Born to touch your feelings

Rock, Allemagne (RCA/Sony music, 2017)

Scorpions sans ballades ne serait pas Scorpions. Alors quoi de mieux que de célébrer l’arrivée de Mikkey Dee à la batterie que de proposer une nouvelle compilation de ballades? Un peu contrasté, non? Voire contradictoire, pour l’ex bucheron de Motörhead! Ce Born to touch your feelings présente la particularité de proposer des morceaux remasterisés (principalement en 2015) ou présentés dans des versions plus récentes. Bien sûr figurent au tracklisting les indispensables que sont Always somewhere, Holiday, Lady starlight, When the smoke is going down, Wind of change ou Still loving you. Ce disque est cependant l’occasion de (re)découvrir d’autres morceaux comme Follow your ehart, Melrose avenue, The best is yet to come… 17 titres, 17 ballades variées et souvent enchanteresses. Seulement, 17 ballades, c’est long pour l’amateur de rock. Ok… ce n’est sans doute pas la cible commerciale, le public visé étant plus celui qui ne connait Scorpions que via, pour, ses ballades. Le produit final est toutefois réussi, et présente l’énorme avantage, en soirée, de ne pas chercher des heures durant une jolie ballade pour un moment de douceur. Un beau produit, une belle compilation, pas du tout représentative de ce qu’est Scorpions. Mais ça sent quand même le futur album… Plus rock, sans aucun doute! En attendant, si vous n’avez pas encore trouvé comment faire plasir à votre douce, il est encore temps!

« I feel good ! » Ces chansons qui (me) font du bien.

Juno, Intouchables, Little Miss Sunshine, Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, In her shoes, Happiness therapy, La famille Bélier

Pourquoi je vous parle de ces films? Eh, bien, tout simplement parce qu’ils rentrent dans cette catégorie ensoleillée qu’on appelle les « feel good films », ces réalisations qui, inévitablement, immanquablement, assurément donnent la pêche. On sort des salles obscures, on quitte son écran télé, un grand sourire aux lèvres, un soleil dans le cœur. Si le cinéma est capable de tels exploits, la musique n’est pas en reste… Et, chez Metal-Eyes, quand on parle « musique » on entend « metal ».

OK, soit disant « le metal n’est pas réputé pour être une musique qui donne la banane et le sourire »? Si l’on excepte les joyeux lurons de Freedom Call et autres formations happy metal, c’est en général un univers considéré par les méconnaisseurs comme plus sombre, les sujets abordés sont souvent sérieux et engagés, ou satanistes et machistes. Au mieux… Seulement voilà: tout n’est pas constat amer, parties de jambes en l’air ou vénération d’idoles démoniaque, loin de là. Le metal sait aussi nous offrir ces chansons qui inévitablement, immanquablement, assurément (me) donnent la pêche. Je vous propose donc un (tout petit) tour d’horizon de ces chansons qui, à tous les coups, me donnent envie de me surpasser, me mettent en confiance et m’assurent de passer la meilleure des journées possibles.

Testez, et soyez conquis. Goûtez en, et partagez. Car en ces périodes sombres que nous traversons, un peu d’optimisme et de positivismes ne sauraient être que bienvenus. Petit passage en revue d’une petite heure de bien être qui ne demande qu’à être enrichie et rallongée.

Détente et farniente… que demander de mieux? Ils sont quelques uns à nous inviter au voyage, à nous dire « relaxe-toi, profite de la vie et des longues journées sur cette plage ensoleillée… » Mouais, je voudrais bien vous suivre…

Aerosmith_-_Permanent_VacationAerosmith: Permenant Vacation (Permanent Vacation, Geffen, 1988)

Tout est dit dans le titre de la chanson titre de ce disque paru en 1988. Avec ses sonorités exotiques, cette chanson nous projette dans l’univers féerique des plages de sable fin, ensoleillées en permanence. Farniente, détente, repos. Et même si les vacances ne s’apprécient que parce que ce sont des vacances, mmmhhhh… Qu’il est bon de se projeter dans un espace sans besoin de se lever pour aller travailler… Petit bonus non négligeable: le reste de l’album est à croquer aussi!

 

 

Motorhead 1916

Motörhead: Going to Brazil (1916, Epic, 1991)

A force de sillonner le monde, il fallait bien que Lemmy lâche le morceau. Quelle est sa destination préférée? Et j’imagine volontiers ce qui a pu inspirer le grand bonhomme. Jolies filles, cocktails, douceur de vivre, tous les ingrédients sont réunis autour du vrombissement des moteurs d’un 747 au décollage. Que dire de le rudesse de ce titre sans concession qui vous sort du transat en un clin d’œil et fait taper du pied? On pourrait également parler du plus récent Going to Mexico, paru sur le dernier album, l’idée musicale est assez proche.

 

 

Black_Stone_Cherry_-_Magic_MountainBlack Stone CherryMagic mountain (Magic moutain, Roadrunner, 2014)

Un peu à part dans la discographie des rockers du Kentucky, Magic Mountain contient cependant son lot de pépites qui clament la joie de vivre et les bonheurs simples. La chanson titre est un de ces moments et invite à l’éblouissement de la randonnée montagnarde. Bref, le retour au contact avec la nature, belle, impressionnante, généreuse et, parfois, terrifiante.

 

 

La vie n’est pas faite que de repos; On s’ennuierai à la longue. Elle nous réserve parfois de mauvais jours, de mauvaises surprises. Et ça, les musiciens aussi y sont confrontés. Deux possibilités se présentent alors: soit on baisse les bras, on subit sans rien dire, quitte à péter un câble, soit on redresse la tête et on voit le bon côté des choses. Et ceux de nos amis qui sont passés par des galères nous offrent quelques jolis enseignements:

 

helloweenHelloween: I can (Better than raw, Raw power, 1998 )

A une époque de doute, Helloween ayant perdu de son aura et de son influence après le départ de Michael Kiske, Andi Deris, chanteur arrivé en 1993, écrit ce I can enjoué que j’ai depuis longtemps adopté comme leitmotiv quotidien: « I can make it all again »… « I can make the call again »… « Don’t wanna loose, don’t wanna go down » … « Leave me waiting is on strike today » (oui, je sais, j’ai réarrangé à ma sauce – en tout cas j’aime beaucoup ma version aussi – l’originale qui dit « leave me waiting years or strike today« ) … toutes les paroles de cette chanson sont un appel à se battre pour ce en quoi l’on croit, se battre face à l’adversité et ne jamais baisser les bras. Obama l’avais bien compris, même si je doute qu’il se soit inspiré des Allemands! Tout le monde peut se sentir perdu, les accidents de la vie touchant tout un chacun. Et cette chanson, en particulier, redonne confiance et espoir.

 

judas priestJudas Priest : Worth fighting for (Angel of retribution, Sony music, 2005)

Si ce disque paru chez Sony music a permis à Rob Halford de réaffirmer avec force son retour et, surtout, son rôle au sein de Judas Priest, cette chanson, pas la plus connue de l’album, mérite qu’on s’y arrête. Car si elle parle d’amour, elle est également une invitation au combat personnel pour réussir ce que l’on entreprend. Oui, il y a des choses qui méritent qu’on se battent pour elles, des personnes et des causes.

 

Airbourne Black_Dog_Barking_(Album_Cover)
Airbourne:
Back in the game (Black dog barking, Roadrunner, 2013)

A ce stade de sa carrière, Airbourne devrait pouvoir remplir des salles de plus de 1500 personnes. Mais ça… Les galères en tout genre, les Australiens semblent connaitre. A chacun de leur retour, c’est une claque que l’on se prend. Je me suis éloigné, mais me revoici en pleine forme! Eh bien rien ne semblait plus approprié lorsque j’ai décidé de revenir dans l’aventure du webzine. Depuis, ça roule! Rock on

 

Scorpions_-_Sting_in_the_TailScorpions: No limit (Sting in the tail, Universal music group,2 010)

Encore et toujours le positivisme. Tant que l’on s’impose des limites, celles de la morale ou de peu importe quoi d’autre, il est impossible de faire tomber les barrières, d’avancer. »You gotta live it up, there’s no limit, We’re gonna make it / You give it all you got, there’s no limit, Reach for the sky« . C’est le principe même de ce webzine auquel je n’impose de barrières que celles que je ne veux pas franchir. Pour le reste, il ne faut pas hésiter. Seuls ceux qui ne demandent rien ne peuvent réaliser leurs rêves.

def leppardDef Leppard: All time high (Def Leppard, e.a.r. music, 2015)

Un bon Def Leppard, en général, ça requinque. malheureusement depuis trop longtemps ignoré en France, les anglais ont pourtant publier un superbe album éponyme en 2015 sur lequel figure ce All time high énergisant et redynamisant. Ce qui ressemble a une chanson d’amour peut cependant, comme tout texte en réalité, être lu, interprété à différent niveaux. Si l’on retiens la partie qui dit « Never giving up, never giving up, never gonna die , I’m on an all time High, You gimme the wings, you gimme the reason to fly » chacun peut entendre ou lire ce qu’il souhaite. Pour ma part, ces ailes, c’est ma liberté, cette liberté qui me donne l’envie et l’énergie d’avancer au quotidien. Et, aujourd’hui, peu de choses pourraient entacher mon optimisme et ma joie de vivre.

 

Ce dossier est bien sûr loin d’être complet. Ces huit chansons, cependant, ont un effet magique sur mon humeur: je ne m’en lasse pas, et le message positif est simplement bienfaisant et apaisant, quelque soit le moment de la journée où je les écoutes. Rien de tel d’ailleurs que de les écouter d’une traite!  J’en ajouterai d’autres, sans doute, au gré de mes (re)découvertes et humeurs. En attendant, je vous prépare déjà un autre document sur un thème que nous apprécions tous plus ou moins, un sujet qui fait partie de notre univers: les chansons à boire. Et croyez moi, elles sont nombreuses!

 

 

SCORPIONS: Return to forever tour edition

scorpions tour edHard Rock, Allemagne (Sony music, 2016)

On ne va pas revenir sur le contenu de Return to forever, album originellement paru en 2015 et décortiqué par tous les médias de la planète metal. Nous ne reviendrons pas non plus sur le fait que souvent il est préférable de se taire avant d’annoncer sa retraite… Cependant, Scorpions a décidé de faire les choses en grand; Déjà, ce « tour edition » se décline en plusieurs modèles/formats: un cd simple, orné du drapeau français, contenant 19 titres. C’est déjà 7 de plus que sur l’album d’origine, une beau cadeau, en somme. Ensuite, le modèle qui nous intéresse aujourd’hui: cette édition comportant les 19 titres et agrémentée de 2 dvd live: le premier enregistré à New York fin 2015, le second – cocorico! – capté lors de notre Hellfest national en juin 2015. Autant dire que les amoureux des Allemands sont servis. N’est-ce pas un peu beaucoup, cependant? Car aussi efficace puissent-ils être sur scène, la bande de Klaus Meine et Rudolf Schenker est parfaitement rodée. Les concerts sont calibrés et donc ne proposent pas de grandes différences et les setlists sont quasi identique, ainsi que les prestations, au delà d’un concert (NYC) en intérieur, et l’autre (Hellfest) en plein air. Seuls Rock n roll band et Blackout sont remplacés sur le second par Big city nights et Crazy world. On notera quand même l’extraordinaire participation de ce gamin de 12 ou 13 ans qui accompagne Matthias Jabs à la guitare et se lache malgré la pression qu’on l’imagine subir! Les bonus du DVD sont moyennement intéressants, exception faite de ce documentaire « on the road in America », avec plein de témoignages de fans, un Meet and greet sans grand intérêt (surtout si les fans, ce qui est aujourd’hui le cas, payent…), tandis que celui du HF ne présente que peu d’intérêt puisqu’il ne s’agit que d’une interview promo de Return to forever. Oui, on aurait souhaité plus de surprises comme des images backstage, des témoignages de fans ou autres prises lors de ce festival désormais incontournable, mais ne chipotons pas… Au final, l’intérêt réside véritablement en ces concerts, dotés de belles images, dispensés par un groupe loin, très loin de prendre sa retraite. Les fans sont, si l’on prend aussi en compte les rééditions de l’an dernier, sacrément mis à contribution, mais quand on aime…

Note: 8/10

Titre que je retiens: Live at Hellfest 2015 (chauvin, moi?)