HELLFEST: One hell of a ride (3ème partie)

Ce matin, le réveil est tranquille. Ce dimanche est moins chargé et nous en profitons pour préparer la voiture en vue d’un retour pas trop tard. Ayant assisté la semaine précédente au décevant show de Linkin Park (pas visuellement, mais bien musicalement), et devant être de retour at home suffisamment tôt pour rendre la voiture, nous projetons de partir vers 23h30. Préparation de la voiture car départ dans la foulée à 23h. Mon apéro du jour se nomme Skindred qui m’accorde une interview fun et chaleureuse et je file vers les mainstages oubliant mon envie de découvrir The Vintage Caravan qui se produit sous la Temple en ce moment.

Les festivités commencent donc véritablement avec l’explosif trio Prong, rugueux, certes, mais qui ne bénéficie pas d’un créneau assez long. Le groupe profite de sa venue pour présenter son nouvel album, Zero days, qui sera en bacs d’ici la fin du mois. Aujourd’hui, ce sont 9 petits titres et puis s’en va… Il semble que malgré une carrière aussi riche que longue, Prong ne parvienne pas à s’extirper de sa position de second plan.

Prong

J’avais découvert Skindred l’an dernier, et l’esprit festif de son metal teinté de reggae enervé – confirmé par l’interview de ce matin – doit être vécu en live. Et aujourd’hui, ça commence très fort :  Benji Webbe, l’imposant chanteur, se fout ouvertement des photographes (« good bye, photographers, fuck off, photographers »), certes, fait danser le public, aussi, et s’engage verbalement contre toute forme de discrimination. Il fait asseoir le public sur Warning et le fait sauter. Toujours efficace, mais surtout, le gaillard peut se targuer d’avoir inventé un nouvel artifice live. En gros, ça donne ça : « enlevez vos t shirts et tenez les en l’air, sans bouger… A mon signal, tournez ! » une forêt de tissus multicolores se met à tourner au-dessus des têtes ! Patrick Sébastien n’a qu’à bien se tenir, faire tourner les serviettes, c’est has been. Superbe et très énergique prestation.

Skindred

Impossible de ne pas aller faire un tour sous Altar où se produit, au même moment, Hirax. Le groupe de Katon de Pena avait dû annuler sa venue l’an dernier (je crois bien que c’était l’an dernier) et se retrouve cette année entouré des guitaristes Lance Harisson et Tim Thomas, du bassiste Steve Harrison et du batteur Mike Vega. La formation est en pleine forme et offre une prestation explosive, tout en énergie et adrénaline pure. Une belle grosse claque ! Immanquable pour tout fan de thrash non pas old school mais originel !

Hirax

Autre style, plus traditionnel, Black Star Riders, qui a récemment publié Heavy fire, attire aussi une belle foule. Les amoureux de Thin Lizzy sont servis, tant le groupe honore la mémoire des Irlandais. Scott Gorham, en bon père de famille, mène la barque, sobrement, Ricky Warwick très en voix, mène la danse. Y a pas, ce groupe est une merveille pour qui aime le blues heavy des 70’s/80’s. Et trois guitares de front, ça le fait !

Black Star Riders

Après une petite pause nécessaire pendant laquelle j’assiste (tente d’assister) à la conférence de presse de Blue Oÿster Cult (avec un concert à côté, difficile de comprendre grand-chose) – il fait vraiment un temps caniculaire, l’ombre est plus que bienvenue ! – je retourne sous Temple pour aller assister au show de Pentagram, moins rentre dedans que Devil Driver que j’ai vu la semaine précédente et que je choisi de zapper. Le doom de Bobby Liebling est lourd, pesant à souhaits et même si son groupe actuel rajeuni l’ensemble, ça reste… tranquille. Pas forcément une prestation mémorable, mais à l’image du groupe.

Pentagram

Bien que les ayant aussi vus il y a quelque jour, je décide de retourner voir et écouter Alter Bridge. Grand bien me fasse, car le groupe dispose d’un créneau un peu plus long et décide de remplacer le duel de guitares que se sont livrés Mark et Myles par des chansons. On n’y perd pas au change même si la setlist ne varie guère. Cry of Achilles, Metalungus ou Adicted tio pain sont toujours de la partie, efficaces en diable, et séduisent un public fidèle et réceptif.

Alter Bridge

La dernière fois que j’ai vu le Blue Oÿster Cult remonte à au moins deux décennies. Impossible à rater donc, même s’il est plus que compliqué de circuler sous Temple : entre les corps étendus (faire le tri entre ceux qui dorment et ceux qui cuvent) et les tabourets éparpillés, il n’est guère évident de s’approcher. La file des photographes s’allonge, et le groupe démarre son set en vieux briscards ; Ils connaissent les rouages du métier sur le bout des doigts, Buck Dharma et Eric Bloom attirant naturellement tous les regards. 10 titres mythiques (Golden age of leather, Godzilla, The red and black, (Don’t fear) the reaper…) pour (presque) clore ce festival.

Blue Oÿster Cult

Je jette une oreille à Prophets of Rage également vus la semaine passée et dont la setlist est, également, similaire. Mais pas 100% identique, bien qu’évoluant autour de reprises de Rage Against The Machien, Audioslave ou Cypress Hil. Le groupe de Tom Morello and Co. est d’une efficacité redoutable, parvenant à faire danser le public du Hellfest sur du hip hop ! Costaud et redoutablement efficace !

Five Finger Death Punch

On en parle, on en parle, Ivan a fait sensation après avoir quitté le groupe en plein concert à Tilburg le 12 juin. Pro comme pas deux, Five Finger Death Punch lui a déjà trouvé un remplaçant en la personne de Tommy Vext, qui, apparemment, voyage déjà avec le groupe « au cas où »… C’est donc maîtrisant parfaitement le répertoire que le vocaliste monte sur scène, donnant autant qu’il le peut dans l’interprétation des Lift me up, Got your six ou Burn MF. Mais quelque chose coince. Le groupe est-il encore sous le coup du départ de Moody, Sans doute. Quand bien même on ne peut nier la puissance de feu du groupe, la prestation manque de saveur. Le public est mitigé, certes, mais donnons simplement à 5FDP le temps de nous prouver ce qu’il a dans le ventre. A suivre, au plus tôt ! Pour l’heure, étant dans l’obligation de reprendre la route, notre Hellfest touche à sa fin.

Bilan : des kilomètres parcourus pour assister à quelque 36 concerts, des litres d’eau bus (et que quelques bières, si, si !), un objectif HS à cause de la poussière, une saine fatigue et plus encore ! Bref, tout ce qui fait un bon festival !

Merci à Hellfest production, Roger et Fabienne Wessier, Elodie Guillet-Sawicz, Elodi Jouault et Him Media d’avoir rendu ce report possible.

See ya next year !

 

HELLFEST 2017: l’affiche complète enfin dévoilée!

Deep Purple, Aerosmith, Linkin Park en tête d’affiche de l’édition 2017 du Hellfest qui se tiendra à Clisson du 16 au 18 juin 2017, ça peut séduire! Ajoutez-y Alter Bridge, FFDP, , Rob Zombie Sabaton, Saxon Trust Steel Panther, Slayer, Blue Öyster Cult, Sidilarsen, Myrath, Phil Campbell and the Bastard Sons, Pretty maids, Ugly Kid Joe ou – enfin! – Trust, parmi quelque 190 groupes et le tour est joué! Une affiche plus qu’alléchante qui tombe comme un cadeau de noël en avance et qui a de quoi, comme le promettait Ben Barbaud, satisfaire tous les appétits; dont ceux, voraces, des amateurs de Classic heavy rock, lecteurs de Metal Eyes.

Rendez-vous en juin!

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Photo de la semaine: CAVALERA CONSPIRACY

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Je n’ai rencontré Max Cavalera pour la première fois qu’au Hellfest 2015 pour une interview fleuve de 5 minutes (oui, cinq!), une heure avant que le gaillard, adorable, ne monte sur scène avec son frère et leur Cavalera Conspiracy, une des projets de Max parallèle à Soulfly. Sans jamais avoir été un grand fan de Sepultura, trop rugueux pour moi, je ne pouvais passer à côté de cette opportunité de pouvoir shooter ce géant de petite taille. Les tons verts évoquent cette nature qui lui est chère – à moi aussi! – et, pour ceux qui se posent la question, il suffit de constater que, oui,Max continue de ne jouer que sur 4 cordes! Ce cliché à été réalisé à 400 ISO, à la vitesse de 1/500 de secondes pour une ouverture de F/6,3. J’ai utilisé un objectif Sony 55-200 mm au plus près, donc 200 mm.

Photo de la semaine: BACKYARD BABIES

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Après 5 ans de séparation, de rechargement des accus, les Suédois de Backyard Babies ont décidé de remettre le couvert, de se retrouver. Et les quatre pondent un album efficace, Four by Four, paru en 2015.  Le quatuor en profite pour sillonner les routes et se retrouvent à l’affiche du Hellfest cette même année. Dregen, déjanté comme jamais, est l’incarnation même du guitariste sleaze qui se permet toutes les excentricités. Vestimentaires, guitaristiques. Bref, tout est dans l’attitude, celle qui attire les regards. Sensibilité réglée à 400 ISO (passe partout), vitesse à 1/160, l’ouverture s’est calée sur F/5,6. J’ai ensuite pu m’entretenir avec son co-équipier et complice, Nicke Borg, chanteur et guitariste en forme et heureux d’être de retour.

Photo de la semaine: EPICA

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Oui, bon, je sais: encore une photo de festival! Et? L’avantage d’un tel événement est justement de pouvoir capter un maximum d’images et de décibels en un temps record. Et quand en plus Epica est sur scène… Simone Simons, au-delà d’être une grande vocaliste, est également une frontwoman efficace, qui sait jouer de sa longue chevelure sans pour autant se démonter la tête. Ce jour-là, 21 juin 2015, pour mon troisième Hellfest, le soleil radieux permet de capter, avec mon Sony A450, ce cliché à 1/500 de seconde, la sensibilité étant alors réglée à 400 ISO, et l’ouverture se calant à F/8. Si certains peuvent reprocher le cadrage qui coupe une bonne partie des cheveux de la belle, c’est justement une des choses qui me plaisent. L’autre étant cet équilibre qu’elle cherche avec ce pied de micro. Le visage de Simone, également, est détendu, la chanteuse visiblement très à l’aise, ne subissant aucune pression. On pourrait même croire qu’elle est en train de dormir… Simple, et efficace.

Photo de la semaine: EXODUS

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Exodus au Hellfest, c’est une habitude! En ce 21 juin 2015, jour de la fête de la musique, et, accessoirement troisième et ultime jour de cette dixième édition du désormais incontournable festival clissonnais, le soleil frappe fort. Le ciel est clair, et les esprits à la fête. Steve Souza n’échappe pas à la règle, menant un Exodus particulièrement en forme. Ce cliché à été pris à 1/200 de seconde, la sensibilité réglée à 400 ISO. J’ai utilisé un objectif 55-200 mm avec une ouverture à F/5. Ce que j’aime? Ce visage à moitié caché par un bras qui se conjugue au regard de défiance du chanteur. Qui voudrait en découdre?

Photo de la semaine: ORANGE GOBLIN

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Je ne suis pas spécialiste d’Orange Goblin, loin s’en faut. Cependant, l’avantage d’un festival est de pouvoir y voir et découvrir de nombreuses formations. J’avais entendu parler des stoners anglais, et était donc curieux de les découvrir live. Ce fut chose faite lors du Hellfest 2015, et le bouffon orange s’est ici transformé en extra terrestre. J’avais réglé la vitesse à 1/200 de seconde et la sensibilité à 800 ISO. Lorsque j’ai déclenché, toute cette lumière a créé cette surexposition, heureusement contrastée par l’ombre du bassiste, offrant ce résultat inattendu et accidentel. C’est ce qui fait aussi une grande partie de la magie du spectacle vivant.

PHOTO DE LA SEMAINE: AIRBOURNE

Ils reviennent avec un nouvel album et un belle série de dates françaises en décembre prochain. Alors petit clin d’œil. Lors du Hellfest 2015, le 20 juin, Airbourne monte sur scène en milieu de journée sous un ciel radieux et une chaleur étouffante. Dès le début de son set, le groupe australien subit une panne de courant. Les gaillards ne se démontent pas, en bon professionnels, investissent l’avancée de scène, balancent des bières au public qui souffre des températures écrasantes. Autant dire que pour nous, photographes qui ne bénéficions que d’un titre pour immortaliser le groupe, cette panne est bienvenue! Le jus revenu, Joel O’Keefe et les siens redémarrent à fond. Et paf! les plombs sautent de nouveau! Retard, frustration, tout ça se traduit par une énergie décuplée dès la reprise des affaires. Energie et concentration mêlée de frustration que l’on ressent bien ici sur le visage du guitariste chanteur. Ce cliché – un tiré d’une série de 4 parfaitement complémentaires – a été pris à 1/500 de seconde, avec une sensibilité réglée à 400 ISO et une ouverture qui s’est faite à F/8. Aucune retouche n’a été apportée en dehors d’un léger recadrage pour faire disparaître la toile couvrant les planches.

DOSSIER SPECIAL : DOWNLOAD/HELLFEST: les « pour et contre »

Avec deux festivals « métal » de trois jours à une semaine d’intervalle, les nuques et les portefeuilles ont en cette année 2016, été mis à contribution. Au delà des bilans, l’heure est maintenant propice aux comparaisons. Metal-Eyes étant présent à chacun de ces événements, analysons avec du recul les « pour et contre » de chacun. Pour ceux qui, à l’avenir se demanderont: quel festival choisir? voici un mini récapitulatif qui, en aucune manière, ne se veut  exhaustif. Les ajouts et/ou corrections sont bienvenus! Lire la suite

HELLFEST 2016: Back from hell (Clisson les 17,18 et 19 juin 2016)

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Ouf, on l’a échappé belle… En ce lundi 20 juin, le retour du Hellfest – à la météo bien plus clémente qu’annoncée  malgré un vent froid, très froid, en soirée, c’est sous une pluie battante et irrégulière que je rentre à Orléans. Mais n’allons pas trop vite, revenons sur trois jours de fête du metal et commençons par le commencement.

Jeudi 16 après midi, me voici reparti pour une nouvelle aventure clissonnaise. Je dois avouer que lorsque l’affiche fut révélée, j’ai fait la fine bouche. Puis, au fur et à mesure que les infos tombaient, que j’organisais mon planning perso, les créneaux disponibles pour me poser un peu fondaient comme neige au soleil.  En tout cas les vendredi et dimanche, et, au final, ma moue s’est transformée en sourire de satisfaction: oui, c’est encore une superbe et riche affiche que nous propose le Hellfest pour sa onzième édition, intitulée Bloody Hell. Mais une inquiétude vient gâcher ce plaisir: la météo, de nouveau capricieuse et qui a quelque peu perturbé les festivités parisiennes une semaine plus tôt. Le trajet jusqu’en Bretagne est aujourd’hui régulièrement entrecoupé de gros épisodes pluvieux mais j’arrive sans encombre ni  embouteillage au parking que j’appelle « des vignes ». De nombreux véhicules, camping-cars et tentes sont déjà présents et installés.

Une fois mon bracelet récupéré, je me dirige vers le Metal Corner pour changer et charger mes cartes Cashless. Un peu d’attente, et c’est parti pour une première prise de température du site, dont la rue donnant accès à la cathédrale a été repensée, et présente un premier hommage à Lemmy. Puis je fais un tour à l’extreme market où, comme d’habitude, je ne cherche rien de particulier et, donc, risque fort de trouver quelque chose, et m’en retourne tranquillement vers mes pénates faire connaissance avec mes voisins avant de prendre un peu de repos. Place maintenant au Hellfest.

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VENDREDI 17 JUIN 2016

SONY DSCBloody Hell, c’est parti. Trois journées de fête du metal sous toutes ses formes. Car c’est bien ce qui rend le Hellfest particulier, tant pour les festivaliers que pour les musiciens: tout le monde trouve sa place, tous les styles sont représentés. Cette année, si la fête bat son plein, je relève un point de frustration et de déception: les grosses, énormes difficultés que les photographes accrédités rencontrons pour accéder aux deux Main Stages. Plus a journée avance, plus, naturellement, le public se fait dense et plus il est difficile et, surtout, désagréable de se frayer un passage, devant même subir les insultes des festivaliers pour qui ces bousculades n’ont rien de plaisant non plus. Ainsi, nous sommes plusieurs à partir de 16h à faire l’impasse sur tel groupe pour patienter – en discutant, piquant un roupillon, ou rigolant – afin de pouvoir shooter tel autre groupe. Ainsi, donc, cette difficulté de circulation (que l’organisation n’a, semble-t-il, guère envie de changer) nous force à faire l’impasse sur un certain nombre de groupes. Notons tout d’abord que le site a pensé à améliorer un point clé: l’accès à la Warzone. Loin du goulot d’étranglement de l’an dernier, l’accès est large, facile. Une statue à l’effigie de Lemmy domine la zone réaménagée en une sorte de camp de prisonniers ou punks et coreux de tout genre se réunissent dans un esprit toujours bon enfant. Hormis ce gros chantier, la déco reste plus ou moins identique, sauf pour l’apport de The Descent, un traversée en tyrolienne qui passe devant les mainstages et du côté VIP/Espace média où quelques nouveautés sont apportées. On peut comprendre que certains comparent le site du Hellfest à un Disneyland du metal,simpelment, c’est l’esprit de ce festival qui met en avant le travail de certains artistes qu’on ne pourrait voir ailleurs. Au moins, le site se renouvelle d’année en année.AMBIANCE 17-Marc-Patrick-Gatling

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Witches

Witches

Reste que, ce Bloody Hell, d’un point de vue artistique, tient toutes ses promesses.  Hellfest 2016, ce sont bien sûr des concerts. En nombre, et peu m’ont déçu.  Vendredi matin, après être allé retrouver The Shrine, trio américain de heavy 70’s, largement influencé par Black Sabbath (écoutez The Vulture et vous comprendrez) que j’ai découvert une semaine plus tôt et qui termine aujourd’hui son set avec Waiting for the war, une reprise interprétée par Sagy (?), sorte d’Iggy Pop à la française « que vous connaissez tous! ». Euh, non, pas moi… Entre temps, , j’opte pour une douce fin de réveil avec les Français de Witches. Direction la Altar pour un décrassage auditif en règle. Les quatre sont en forme, ce que j’avais déjà constaté lors de l’Ultim Fest deux semaines plus tôt mais aujourd’hui, une petite demi-heure n’est sans doute pas suffisante pour convaincre, d’autant que le public n’est pas encore massif.

Je file ensuite, sous un soleil radieux, rejoindre la Main stage 1 et à quelques exceptions près, je resterais là aujourd’hui (la plupart du festival, en fait), le programme m’attirant plus qu’ailleurs. Je profite donc d’un temps un peu plus calme que nous propose Delain. Calme mais très enjoué, le groupe, qui occupe parfaitement la scène, est mené par une Charlotte qui s’adresse en français au public, séduit par une prestation trop courte et trop matinale. Delain nous promet toutefois un nouvel album pour la fin de l’été ainsi qu’une tournée à suivre.

Delain

Delain

Première déception du festival, pour des questions logistique et de sécurité, le set de Tremonti est annulé. Il semble que le groupe ait eu des difficultés à rejoindre le site, et, finalement, son set se voit recalé sous je en sais quelle tente plus tard dans la journée. Je passe donc au Hard Rock’n’roll de Nashville Pussy. Blaine Cartwright, chanteur et guitariste, annonce tout de go: « We are Nashville Pussy, and the party starts now! », Ruyter Suys, au T-shirt soigneusement découpé, fait le show, et la nouvelle bassiste, Bunny Buitrago, passe légèrement inaperçue au milieu de ce show simplement rock.

Nashville Pussy

Nashville Pussy

Tandis que je suis en interview avec Delain, j’entends Le Bal Des Enragés qui propose une set très metal, avec notamment une reprise de Ace of spades, Killing in the name et Antisocial et ne voit que la fin du set, animé, entre autres, par un Stéphane Buriez impérial. Naturellement, le groupe rend hommage à son cher Schultz disparu il y a peu.  Je reviens cependant pour découvrir un Halestorm au hard rock bluesy et racé généreusement offert par une Lzzy Hale à la voix rauque. Cependant, le solo de batterie est-il vraiment une nécessité lorqu’on bénéficie de moins d’une heure de jeu?

Mass Hysteria investit la Main 2 rapidement après. Déjà,sur facebook, circule la consigne de ne pas rater le neuvième titre, sur lequel Mouss et sa bande envisagent le plus grand Wall of death de l’histoire du Hellfest. Forcément, ça attire les curieux, d’autant que Mouss et Yann ont déjà chauffé le public en venant faire un tour en son sein réclamant un gigantesque circle pit autour d’eux. L’épreuve est difficile, et il faut quelques instants à Mouss pour reprendre son souffle (« eh, on n’a plus 20 ans! ») avant d’attaquer Une somme de détails.

Mass Hysteria

Mass Hysteria

Après cette chaude prestation, le soleil décide de venir saluer Anthrax qui offre une prestation similaire à celle d’une semaine plus tôt. Pas de surprise ici, le set est rodé et efficace, le public est massif, mais on est en droit d’attendre un peu mieux de la part des New Yorkais. Je refile ensuite en direction de la Main 2 où Turbonegro nous invite au royaume du mauvais goût et de l’approximation vestimentaire. Ici, rien de sérieux, etc’est bien ce qui fait le charme de cette formation à part. La vulgarité élevée au rang d’art, il fallait oser, peu s’y risquent, encore moins avec le savoir faire de Turbonegro dont les Turbojugend ne ratent pas une seconde.

Turbonegro

Turbonegro

Une petite escapade du côté de Altar me permet de voir pour la première fois Sacred Reich, un des éternels espoir de la scène thrash US. Ca commence tendrement pour finir en explosion sonore sur fond d’embrassades. Car dans ce monde de brutes, le chanteur fini par demander à chacun de se tourner vers son voisin pour lui offrir la douceur d’un câlin. Comme à la messe, et cette fête de l’enfer devient un havre de paix. Moment d’émotion tandis que pas très loin, The Melvins nous souhaite la bienvenue à sa façon (« Welcome to this concentration camp you call Hellfest! ») et nous propose un concert baigné de lumières rouges omniprésentes. Je n’ai jamais vraiment compris ce groupe,et ressort dubitatif pour retrouver une pluie qui tombe dru.

Sacred Reich

Sacred Reich

The Melvins

The Melvins

Après une petite pause me permettant de récupérer mon fils qui vient de passer sa dernière épreuve de bac, je file voir Bobby Blitz et son Overkill explosif. Rotten to the core, Feel the fire ou Fuck you font toujours le même effet, celui d’un poing reçu en plein ventre qui te coupe le souffle.

Overkill

Overkill

Puis vient le gros morceau: Rammstein. On ne circule plus sur le site tant la foule est dense au moment où commence le décompte de la dernière minute. Y a-t-il seulement encore du monde près des autres scènes? Un tel groupe propose un spectacle réglé au millimètre près, et c’est sans surprise que l’on retrouve les mêmes artifices qu’une semaine plus tôt. Et tout reste aussi intense et efficace, malgré un froid prenant. Les lights, la pyrotechnie, les artifices, les mimiques, et, surtout, la setlist… Tout fait mouche et vient compléter une première journée riche.

Reste, pour conclure, un Offspring à la setlist imparable, certes, mais que je trouve peu convainquant sur scène. Les punks US n’ont plus rien de dangereux, et je ne reste pas jusqu’au bout. Une collation chaude, et hop, au dodo. Retour demain.

SAMEDI 18 JUIN 

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Cette seconde journée est la moins chargée. Peu de groupes m’attirent vraiment et j’en profite pour effectuer quelques interviews. Lorsque j’arrive, c’est pour voir Loudness. Les Japonais ne se sont produits qu’une seule fois en france, à Paris, au milieu des années 80 en première partie de Saxon. Alors cette venue hellfestive prend la forme d’un happening et attire une belle foule. Le hard rock est typé 80, les guitares évoquant Eddie Van Halen et autres cadors du genre. Une belle réussite.

Loudness

Loudness

Voir The voice of rock se produire en matinée est injuste. Lunettes de soleil calées sur le nez, basse ronflante bien accrochée, Glenn Hughes fait son entrée au son d’une valkyrie conquérante et nous offre une flopée de classiques dont un superbe Mistreated. Le bassiste chanteur mérite toujours son surnom.

Glenn Hugues

Glenn Hugues

Je rate ensuite une bonne partie du set de Foreigner pour cause d’interview avec Loudness.  Je n’avais pas prévu d’assister à la prestation de Sick Of It All, mais les gaillards foutent un joyeux bordel, rendant même hommage à Twisted Sister.

Dans sa veste argentée, aussi brillante que le surfer d’argent, Joe Satriani vient donner une nouvelle leçon de guitare. Impeccable et appliqué, le guitar hero dispense ses morceaux les plus connus. Et si l’on peut se lasser de ce style qui s’adresse souvent plus à des musiciens qu’au grand public, on ne peut qu’être admiratif devant ce géant de la six cordes.

Joe SATRIANI

Joe SATRIANI

Sur la Mainstage 2, Disturbed surprend avec une reprise de The sound of silence et invite les trois membres fondateurs de SIXX: A.M.  à les rejoindre le temps d’un Shout at the devil repris par une foule enthousiaste. Et comme ça fonctionne, pourquoi se priver? Baba O Riley, popularisé par la série Les Experts Manathan, interprétée avec, en guest Glenn Hugues, avant une troisième reprise, Killing in the name (de Rage Against The Machine) qu’on entendra plus d’une fois ce week end. Une presta forte, des invités de marque, Disturded a su séduire.

Visiblement attendu, Within Temptation investi les lieux. Grosse scène, plateforme en hauteur, lights  et backdrop impeccable, le set est efficace et Sharon del Aden très en voix. Sans surprise, mais pour le plaisir de tous, elle s’offre un duo en compagnie de Tarja (qui passe le lendemain) sur Paradise (what about us). Décidément, les invitations aujourd’hui sont nombreuses, et c’est pas fini! Sharon est heureuse d’être là, partageant son admiration pour ce site à part.

Within Temptation

Within Temptation

Bring Me The Horizon connait un retard d’une quinzaine de minutes. Dès son arrivée pourtant, le vocaliste demande au public de se séparer pour un nouveau Wall Of Death. Brutal, criard, je ne trouve que peu d’intérêt à cette formation qui, d’ailleurs, n’attire que peu de photographes, qui préfèrent attendre la venue de Twisted Sister. Le public le sait: c’est la dernière tournée de Dee Snider et sa bande. Le blond chanteur est en forme et il mène son groupe à la baguette. bien que court, ce set couvre 40 ans de carrière, une vraie, pas comme, il n’a jamais eu la langue dans sa poche, ces « stars » de télé crochets. The Price est dédié à AJ Pero, qui, si Twisted avait dû choisir un autre batteur, ne voyait que Mike Portnoy pour le remplacer. Et Dee de continuer: « demain, c’est dimanche! Vous allez à la messe? Non c’est le Hellfest, vous êtes à la messe de Twisted Sister! » Après avoir fait chanter le public sur I wanna rock, plutôt qu’un rappel, le groupe invite Phil Campbell pour un Shoot ’em down et un Born to raise hell d’anthologie avant d’annoncer « nos adieux au Hellfest » avec SMF. Voilà. Twisted Sister vient de donner son ultime concert en France. Comme un clin d’œil à Motörhead, ce dernier show s’est tenu au Hellfest.

TWISTED SISTER

TWISTED SISTER

Quelques instants plus tard, c’est le feu d’artifices. On nous promet quelque chose de spécial, de particulier. Se pourrait-il que ce soit plus impressionnant encore que celui du dixième anniversaire? Court, dense, et de nouveau intense, le bouquet final en impose, tirant des ah! et des oh! du public. Et ce cadeau se termine avec deux « Lemmy » gravés en lettres de poudre qui scintillent brièvement dans les cieux. Puis, sur la mainstage 1, Phil Campbell s’adresse de longues minutes au public. Emu et émouvant. Un moment rare que seul le Hellfest semble pouvoir nous offrir.

Korn, qui clôt cette journée, ce n’est pas trop mon truc. Les ayants vus ici même l’an dernier et à Paris il y a une semaine, je décide de chercher à comprendre ce que mon fils trouve de si génial à Dark Funeral. Un peu de Black pour finir une belle journée, pourquoi pas? Seulement, décidément, je n’y pige rien… En plus, les musiciens me semblent trop statiques. Maintenant, le public semble enchanté, et c’est bien là le principal.

Dark funeral

Dark funeral

 

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DIMANCHE 19 JUIN 2016

Allez, hop, debout! C’est reparti pour une troisième journée, et celle-ci est prévue chargée. Avec en ligne de mire nos salutations à Black Sabbath qui dit donner son dernier concert français ce soir. Que de départs, dis donc! Ayant chroniqué le premier Ep de Raveneye, je décide d’aller voir ce que les gaillards donnent live. Et le trio se bouge, séduit un public encore épars. Le guitariste/chanteur s’offre même une rapide escapade dans la fosse sans oser aller dans le public. Il m’expliquera plus tard ne pas avoir osé car il s’est déjà fait remonter les bretelles par la sécu de certains pays. Une belle entrée en matière pour une journée qui s’annonce prometteuse.

Raveneye

Raveneye

Direction ensuite MS2 où Nightmare donne son premier concert avec Magali, sa nouvelle chanteuse. Force est de constater que la remplaçante de Jo Amore en a sous le capot et se donne à fond. « Il y a des Belges parmi vous? » Étonnante question d’un groupe grenoblois au public clissonnais, sauf que la demoiselle est, justement, Belge. Elle se rattrape et le public suit. Bon choix, bonne pioche et espérons que l’avenir sourit bellement à Nightmare

Nightmare

Nightmare

Je file pour une rapide interview avec Raveneye et revient pour le thrash punkisant de Municipal Waste. Ah, ah, ces gars sont décidément irrespectueux de tout, et lorsqu’ils annoncent au public qu’il leur reste 3 chansons à jouer, je regarde ma montre et me dit qu’elles seront très courtes. Mais non… Le second titre déborde sur leur horaire, et lorsque le chanteur annonce le dernier morceau, Municipal Waste se voit coupé de tout son, un organisateur faisant signe que non, définitivement non. Ils quittent la scène furieux, mais le Hellfest est réglé comme du papier à musique.

Enter donc, dans la foulée les Israéliens de Orphaned Land. « Shalom Hellfest », et c’est parti pour 40′ d’un hard folk enjoué et pacifique. « On s’en fout des politiciens, je vois un drapeau d’Israël et un autre du Liban. C’est ça qu’on souhaite » sont en gros les propos du chanteur. Il a raison, mais n’entrons pas ici dans un débat stérile. Laissons nous simplement emporter par ce moment de paix, festif et joyeux.

Orphaned Land

Orphaned Land

J’en ai déjà entendu parler, et je découvre aujourd’hui Vintage Trouble. Un mélange de Blues Brothers et de James Brown, une sauce rock meets funk qui prend immédiatement. Alors oui, cent fois oui, ce groupe m »rite d’être connu et reconnu. Une musique intemporelle offerte avec toute leur âme par des musiciens qui se donnent à fond. Ça groove, ce’est rck, c’est soul, et c’est émouvant lorsque le chanteur rend un bel, très bel hommage aux victimes des attaques d’Orlando et de Paris, ainsi qu’à toutes celles qu’il y a eu entre ces deux attaques ignobles. Vintage Trouble est mon coup de cœur de ce Hellfest 2016.

Vintage Trouble

Vintage Trouble

Je file ensuite jeter un œil à Dragonforce qui s’éclate sur scène. On le sait, le groupe international se vante d’être le plus rapide du monde mais ne confond jamais vitesse et précipitation. Tous prennent du bon temps, Frédéric Leclercq, le français du lot, est bavard s’amuse avec l’un des guitariste autant qu’avec le public à qui il rappelle que c’est aujourd’hui son anniversaire et qu’il faut lui offrir des bières. Bon enfant, la prestation n’en oublie pas pour autant le côté technique et pro des grands.

Dragonforce

Dragonforce

Ce week end aura vu passer la fine fleur de la rage et de la colère made in chez nous. Après Mass, c’est au tour de No One Is Innocent de venir hurler sa colère, la libérer. Ceux qui ont écouté ou vu Barricades Live, le dernier album du groupe, ne sont guère surpris de retrouver, bien qu’écourtée, une setlist quasi identique. Salvatrice, cette prestation explosive l’est assurément.

No One Is innocent

No One Is innocent

Je rejoint les photographes qui ne veulent pas rater Tarja, qui se présente sur scène toute de noir vêtue. Pas besoin d’être de fins observateurs pour remarquer un line-up à moitié remanié: plus de Mike Terrana à la batterie, seuls demeurent son guitariste et son violoncelliste. Un nouvel album arrive et une nouvelle tournée est promise par la belle qui ne se lasse pas de haranguer la foule toute à sa cause acquise.

Tarja

Tarja

La galère commence, et les photographes se mettent à faire le pied de grue. Je laisse passer Gojira qui propose le même set qu’une semaine plus tôt. Alors je patiente, prends mes aises  (je m’endors presque même, en tout cas pique du nez) en attendant que passe le temps. Puis me décide: après Blind Guardian, je ne refais plus la queue quand bien même j’eu souhaité en shooter quelques uns. Je profite donc, après un Blind Guardian qui ne me convainc guère (trop carré, sans doute, mais je ne suis pas assez fan non plus), de retrouver mon fils au milieu d’une foule de plus en plus dense.

Blind Guardian

Blind Guardian

La suite est vue de loin: Megadeth, impeccable, malgré, une nouvelle fois, un set identique à celui de Paris. Les classiques restent intemporels et je m’en délecte tout autant. Amon Amarth, propose aussi le même spectacle qu’à Longchamp. Et donc m’impressionne moins. Je trouve même les vikings moins convaincants qu’une semaine plus tôt. Sans doute l’effet de surprise n’est-il plus là. En revanche, Slayer, RAS. On sait à quoi s’attendre et le mur du son proposé en guise de claque fait toujours autant de bien. Enfin, la grand messe, ou son hors d’oeuvre, plutôt. Ghost propose ce soir un spectacle repensé par rapport à celui de Paris. Et la petite ville de Clisson peu glousser d’effroi ou hurler au scandale. Car ce soir, ce sont des nonnes qui viennent distribuer des capotes (noires, naturellement) au public, un Papa Emeritus 3 qui a retrouvé sa voix et qui dispense la « bonne » parole, et de chœurs d’enfants qui envahissent la scène. Tout est là pour faire de ce spectacle un des plus marquants – côté main stages – de ce Hellfest 2016.

Cependant, la grand messe a lieu maintenant: Black Sabbath vient faire ses adieux à la France. The end, pour Ozzy Osbourne, Tony Iommi et Geezer Butler. Démarrant avec le doomesque Black Sabbath, les Anglais délivrent un set simple, sans réelle surprise. Les classiques sont naturellement de mise, et Ozzy, toujours frappé, cherche à faire se lever les mains. Tony et Geezer, quant à eux, semblent simplement être là. Présents. ils jouent, sans extravagance. Chacun sa place. Heureusement, Ozzy est égal à lui même. Peut être même en fait-il un peu trop, souhaite-t-il trop que le public frappe des mains toutes les deux minutes…. Au final, ce sont de triste adieux que l’on nous propose. Et puis, franchement, pourquoi proposer un aussi long solo de batterie? S’il s’agissait de Bill Ward, soit, mais, malgré toutes ses qualités et tout son talent, Tommy Clufetos n’est pas un membre originel. Le mettre ainsi en avant permet sans doute aux autres de reprendre leur souffle… Alors oui, on a plaisir à écouter, chanter, une dernière fois Fairies wear boots, Iron Man, Paranoid, Children of the grave et halluciner sur Into the void, Snowblind, Dirty Women. Pour moi, cependant, malgré une setlist irréprochable, Black Sabbath fait bien de prendre sa retraite.

Scotché là depuis des heures pour ces adieux, la faim nous tiraille et nous en ratons ensuite King Diamond. Dommage. Le Hellfest se termine ainsi, avec en guise de souvenirs des décors revus et améliorés, des duos en veux-tu en voilà, des groupes au top. Et un agacement lié à une trop longue attente. L’année prochaine, on verra ce que ça donne. D’ici là, Bloody Hell, ça va saigner!

AMBIANCE 15-Marc-Patrick-Gatling

Merci à Hellfest production, Roger Wessier, Olivier Garnier et les équipe du point médias, Elodie Jouault, Charles Provost, les gars de la sécu qui jamais ne se défont de leur bonne humeur!

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