ELECTRIC BEANS: De retour en noir

electric-beans-2016Hard rock, France, (Autoproduction, 2016)

De prime abord, on peut se demander si Electric Beans, groupe français de hard rock, qui nous propose aujourd’hui son troisième album (après l’hilarant Sobres et en sourdine en 2014 et Sans modération au début de l’année 2016) est vraiment sérieux. Paru au mois de novembre 2016, ce De retour en noir, au titre ouvertement évocateur, est mixé et masterisé par Francis Caste. Donc, oui, le groupe est sérieux. En vient-on à lire que « toute ressemblance avec des haricots existant ou ayant existé… » et l’on pense le contraire. Non, Electric Beans n’est pas un groupe sérieux. Fun, décallés, les musiciens proposent cependant un hard rock des plus classiques sur fond de paroles amusantes, remplies de références, traitant de politique, de musique, de culture, d’histoire… On s’amuse à décrypter ces textes évoquant la vie quotidienne du franchouilard de base. Ca s’écoute malgré un chant très limité et une production claire , voire sèche, qui, malheureusement, manque d’ampleur et de gourmandise. Si les haricots rappellent certaines citrouilles et illustrent avec amusement le livret, on n’imagine pas qu’ils puissent devenir un symbole aussi puissant que pour nos amis allemands. En plus, ça fait pêter, les haricots rouges… Au final, Electric Beans nous proposent 11 chansons fun sans qu’aucune ne soit marquante. Un bon moment, sans plus, que j’écoute par intermittence.

Note: 5,5/10

THE RED BARONS: Together

the-red-baronsRock, France (Autoproduction, 2016)

Douceur, guitare légère et aérienne… Voici comment débute le morceau éponyme de ce Ep de The Red Barons. Puis arrive la voix langoureuse et amoureuse d’Oriane, avant que la chanson ne se fasse plus enjouée, dansante. Livio, à la guitare, aime les grands du genre, d’Angus à Blackmore,  BB King et autres… Le chant, malgré un anglais peu compréhensible, est à la fois puissant et doux, évoquant par instant la folie douce d’une Baby Jean (Mother’s Finest) apportant une couleur particulière à l’ensemble, somme toute classique. Mais bien fait. The Red Barons, en 6 titres, visite, entraîne et nous entraîne da&ns divers univers musicaux. no futur, très rock, est suivi d’un surprenant Brunch à la basse groovy et aux relents orientaux. Top. Réduire la musique de The Red Barons à du simple hard rock, ou de la world, ou du folk metal ou, ou ou… serait injuste. Après tout, le Baron Rouge, aviateur, en a visité du pays. Il est naturel pour un groupe de faire de même en reprenant ce patronyme. Together est une jolie carte de visite, un apéritif qui donne envie d’en connaître d’avantage sur cette formation prometteuse, qui bénéficierait d’une meilleure mise en son et d’une identité plus affirmée. Ce qui viendra à n’en pas douter.

Note: 7,5/10

RAKEL TRAXX: Dirty dollz

rakel-traxx-2016Hard rock, France (Shotgun generation, 2016)

Le glam, le sleaze, le hair metal, en France, on aime ça! Avec les incontournables BlackRain, Rakel Traxx est un des plus dignes représentants du genre. Et le prouve une nouvelle fois avec son dernier opus, le décadent, l’indécent, l’irrespectueux et le très fun Dirty dollz qui comporte 10 titre qui lorgnent autant du côté de la débauche de L.A. des années 80 que du punk anglais de la fin des 70’s. Enregistré à la suite du single I need you honey en 2012 (!) ce second album des Marseillais n’arrive que 4 ans plus tard dans les bacs… C’est direct, impertinent, sauvage, les paroles traitent de ce qu’on attend du genre, à savoir la fête, le rock, les filles, et l’ensemble est tout simplement rauque et crade à souhaits. Can’t you see est une entrée en matière qui ne peut que donner envie d’aller plus loin. La voix déjantée et accrocheuse de Shanon Dollz se marie à la perfection aux guitares hurlantes de Zantolo et Squall sur fond de rythmiques imparables concoctées par le batteur leste et le nouveau – et déjà ex – bassiste Tricksters. On pourrait imaginer que, comme une bande annonce de cinéma, le groupe met en avant le meilleur, mais non, ce n’est qu’un amuse gueule, une mise en bouche. La suite, pas sérieuse pour un rond, et malgré quelques baisses de régime à mi parcours, est une invitation à faire la fête sans se soucier du monde actuel, et évoque autant Mötley Crüe que Hanoi Rocks, Aerosmith ou Twisted Sister. Alors que manque-t-il à Rakel Traxx pour enfin exploser au grand jour? La musique est là, le look aussi… Manque l’exposition, une médiatisation plus agressive, sans doute, et se démarquer des copains que sont les Savoyards mentionnés plus haut. Reste que, pour les amateurs du genre, cet album est une jolie bouffée d’air  frais.

Note: 8/10

Titre que je retiens: You’ll never stop the game

BRIEG GUERVENO: Valgori

brieg_guerveno-valgori-2016Progressif, France (Autoproduction, 2016)

Je vous vois venir avec cette question en rimes: Brieg Guerveno, Kesako? Arrivé de (presque) nulle part cet album est une des agréables surprises de cette fin d’année. Et pourtant, il tourne depuis quelques temps, le gaillard, qui nous propose aujourd’hui rien moins que Valgori,  son (leur?) troisième album. Brieg Guerveno c’est à la fois un musicien – auteur, compositeur, interprète dans la tradition – et un trio fasciné par le rock 70’s et progressif. En l’espace d’un heure et de 8 chansons, les Bretons se posent en nouvel espoir du genre. Hormis le fait de proposer une musique réfléchie, souvent complexe et enjouée, comme tout bon progressif qui se respecte, Brieg Guevorni chante dans sa langue régionale, apportant un touche « folklorique » totalement appréciable. La nouveauté de la langue, en effet, attire l’oreille du néophyte. Par ailleurs, si les chansons sont longues (de 5’05 à 9’02), tout est fait pour éviter l’ennui: une mise en son plus que correcte et des ambiances variées donnent envie d’écouter ce Valgori d’une traite – même cette bizarrerie qu’est Kelc’h, sorte de promenade (sous l’emprise de champignons qui font voir des choses) au travers d’une nature dénaturée… Cependant, comme souvent avec ce style musical, une écoute ne suffit pas pour appréhender pleinement cet univers ambitieux tout autant que remarquable. Un album à découvrir et à soutenir.

Note : 8/10

Titre que je retiens: An Hivizen

BLINDING SPARKS: Renaissance insipide deluxe edition

blinding-sparks-2016Rock, France (Season of Mist, 2016)

Etrange double CD que ce Renaissance insipide – Deluxe edition. Au départ, il s’agit du premier Ep des Français de Blinding Sparks qui ont décidé de le ressortir agrémenté d’un disque bonus, BS Soldiers 1. Choix étrange car l’Ep contient 5 chansons tandis que le disque bonus est composé de 9 titres et 1 vidéo. Les choix de chacun ne sont pas toujours évidents. Musicalement, Blinding Sparks m’est tout aussi étrange. Renaissance et Insipide, les deux premiers morceaux sont à la fois doux et rock, romantiques et mélancoliques. Le chant est particulièrement dérangeant, souvent à la limite du faux et de l’inintéressant, n’apportant rien à cet ensemble décousu. « Heureusement »,  on retrouve également les versions instrumentales en fin de disque. La complainte de Jack, en revanche, m’éveille et m’émerveille. Monté comme une véritable pièce théâtrale d’un style déjanté, Blinding Sparks parvient enfin à titiller les esprits. Le chant n’est plus faux, il est simplement décalé et déjanté. La chanson se transforme en un univers digne de L’étrange de Noël de Mr Jack, le film d’animation de Tim Burton. Le second CD, Soldiers, évoque une certaine chanson française que je n’ai jamais su apprécier… Le chant « torturé »de Jérémy Conrad me gêne car il ne me semble jamais juste. Ni sur la déclaration Sandra, ni sur L’avocat, ou le plus punk Un jour je signerai, speedé et impertinent… En revanche, le dynamique et enjoué I regret my life me plait. Note: c’est un instrumental. Musicalement, le groupe se tient, alternant rock, punk, blues, bref, offrant une jolie variété. Vocalement, Blinding Sparks s’adresse à un public dont je ne fais pas partie. Un peu de folie, soit, de la rage, oui. Du chant aussi. Ce que je ne trouve pas ici. Dommage. Sans doute le groupe élargirait-il ses possibilité avec un vrai vocaliste, car Jérémy se révèle un guitariste fin et inspiré (X.X).

Note: 6,5/10

Titre que je retiens: La complainte de Jack

PMFF: Histoire d’un festival

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Article publié sur mon ancien webzine le 28 mai 2012

Note au lecteur: Cet article ne traite pas des 3 jours du PMFF V dont le live report, également originellement publié sur mon ancien webzine, pourrait aussi, peut-être, en fonction du temps disponible, vous être proposé ici. A suivre, donc!

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P M F F.

L’acronyme d’un festival dont peut rêver tout amateur de Metal hexagonal :
Paris Metal France Festival
En quatre éditions, plus une avortée, Phil’Em All sera parvenu à réunir autour de lui 35 groupes majeurs ou espoirs de la scène metal hexagonale, issus d’horizons variés : Hard Rock, Stoner, Prog Metal, Heavy Metal, Thrash, Death, Instrumental

Phil aura surtout remporté le pari fou de faire revenir à la vie et sur scène certaines formations mythiques des glorieuses années 1980, ravivant l’intérêt tant médiatique que public. ADX. Blasphème. Still Square, Witches, Attentat Rock. Squealer, Shakin’ Street, Der Kaiser, Dygitals, Agressor.,… et même Océan, malheureuse victime d’une première quatrième édition annulée, sont ainsi revenus sous les feux de la rampe.

A l’origine, celui qui depuis près de vingt ans anime le Rock Fort Show désormais sur Air Radio , s’est offert ce qui peut être perçu comme un beau caprice d’éternel ado égocentré en diable perdu dans un corps d’adulte immature. Car le PMFF est né pour deux raison: tout d’abord, le désir de Phil de fêter ses 40 printemps début janvier en marquant cette journée à jamais, entouré de ses amis, musiciens ou amateur de décibels; et ensuite pour fêter dignement les 25 ans d’ADX.

C’est un peu léger comme prétextes, non ?

L’avantage, en revanche, c’est que janvier est un mois calme en matière de concerts…

Quoi de mieux, alors, que de faire venir un maximum d’amis et de public ?

Quelle meilleure excuse, aussi, que ces concerts pour œuvrer dans l’ombre et réussir le tour de force de réunir ceux qui, deux décennies auparavant, s’étaient séparés en plus ou moins mauvais termes ?

Quoi de mieux, également, pour permettre à tous de découvrir de jeunes formations prometteuses ?

Quelle meilleure raison pour, en somme, continuer sur la lancée des fêtes de fin d’année et bien démarrer la nouvelle ?

Avant que les portes du Plan de Ris Orangis ne s’ouvrent sur cette sixième et seconde « ultime édition » nous vous invitons à remonter le temps et vos souvenirs…

7 janvier 2007

Alors qu’elle ne s’appelle pas encore Paris Metal France Festival, la première édition se tient à la Locomotive le 7 janvier 2007. Phil étant également aux commandes de sa destiné, et responsable de sa dernière reformation en date, c’est ADX qui se trouve en haut de l’affiche.
Les Parisiens de The Outburst entament les hostilités dès 15h avec leur metal enlevé et énervé, teinté ça et là de rock… Formé en septembre 2002, le groupe se distingue des autres formations « à chanteuse » en s’éloignant radicalement du metal symphonique. Après un Ep 5 titres (Party Time), The Outburst publie son unique album, The Entertainment, en 2008.
Ils sont suivis de Horresco Referens, formé à Paris en 1994, qui se définit comme un groupe de « Lust Metal », Metal Luxure, son Death / Black se voulant sensuel et se traduisant par deux albums lui permettant de tourner un peu partout en Europe.
Suivent d’autres extrémistes Thrash / Death. Maladaptive dont l’Ep, paru en 2005, contient le morceau phare du groupe, Burn The Witches, vient de Beansçon et s’est formé en 2004. Son énergie communicative explique à elle seule la popularité grandissante du groupe désormais, en 2007, grand espoir de la scène nationale.
Carnival In Coal, c’est l’ovni du PMFF. Le duo fondé par Alex Wursthorn et Arno Strobl à Amiens en 1997 ne se donne aucune limite, tant visuelle que musicale. Si CinC est affilié à la scène extrême, le groupe reste cependant proprement inclassable musicalement. Il se séparera courant 2007 en laissant 4 albums décalés en guise de témoignage.
Falkirk, avec, son metal épique teinté d’heroic fantasy fait mouche. Née en 1996, la formation parisienne donne, avec le PMFF, l’un de ses derniers concerts avant de mettre un terme à sa carrière riche de 3 albums. Si la présence de Falkirk dénote sur cette première affiche très marquée par le Metal extrême, elle démontre, tout comme ADX, l’envie d’ouverture du maître de cérémonie.
Car, oui, cette première édition est placée sous le signe de l’extrême… Misanthrope, l’un des plus importants et anciens (le groupe a vu le jour en 1989) représentants du Death Metal à la française, stylé, classieux, incarné par le caractère à la fois charmeur, hautain et bien trempé de SAS de l’Argilière. Auteur de pas moins de 11 albums, Misanthrope vient présenter, en partie, ce que sera son futur méfait prévu l’année suivante.
Enfin, après moult errances et tentatives de come-back, ADX, fleuron du Heavy Metal hexagonal s’est, sous la pression de Phil’Em All, reformé pour ce festival. Débutant sa carrière dans l’Oise en 1982, ADX s’est rapidement distingué grâce à son Speed Metal enjoué. Après trois albums plus que remarqués, le groupe subit un première déception commerciale avec un album en anglais qui voit le public déserter. Après une longue séparation, ADX se reforme, sans Betov, un des guitaristes d’origine, enregistre un nouvel album, suivi d’un live, puis disparait de nouveau. Ce PMFF voit le retour de Betov, ainsi que l’intégration de BY Queruel (Witches et ex-S.M.F) à la guitare et Klod (Claude Thill, ex chanteur de Der Kaiser) à la basse. C’est une nouvelle ère qui débute pour ADX, comme le prouveront les années à venir.
Le public répond massivement, transformant cet essai en succès, malgré le peu de soutien promotionnel. Une seconde édition est dès lors envisagée.

13 janvier 2008 PMFF 2

La machine est lancée. Le succès de ce premier festival 100% français encourage Phil’Em All et son équipe à aller plus loin encore. La seconde édition de cet événement désormais officiellement appelé Paris Metal France Festival se tient le 13 janvier 2008 et propose une affiche beaucoup plus orientée vers le Heavy Metal des années 80.
Pour ce PMFF II, Phil a réussi le pari fou de faire remonter sur scène l’un des plus emblématiques groupes des années 80 : Blasphème. Il lui a fallu batailler, négocier, transpirer, négocier, mais le groupe décide de tenter l’aventure. Si ce retour crée le buzz, c’est en réalité l’affiche toute entière qui attire la foule des grands soirs. On notera même la présence de fans étrangers, venus d’Espagne, d’Allemagne, de Grèce et de Suède !
Les stoners parisiens de Royal Bubble Orchestra, menés par David Jacob, ancien bassiste de Trust, sont les premiers à fouler les planches pour présenter leur album éponyme paru en 2006. Malgrè le peu de monde présent en ce début d’après-midi, le groupe fait mouche.
RBO cède alors la place aux sorcier(e)s de Witches, groupe Death fondé par Sibylle Colin-Toquaine à Paris en 1986, au sein duquel se trouve BY Queruel, également guitariste d’ADX… (Oui, le PMFF, c’est aussi le Paris Metal Famille Festival !) et qui ce soir propose nombre d’extraits de son second et dernier album en date, VII, qui fait suite à un 3.4.1. paru plus d’une décennie avant, en 1994 !
Déçus de se retrouver si bas sur l’affiche, les Sannois de Demon Eyes, le groupe des frères Masson qui écume les scène depuis sa création en 1981, séduit cependant le public dont la densité commence à être importante. Le groupe a marqué les années 80 grâce à deux albums aux qualités sonores inégales mais musicales indéniables dont le public semble très bien se souvenir.
Tout autant, d’ailleurs, que l’autre reformation attendue de la journée… Still Square still » a été ajouté, les Parisiens ayant perdu les droits sur Square, leur nom d’origine) est toujours mené par un Guy Hoc au sommet de sa forme et dont Rock Stars, issu de l’album du même nom paru en 1985, n’a pas pris une ride.
Puis c’est une nouvelle déflagration en règle. No Return, formé à Paris en 1987, vient exploser les tympans des amateurs de Death Metal. Alain et sa bande, auteurs de 8 albums explosifs, viennent se frotter au public chaud avant que les Bayonnais de Killers n’envahissent la scène.
C’est avec un Bruno Dolhéguy en pleine forme, et heureux d’être enfin de retour à Paris, qui mène un Killers simplement magistral. Formé à Bayonne en 1984, après de multiple péripéties et changements de personnels ayant mené Bruno à occuper le poste de chanteur en plus de ses fonctions initiales de guitariste, Killers , auteur d’une bonne douzaine d’albums studios, s’apprête à enregistrer le troisième live de sa carrière, sur lequel on se rendra compte que les quatre n’ont pas usurpé leur surnom de « Rois du Speed ». Le public présent est aux anges, et la chaleur grimpe de plusieurs degrés pendant le set des Basques.
A peine Phil ‘Em All les annonce-t-il que le triomphe est total. Seul manque à l’appel le batteur originel, Régis Martin, qui demeure, aujourd’hui encore, introuvable. Il est remplacé par Aldrick Guadaguino, fils de Philippe, le bassiste. Blasphème, figure emblématique du Metal français des années 80, qui avait enregistré deux albums remarqués avant sa séparation de 1985, donne un concert tout en émotions. Les acclamations du public sont aussi puissantes que la surprise de Pierre, Marc et Philippe est grande. Blasphème prévoyait aussi d’enregistrer ce concert, mais une vilaine panne de courant l’empêche de pouvoir offrir à son public le live tant attendu… Mais peu importe, la carrière de Blasphème est relancée, le groupe étant demandé aux six coins de l’Hexagone, s’offrant même un passage au Hellfest avant de proposer un troisième album studio, acclamé par les médias et le public.
ADX, une nouvelle fois tête d’affiche, connaîtra malheureusement le même sort : présentant ce soir son futur et très attendu album, Division Blindée, le quintette est accueilli par un public chauffé à blanc que rien ne semble vouloir arrêter. Une nouvelle réussite totale qui se solde par une nouvelle panne empêchant la captation du concert. Mais le pari de Phil’ Em All est gagné : cette vague de retours semble plus que faire plaisir au public multi générationnel dont la mobilisation massive est une autre source de satisfaction. Cette affiche et le public de folie laissent à penser qu’une tournée PMFF pourrait voir le jour en cette même année 2008. Malheureusement, sans soutient des professionnels, cette aventure n’a pu se concrétiser privant la province de son PMFF.

3 & 4 janvier 2009 PMFF 3

Fort de ce succès, Phil’Em All décide d’aller plus loin encore. Le PMFF III se tiendra sur deux journées, les 3 et 4 janvier 2009.
Pour la première fois, ADX n‘est pas en tête d’affiche. Le groupe ne souhaite pas en faire un rendez-vous annuel, sorte d’ADX Fest prétentieux…
Le PMFF est basé sur l’esprit 80’s d’une part, mais surtout sur l’envie de provoquer des reformations. Cette année, les fans seront servis puisque ce seront les Parisiens de Der Kaiser et Shakin’ Street, les Nantais de Squealer, et les Avignonais d’Attentat Rock qui viendront secouer les crinières et faire rugir le public de la Loco.

Le samedi 3 janvier, les hostilités démarrent avec le trio instrumental mené par Pascal Vigne, Triple FX (dont le batteur n’est autre que Gaël Féret également chez Misanthrope et le bassiste Pascal Mulot). Les Parisiens viennent de publier leur second album, doux et dingue à la fois.
Cette mise en bouche permet à Inmost de prendre la suite des opérations de façon plus… vigoureuse. Formé à Compiègne (60) en 2004, le quatuor publie en 2009 son premier méfait très inspiré par le Metal Extrême.
Le calme (relatif) revient après cette tempête grâce à la prestation des Parisiens de Shannon, groupe formé en 2003 par le guitariste Patrice Louis dont la carrière à démarré dans les 80’s au sein de Jinx, alors en fin de parcours. Shannon se distingue rapidement par l’efficacité de ses enregistrements (2 Lp et 1 Ep d’un Hard Rock fin et racé) et de ses concerts très efficaces.
Depuis la séparation de Vulcain, en 1999, Marc Varez s’est lancé dans un projet purement Stoner/Hard et a publié avec Blackstone trois albums qui puisent dans le blues américain autant que dans le Hard Rock anglais des 70’S. Le passage de Blackstone au PMFF sera un des prémices à la reformation attendue d’un Vulcain dont l’un des fondateurs sera dès le lendemain sur cette même scène.
Der Kaiser est la première reformation des 80’s à fouler les planches de ce PMFF III. Mené par Klod au chant, actuel bassiste d’ADX, le groupe formé en 1983 a publié 2 albums diversement accueillis.
Squealer, formé à Nantes en 1980, revient avec un Pascal Bailly au gosier toujours aussi éraillé… Le Hard Rock français est moribond lorsque parait, en 1987, D.F.R., son premier album. Squealer. parviendra à se distinguer, notamment avec Squealer’s Mark paru en 1989, et se faire une petite place en pleine vague Grunge avant de se séparer en 1992. Sa participation (un « amusement » selon son chanteur) fort remarquée au PMFF III permet même à Squealer. d’être retenu pour jouer au Hellfest cette même année.
ADX, pour la première fois, n’assure pas la tête d’affiche. Le PMFF, d’une part, ne doit pas devenir une sorte de rendez-vous annuel d’ADX et, d’autre part, le groupe n’a, cette année, rien à défendre autre que sa réputation en live. C’est donc l’esprit tranquille que les cinq investissent de nouveau cette Locomotive désormais si familière. ADX sera, cette année, également présent au Hellfest.
Nightmare, figure emblématique des 80’s dorées, revient en force depuis l’album (mini, en réalité) de la reformation, Astral Deliverance, paru en 1999. Les Grenoblois, depuis leur formation en 1979, ont connu divers succès et revers de fortune, dont la disparition brutale de Jean-Marie Boix, le chanteur ayant permis à Nightmare de trouver sa place dans le peloton de tête des espoirs nationaux de la première moitié des années 1980, largement exposé en assurant de prestigieuses premières parties (Saxon, Def Leppard...) Nightmare, comme tant d’autres disparaît avant la fin de la décennie, après seulement 2 albums. La passion de son leader, Yves Campion, est plus forte et il remonte son groupe en 1999, après le décès de Jean-Marie Boix, le chanteur d’origine, dont la place est depuis lors occupée par Jo Amore, le batteur d’origine. Nightmarea, au total, enregistré huit albums plus deux live.

Après une bonne nuit de repos, Hürlement entame cette seconde journée avec son Heavy Thrash tranchant qui se démarque principalement – hormis les textes totalement inspirés par ce qui se faisait trois décennies auparavant – par la voix totalement à part d’Alexis Roy-Petit, vocaliste inimitable. Le groupe formé à Paris en 2003 vient soutenir son premier album qui mélange chants français et anglais avec une aisance sans pareille.
Pleasure Addiction semble vouloir redonner un sens à ce qu’était la folie du Glam, ses aspects outranciers et hors normes. Son Hard Rock direct séduit, et, bien que le groupe n’ai pas d’enregistrement à son actif, on peut lui prédire un bel avenir, en tous cas sur scène.
Les Dijonnais de Darknation, qui s’est formé en 2003, prennent la suite afin de soutenir leur album, Merci Pour Le Mal, paru en 2006, grandement influencé par le Thrash.
Phil a ratissé large, cette année, puisqu’il fait aussi venir les Niçois de Kragens, auteurs de 3 albums depuis leur naissance en 2000. Menés par Renaud Espèche et Denis Malek, deux ex-Lynx, Kragens délivre une prestation explosive, avant que d’autres sudiste n’investissent la scène.
Manigance, en effet, ne vient pas soutenir de nouvel album… Depuis sa formation en 1995 à Pau, le groupe de l’ex-guitariste de Killers, François Merle, a offert à son public 4 albums (plus un live) d’un Hard Rock mélodique ultra efficace, et s’est hissé parmi les rares groupes à s’être distingués à l’étranger. Il faudra pourtant attendre 2011 avant la parution d’un nouvel album…
Un CD au compteur, une voix et un grain de guitare uniques… Mr Jack c’est le projet monté pour l’amour du Rock par trois personnalités historique du hard français : l’ex-Vulcain Daniel Puzio et deux ex-H-Bomb, Philty Garcia et Gérard Michel. Rien ne semble pour ces trois là plus efficace et vrai que la simplicité naturelle d’un power trio. MR Jack est transporté par l’accueil chaleureux du public, désormais chauffé à blanc pour recevoir la première grande reformation du jour.
Attenta Rock, né à Avignon en 1981, s’est rapidement distingué du reste de la scène hexagonale par la détermination et la brutalité de son Heavy Metal sans concession. Pourtant, après deux albums ayant placé Attent Rock parmi les grands espoirs nationaux, Didier Rochette, en désaccord avec les orientations musicales souhaitées par les autres membres, quitte le groupe. Son remplacement par Marc Quee apporte en effet, sur Strike (1985), de radicales modifications au son d’Attentat Rock qui se fait moins Heavy et devient plus Hard, et à son image, plus américanisée. Malgré le succès remporté, AR décide de continuer sur la voie du changement. Le groupe se saborde, se renomme, plutôt, devenant Pink Rose, un nom plus ouvert à l’international, mais après un album de Hard FM sans saveur, disparait définitivement.
Fabienne Shine n’a jamais totalement lâché son Shakin’ Street qu’elle a formé en 1975 avec le guitariste Eric Levi (Elewy). Mais après deux albums, dont le second, sur lequel joue Ross The Boss, est produit par Sandy Pearlman, connu comme producteur de Blue Öyster Cult, le groupe est mis en sommeil, la chanteuse s’exile aux USA, et Shakin’ Street ponctue les décennies de quelques sorties discographiques, relançant ainsi l’espoir des fans. Ce n’est pourtant qu’à l’occasion de ce PMFF que Fabienne Shine brille de nouveau en France, rejointe par le phénomène Ross.

Artistiquement remarqué, ce PMFF est pourtant une réussite en demi-teinte. La date retenue, trop proche du nouvel an et encore en pleine période de congés scolaires, n’incite guère le public à se déplacer. On circule facilement dans les travées de la Loco en ce début d’année.

10 janvier 2010 PMFF IV – Annulé

Même si les finances n’ont pas trop souffert, décision est prise de n’organiser le PMFF IV que sur une journée et de créer le buzz avec un nouveau coup, même s’il est difficile de croire que Phil’Em All puisse rééditer éternellement un exploit. Certains groupes sont condamnés à ne jamais revenir, la nature ayant rappelé à elle et à jamais l’un ou l’autre de leurs membres. Pourtant, contre toute attente, alors qu’on croyait sa voix d’or irremplaçable, Océan se reforme, Robert Belmonte remplacé au chant par Stéphane Reb.
Pour la première fois, ADX n’est même pas présent à l’affiche, mais Phil’Em All a convaincu Stocks (enfin, Christophe Marquilly), Dum Dum Bullet, Rozz et Deborah Lee de participer, et a invité les Alsaciens de Mystery Blue à faire le déplacement. Les « jeunôts » qui tournent depuis des années, doivent ouvrir (Arès et Evil One). Hélas, la Locomotive est vendue et un mois avant la date annoncée, le PMFF IV est annulé, faute de pouvoir trouver une salle à même de recevoir la troupe sans se ruiner. Si tous s’avouent déçus, Arès et Evil One décident d’organiser un mini festival en banlieue parisienne (avec Heavintage et Hemoragy). 2010 se fera donc sans PMFF, l’organisation devant trouver une salle à même d’accueillir un tel événement.

Cette quête dure deux ans.
Après deux années « sans », deux années de réflexion et de recherche d’une salle digne d’accueillir un festival de cette envergure, Phil’Em All annonce le grand retour du PMFF dans un lieu plus petit que la Loco, certes, mais un endroit vivant et chaleureux, une salle de plus en plus plébiscitée par les groupes : Le Divan du Monde.
Alors qu’ils viennent de publier leur nouvel album, ADX reprend du service en haut de l’affiche.
Pour commencer, et parce qu’une fois n’est pas coutume, c’est un groupe 100% féminin qui ouvre les festivités. Women In Iron Form, au sein duquel on retrouve des membres de Witches, Wurm et Whyzdom, est un tribute band à Iron Maiden et le courant passe vite et bien.
Place ensuite au Metal traditionnel, direct et efficace proposé par Existance (mené par Julian Izard, fils du premier chanteur de H-Bomb et qui accueille ce soir un nouveau batteur, Tony, le frère de Hervé Traisnel, chanteur de Dygitals, également à l’affiche…. Histoires de familles encore et toujours!), groupe de l’Oise formé en 2008, auteur d’un premier album remarqué et dont la prestation énergique et enjouée fait des émules. Une véritable bouffée d’air frais prometteuse d’un bel avenir !
Après avoir enregistré un premier album en 2006, s’être faits remarqués à Paris en ouverture de Nightwish en 2004, Conscience vient présenter son Prog Metal et démontre, une nouvelle fois, qu’une affiche éclectique est preuve d’ouverture. A encore, les fans sont de sortie et font savoir à Matthieu Gerbin, guitariste chanteur, toute leur appréciation de cette prestation.
Prévu de jouer en 2010, Evil One foule enfin les planches du PMFF et, avec deux albums d’un thrash old school au compteur, et un line up quelque peu modifié depuis l’arrivée d’une moitié de Hürlement, met le feu au public qui attaque ses premiers circles pits. Bien que le groupe existe sous une forme ou une autre depuis sa naissance à Cergy Pontoise (95) en 1997, le nouveau line-up, séduit le public présent par son efficacité, son énergie et sa simplicité.
La reformation du moment, celle que souhaitait Phil, c’est Dygitals, qui avait marqué de sa patte les années 85-88 avec son Hard Rock varié et ses rythmes enlevés mais qui fut toujours discographiquement frustré, hors sa participation à la compilation French Connection en 1985 qui permet à Dygitals de graver deux morceaux, sans compter celui paru en 1997 sur la compilation Révolution Hard Rock, annonciateur de la sortie de l’album enregistré en 1987, espoir qui ne se réalisera jamais. Pourtant, son passage au PMFF permet à Dygitals, dont la reformation sous forme de quintette fut l’oeuvre du trio de base, Hervé Traisnel (chant), Alain Clouet (batterie) et David Dugaro (guitare), de retrouver les chemins des studios afin de proposer anfin un premier album.
Autre moment fort de la soirée, le retour des Death metalleux ex-Antibois et désormais Lillois d’Agressor, menés par l’indéboulonnable Alex Colin-Toquaine, pas montés sur scène depuis, quoi ? Dix ans ? Malgré 5 albums, un split avec Loudblast et une compilation, le groupe s’est rarement produit dans la capitale… Paris Metal Famille Festival, vous a-t-on dit? Eh, bien, le clou est enfoncé avec la montée sur scène de Sibylle (Women In Iron Form et Witches), qui rejoint, chose rarissime, son frère Alex sur scène l’espace d’un morceau. Agressor chauffe ce soir un public en attente d’un ADX qui se présente sous un visage nouveau, puisque Dog, souffrant, est exceptionnellement remplacé à la batterie par Laurent Bendahan (Scherzo et ex-Grazed, ex-Kalisia), qui a appris le répertoire d’ADX en à peine 5 jours, permettant ainsi au groupe de maintenir son engagement et de présenter son onzième album, Immortel, acclamé par les médias.
La soirée se conclue avec le retour des Women In Iron Form accompagnées, sur scène, de tous les participants et volontaires ayant contribué à l’organisation de cette journée.

A noter que pour permettre ce retour, les groupes et intervenants ont œuvré bénévolement. Le Metal français est une grande famille et une grande histoire d’amour et de respect mutuel.

Phil’Em All l’avait promis à la fin du PMFF IV : il y aura une dernière édition. Cette fois, elle sera, comme disent les Américains, « larger than life » :

3 jours.
Extrême. Metal. Best-of.
Un week-end entier au service du Metal français. Un rendez-vous à ne pas rater dont tous les détails vous seront révélés très prochainement sur votre webzine, partenaire du festival ! Nous en reparlerons très bientôt.

 

TOMY LOBO: Golden birds

tomy-lobo-2016Rock, France (Autoproduction, 2016)

En 1988, lors de sa sortie, le premier album de Kingdom Come fut immédiatement comparé à Led Zeppelin. Son chanteur, Lenny Wolf, pouvait clamer n’avoir jamais entendu parler de ce groupe, personne ne le croyait. Tomy Lobo peut-il aujourd’hui clamer haut et fort que la pochette de New Horizon de The Answer lui est inconnue? on peut en douter tant les similitudes contraires sont nombreuses. Je vous laisse juger par vous même. Car le propos est ici musical. Golden birds est un Ep de 6 chansons inspirées tant par la new wave (Viperine au chant doux et écorché, ou Night prism, alliant new wave et rap) que par un romantisme torturé (It starts with fire) ou plus léger et aérien (Golden birds). Erase it all est, au milieu du disque, plus proche des années 80, tandis que le groupe s’approche de l’esprit gospel sur Light all blue. Nous avons donc droit à une jolie variété qui cependant mériterait plus de profondeur et, malheureusement et encore, souffre d’un accent anglais difficilement compréhensible rendant l’écoute peu attractive. L’ensemble ne parvient pas à me faire vibrer hormi le morceau titre et Light all blue. Rien d’étonnant, donc, à lire que le groupe « est une désorganisation autogérée ».

Note: 6,5/10

Titre que je retiens: Golden birds

HARMONIC GENERATOR: Skull

harmonic-generator-2016Hard rock, France (Ep – autoproduction, 2016)

Cet Ep est estampillé #3. Ok… Je n’ai aucune idée de ce que peuvent être les #1 & 2, simplement il apparaît que Harmonic Generator ait décidé de proposer son album en le divisant en 4 Ep distincts: Heart, Flesh, Skull étant déjà parus, ne reste que Bones. Ce troisième volet regroupe 4 titres (mixés et masterisés par un certain Logan Mader) dont chacun présente une facette différente de ce qui fait vibrer les musiciens. Dreams and tears qui introduit ce disque est le plus explosif, le plus « punk » des quatre. Rythmé, le son étouffé, il évoque cette vague punk US somme toute assez commerciale et gentiment subversive. Things est plus foncièrement rock, plus lent malgré un chanteur enragé qui enchaîne avec un heavy rock teinté de Southern 70’s, Break my chains. Harmonic Generator conclue avec Supersonic riot, plus direct et saturé, énergique et énervé. Bien produit, cet Ep pourrait permettre à HG de s’imposer sur le marché si… Si le groupe 1 – propose un album complet et 2 – se produit sur scène. Car cette variété se doit d’être défendue live. Reste un bel espoir qu’on attend d’entendre confirmé.

Note: 8/10

Titre que je retiens: Break my chains

CHANVRE: Valkyrie mécanique

chanvre-2016Rock, France (EP – Autoproduction, 2016)

Après une courte introduction à la guitare – celle, pourrait-on croire – d’un débutant qui développe sa maitrise, Détritus town nous propose une première facette, rythmée et quelque peu furieuse, de Chanvre. Car le groupe francilien nous montre, au travers de 5 titres, ses différentes aspirations et inspirations musicales. Le chant, grave et profond sur ce titre devient parlé, puis mélancolique. Si Le mothership évoque ouvertement le Gorillaz qui interprétait Clint Eastwood, Sour kryp est, à mes oreilles, la révélation. Car, oui, en cinq trop courtes chansons, Chanvre parvient à envouter l’auditeur que je suis. Si le phrasé me rappelle souvent je ne sais plus quel groupe français des 90’s (ça, c’est de l’argument, hein?), l’ensemble de ce Ep est entraînant, voire envoûtant. Rock, pop, énervé, ce Valkyrie mécanique (nom d’une pièce mécanique, semble-t-il) est plus qu’une belle promesse. Maintenant, objectif album!

Note: 8,5/10

Titre que je retiens: Sour krypt

Photo de la semaine: MANIGANCE

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Paris, Divan du monde , le 12 janvier 2013. Manigance est – enfin – de retour sur une scène de la capitale. Groupe majeur du paysage metallique français, les Pallois font partie de cette horde de formations qui ne parviennent pas à vivre de leur musique. Quel groupe français a-t-il ce luxe, aujourd’hui, qui plus est dans notre univers musical? Pourtant, Manigance a (avait?) tout pour séduire un large public: la classe musicale, le sens de la composition, une musique à toute épreuve, un engagement textuel pour l’humanité et la nature et des musiciens simples, abordables et d’une gentillesse sans pareille… J’ai eu l’occasion de les rencontrer à plusieurs reprises, d’interviewer Bruno Ramos au pied levé. Et le guitariste n’a simplement pas le succès qu’il, comme les autres membres du groupe mérite. Manigance au PMFF, c’est la garantie d’un bon moment. Et en cette 6ème (et « ultime » – ah! ah: c’te blague, Phil!) édition, rendez-vous est pris le samedi 7 janvier 2017. Ah, au fait… Ce cliché de Bruno Ramos, pourquoi? Ben, c’est simple: il suffit de se laisser porter par le naturel et la malice du regard du gaillard, tout y est dit, malgré le grain, le bruit dû à la faiblesse naturelle de la lumière bleue. M’en fous, j’aime ce cliché! Et puis si vous, Manigance, prenez le temps de nous offrir un Dernier hommage, une chanson d’actualité…