Interview: FOREST IN BLOOD

Interview FOREST IN BLOOD. Entretien avec Hervé (guitare). Propos recueillis au Black Dog de Paris le 7 décembre 2018

Bavards, bavards sont les pirates des Forest In Blood! Metal Eyes est allé rencontrer Hervé, guitariste du combo parisien au Black Dog afin de le faire monter sur la planche et répondre à toutes nos questions. Mission accomplie! En plus, les requins n’ayant pas voulu de lui, on a dû le faire revenir à bord…

Metal-Eyes : C’est la première fois qu’on se rencontre, je vais donc te poser la question la plus traditionnelle et la moins travaillée qui soit : peux-tu me raconter l’histoire de Forest In Blood ? Je crois que tout commence en 1998 ?

Hervé : Oui, ça a commencé en 98 avec Elie et Barth, le chanteur et le guitariste. Ils ont commencé la musique ensemble, au bout de deux ans ils ont sorti un premier EP, puis ont changé de guitariste – premier changement du line-up du groupe, d’une longue série… – et je suis arrivé en 2000 et depuis, on a continué l’aventure du groupe. Il y a eu toute une partie Forest In Blood, jusqu’en 2005, on a intégré Nicolas Bastos avant qu’il n’aille dans L’Esprit du Clan et Dagoba. On a écrit un album avec lui, qui allait s’appeler Confrontation with god, mais qui est sorti sous un autre nom de groupe après son départ. 2005, arrêt du groupe, 2010, on reprend Forest In Blood et on fait un Ep…

Metal-Eyes : Qu’est-ce qui vous a fait arrêter en 2005 ?

Hervé : On en avait un peu marre du nom de Forest In Blood. On était en train de signer sur un label hollandais et le nom n’était pas très international, alors qu’on avait l’intention de s’exporter ; on était très dans le détail d’avoir un nom qui sonne bien anglais. Du coup, on a décidé de changer, ce qui était peut-être une erreur de notre part, et on a créé l’aventure Apocalypse Now qui a duré 4 ou 5 ans, on a sorti deux albums, avec le même line-up, sans Nicolas Bastos qui a enregistré l’album mais est parti juste après. Et on a enchaîné les tournées, on a joué en Allemagne, en… partout en Europe, on a tourné, tourné, jusqu’en 2009 où on en a eu marre.

Metal-Eyes : Il y avait une différence au niveau musical entre les deux groupes ou les deux avaient le même esprit ?

Hervé : C’était beaucoup plus metal, un peu moins hardcore. On a essayé de jouer un peu vite… On a changé, et avec la création d’un autre album, on est revenus à ce qu’on aime plus, des tempos plus rapides…

Metal-Eyes : Vous avez donc reformé, en 2010, Forest In Blood. Qu’est-ce qui a motivé cette reformation ?

Hervé : On avait envie de refaire de la musique, on a refait Forest In Blood entre guillemets « light »…

Metal-Eyes : Parce qu’Apocalypse Now, ce n’était pas de la musique ?

Hervé : Non, mais on avait arrêté pendant un an et demi…

Metal-Eyes : J’ai bien aimé ta surprise !

Hervé : Ouais, merci ! Apocalypse Now, on arrêté parce qu’on avait tous des contraintes de travail et familiales. Et à un moment, tu te rends compte qu’il te manque un truc, et la musique, c’est ce que tu aimes, donc… On a décidé de refaire une répète, puis 2, 3, 4… on a enregistré une démo, on a organisé des concerts, et les aléas de la vie font que ça s’est arr^été tout doucement. Jusque là, en 2018, où on nous a proposé de jouer, et voilà, on a sorti un album !

Metal-Eyes : Donc, c’est l’occasion qui fait le larron…

Hervé : Exactement.

Metal-Eyes : On vous propose de rejouer, Pirates arrive… Il vous a fallu combien de temps pour la composition de cet album ?

Hervé (il rit) : On s’est reformés en mars-avril, on a commencé les compos en mai-juin, et on était en studio en septembre. Ça a été très vite.

Metal-Eyes : Justement, puisque ça a été rapide, es-tu d’accord pour dire qu’il y a certains thèmes de guitare qui se répètent comme une récurrence ?

Hervé : Oui, on l’a composé dans cet esprit, un esprit de continuité. Du coup, on est vraiment allé à l’essentiel, à l’origine de notre façon d’écrire, sans se demander si ça ressemble à ça ou ça… Du coup, on est vraiment allés à l’essentiel de ce qu’on voulait.

Metal-Eyes : L’intro de My dues, et celle de Black Parrot, si je me souviens bien, sont pratiquement du copier-coller… Il y a une inspiration commune tant sur le rythme que sur le riff.

Hervé : Oui… Il y a quelques inspirations similaires dans la façons d’écrire les riffs, je suis d’accord.

Metal-Eyes : Vous l’avez enregistré chez Francis Caste, un producteur aujourd’hui incontournable dans le metal français. Il vous a apporté quoi ?

Hervé : Francis, il t’apporte l’écoute. Quand tu vas chez lui, tu peux écouter toutes ses productions, il n’y en a pas une qui sonne comme une autre. A un moment donné, en Europe, il y avait des gars qui enregistraient des groupes toujours de la même façon. Tu avais l’impression que la console était réglée de la même façon, que les gars jouaient sur les mêmes amplis, tu sortais avec la galette qui sonnait comme tout le reste… Francis, je trouve qu’il a le talent de comprendre les gens, de comprendre ce que tu veux et d’extraire le meilleur de toi. Il est hyper rigoureux, hyper difficile et exigeant. Du coup, il te challenge, il prend ce que tvu as et extraire le meilleur de toi-même. Il va aussi te dire qu’il a compris ce que tu veux, vers où tu veux aller, et il t’y accompagne. Avant tout, c’est un mec qui est super humain, super sympa et tu as envie de travailler avec des gens comme ça. Tu es à la maison. Entre deux albums, tu reviens, tu as l’impression de ne jamais être parti.

Metal-Eyes : Donc au-delà d’être à l’écoute, il est aussi force de proposition.

Hervé : Il t’écoute fortement et il propose. Et ça, c’est super important.

Metal-Eyes : Et ça entraîne beaucoup de changement entre votre composition du titre et le morceau final ?

Hervé : Il y a quelques variations, des choses très techniques dans le jeu de batterie, mas l’esprit global reste le même. Rajouter telle harmonie, jouer un peu plus comme ça sur la guitare… C’est intéressant.

Metal-Eyes : Il y a un truc que j’ai remarqué sur la pochette : les éclairs. Certains ressemblent au M de Metallica, c’est voulu ?

Hervé : On n’a pas fait gaffe… (il regarde la pochette que je lui tends) A ouais, peut-être… Tu vois, même les éclairs sont alignés ! C’est surtout une influence du bassiste, pas moi. J’aime ce qu’ils font, mais ça ne reste pas le groupe que j’écoute le plus…

Metal-Eyes : C’est quoi, vos influences ?

Hervé : Ouah ! Elie, au chant, c’est un fan ultime de Slayer, Sepultura, moi je suis plus Converge, Mastodon, Baroness… Du lourd, pas forcément speed. Nesh écoute un peu de folk… On a tous des influences différentes…

Metal-Eyes : Comment présenterais-tu votre musique à quelqu’un qui ne vous connait pas ?

Hervé : Notre musique, c’est du metal hardcore. Qui va recenser les influences de Slayer, le côté plus hardcore de Hatebreed, certains chœurs peuvent même te faire penser, en live, à la façon dont Biohazard faisait les chœurs en harmonie… Après, comment te décrire cet album ? C’est un concept album qui a été écrit autour du thème de la piraterie…

Metal-Eyes : Non ?

Hervé : Si !

Metal-Eyes : Il s’appelle comment ?

Hervé : Pirates…

Metal-Eyes : Ah, ben tiens !

Hervé : Ce qui est important, c’est de l’écouter d’une traite. On l’a écrit de façon à générer une ambiance spécifique, sur l’enchaînement, la composition des morceaux. On avait le thème avant d’écrire l’album, du coup, on a étoffé, établi les paroles, la musique, certaines récurrences. Le flottement de Seul au large au début de l’album, on voulait une impression de houle.

Metal-Eyes : Il est très doux d’ailleurs comme morceau.

Hervé : Oui, et on voulait ce sentiment et qu’après il y ait de la bataille, de la perte de bataille, des rencontres… Il y a James qui parle d’un mec qui se balade dans un bar, il est complètement saoul et il appelle un gars « James ! James ! » et tout le monde se demande « mais qui est ce gars ? ». En fait… c’est sa bouteille de rhum ! L’idée est là : la piraterie et tout ce qui va avec.

Metal-Eyes : Comment vous est venue cette idée ?

Hervé : C’est Barth qui l’a proposée, l’autre guitariste. On a discuté et on se disait que ce serait bien de composer un concept album, et il nous a dit qu’il avait le concept. Il a apporté l’idée et on s’est renseigné. On a découvert un monde hyper codifié, violent, agressif… Et la mer, j’aime beaucoup la mer… Au début, on s’est dit que tout le monde allait vouloir comparer à Pirates des Caraïbes, mais après, on s’est dit qu’on n’en avait rien à foutre et qu’il fallait travailler sur ce concept. Et voici l’album !

Metal-Eyes : 1518, ça évoque quoi ?

Hervé : C’est la mort de Barbe Rousse. C’est pour ça qu’elle est calme.

Metal-Eyes : Si tu devais ne retenir qu’un seul titre pour décrire ce qu’est Forest In Blood, ce serait lequel ?

Hervé (il réfléchit) : Euh… My dues. Parce que la façon dont il est écrit, dont le riff est écrit, représente bien ce qu’est le groupe. C’est-à-dire des parties speed, agressive, avec une partie un peu plus rythmée au milieu du morceau et un petit interlude qui aère le morceau.

Metal-Eyes : C’est le morceau qui ouvre l’album après Seuls au large. Sur votre bio, il est mentionné que le groupe s’est formé en 1998, année de la victoire de l’a France en coupe du monde. Vous revenez en 2018 avec un nouvel album, la France a remporté sa deuxième étoile. Vous prévoyez quoi ? 20 ans pour revenir ? Vous suivez l’actualité du foot français ?

Hervé (il rit) : Elie la suit, Nesh aussi, les trois autres un peu moins. Mais on pourrait dire que c’est précurseur.

Metal-Eyes : On peu espérer que la sortie du prochain album corresponde avec…

Hervé : On peut l’envisager, oui (rires). On va essayer d’en faire un autre pour dans deux ans, pour la coupe d’Europe. Et deux ans après, pour la coupe du monde…

Metal-Eyes : Si tu pouvais imaginer une devise pour Forest in Blood à mettre sur votre album tous les deux ans, ce serait quoi ?

Hervé : L’amitié et la générosité. Parce qu’on est des potes avant tout, cet album a été enregistré comme ça, par des amis qui ont envie de se faire plaisir avant tout. Et la générosité parce qu’on adore donner des concerts et rencontrer des gens, en dehors de Paris.

Metal-Eyes : Un album ça se défend sur scène. Quels sont vos projets de concerts, en dehors de Paris ?

Hervé : Il y a quelques projets en cours, quelques dates en planification. On joue à… on joue à Viry Chatillon, on va aller à Nantes, à Colmar, Bordeaux… On est dessus… Après, on espère pouvoir choper des bons trucs en première partie… Il y a la tournée de Mass Hysteria, ça serait chan-mé de faire une date avec eux ! Ce serait génial de pouvoir tourner avec des groupes qui sont là depuis des années, qui respectent le public, la scène…

Metal-Eyes : As-tu quelque chose à rajouter pour les lecteurs de Metal Eyes ?

Hervé : Oui, une chose : vous allez surfer sur internet, choper des morceaux à droite, à gauche. Ce que je vous conseille, c’est de prendre 40 minutes de votre temps, et écoutez l’album en entier. Fermez les yeux, imaginez que vous êtes sur un bateau, qu’il y a des batailles, la guerre… Vous n’aurez pas le mal de mer mais vous allez kiffer parce que c’est écrit autour de cette ambiance des pirates.

 

FOREST IN BLOOD: Pirates

Thrash/Hardcore, France (Autoproduction, 2018)

Forest In Blood est un groupe parisien formé en 1998 qui nous revient aujourd’hui avec Pirates, son… second album! Dans sa bio, le groupe note s’être formé l’année où l’équipe de France de foot devint championne du monde. Nous ne pourrons que remarquer que ce second album arrive alors que la France a remporté sa seconde étoile… Y a t-il un lien de cause à effet? Rien n’est moins sûr tant les goûts musicaux de nos joueurs sont à l’opposé de ce que nous propose Forest in Blood qui puise son inspiration dans le thrash de Slayer ou de Metallica (certains éclairs rouge sang de la pochette ressemblent à s’y méprendre au M des Horsemen…) et dans le hardcore d’un Hatebreed débridé. Les rythmiques sont d’une réelles efficacité, de celle qui fait taper du pied, et si je dois relever un défaut, c’est la redondance des guitares. Les riffs, à quelques exceptions près, semblent se répéter, parfois (écoutez les intros de My dues et Black parrot) même être identiques. Pourtant, ça marche, et le chant enragé provenant de la gorge profonde de Eric Florentin accompagne avec une brutalité défouloir les guitares rageuses de Barthélémy Vaudon et Hervé Marguet. La section rythmique, jamais en reste est à l’avenant (la basse vrombissante de Pierre Acedo soutient la batterie guerrière de Cédric Sénéchal). Heureusement, FIB nous offre également quelques intermèdes plus légers bien que pas forcément indispensable. Qui s’étonnera dès lors de lire que la production est signée de l’incontournable Francis Caste, un des meilleurs producteurs metal de son temps? Pirates est un de ces albums qui risque fort de prendre toute sa mesure sur scène. A bon entendeur…

UNDEROATH: Erase me

Metal, USA (Fearless records/Spinefarm, 2018)

Formé en Floride en 1997, Underoath  développe rapidement une réputation le définissant comme un groupe de Metal chrétien. Aucun lien autre que la religion avec la vague white metal version Stryper ne vient interférer, car Underoath se distingue musicalement, par une brutalité et un modernisme typiquement américains. Erase me, son seulement sixième album, dans son ensemble, donne l’impression que le groupe, et c’est tout à son honneur, vise les stades. Le chant est à la fois hurlé, enragé et entraînant, aidé en cela par une rythmique hypnotique et des riffs très mélodiques. Mais Underoath ne perd pas de vue ses racines hardcore pour autant. Bien que doté de titres actuels, Erase me ne se démarque que difficilement des albums du même genre – post hard core, neo metal –  et peine à me convaincre. Même s’il s’écoute facilement, grâce à une variété musicale incontestable, rien ne se démarque vraiment. Un album à écouter sur la route, sur le chemin de retour des vacances.

NO ONE IS INNOCENT: Frankenstein

Hardcore, France (Verycords, 2018) -sortie le 30 mars 2018

Après un très remarqué Barricades live célébrant, entre autre, son précédent album studio, Propaganda qui vit le jour avec les attaques contre Charlie hebdo en janvier 2015, et sorti juste avant les attaques du sanglant 13 novembre de cette même année, No One Is Innocent revient avec un album tout aussi puissant, enragé et engagé. C’est simple, A la gloire du marché fonce dans le tas et déglingue avec une ironie mordante le monde actuel qui ne jure que par le fric. Fric sur lequel tout le monde crache mais dont tout un chacun rêve d’en accumuler plus que de raison… Ali King of the ring rend hommage avec un groove trépidant au mythique boxeur Muhamed Ali. Kemar est en voix, et le groupe plus rock que jamais. Elle est loin l’époque électro, et l’apport de Poppy, guitariste venu seconder Shanka, y est sans doute pour quelque chose. Le morceau éponyme (ou comment le créateur s’est amusé à jouer aux apprentis-sorcier en créant notre « humanité ») démontre la complémentarité des deux fretteus, qui varient les plaisirs et les tempi. Les revenants, inquiétant et oppressant au début, monte en puissance pour terminer en furie tandis que Teenage demo ou What the fuck, qui démonte les USA d’aujourd’hui, rentrent dans le tas sans pitié. Frankenstein montre un No One en pleine forme, la rage et l’envie d’en découdre intactes. Un album marquant qui se termine avec la reprise d’un certain Paranoid, de circonstance ici….

 

ONE LIFE ALL-IN: The A7 sessions

HardCore, France/USA (Rust and Blood, 2017)

Je n’ai jamais été très fan de la scène hardcore US… ça tombe bien, car One Life All In n’est pas entièrement américain. Pensez donc: Don Fosse, chanteur des Spudmonsters a décidé de s’acoquiner de 3 frenchies, Clem (guitare), Franco (basse) et Kevin Foley. Ce dernier nom vous évoque sans doute quelque chose si vous êtes amateur de metal extrême puisqu’il est batteur au sein de Benighted. Le mariage est sur ce The A7 sessions explosif, la rage vocale de Fosse, sans fioriture, allant droit au but, comme le veut la vieille tradition punk. Musicalement, l’ensemble est accrocheur, déterminé et incontestablement rentre dedans. Pas forcément aussi hard core qu’on aurait pu si attendre mais incontestablement explosif. Seulement, voilà, ce chant est, selon moi, trop sec et son mix ne permet par à Fosse de parfaitement se fondre à l’ensemble. Un ensemble constitué de riffs entraînants, et d’une rythmique en béton armé, et si c’est de l’énergie que vous voulez, vous trouverez ici votre compte! Même si l’on peut, légitimement, se demander quel avenir existe pour One Life All In.

 

TAGADA JONES: La peste et le cholera

tagada jones 2017Hardcore, France (At(h)ome, 2017)

Plus de 20 ans que ça dure! Deux décennies que Tagada Jones sillonne la France à coup de rage et de coups de gueule. Engagé comme jamais, le monde actuel est source d’une inspiration et prétexte à une colère qui servent d’exutoire à Niko et sa bande. On y va, direct, franco, carré. On enrage devant la bêtise d’une humanité de plus en plus inexistante, face à un monde de plus en plus individualiste. La peste et le choléra, ce sont 12 nouvelle dénonciations et autant de constats affligés de notre monde. La guerre en Syrie, le réfugiés refoulés, la crétinerie humaine, tout y passe au son et aux textes des La peste et le choléra, Le monde tourne à l’envers, Narcissique, Pas de futur, Enfant des rues. Bien sûr, il est impossible de ne pas débuter avec un hymne à la mémoire des victimes du Batacla, des terrasses et du SDF, Vendredi 13 clamant haut et fort NOTRE liberté et soif de vivre. Partout, le riff est rageur, le chant enragé, et Tagada Jones affiche une forme exemplaire. L’état de la planète est une source intarissable pour les Bretons qui nous offrent une de leurs meilleures productions de ces dernières années. Un must  du hardcore punk qui va faire pogoter la France entière.

Note: 8,5/10

WARS: We are islands, after all

wars-2017Hardcore, Royaume-Uni (Spinefarm, 2017)

Je n’ai pas connaissance qu’un groupe se soit déjà nommé Wars. C’est si simple que c’en est étonnant, mais je n’ai pas la prétention de connaitre tous les groupes ayant enregistré un album (heureusement, dis!) Et quand on choisi un tel patronyme, quoi de surprenant à ce que la musique soit à l’avenant: guerrière, rentre dedans, vindicative et directe?  Rien. Et les dix titres proposés sur ce premier album, We are islands, after all (en bac le 27 janvier 2017) frappent dur. Cognent, même, fort et violemment. La rage vocale accompagne à merveille celle de guitares criant leur fureur sur des rythmes rentre dedans. De prime abord, on pourrait croire que Wars défonce tout sur son passage tel un pachyderme énervé. Pourtant, Wars ne bourrine pas. S’il est vindicatif, le groupe n’en reste pas moins réaliste tant dans ses propos – souvent d’actualité – que dans la construction sans concession de ses morceaux, souvent simples et directs, sans chercher à réinventer un style qui puise dans la « simplicité » brutale et irrévérencieuse du punk. Et s’il s’adresse avant tout aux fans de hardcore revendicatif, We are islands after all apporte aussi sa dose de décibels à tout amateur de metal en recherche d’énergie pure. C’est déjà ça…

Note: 7,5/10

NO ONE IS INNOCENT: Barricades live

No on is innocent live 2016Hardcore, France (Verycords, 2016)

Je ne suis pas un grand fan de No One Is Innocent. Par conséquent, j’en suis encore moins spécialiste que connaisseur. Mais ça risque de changer bientôt, surtout après avoir écouté et visionné ce Barricades Live, double CD agrémenté d’un DVD 100% convaincants. Enregistré lors d’un concert donné à Paris dans une Cigale blindée le 30 novembre 2015, ce témoignage, particulièrement explosif, reflète ce besoin commun de se retrouver ensemble pour faire la fête et du bruit  Lire la suite

ENEMY OF THE ENEMY : Hellequin

enemy of the enemyThrash, France (Auto production, 2013)

J’ai découvert Enemy Of The Enemy lors d’un festival donné sur la péniche l’Alternat en mai 2010. A cette époque, et j’espère que nous parlons bien du même groupe (celui responsable de la démo Klebz back) Adrian Cavalier, le vocaliste enragé, était grimé en une sorte de Darth Maul Lire la suite