THE BROWNING: Isolation

browning 2016Thrash, USA (Spinefarm, 2016)

A la base, The Browning, c’est pas mon truc. Le chant hurlé de Johnny MacBee, fondateur et seul rescapé de la formation originaire de Dallas, Texas, a tout pour me rebuter. Mais il y a, sur ce troisième album, Isolation (précédé en 2011 de Burn this world et en 2013 de Hypernova) ce petit quelque chose qui me pousse à écouter au-delà de ce chant. Car The Browning ne fait pas que bourriner et taper dans le tas. En intégrant à son thrash sans concession, proche du death, des tonalités électro totalement assumées, en modulant le chant avec des sons « robotisés », The Browning parvient à créer un univers sonore organique que je définirais volontiers comme, permettez-moi – modeste que je suis – d’inventer un mot, de l’electhrash. Le mariage des deux univers peut sembler surprenant, certes, mais s’inscrit parfaitement dans l’esprit explorateur du rock et du metal. On ne pourra pas accuser The Browning de ne pas renouveler le genre. Simplement, à trop vouloir se distinguer, il est probable que le quatuor perde de vue la nécessité d’accrocher son auditeur sur la durée. Là, je décroche, et n’ai guère envie d’écouter plus de trois chansons d’affilée. Un album qui ne s’apprivoise pas facilement, et qui nécessite plus d’une écoute, Isolation fait partie de ces albums d’une repoussante séduction: une bête à apprivoiser.

Note: 7/10

Titre que je retiens: ?

Photo de la semaine: EXODUS

SONY DSC

Exodus au Hellfest, c’est une habitude! En ce 21 juin 2015, jour de la fête de la musique, et, accessoirement troisième et ultime jour de cette dixième édition du désormais incontournable festival clissonnais, le soleil frappe fort. Le ciel est clair, et les esprits à la fête. Steve Souza n’échappe pas à la règle, menant un Exodus particulièrement en forme. Ce cliché à été pris à 1/200 de seconde, la sensibilité réglée à 400 ISO. J’ai utilisé un objectif 55-200 mm avec une ouverture à F/5. Ce que j’aime? Ce visage à moitié caché par un bras qui se conjugue au regard de défiance du chanteur. Qui voudrait en découdre?

MESHIAAK : Alliance of thieves

MESHIAAK 2016Thrash, Australie (Mascot, 2016)

L’habit ne fait pas le moine… Mascot nous a habitués à nous proposer des formations de hard rock plutôt traditionnel, alors les guitares saturées et doubles-grosses caisses qui accompagne ce chant enragé dès Chronicles of the dead peuvent surprendre. Cependant, le message est clair: Meshiaak s’en va chasser sur les terres fertiles du thrash metal des (presque) débuts. Si Metallica ou Slayer ne sont jamais très loin, le groupe semble bien plus inspiré par la rugosité d’un Machine Head à ses débuts. S’il est naturel de se laisser guider par ses mentors, il est souvent judicieux de chercher à poser aussi tôt que possible les jalons de son identité. C’est ce que fait Meshiaak dès ce premier album, Alliance of thieves. Un titre fort à propos puisque le vocaliste et fondateur, Danny Camilleri, s’est entouré de Dean Wells (guitariste de Teramaze), Nick Walker (basse) et Jon Dette (qui a, entre autres, prêté ses baguettes à Testament, Slayer ou encore Anthrax). Un quatuor qui ressemble assez à une association de malfaiteurs, ceux qui braquent les double-croches! Le résultat est sans appel: l’ensemble, souvent agrémenté de sonorités électro et plus actuelles sans dénaturé l’esprit thrash, est compact, dans ta face et sans concession. On notera aussi, surtout, une production qui n’en fait jamais trop, mettant en avant les arrangements malicieux et une voix puissante. Ça va bouger dans les chaumières!

Note: 9/10

Titre que je retiens: Chronicles of the dead

ENEMY OF THE ENEMY : Hellequin

enemy of the enemyThrash, France (Auto production, 2013)

J’ai découvert Enemy Of The Enemy lors d’un festival donné sur la péniche l’Alternat en mai 2010. A cette époque, et j’espère que nous parlons bien du même groupe (celui responsable de la démo Klebz back) Adrian Cavalier, le vocaliste enragé, était grimé en une sorte de Darth Maul Lire la suite

PHOTO DE LA SEMAINE: Kerry KING (SLAYER)

Kerry KING, Slayer, Paris le Zénith, 26 mars 2011

Kerry KING, Slayer, Paris le Zénith, 26 mars 2011

Chaud, chaud chaud! Slayer on stage, c’est toujours une tuerie. Quelques heures plus tôt, des représentants de Megadeth, Slayer, Mass Hysteria et Loudblast assuraient la promotion de la première édition du festival Sonisphere qui était parvenu à « faire le buzz » en réunissant ceux que l’on nomme – injustement car c’est selon moi restrictif – le Big 4 du thrash. En pleine tournée commune, ce soir là, Slayer cède la tête d’affiche à Megadeth. Et, pour les photographe, avec Slayer, il n’y a qu’une chose à craindre: que le groupe décide de jouer en guise des fameux « trois premier morceaux sans flash » ses titres les plus courts. Il y en a un paquet de moins de trois minutes! Alors on fait vite… Je testais encore mon Sony a-450, et fxé la vitesse à 1/125s. Ne maîtrisant pas encore très bien cet appareil, j’avais poussé la sensibilité à 3200 iso, et l’ouverture s’est automatiquement faite à F/6,3, avec mon objectif 18-55. Au delà de tout le côté gimmick du look de Monsieur King, la dominante jaune de ce cliché évoque la chaleur du concert, très réussi. Je n’ai pas souvent vu le groupe live, mais chaque fois, ce fut une superbe expérience. Vivement les festivals d’été!

LODY KONG: Dreams and visions

lody kong 2016Punk/Thrash, USA (Mascot, 2016)

Lody Kong, c’est quoi? Une rapide recherche fait ressortir un nom: Cavalera. Ok, Lody Kong est le groupe de Zyon et Igor, les fils chéris de Max Cavalera. Bercés depuis tous petits aux sons de Sepultura, Soulfly ou Cavalera Conspiracy, et certainement beaucoup plus, il n’est guère surprenant de les voir proposer un premier album, rugueux, très rugueux. Lire la suite