MESHIAAK : Alliance of thieves

MESHIAAK 2016Thrash, Australie (Mascot, 2016)

L’habit ne fait pas le moine… Mascot nous a habitués à nous proposer des formations de hard rock plutôt traditionnel, alors les guitares saturées et doubles-grosses caisses qui accompagne ce chant enragé dès Chronicles of the dead peuvent surprendre. Cependant, le message est clair: Meshiaak s’en va chasser sur les terres fertiles du thrash metal des (presque) débuts. Si Metallica ou Slayer ne sont jamais très loin, le groupe semble bien plus inspiré par la rugosité d’un Machine Head à ses débuts. S’il est naturel de se laisser guider par ses mentors, il est souvent judicieux de chercher à poser aussi tôt que possible les jalons de son identité. C’est ce que fait Meshiaak dès ce premier album, Alliance of thieves. Un titre fort à propos puisque le vocaliste et fondateur, Danny Camilleri, s’est entouré de Dean Wells (guitariste de Teramaze), Nick Walker (basse) et Jon Dette (qui a, entre autres, prêté ses baguettes à Testament, Slayer ou encore Anthrax). Un quatuor qui ressemble assez à une association de malfaiteurs, ceux qui braquent les double-croches! Le résultat est sans appel: l’ensemble, souvent agrémenté de sonorités électro et plus actuelles sans dénaturé l’esprit thrash, est compact, dans ta face et sans concession. On notera aussi, surtout, une production qui n’en fait jamais trop, mettant en avant les arrangements malicieux et une voix puissante. Ça va bouger dans les chaumières!

Note: 9/10

Titre que je retiens: Chronicles of the dead

ENEMY OF THE ENEMY : Hellequin

enemy of the enemyThrash, France (Auto production, 2013)

J’ai découvert Enemy Of The Enemy lors d’un festival donné sur la péniche l’Alternat en mai 2010. A cette époque, et j’espère que nous parlons bien du même groupe (celui responsable de la démo Klebz back) Adrian Cavalier, le vocaliste enragé, était grimé en une sorte de Darth Maul Lire la suite

PHOTO DE LA SEMAINE: Kerry KING (SLAYER)

Kerry KING, Slayer, Paris le Zénith, 26 mars 2011

Kerry KING, Slayer, Paris le Zénith, 26 mars 2011

Chaud, chaud chaud! Slayer on stage, c’est toujours une tuerie. Quelques heures plus tôt, des représentants de Megadeth, Slayer, Mass Hysteria et Loudblast assuraient la promotion de la première édition du festival Sonisphere qui était parvenu à « faire le buzz » en réunissant ceux que l’on nomme – injustement car c’est selon moi restrictif – le Big 4 du thrash. En pleine tournée commune, ce soir là, Slayer cède la tête d’affiche à Megadeth. Et, pour les photographe, avec Slayer, il n’y a qu’une chose à craindre: que le groupe décide de jouer en guise des fameux « trois premier morceaux sans flash » ses titres les plus courts. Il y en a un paquet de moins de trois minutes! Alors on fait vite… Je testais encore mon Sony a-450, et fxé la vitesse à 1/125s. Ne maîtrisant pas encore très bien cet appareil, j’avais poussé la sensibilité à 3200 iso, et l’ouverture s’est automatiquement faite à F/6,3, avec mon objectif 18-55. Au delà de tout le côté gimmick du look de Monsieur King, la dominante jaune de ce cliché évoque la chaleur du concert, très réussi. Je n’ai pas souvent vu le groupe live, mais chaque fois, ce fut une superbe expérience. Vivement les festivals d’été!

LODY KONG: Dreams and visions

lody kong 2016Punk/Thrash, USA (Mascot, 2016)

Lody Kong, c’est quoi? Une rapide recherche fait ressortir un nom: Cavalera. Ok, Lody Kong est le groupe de Zyon et Igor, les fils chéris de Max Cavalera. Bercés depuis tous petits aux sons de Sepultura, Soulfly ou Cavalera Conspiracy, et certainement beaucoup plus, il n’est guère surprenant de les voir proposer un premier album, rugueux, très rugueux. Lire la suite