ELVENKING: Secrets of the magick grimoire

Folk metal, Italie (AFM, 2017)

Malgré d’incessants, ou presque incessants, changements de line-up, les Italiens d’Elvenking continuent de suivre leur chemin sur les voies d’un folk metal enjoué. Paru fin 2017, ce Secrets of the magick grimoire nous offre 12 nouvelles compositions qui fleurent bon la joie de vivre. Un peu pagan, très happy metal, cette nouvelle collection est sans aucun doute l’une des plus belles réussites artistiques du combo, toujours mené par un Aydan (guitares) inspiré. Alors, bien sûr, cette instabilité chronique pourra faire penser à un Ayreon ou un Royal Hunt, mais les inspirations diffèrent. Ici, Elvenking puise dans un folk metal traditionnel, chantant, proche du metal joyeux d’un Helloween ou d’un Freedom Call, et s’offre une variété, une exploration de paysages et d’horizons musicaux très variée. Mieux, c’est une invitation conquéranteet optimiste qui nous est ici proposée. Pourquoi, alors, devrions-nous, amateurs de métal  épique et mélodique, refuser d’emboiter le pas d’un Elvenking inspiré?

ARKAN: Kelem

arkan_kelemFolk metal, France (Overpowered, 2016)

Hilal, en 2008, puis, plus encore Salam, en 2011 avaient présenté Arkan comme un groupe de death folklorique, un groupe multiculturel qui place l’esprit oriental en acteur majeur de son esprit musical. J’ai raté Sofia (2014) et depuis, Sarah Layssace a quitté le groupe, remplacée par Manuel Munoz pour ce nouvel album, Kelem. Limiter Arkan à l’univers du death est réducteur. Car, si la musique est imprégnée de cet esprit extrême, Arkan explore et diversifie son propos, notamment en allant chercher du côté des racines orientales de ses musiciens. Alors bien sûr, on pense à Myrath, autre groupe de metal typé, ou, bien sûr, à Orphaned Land. Mais chacune de ces formations se distingue des autres par une approche différente et personnelel. Arkan est, de loin, le plus rugueux des trois, à l’opposé des tonalités popisantes de Myrath. Le chant clair est largement présent et les growls, qui n’apparaissent qu’une fois le premier morceau terminé, ne dénaturent pas l’esprit général. Bien que foncièrement metal, aucun titre, cependant, ne semble se détacher du lot, et si les compositions sont efficaces, aucune en particulier ne m’émerveille. C’est la grosse faiblesse de cet album, plaisant sans être transcendant.

Note: 7,5/10

Titre que je retiens: Kelem

ACYL – Aftermath

acyl 2016Folk metal, France/Algérie (Auto production, 2016)

Il est aujourd’hui moins surprenant qu’hier de découvrir des groupes de metal venant du Maghreb. Après l’explosion des Tunisiens de Myrath, que précédaient les Israéliens de Orphaned Land, voici que déboulent, avec un – déjà – troisième album – les Algériens d’Acyl. Mais, non, en fait, il semble que le quintette soit basé à Paris… Lire la suite