VIRIDANSE: Hansel, Gretel e la strega cannibale

Hard rock psyché, Italie (Fonoarte, 2017)

ViridAnse, c’est qui? Venu tout droit d’Italie, ViridAnse s’est formé en 1983. Actif au cours des années qui suivent le groupe a disparu pour revenir en 2014 avec un album éponyme.

Hansel, Gretel e la strega cannibale, ça donne quoi? Euh, franchement, je n’ai pas tout compris… Et cela n’est pas du fait du chant en italien. Ce disque m’a vraiment pris par surprise tant par sa puissance que par l’exploration sonore de contrées étonnantes. C’est à la fois puissant, irritant, intriguant. Quelques aspects prog accompagnent des sonorités légèrement psychédéliques et un chant torturé. On est replongé dans un esprit très imprégné des années 80, version new wave énervée, rock direct, avec, en prime quelques explorations et tentatives rythmiques intéressantes.  Les 7 titres totalisant une heure de sons variés, d’ambiances diverses et, si le thème des contes de fée est clair, son traitement horrifique ajoute au mystère. Ames sensibles, attention, mais si vous êtes curieux, foncez! Même si je ne comprends pas tout, il y a dans ce disque une volonté de ne ressembler à personne tout en semant le parcours de références communes.

Note 7/10

 

SHORES OF NULL: Black drapes of tomorrow

Metal, Italie (Spinefarm, 2017)

Bien que très active, la scène metal italienne reste assez méconnue en France. D’où un intérêt plus poussé lorsqu’arrive le second album des Romains de Shores Of Null; Black drapes of tomorrow offre une suite au « remarqué » Quiescence dont je n’ai pas connaissance. Mais on ne peux tout savoir… Ce nouvel album propose un mélange d’ambiances doom, heavy et extrême sur fond de double voix – une claire, une gutturale – qui évoque autant Black Sabbath que Amon Amarth. Ces derniers sont d’ailleurs très (trop?) présents tout au long de ces 11 titres qui débutent par une longue intro instrumentale (Tributary waters) avant que le groupe n’explorent divers horizons, s’en allant même visiter l’ouest américain (We ain’t ashes). Si l’ensemble est plaisant, séduisant, il manque toutefois ce quelque chose qui donnerait à Shores Of Null une véritable identité. Ici, l’empreinte d’Amon Amarth est presque omniprésente, influence flagrante sur The Kolyma route ou Tide against us par exemple. Ce Black drapes se laisse toutefois écouter, avec plaisir mais sans véritablement se démarquer.

Note: 6,5/10