KILLSWITCH ENGAGE: Atonement

Metalcore, USA (Metal blade, 2019)

Depuis ses débuts en 1998 et malgré quelques changements de line-up notables (on ne se défait pas aussi facilement de la figure de proue qu’est un chanteur…), Killswitch Engage a su s’imposer et demeurer dans le peloton de tête des groupes de metalcore. Et là où tant d’autres ont disparu, les Américains continuent d’avancer. Pour preuve, ce Atonement, 8ème album de la formation de Boston, et 3ème avec le hurleur Jessee Leech James. Si le visuel évoque quelque peu le Once more around the sun de Mastodon, le contenu musical est au moins aussi furieux. Killswitch Engage ne se limite pas à du vulgaire metalcore. Pour cela, le chant n’est pas que hurlé, Jesse Leech alternant avec du chant clair dans un bel exercice vocal etc’est bien ce qui différencie le groupe. Le thrash est omniprésent, au point qu’on pourrait redéfinir son genre en tant que thrashcore, cependant on note également des référence aux géants du genre, notamment des clins d’œil appuyés à Judas Priest. Si le groupe ne laisse guère le temps de souffler, c’est qu’il a décidé d’attaquer l’auditeur de front en lui assénant 11 déflagrations qui font taper du pied et secouer la tête. Atonement, sans aucun doute, trouvera son chemin entre les oreilles des fans du genre et du groupe. A voir, espérons le, bientôt sur scène.

AMON AMARTH: The pursuit of vikings

Death mélodique, Suède (Sony music/Metal Blade records, 2018)

25 ans! Voici un quart de siècle que sévissent les vikings de Amon Amarth. Et ça, les amis, ça se fête. Les Suédois nous offrent pour l’occasion The pursuit of vikings, un superbe Blu Ray et CD bourré de son et d’images. Le CD retrace le concert que le groupe a donné au Summer Breeze festival le 17 août 2017 (sur la mainstage, comme précisé un peu partout). 15 titres puissants, parfaitement exécutés et produits. Bien sûr, le dernier album studio, Jomsviking, est mis en avant avec pas moins de 5 titres, le reste de la discographie étant également bien représenté. Cependant, malgré toutes les indéniables qualités du CD, c’est surtout le BluRay qui vaut le détour: Amon Amarth, via chacun de ses membres, se dévoile et raconte l’histoire du groupe dont on découvre nombre de détails. On retiendra ainsi l’épisode du tape trading des débuts, époque à laquelle « quand tu écrivais une lettre, tu y mettais toute ton énergie », ou celui de ces premiers concerts foirés car les jeunes musiciens étaient trop bourrés pour arriver à la salle. Electrochoc et première leçon de professionnalisme…  Les nombreux témoignages apportent également un autre éclairage; on retrouve Brian Slagel ou Peter Tägtgren parmi d’autres moins connus. Les images d’époques rappellent à quel point ce groupe de death metal, brutal et extrême, a su évoluer vers un heavy metal racé et puissant tout en restant fidèle à ses aspirations originelles.  Le reportage nous permet aussi de rentrer dans l’intimité des musiciens: des témoignages sur les début du groupe aux premiers jobs, en passant par les apparts dans des tours, rien ne semble caché ou oublié. Certainement pas le travail et l’application que met chacun afin de faire grandir Amon. Travail dont le résultat se retrouve sur scène, et le Summer Breeze en est un superbe témoignage. Le groupe y met tout son cœur, la setlist aussi puissante que la pyro est efficace. Les image et le son sont irréprochable. En un mot comme en cent, ce live est un superbe produit qui devrait faire des heureux à Noël. C’est bientôt, alors…