Alors qu’Iron Maiden a célébré en cette année 2025 un demi siècle d’activité avec une petite mais monstrueuse tournée (Run for your lives tour), le groupe fondé par Steve Harris en 1975 n’en reste pas là. Au-delà d’une nouvelle tournée annoncée pour 2026 (dont deux dates en France, le 22 juin à l’Arena de Paris La Défense et le 28 du même mois au Groupama stadium de Lyon), cet anniversaire est également célébré avec la publication de Iron Maiden: Infinite dreams, un pavé de plus de 2,5 kilos qui nous propose un voyage à travers le temps.
Des débuts de la vierge de fer à la dernière tournée en date, cet ouvrage, bourré jusqu’à la gueules d’illustrations et de memorabilia, retrace disque par disque, tournée après tournée, les différentes étapes de la carrière exemplaire de la formation londonienne.
Au travers de 352 pages, le fan peut ainsi retrouver des documents déjà connus mais surtout découvrir des raretés qu’on n’aurait pas imaginer voir ou lire un jour. Steve Harris nous présente ainsi certains de ses agendas annotés remontant aux années… 70! Chaque membre du groupe raconte également ses souvenirs, époque par époque.
Le fan ultime pourra/devra de son côté envisager de se faire soigner de sa collectionnite aiguë en découvrant le nombre incalculable d’articles officiels édité par la multinationale Iron Maiden. Entre T-shirts, tour programs, éditions diverses de sa production discographique et autre goodies c’est un musée qu’il faudrait ouvrir.
La version originale éditée par Thames & Hudson est proposée dans des versions normale ou numéroté avec fourreau reprenant le visuel de la dernière tournée. Une version française, publiée par les éditions Chêne, est également disponible. Un cadeau de noël parfait qui pourra rejoindre les autres ouvrages incontournables consacrés à Iron Maiden en attendant de retrouver les 6 sur scène en juin prochain.
Infinite dreams, version française – Éditions du Chêne
Comme il y a trois ans, c’est une affiche à trois groupes que nous propose ce soir les Danois de Volbeat. Comme il y a trois ans, aussi, c’est un Zénith en petite configuration qui accueille environ 4.000 spectateurs. Choisir le dernier jour des congés scolaires français, avec reprise le lendemain, donc des parents occupés ailleurs, n’est pas forcément le meilleur choix mais les présents savent pour quoi ils viennent.
Witch Fever @Paris Le Zenith
A 19h, c’est le quatuor anglais Witch Fever qui déboule. Si chacune des musicienne a son look – Amy Walpole (chant) en bas résille et culotte camouflage, Alisha Yarwood (guitare) en costume (ou presque) cravate, Alex Thompson (basse) en longue robe de soirée et Annabelle Joyce (batterie) en simple jean/t-shirt, chacune joue son rôle qui séductrice et communicante, Une autre plus en retrait et concentrée… Un look à l’image, aussi, de la musique pourrait-on dire. Formé en 2021, Witch Fever propose un rock étrange, parfois doom, par instants langoureux, à d’autres moments un peu psyché ou encore simplement noisy…
Witch Fever @Paris Le Zenith
On s’y perd un peu, mais elles vivent pleinement leur trip. La complicité entre Amy et Alex est réelle, les deux se retrouvant fréquemment sur l’avancée de scène, où la chanteuse, toujours souriante, explose ou séduit même si son discours est un peu mou…. Seule la guitariste reste un peu trop en retrait et concentrée sur son instrument.
Witch Fever @Paris Le Zenith
Le public encore épars est attentif. Lorsque Amy explique la position du groupe concernant le conflit israelo-palestinien, elle rappelle aussi qu’elles ne « tolèrent pas l’antisémitisme. On veut seulement une Palestine libre ». Le set continue avec un morceau beaucoup plus lent, proche d’une heavy ballad avant de conclure avec plus de dynamisme; Un set sympathique d’une demi heure qui voit les filles quitter la scène après un rapide « thank-you ».
Witch Fever @Paris Le ZenithBush @Paris Le Zenith
Avec Bush, on passe clairement dans une autre catégorie. Je découvre le groupe ce soir et, clairement, la musique des Anglais me semble inclassable tant le quatuor mange à de nombreux rateliers. Leur rock, toujours dansant et jovial, puise autant dans la musique hispanique que dans le grunge, alterne entre rythmes latinos et riff rageur.
Bush @Paris Le Zenith
Le groupe anglais formé en 1992 vient ce soir défendre son nouvel opus, I beat loneliness. Charismatique en diable, Gavin Rossdale, chanteur/guitariste fondateur de Bush, saute et danse dans une forme de transe communicative.
Bush @Paris Le Zenith
Sous son chapeau – qu’il quittera au deux tiers du set – le guitariste Chris Traynor semble simplement heureux d’être là, tout sourire et concentré. Il n’hésite jamais à aller chercher le public, rejoignant Gavin sur l’avancée pour faire face à la foule au plus près, et echanger quelques pas de danse avec le chanteur, désormais débarrassé de sa chemise.
Bush @Paris Le Zenith
Bush nous offre une belle version electrifié de Come together (The Beatles) avant que Gavin ne demande à chacun d’allumer la torche de son téléphone. Cette lumière l’accompagne sur un magnifique gospel chanté avec une voix qui évoque Johnny Clegg.
Bush @Paris Le Zenith
Ce concert ultra festif se termine avec Gavin qui interpelle en français le public le remerciant et annonçant le dernier morceau. Puis il saute les crash pour traverser le public, serrer des pognes, faire des câlins tant dans la fosse que dans les gradins du Zénith sous les yeux ébahis du public, aux anges. J’aperçois même un peu plus loin dans les gradins Fred Duquesnes (Mass Hysteria) et sa copine excitée comme une gamine et qui décide de suivre Gavin à son retour dans la fosse. Des instants simples que le public n’oubliera pas pour conclure ce set haut en couleurs.
Bush @Paris Le ZenithVolbeat @Paris Le Zenith
Une voile cubique est dressée devant la scène permettant au staff de fignoler les derniers arrangements. C’est avec quelques minutes d’avance que le Zénith est replongé dans le noir et que résonne les premières notes de The devils bleeding crown. En dégainant 3 classiques d’affilée (Lola Montez suivi d’un premier discours plein de bonne humeur introduisant Sad man’s tongue), Volbeat se met le public dans la poche.
Volbeat @Paris Le Zenith
Naturellement, les yeux se tournent vers le « nouveau » venu, Flemming C. Lund, remplaçant de Rob Caggiano, et si le gaillard n’a pas l’aura de son prédécesseur, il fait le job à merveille et s’impose petit à petit tout au long du concert.
Volbeat @Paris Le Zenith
Le light show, agrémenté de quelques fumigènes, est splendide, et on sent Michael Poulsen très en forme. Il faut rappeler que cette date parisienne est une des dernières de la tournée et que le groupe est plus que rôdé. La communication est facile, la complicité entre les musiciens réelle, chacun arpentant la scène en tout sens, Poulsen utilisant chaque micro disponible étant ainsi visible par tous les spectateurs. On pourra commenter la tenue de Kaspar Boye Larsen (basse), un bob vissé sur la tête, mais lui aussi est partout, haranguant la foule autant que faire se peut.
Volbeat @Paris Le Zenith
Le nouvel album, God of angels trust est mis à l’honneur avec 4 titres. Demonic depression est rapidement interprété suivi plus tard de In the barn of the goat giving birth to Satan spawn in a dying world of doom dont le seul titre fait rire tout le monde (Poulsen ajoutant même qu’on « n’a pas le temps pour ça, vous devez aller travailler demain« , précisant au passage que Volbeat ne soutien aucune forme de religion, « religion is crap, believe me!« ) suivi de By a monster’s hand, futur classique des setlists.
Volbeat @Paris Le Zenith
Après Heaven nor hell, le chanteur lance le concours de crowdsurfers accompagné de The devil rages on. Seulement 3 surfers jouent le jeu, rapidement raccompagnés vers la fosse par la sécu. Sur le break, un écho bizarre, retentit, sans doute volontaire, mais bizarre et dérangeant.
Volbeat @Paris Le Zenith
Puis arrive le temps calme, avec Time will heal, dernier extrait du dernier album mais sans doute, aussi, le moment le plus faible du concert. Tant pis, on repart sur les chapeaux de roues avec une série de classiques: Black rose précède Seal the deal et For Evigt, toujours empli d’émotion.
Volbeat @Paris Le Zenith
Puis, sans quitter la scène, sans rappel, Poulsen et sa bande concluent cette superbe et festive soirée avec les incontournables Still counting et A warrior’s call/pool of booze, booze, booza. Un peu plus d’une heure et demie d’un concert haut en couleurs offert par un groupe au meilleur de sa forme. très belle soirée. On espère ne pas avoir à attendre de nouveau trois ans avant de retrouver Volbeat en salle.
Volbeat @Paris Le Zenith
Merci à Gérard Drout Productions et Olivier Garnier d’avoir rendu ce report possible.
Nous avions découvert Flying Circus avec Seasons 25, réenregistrement de leur album paru un quart de siècle pus tôt. Aujourd’hui, les progueux allemands reviennent avec The eternal moment qui, hasard ou pas, permet de célébrer le 35ème anniversaire de la formation. Au travers de 9 titres, Flying Circus interpelle et invite au voyage. Dès l’introductif A talk with the dead, on sait qu’on navigue sur les terres étranges d’un rock progressif qui puise autant dans le genre typé des 70’s que du plus contemporain, allant ainsi de Jethro Tull à Dream Theater, en passant par un jeune Deep Purple, voire Kansas ou encore Fleetwood Mac. La particularité ici provient plus d’instruments inhabituels dans le rock (de la mandoline au violon électrique – quelle beauté que ce mariage guitare/violon sur And you rest) que des constructions souvent alambiquées qu’on retrouve un peu partout. Le chant de Michael Dorp est à l’image de la musique, à la fois torturé et empli d’émotion. Les guitares de Mickael Rück sont aussi variées que les territoires explorés. La rythmique du bassiste (et violoniste) Roger Weitz et du batteur Ande Roderigo est aussi jazzy que directe, soutien complet à des univers musicaux aérés par les claviers de Rüdiger Blömmer (également au violon). On notera également des incursions dans des musiques folkloriques et traditionnelles, occidentales aussi bien qu’orientales. The eternal moment fait partie de ces albums qu’on écoute et qu’on décortique, ceux dont il faut plusieurs écoutes avant de se les approprier totalement. Une œuvre à part entière qui séduira tous les amateurs du genre.
Avec un patronyme pareil – Les Hommes Crabes – on peut s’attendre à un délire musical invitant à la relâche totale. Formé en 2020 en région nantaise alors que le monde était à l’arrêt, Bat (chant et basse), Alx (guitare) et Flo, tous trois ex-membres de Bigsure, chacun ayant flirté avec d’autres formations, décident de s’unir au sein de ce trio rock qui brasse diverses influences, allant du fuzz au metal, passant par la fusion, le disco même, avec un esprit de liberté sans pareil. Galak 51, leur premier album au nom doux comme une tablette de chocolat trempé dans une légendaire boisson anisée, le tout embarqué à bord d’un vaisseau spatial mythologique (références pour les plus expérimentés d’entre nous?), propose sept titres qui font ici remuer le popotin, là agiter les crinières. Une variété d’univers sonores chère à des formations comme Red Hot Chili Peppers, Primus, voire Foo Fighters. Pas les moindres des références, même si on peut reprocher un chant anglais version Mr Patatdanlabouch. Ceci mis à part, Galak 51 est empli de groove, de feeling, de ces moments qui ne laissent pas indifférent. Garage dans l’esprit, rock dans l’âme, foncièrement libre, Les Hommes Crabes pourraient bien marcher droit rapidement.
Tu aimes les grosses bagnoles qui volent, les séries B des années 80 type Starsky et Hutch ou Sherif, fais moi peur? Tu aimes aussi les guitares simples aux riffs efficaces, la bottleneck, un peu de country? Alors le premier album de Fury Road est fait pour toi! Pas la peine de se prendre la tête ici, les mélodies sont accrocheuses et le paroles souvent assez limitées (« Welcome to Fury road » répété à l’envi sur le morceau titre, tout comme « Jimmy, what can I do?« , sur Jimmy, « Charly’s gone to heaven » sur Charly… pas forcément besoin de prompteur pour s’en souvenir…) On parle ici de bagnoles, d’amitié, de musique. Les 9 titres présentent chacun des inspirations différentes qui vont des Stones aux Grateful Dead et toute la période post hippy américaine, passant par des influences plus modernes, Jack White n’étant jamais loin. L’ensemble est fun et se laisse écouter sans prise de tête. Sans jamais chercher à se démarquer, Fury Road nous propose un premier album des plus sympathiques qui nous entraine sur les highways d’outre-Atlantique.
Deux ans après This too shall pass, leur premier album paru en 2023 qui proposait un rock heavy aux influences stoner, après, aussi, s’être confrontées à diverses scènes françaises et européennes, les parisiennes de Grandma’s Ashes ont trouvé refuge chez Verycords et sortent aujourd’hui Bruxism. L’album propose une dizaine de titres d’un rock moins lourd, ou différemment, et sans doute plus bigarré que précédemment. Il faut certes un peu plus de temps pour s’approprier ces nouvelles compositions, des compos qui reflètent une certaine forme d’angoisse en cherchant à atténuer la violence de la vie quotidienne. On retrouve tout au long Empty house, Flesh cage et autres Neutral life, neutral death des traces de grunge, de new/cold wave et ce chant modulé, tout en délicate souffrance d’Eva Hägen (chant et basse), soutenue par la guitare, à la fois fine et rageuse, de Myriam El Moumni et la batterie d’Edith Seguier. Les filles ont des choses à dire et les défendent sur scène avec une tournée entamée le 4 octobre, qui prendra fin le 28 mars à L’Élysée Montmartre de Paris.
Il y un peu plus de deux ans, nous avions pu (re) découvrir Iceland, groupe de thrash parisien qui avait eu la bonne idée de réenregistrer son unique album dont la sortie originelle remontait à… 1995. L’accueil reçu par chacune de ces version fut tel que Iceland remet aujourd’hui le couvert avec Legacy. Les membres originaux, Phil (chant et guitare), Ziak (guitare) et Bernard (basse), s’adjoignent les services d’Antoine (batterie) et de Stoblaz (claviers) et nous proposent un trop court Ep de 6 titres. Court, certes, mais ça dépote sévèrement! Tout, du morceau titre au bien nommé Psychotic mind est une invitation brutale (obligation forcée?) à headbanguer et taper du pied. Impossible de ne pas se laisser prendre par la rugosité old school de Soul eater ou Escape – tiens, ca me rappelle un certain Metallica. Pas étonnant qu’on retrouve partout des riffs gras à la Mets, des rythmiques explosives et des ambiances franches du collier qui évoquent cet incontournable esprit né dans la Bay area au début des années 80 avec un son très moderne, généreux en diable. Il n’y a ici pas un instant de répit, mais un regard sur notre société, tant d’un point de vue écologique (en passant par la pochette) qu’humain (God’s world) ou politique (Bad power). Vous l’aurez compris, les amateurs de thrash et d’énergie peuvent sauter les yeux fermer sur Legacy, un, je l’espère, futur classique du genre – en tout cas, français.
Tout comme Crucified Barbara, L7 ou, plus anciennement, Girlschool, elles sont quatre. Et elles viennent de Montbélliard. Une ville certes sans doute plus connue pour ses rillettes ou sa cancoillotte que pour ses formations rock, et pourtant… Depuis 2013, le quatuor féminin Fallen Lillies sévit pourtant aux côtés de nombreux autres musiciens et propose, en 2021, un premier album, No master for Lilly. Aujourd’hui composé d’Hélène Schmitt (chant et guitare), Laura Barbier (guitare), Ludivine Guignot (basse) et Marine Granjon (batterie), ce line up réalise Cran, le nouvel album de Fallen Lillies. Composé de 10 titres aussi affûtés qu’engagés, voire enragés, Cran est un album sans concession. Elles l’écrivent elles-mêmes, « écrire un premier album est une chose plutôt facile, en écrire un deuxième est un challenge« . Intituler ce nouvel album Cran prend ainsi tout son sens : monter d’un cran le niveau de composition et d’écriture, avoir du cran pour s’imposer dans ce milieu complexe et dominé par les mecs, avoir, aussi, celui de dénoncer certains travers de notre société, ou d’être simplement soi. Il y a dans cet album l’irrévérence du punk liée à l’énergie du metal, la puissance du rock tendance grunge. Le chant d’Hélène évoque l’irrévérence de Joan Jett, la détermination est puisée tant chez L7 que Crucified Barbara. Il reste maintenant aux quatre à confirmer leur potentiel sur scène, et aller chercher leur public en explorant jusqu’aux six angles de notre Hexagone (ce qu’elles commenceront par faire en première partie de Manu Lanvin le 21 novembre au Bataclan). Fallen Lillies est une très belle promesse made in chez nous. A suivre d’urgence!
Bad Rain est un nouveau venu sur a scène Hard rock vintage. Formé en Allemagne, mené par un chanteur croate (Zoran Misic), le quintette puise son énergie au cœur du hard rock américain de la seconde partie des 80’s. Les 10 titres de Louder than words, leur premier album, alternent avec un réel bonheur morceaux rentre dedans et ballade/heavy ballad. Bad Rain m’évoque, à de nombreuse reprises, la puissance classieuse de Giant tout en apportant une certaine rugosité et sa propre personnalité. Les mélodies léchées côtoient une énergie contagieuse tout au long des High and above, Chasing the sun et autres Twisted love. Louder than words est le type même de premier album qui peut ouvrir des portes et donne envie d’en entendre encore davantage. Une très belle promesse pour les amoureux de rock vintage/old school.
D’un coup, comme ça, les souvenirs remontent à la surface… Les Parisiens de Kob n’ont jamais eu une carrière à proprement parler. On pourrait même parler d’un patchwork de retrouvailles le temps d’un album et de quelques concerts. L’arrivée de When the axes fall est ainsi une très agréable surprise. Les amateurs de heavy metal à la française se souviendront sans doute de Mekanism of time (2002), Strafe the underdogs(2004, le seul que je n’ai pas retrouvé) ou encore du superbe Close to dawn (2008). Sans doute moins nombreux sont ceux qui se souviennent de l’insipide pochette de The time is right (2011) ou de [A]live and raw (2018). Avec leur nouvel album, les anciens ne se prennent pas la tête: les 9 titres (7 orignaux et 2 live) sont taillés dans le heavy metal vintage et pur jus. Les influences d’Iron Maiden, Metallica ou Slayer sont partout évidentes et cependant parfaitement intégrées. La voix Stéphane Graziani, chanteur en place depuis 1999, est à la fois puissante, profonde et mélodique, parfaitement soutenue par les guitares rageuses et rugueuses de Thierry Huylebroek (membre fondateur) et Rodolphe Bousquet (arrivé en 2000). La section rythmique martèle, apportant la lourdeur de la basse Jean-Michel Berger (dernier arrivé en 2016) et la batterie de l’autre fondateur de KOB, Bruno Laguide. Si KOB ne réinvente rien, ses compo sont entrainante et puissantes, et de Heavy lies (on rigole de cette intro vocale speedée) à Mother Ge, on se plait à taper du pied. Avec une pêche pareille, on ne peut qu’espérer un retour de Kob sur de nombreuses scène française.