Interview: SOEN

Interview Soen : entretien avec Joel Ekelöf (chant). Propos recueillis par Skype, le 11 décembre 2020

SOEN by Ola Lewitschnik

 

Metal-Eyes : Que s’est-il passé pour Soen depuis que nous nous sommes vus la dernière fois, il y a 2 ans ?

Joel : On a beaucoup travaillé, sur cet album principalement. Nous avons également pu tourner un peu, donner quelques concerts jusqu’à l’apparition de cette pandémie…

 

Metal-Eyes : Quel regard portes-tu, deux ans après, à Lotus, votre précédent album ?

Joel : Je crois que c’est le premier album qui a commencé à vraiment soner comme nous le voulions. Comme si les éléments d’un puzzle se mettaient en place. Il répondait vraiment à notre vision, à ce que nous voulions qu’il soit. C’est une belle intro pour cet album. Maintenant, on se rend compte qu’on tient quelque chose, et Imperial est un pas de plus en avant.

 

Metal-Eyes : Selon moi, la différence entre Lotus et Lykaia résidait dans le fait que, si votre musique restait très aérienne, les guitares étaient beaucoup plus agressives. Je trouve la même différence entre Imperial et Lotus : des guitares plus heavy, plus dures, plus rageuses, et ton chant reste très soft et aérien. Sachant qu’il s’agit du second album que vous enregistrez avec Cody Ford à la guitare, comment analyses-tu l’évolution de Soen entre ces deux albums ?

Joel : Il y a deux choses : nous sommes devenus plus agressives. Le passage entre Lykaia et Lotus nous a vu prendre une décision importante : nous sommes metal, profondément, ça fait partie de notre identité. Avant cela, tu sais, on a nos influences, nos envies, mais à cemoment, on a pris conscience que le metal est notre base. Ce qui expliques peut-être que tu perçoives les guitares comme étant plus heavy. Comment Cody a-t-il impacté le son ? C’est un guitariste très talentueux, très fin. Il a une signature sonore fantastique… Il peut jouer des choses très dures, heavy, mais aussi très mélodiques et belles. Un guitariste ne peut pas seulement être rapide, il doit apporter de l’âme à la musique, du feeling.

 

Metal-Eyes : Il y a cependant eu un changement de musicien pour ce nouvel album…

Joel : La basse, oui.

 

Metal-Eyes : Que s’est-il passé ?

Joel : La vie, c’est tout… Stefan a éprouvé le besoin de s’occuper plus de sa famille. Quand tu joues comme nous le faisons, il y a beaucoup de sacrifices à faire. Nous respectons totalement son choix. Dans ce groupe, chacun doit être investi à 100%, et c’est aussi ce que ressentait Stefan, et s’il ne pouvait pas se consacrer entièrement au groupe, il préférait céder sa place, ce qui est très courtois de sa part.

 

Metal-Eyes : Votre nouveau bassiste s’appelle Oleksii Kobel. D’où vient-il ?

Joel : Il vient d’Ukraine. Il est très sympa, mais nous ne l’avons pas encore rencontré ! C’est marrant… On a commencé à travailler avec lui via internet, et la pandémie est arrivée…

 

Metal-Eyes : Donc, vous ne pouviez pas le rencontrer…

Joel : Exact ! Je remercie la technologie qui fait que nous pouvons communiquer et échanger, et c’est un des membres du groupe maintenant, c’est sûr !

 

Metal-Eyes : Si je te comprends bien, la pandémie a eu un impact sur l’enregistrement de l’album ?

Joel : Inévitablement… Cette année, nous devions beaucoup tourner, en Amérique du sud, en festivals… Nous avons dû tout annuler. S’il y a eu du positif, c’est que nous avons pu nous concentrer sur l’album. Alors, oui, ça nous a affectés, mais nous avons pu concentrer tous nos efforts sur l’enregistrement.

 

Metal-Eyes : De quoi parles-tu dans cet album ? Il me semble que l’humanité et l’unité sont des thèmes centraux mais ce ne sont pas les seuls… Je pense entre autre à une chanson comme Modesty où tu dis : « Suivez-moi, suivez-nous car il n’y a personne d’autre pour nous aider » ou Dissident qui semble cacher le même type de message…

Joel : Hum… Tu sais, le monde change, il n’y a plus de juste milieu. Ce sont les extrêmes, la gauche contre la droite… Nous dépensons beaucoup d’énergie à nous discréditer les uns les autres. Chacun est, dans un sens, dans sa bulle, et c’est un problème, un grand problème. Ça donne aux dirigeants un moyen de tirer avantage de tous ces petits combats. Ce que nous devons faire, c’est nous unifier et concentrer la vraie énergie contre les vrais dangers, les vraies oppressions. C’est un sujet qui revient dans nos chansons, oui…

 

Metal-Eyes : Comment décrirais-tu la musique de Soen à quelqu’un qui ne connait pas le groupe ?

Joel : C’est toujours plus facile de laisser les autres le faire…

 

Metal-Eyes :  C’est pour ça que je te le demande…

Joel : Oui… Je te dirais que c’est du metal très bien arrangé (rires) ! « Bien arrangé » parce que nous sommes toujours un groupe progressif, nous accordons toujours beaucoup d’importance aux détails dans chacune de nos compositions. Nous ne sommes pas un groupe de jazz ou de hard rock, nous sommes un groupe de Metal. Dans une certaine mesure, ce style reste très décrié, les gens pense qu’il ne s’agit pas de musique, que ce n’est pas assez élégant… Tu peux être très intelligent et cultivé et apprécier le metal !

 

Metal-Eyes : Toi et moi le savons bien, et nous ne sommes pas les seuls… Nous savons que, avec le jazz et le classique, le metal est le style le plus varié du monde. Même s’il y a des codes, chacun peut casser ces codes pour explorer d’autres horizons… Quand bien même tu dis que vous êtes un groupe progressif, vous n’avez rien de commun avec Dream Theater…

Joel : Oui… Nous sommes sans doute plus proches des groupes avec une approche plus traditionnels, nous ne faisons pas partie de cette branche progressive à laquelle appartient un groupe comme, comme tu le dis, Dream Theater.

 

Metal-Eyes : Ce qui signifie que Soen a aussi sa propre identité…

Joel : Je l’espère en tout cas !

 

Metal-Eyes : Je le pense, sincèrement ! Si tu devais ne retenir qu’un titre de Imperial pour expliquer ce qu’est Soen aujourd’hui, laquelle choisirais-tu ?

Joel : Je choisirai Monarch, aujourd’hui…

 

Metal-Eyes : Pour quelle raison ? Le violon ?

Joel : Ah, ah… Peut-être… Il y a du metal, du violon, un message. Au final il y a tous les ingrédients qui représentent Soen, ce qui nous rend unique. Mais c’est vraiment parce que tu me demandes de ne choisir qu’un titre…

 

Metal-Eyes : C’est ma question « Le choix de Sophie ». Peut-être pas un choix aussi difficile, cependant…

Joel : Demain, je pourrais te donner une autre réponse…

 

Metal-Eyes : Vous aviez déjà un peu fait appel aux violons avant.

Joel : Oui, sur River, et d’autres morceaux. Une des raisons, c’est que nous travaillons avec Lars (Ahlund) qui s’occupe de nos arrangements. Il est multi talentueux. Je crois que son instrument de base est le saxophone, qu’il n’utiliserait jamais avec Soen, mais c’est un musicien fantastique ! Il n’y a rien de mieux que de travailler avec de vraies cordes.

 

Metal-Eyes : Et Cody ? Comme nous l’avons dit, il s’agit de son second album avec vous. S’est-il plus impliqué dans l’écriture, a-t-il fait plus de propositions ?

Joel : Oh, oui ! Tu grandis avec le projet. Il a apporté, sur Imperial, certains des meilleurs solos de notre carrière ! Il s’intègre vraiment de l’esprit du groupe.

 

Metal-Eyes : Quelle pourrait être la devise de Soen en 2021 ?

Joel : Oh… Quelque chose comme « reste vrai et fidèle à tes croyances ». On peut tirer avantage de toute situation…

 

Metal-Eyes : C’est un peu l’esprit de ce que tu m’avais dit il y a deux ans, c’est rassurant ! Vous avez déjà fait appel à des animaux, mais ce serpent… Va-t-il devenir un visuel important du groupe, votre totem ?

Joel : Je ne peux pas te répondre… On a déjà utilisé d’autres animaux – le rhinocéros, le loup…

 

Metal-Eyes : Simplement le serpent a commencé à apparaître à travers votre signature…

Joel : C’est exact, oui. Aujourd’hui, nous sortons une nouvelle vidéo, et tu verras, le serpent est très présent !

 

Interview: SOEN

Interview Soen. Entretien avec Joel Ekelöf (chant) et Martin Lopez (batterie) Propos recueillis à l’hôtel Alba Opéra de Paris le 13 décembre 2018

Metal-Eyes : J’ai découvert Soen avec Lykaia, votre précédent album. Sans revenir sur l’histoire du groupe, peux-tu m’expliquer la signification du nom du groupe ?

Joel : C’est un nom qui ne signifie rien du tout. Un mot vide de sens que nous pouvons remplir avec ce que l’on souhaite. C’était notre intention : nous avons le nom, maintenant, nous pouvons faire ce que nous voulons. C’est une sorte de symbole pour nous.

Metal-Eyes : Deux ans après sa sortie, quel regard porte-tu à Lykaia ?

Joel : Je pense que ce que nous faisions alors est ce que nous faisions. Lykaia, c’était il y a deux ans, Lotus est actuel. Lykaia était une expérience analogique. Aujourd’hui, tout est fait digitalement, alors on a tenté de… « voyons ce qu’il se passe si on fait tout en analogique, à l’ancienne ». C’était une expérience intéressante, nous n’avons pas voulu en faire trop, nous avons gardé le côté brut. Avec Lotus, nous n’avons pas voulu répéter Lykaia.

Metal-Eyes : Ce qui est normal…

Joel : Oui, chacun veut évoluer, avancer. Cette fois-ci, nous avons voulu un album moderne, direct, qui sonnerait… Fantastique. Et je crois que nous y sommes parvenus.

Metal-Eyes : Selon moi, Lotus a toujours cette approche très aérienne, mais les guitares, les riffs sont plus heavy que sur Lykaia…

Joel : Oui, je te rejoins.

Metal-Eyes : Lotus sortira le 1er février 2019. Comment, hormis ce que tu viens de m’en dire, décrirais-tu l’évolution du groupe entre ces deux albums ?

Joel : Il y a l’évidence : Markus a quitté le groupe, Cody a pris sa place à la guitare, ce qui fait une belle différence. Je pense également que nous avons plus d’éléments metal sur cet album que sur Lykaia. Nous ne voulions pas perdre nos racines metal, plus spécialement avec le passé de Martin, qui vient du metal. Peut-être que l’évolution naturelle depuis Lykaia aurait été de s’orienter encore plus vers le rock progressif, mais nous avons ressenti le contraire, il fallait conserver les aspects metal.

Metal-Eyes : L’album reste toutefois très progressif…

Joel : Absolument, il est progressif sans perdre la lourdeur ou l’agressivité du metal traditionnel.

Metal-Eyes : Ce qui vient de vos précédents groupes également. Qu’est-ce que Cody vous apporte ?

Joel : Eh bien… Il est un technicien fantastique, sa tonalité est superbe… Tu le sens dans ses solos, on peut se fier à lui, ce qui est important pour moi. Ce n’est pas un shredder, il joue beaucoup au feeling. Nous parlons beaucoup musicalement, tous. Et il s’est parfaitement intégré au groupe, à la dynamique de Soen. Il a joué avec nous à Wacken, pour son premier concert… Il nous a cloués ! Ensuite, aux USA, au Canada, et on a l’impression qu’il a toujours fait partie du groupe.

Metal-Eyes : A-t-il apporté des idées, collaboré à la construction de l’album ?

Joel : Il est le nouveau membre, mais il a apporté beaucoup dans ses solos…

Metal-Eyes : Et voici que Martin nous rejoint. Nous parlions de votre nouvel album. Joel si tu permets, je vais poser la même question à Martin : comment analyses-tu l’évolution du groupe entre vos deux derniers albums, Lykaia et Lotus ?

Martin : Je pense qu’il s’agit d’une progression naturelle. Lotus est beaucoup plus professionnelle, et la plus grosse différence peut résider dans la production de l’album, dans le son. Nous avons fait appel à un producteur professionnel qui nous a aidés à développer notre son.

Metal-Eyes : Le lotus est un symbole de zenitude et de légèreté. Comme je le disais, votre nouvel album est très aérien. Pourquoi avoir choisi ce titre d’album, dont le morceau titre est également très calme et posé ?

Joel : Le lotus est aussi une fleur, superbe, qui pousse dans un environnement très dur, sombre. Et je peux m’y retrouver, ce calme dans un univers dur et heavy… On prend ces sujets sombres, nos expériences, et les transformons en quelque chose de positif. En ce sens, il y a une transformation.

Metal-Eyes : Justement, j’ai écouté l’album mais ne me suis pas penché sur les paroles. Y a-t-il des sujets particuliers que vous abordez ?

Martin : Oui… Le principal reste d’être honnête dans les sujets traités. On n’a pas envie de parler d’histoires d’amour que nous n’avons jamais vécues, ou ce genre de choses…La politique ? C’est si facile aujourd’hui de dire que ce sujet est politique, pour nous ce n’est que du bon sens de voir que tel sujet traite de l’inégalité, de toute cette merde qui nous entoure. Il faut le mentionner et avoir quelque chose de valable à dire. Les paroles partent toujours de ce point, qu’il s’agisse d’une histoire qui nous est arrivée, qu’il s’agisse de toi ou  de la société… D’abord, ne pas se baser sur la fiction, de rester réalistes…

Joel : Je crois qu’il y a un chemin dans le metal progressif que je n’aime pas vraiment : raconter des histoires stupides de manière ironique… Je sens que nous sommes là pour dire des choses sérieuses, et nous sommes sérieux, musicalement, dans les sujets que nous traitons…

Metal-Eyes : Alors, quel est votre message ?

Joel : Sur cet album, le message est « faites quelque chose de ce qui vous arrive, trouvez une énergie positive des « mauvaises » expériences ». Il ne s’agit pas d’être cynique quand quelque chose ne va pas. Putain, trouve une solution et bouge, fait en sorte de changer, ne renonce pas, ne courbe pas le dos sans rien faire… Tu comprends ce que je veux dire ? Merde, redresse-toi et fais quelque chose. Je ne dis pas qu’il faut sortir et faire comme si tout allait bien, mais de réagir.

Metal-Eyes : Si vous deviez l’un et l’autre ne retenir qu’un titre de Lotus pour exprimer ce qu’est Soen aujourd’hui, lequel serait-ce et pourquoi ?

Martin : Je pense que ça dépend du jour, de comment je me sens. Aujourd’hui, je dirais Lotus qui représente assez bien mon état d’esprit du jour. Mais il n’y a pas qu’une chanson qui nous représente. Aujourd’hui, c’est celle-là, peut-être que demain, ce sera une autre plus dure…

Joel : J’aurai aussi retenu Lotus, parce qu’elle représente aussi l’unité du groupe. C’est le genre de chanson qui transforme beaucoup l’énergie. Elle est représentative de ce que c’est que de faire partie d’un groupe, de voyager ensemble, partager un bus, et on doit se soutenir les uns les autres.

Metal-Eyes : Le groupe existe depuis maintenant plus de dix ans, quel pourrait être la devise du groupe aujourd’hui ?

Martin : La devise… Ouh, elle est difficile celle-là…

Joel (il chuchote) : Be agressive…

Martin : Non, non… (rires) Je dirais : « Garde la flamme ». Fais ce que tu aimes faire, peu importe ce qui se dresse sur ton chemin. Si tu veux être heureux, ne pas avoir de regrets, il te faut vivre à fond…

Metal-Eyes : Je suis d’accord avec toi… Quels sont vos projets de tournée ?

Joel : Nous allons jouer deux semaines en Europe en avril, puis aux USA. Et retour en Europe en septembre. La chose naturelle serait de repartir pour une tournée américaine.

Metal-Eyes : Pourquoi « naturelle » ?

Joel : Parce que nous avons un following là bas, que les gens y écoutent notre album. Nous y avons fait une petite tournée il y a deux mois

Martin : Et c’était bien… Mais tu sais, les choses sont comme elles sont, et pour nous, le principal est d’aimer chaque instant de ce que nous faisons. Alors si nous commençons à booker 200 shows dans l’année, alors nous serons fatigués, lassés. C’est loin d’être aussi glamour que ce que peuvent croire les gens ! Donc on se réserve, afin d’en profiter au maximum. Bien sûr, si nous avons l’envie profonde de prolonger la tournée, alors nous le ferons. Autrement, nous disparaîtrons l’espace de deux ans.

Joel : Les gens qui viennent à nos concerts doivent ressentir que nous aimons vraiment ce que nous faisons. C’est important de garder cette fraîcheur, à nos yeux.

Metal-Eyes : Trop de concerts nuirait à cette fraîcheur…

Martin : Oui, comme tout ce que nous faisons. Nous voulons avant tout de la qualité. La vie ce n’est pas que courir la planète pour jouer ta musique. J’adore ça, mais nous avons nos propres vies et voulons faire tout ce qui est possible pour en profiter. LA vie est trop courte pour la passer dans un bus !

Metal-Eyes : Je vais terminer en posant à Martin la première question que je t’ai posée, Joel : quel est la signification du nom du groupe ?

Martin : Aucune. Nous ne voulions pas avoir un nom qui puisse avoir une relation quelconque avec la musique. Donc aucune signification particulière…

SOEN: Lykaia

SOEN_LykaiaMetal progressif, Suède (UDR, 2017)

Soen est un groupe à part. Pas seulement sur la scène suédoise, mais au niveau international. Une de ces formations qui semblent divinement inspirées, capables d’offrir des chansons envoûtantes et hypnotisantes. Lykaia, dans son ensemble, entraîne l’auditeur dans un voyages aux horizons multiples, des paysages sonores d’une irrésistible sensualité. C’est à la fois doux et lourd, brillant et agréablement oppressant. Le ton grave du chant de Joel Ekelöf complète la lourdeur d’une basse omniprésente, celle de Stefan Stenberg, qui, tous deux, voient s’opposer les guitares légères et joyeuses de Marcus Jidell. Tout au long des Sectarian, Orison, Lucidity, tout au long de l’album, en réalité, on retrouve des traces de Tool , de Pink Floyd, de Paradise Lost, même, voire d’Iron Maiden période Di’Anno (Paragon) ainsi que des accents jazzy ou des influences orientales. Après un Jinn qui, malgré une petite montée en puissance se veut léger avec son chant typé perse, Sister est un choc transitionnel brutal puis distant… Sur Stray, les guitares se font heavy et déterminées, fulgurantes même. God’s acre est une parfaite conclusion qui démarre avec un simple duo guitare/voix pour se conclure en un heavy rock explosif. Avec Lykaia, Soen s’impose parmi ces groupes progressifs et inclassables, ceux qui ne s’imposent aucune limite et force l’auditeur à se poser pour écouter, réécouter sa musique afin d’en découvrir les multiples subtilités. Un must du genre.

Note: 9/10