ORPHEUM BLACK live: Outer Space release party à St Jean le Blanc (45) le 4 mai 2023

Retrouvez ici le live report du concert

Retrouvez ici le live report du concert

TARAH WHO?: The collaboration project

France, Rock (M&O, 2023)

J’ai découvert Tarah Who? l’été dernier lors d’une interview au Hellfest. Deux jeunes femmes authentiques et éprises de vie, dont une, Coralie, a décidé de tracer sa propre route. Tarah Carpenter continue donc de son côté et sort aujourd’hui The collaboration project, un album de 12 chansons enregistrées avec de nombreux invités. Si on lui attribue volontiers l’étiquette de grunge, Tarah Who? va bien au delà. En proposant des titres variés, intimistes ou extravertis, la chanteuse guitariste navigue entre détermination rock, groove funky, sensualité, tendresse et douceur vocales,  qui se confrontent à une énergie débordante d’enthousiasme non contenu et un ton aussi narquois que sensuel. Soutenue dans son projet par des producteurs de renom (Jason Orme et Norm block qui se sont notamment occupés de Alanis Morissette et L7) et nombre d’invités au chant ou instruments, Tarah Who? varie les plaisirs qui vont du rock crade des vieux jours au heavy rock ou au punk irrespectueux. Principalement chantés en anglais – parfaitement maitrisé, la miss vivant depuis de nombreuses années à Los Angeles – Tarah se lance aussi dans une diatribe anti règlementation sur R.A.D.I.O et son intro fun et désabusée. J’ai simplement envie d’écrire ceci, alors je l’écris: The collaboration project est un album frais, enjoué, varié qui ne mérite qu’une chose: que l’on se penche dessus sérieusement! Il y en a pour tous les gouts, et dans le marasme actuel, franchement, ça fait du bien!

ZOË live à Orléans – Dropkick, le 28 avril 2023 (avec Polymaze)

Zoe + Polymaze - 28/04/2023 - Orléans - Le Dropkick Bar Orléans - France

Quand j’ai vu que Zoë, groupe de hard/stoner/metal que j’ai toujours beaucoup aimé, passait au Dropkick d’Orléans, j’ai noté cette date sur mon calepin pour ne pas la rater. Le Dropkick, je ne le fréquentais plus depuis… pfiou, principalement parce que je n’avais pas connaissance de son existence. C’est pourtant un lieu que je fréquente depuis des années et où j’ai assisté à de nombreux concerts de groupes locaux ou internationaux (Wild dawn, Koritni, Blaze Bailey, Orpheum Black…) alors que cela s’appelait Infrared puis Blue Devil’s – dont les hautes chaises sont encore présentes. Alors bien qu’ayant, par ignorance, raté certains concerts sympa, ce soir est l’occasion de renouer avec les lieux.

Zoë est toujours en train de faire ses balances lorsque j’arrive. Normal, le groupe est arrivé plus qu’à la bourre après 6 heures de route, dont un passage très embouteillé de Paris. Normal, aussi, les Parisiens, comme tant d’autres, profitent de ce vendredi de week end prolongé pour s’éloigner de la capitale. Alors forcément, c’est tout le planning qui est décalé, mais pas grave, un peu roots et rock, ça fait du bien. Après une plus que sympathique interview dans les couloirs du Dropkick, Polymaze s’occupe de ses balances avant de démarrer son concert aussi sec.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Il est 21h30 passé lorsque le trio local Polymaze monte enfin sur scène. Quoique, non… Ils y sont déjà, c’est plutôt le public qui descend à l’appel de Clément Terrasse, le bassiste chanteur. Le temps que quelques dizaines de personnes arrivent, et c’est parti pour une petite heure d’un rock qui aime alterner les influences. Parfois rentre dedans, à d’autres un peu plus prog, le trio sait aussi se faire franchement pop et dansant.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Le chant est partagé entre Clément et son complice Sébastien Clos à la batterie, tandis que, planqué sous sa casquette (franchement pas pratique pour les photos…), Thibault Caille nous offre quelques riffs efficaces de guitare, et tous trois jouent avec différents rythmes et ambiances.

Polimaze Orléans – Dropkick – 28 avril 2023

Polymaze se fait plaisir et ça se voit – ne serait-ce qu’au nombre incalculable de sauts de cabris de Clément tout au long de ce concert. Un beau début de soirée que nous a offert le trio.

Back into the light est sorti en 2020, et Zoë n’a pu le défendre comme il se doit sur scène – même si, comme me l’expliquait Aldo, c’est l’album qui s’est le mieux vendu, sans doute, justement, à cause de la crise sanitaire… Il est donc temps de venir reséduire le public et faire reparler la poudre.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si Clément – le nouveau bassiste (ouais, c’est la soirée des Cléments bassistes..) qui a intégré le groupe en 2018 – reste concentré sur son instrument, Aldo et Fred (guitare et chant/guitare), les deux anciens fondateurs du groupe, sont au taquet. Le groupe n’a pas besoin de trouver ses marques, comme si ce premier concert de cette nouvelle tournée ne faisait qu’en suivre d’autres.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Logiquement mis en avant, Back into the light est représenté par 6 morceaux. Il y a clairement du Motörhead qui anime Zoë, mais pas que. Les influences du groupe sont variées, puisant dans le rock 70’s franc du collier, direct et sans fioriture. Chaque album est ainsi présenté, les trois premiers avec 2 titres chacun.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Si le public est peu nombreux – on circule facilement dans le sous sol – danse et pogos sont nombreux, Zoë entrainant sans difficulté ses auditeurs dans son trip, voyant même Aldo descendre se balader au cœur de cette petite foule, ravie de ce contact privilégié.

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

Malgré des lumières beaucoup trop rouges, Zoé nous a offert une très belle heure de ce rock efficace par sa simplicité. Les dates s’alignent, alors si vous le pouvez, allez les découvrir près de chez vous – et aussi, en septembre, au Raismes Fest!

Zoë live Orléans – Dropkick – 28 avr 2023

PILEDRIVER: Live in Europe – The rockwall tour

Allemagne, Rock (Rock records, 2023)

Si Piledriver vous évoque le titre d’un des premiers albums de Status Quo, alors entrez! Si la mode actuelle est aux tribute bands, nous avons ici à faire à un groupe qui va plus loin que ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Piledriver est un groupe allemand qui propose des sets de reprises du Quo old school. Mais pas que, le groupe ayant depuis quelques temps décidé de proposer du matériel original qu’on retrouve sur ses derniers albums. Le groupe est parti en tournée européenne en janvier 2019 pour son dernier album en date, Rockwall. une tournée de 12 mois stoppée nette par l’arrivée de notre ami Covid mais qui a permis au groupe de se pencher sur ce rare témoignage. Jugez plutôt: le 28 avril paraitra Live in Europe, un boxset comme on en voudrait plus souvent: trois concerts ont été captés faisant ici l’objet d’une restitution Blu-Ray et DVD ainsi que leur pendant sonores en 3 CD. Figure aussi un livret de 24 pages bourrées de photos live ainsi qu’un poster. Pas mal pour un « tribute band », non? Le premier concert proposé, a été capté à Herne, en Allemagne, le 17 mars 2019. Principalement composé d’extraits du dernier album en date, le groupe se montre sous une facette des plus enjouées et entrainantes. Il vit son truc et c’est communicatif. On peut y découvrir un groupe de rock qui puise son inspiration dans le classic rock des 70’s, avec autant de rock direct que de boogie. Les compos, Draw the line, Good times, Rockwall, Stomp, etc. sont autant de morceaux simples et efficaces qui entrainent l’auditeur dans une danse incontrôlable pour se conclure sur un superbe Rock in a cross fire hurricane explosif. Mais on ne se refait pas. Fan un jour, fan toujours, ce concert se termine avec 3 classiques du Quo. Les deux autres shows, Minehead en Angleterre le 28 septembre 2019 et Zwolle aux Pays bas le 25 janvier 2020 (dernier témoignage live de Rudi Peters, le clavier du groupe décédé à seulement 42 ans en août 2020), se concentrent principalement sur les reprises de Status Quo, version Parfitt/Rossi/Lancaster/Coghlan. Des classiques à profusion joués avec entrain et envie et, soyons honnêtes, qui ne souffrent que d’un chant pas toujours à la hauteur de ce que nous proposait la version originale. Ce détail mis à part, on ne peut que se régaler de cette sortie maousse costaude que nous offre aujourd’hui Piledriver. Si les CD parlent d’eux mêmes, les images (à commencer par la photo de couverture) donnent une vision d’un groupe presque plus vrai que nature: celui d’un Quo codé jeans et baskets blanches (fin 70’s/80’s) qui se fait des entre jambes à de nombreuses reprises, Francis Rossi étant campé par Peter Wagner (un tantinet plus épais que l’original) et Rick Parfitt par Michael Sommerhoff (un peu plus frisé). Tout au long des shows, le groupe invite le public à participer, rendant l’ensemble plus vivant encore. Si les avis concernant les tribute bands sont partagés, un groupe comme Piledriver démontre être là avant tout pour le plaisir de cette communion unique qu’on retrouve entre un groupe et son public, à la force de reprises et de compos originales loin d’être pompées sur le Quo. Et, comme le chantait Goldman – qui connait lui aussi plusieurs tribute bands – « Quand la musique est bonne »… Plus d’infos disponibles sur le site du groupe: www.piledriver.eu

 

STORM ORCHESTRA: What a time to be alive

France, rock (Autoproduction, 2023)

Quelle époque pour être en vie, quelle belle ou drôle d’idée, en effet! Sans cela, il eût été plus que difficile de découvrir ce premier album de Storm Orchestra, groupe bien de chez nous né de la rencontre du chanteur guitariste Maxime Goudard et du bassiste Adrien Richard dont les chemins se croisent au coeur d’une école de son. 2020 voit paraitre un premier Ep avant que le trio (rejoint quelques temps plus tôt par le batteur Loïc Fouquet) ne retourne en studio fin 2021 pour nous proposer aujourd’hui cette pépite nommé What a time to be alive, composé de 11 titres qui parlent autant de l’amour et de la fin du monde. Le groupe propose une variété musicale rafraichissante qui puise autant chez Muse que Royal Blood, pour les influences les plus évidentes. L’ensemble est chantant, simplement entrainant, les guitares se faisant aussi douces que parfois brutales, tout comme le chant, aussi tendre qu’il peut être déterminé. Storm Orchestra parvient à proposer des titres entrainants et fédérateurs sans jamais tomber dans le travers de la recherche de mélodie facile. C’est là la grande force du trio qui, tout au long de ces onze morceaux, nous démontre la variété de ses influences, pop, rock, alternatives tout à la fois, le tout chanté dans un anglais parfaitement maitrisé. La production donne sa juste place à chaque instrument. Il en résulte un album de rock qui s’écoute sans temps mort. On ne le répètera jamais assez: la France regorge de talents et Storm Orchestra est de ceux là. Alors, amateurs de rock, foncez les découvrir!

TINY VOICES: Erosion

France, Heavy/Punk (UPR, 2023)

Ca débute avec une voix rugueuse et une guitare. Un peu de dépit, voire de colère contenue dans ce chant plaintif, avant de taper dans le tas… Ainsi commence Erosion, le premier album des Angevins de Tiny Voices, avant de s’enfoncer dans un punk grungy qui libère sa colère. Il y a, tout au long de cet album, autant de rage que de soif de vivre, un peu à la manière de ce que nous proposaient des formations comme The Shoulders, The Clash, ou plus récemment, les formations de « punk » celtique (Dropkick Murpys, Flogging Molly…), et des guitares qui, sans aucune hésitation, rappellent The Cure. L’énergie développée ici ne peut laisser de marbre tant le propos musical invite et incite à chanter à s’en casser la voix, à pogoter ou simplement sauter de droite et de gauche. C’est direct, brut, parfois un peu hors de contrôle et bordélique (Should I? Should have) mais ça reste toujours fun. On retrouve aussi ces airs qui, bien que hurlés avec rage, donnent envie d’être chantés en chœur et en communion avec Tiny Voices. Dix titres explosifs forment ce premier album à l’énergie débordante et communicative. A découvrir d’urgence et consommer avec délectation!

WAKAN TANKA: Heat

France, Rock psyché/allumé (stoner, quoi!) (Autoproduction, 2023)

Après un premier EP paru en 2019 (River) et une tournée dont une première partie de Shaka Ponk (un hasard si chaque groupe s’écrit avec des K?) Wakan Tanka revient avec ce Heat chaleureux, allumé, emprunt de psychédélisme et d’esprit 70’s. Quelque peu remanié entre ces deux productions avec l’arrivée de Nicolas Caumont aux claviers et Alexis Godefroy à la basse, le groupe mené par le chanteur guitariste Erwan Ducornoy et le batteur Christophe Vidal Caro nous propose 5 morceaux aussi variés qu’hypnotiques qui nous replongent au cœur de la fin des 60’s/début des 70’s, époque qui vit outre-Atlantique la naissance du mouvement hippie et des musique électrifiées contestataires. Il y a, tout au long des The sun, Dance of death, Windwalkers et Circles de la souffrance et de la mélancolie, des volutes de fumée d’herbe bleue, des fonds de bière tiède, de l’amour aussi, tout cela mélangé et donnant un résultat qui sonne comme si Janis Joplin avait rencontré Black Sabbath. Une jolie réussite, en somme, qui se conclue avec All the shades, tout aussi stoner mais un stoner acoustique. Il y a un goût de « reviens-y » qui semble évident. A quand l’album?

LACRIMA

France, Rock (M&O, 2023)

Avec ses guitares aériennes, son chant suave et profond, Lacrima débarque avec un premier Ep de 6 titres qui naviguent entre rock et metal. A juste titre, le dossier de presse indique « for fans of Lacuna Coil, Evanescence, Delain », bref que des groupe à chant féminin. C’est un peu limitatif, mais réaliste. Si la recherche de la mélodie est là, accompagnée parfois d’influences orientales (Dark wedding), si la cohésion entre les musiciens est réelle, j’ai rapidement l’impression que quelque chose manque. Les compos sont réussies, sérieuses, intrigantes, certes mais… L’image qui me vient en tête est celle d’un cavalier bridant sa monture là où il faudrait tout lâcher – ce que le groupe tente sur Fallen angel mais reprend vite ce contrôle… Je ressens un groupe appliqué, concentré qui n’ose pas aller plus loin. Si on ajoute à cela un anglais difficilement compréhensible, on est face à un groupe au potentiel réel mais qui mériterait sans doute une vraie prise de risques pour que ce premier essai soit une vraie carte de visite.

EMBERS

France, Rock (Autoproduction, 2023)

Formé en 2022, Embers est un duo qui nous propose déjà un premier Ep de 6 titres. Six titres d’un rock simple, torturé et mélancolique. Dès Babayaga – cette figure slave, sombre et maléfique, qui envahit les cauchemars des enfants sages – le duo nous replonge dans une forme de new wave à la guitare claire et au chant plaintif. On est également par instants entrainés dans une forme de rock alternatif, celui qui se base sur des riffs incisifs et directs, sans chercher à faire de l’esbroufe. Il y a cependant comme un manque à cet ensemble, une sorte de liant, une certaine puissance qui transformerait cet essai en vraie promesse. Oh, certes, il y a de la variété dans le propos musical, de l’envie, des compos dans l’ensemble bien ficelées, mais, bien qu’il ne s’agisse « que » d’un Ep, je décroche. Peut-être est-ce le fait du duo, il manque la chaleur et l’apport de deux ou trois instrumentistes supplémentaire, d’un esprit de groupe. Le son ne peut cependant être pris en défaut, l’Ep ayant été enregistré chez et par Francis Caste au studio Sainte Marthe. Et en règle générale, le gaillard sait ce qu’il fait, alors… on retente le coup?

PARIS TRIBUTE FESTIVAL: les 19, 20 et 21 mai à Paris

PARIS TRIBUTE FESTIVAL

Du 19 au 21 mai prochain, par le truchement de k prod et Rage Tour, le Bataclan va accueillir le premier Paris Tribute festival. Au total, ce sont 6 groupes, 6 tribute bands, qui vont célébrer ecrtaines des plus grandes formation de notre histoire: Queen, AC/DC et Michael Jackson auront l’honneur des têtes d’affiche via God Save The Queen, TNT et This Is Michael. Il seront soutenus par Osiris, The Roadies of the D et What’s Love, tribute respectifs de oasis, Tenacious D. et Tina Turner. Autant dire que ce sont trois soirées de fête que le public s’apprête à vivre!

billeterie et info ici: Pass 3 jours – Billetterie vendredi Billeterie samediBilleterie dimanche